781- Le PS va t'il enterrer la gauche? 11 posts

« Aujourd'hui, personne ne fait la maille »( Manuel Valls)...il faut se rendre à l'évidence : à la question – quel(le) socialiste donc pour 2012 ? - on ne sait trop que répondre. ....Voici des extraits de l'article du blog  PUZZLE.
http://partisocialiste.blog.lemonde.fr/

Le paradoxe est là ; sur la ligne de départ, les prétendants potentiels ne piaffent pas dans les starting blocks. Ils sont soit fourbus d'avance, soit hors de forme, soit contraints de porter des semelles de plomb, soit à court d'entraînement ou ils se demandent si, tout bien pesé, le jeu en vaut la chandelle. Il leur reste encore du temps, pourra-t-on objecter. Peut-être bien mais pas tant que cela. Alors que Nicolas Sarkozy vient de franchir – avec une certaine discrétion – le cap du mi-mandat, le calendrier le plus souvent envisagé pour les futures primaires ouvertes suggère que la course devrait être effectivement lancée début 2011. Dans un peu plus d'un an. Autant dire, après demain.


MARTINE AUBRY. Sa conversion tardive à la rénovation et son rétablissement de situation rochelais l'ont sauvé de la relégation en deuxième division socialiste. La résurgence des affaires de tricherie lors de son élection est venue rappeler l'extrême fragilité du PS et la précarité relative dans laquelle se trouve la numéro un, portée à la tête du parti par une réaction anti-royal associant des forces disparates sur lesquelles elle n'exerce pas une autorité sans partage. Dernier exemple ; la décision, prise lors du bureau national de 29 septembre, de repousser au printemps 2010 la convention sur le « nouveau modèle économique et social » de Pierre Moscovici pour cause d'agenda militant totalement surbooké. Et la prise de bec Moscovici-Emmanuelli (ce dernier accusant Mosco de dérive droitière) sans que la première secrétaire n'intervienne pour trancher.

 
Quoiqu'en demi-teinte, le vote militant du 1er octobre a donné de l'espace à Martine Aubry. Elle s'emploiera mercredi 7 octobre à le remplir en annonçant ses projets pour les prochains mois. On espère que son discours sera plus mobilisateur que le contenu des premières étapes de son tour de France. Les débats simili-participatifs sur les thèmes de « la France qu'on aime » ou de « quelle société pour demain » expriment à eux seuls le désarroi idéologique du PS à la mode Aubry qui se réfugie dans la célébration des « valeurs » mais se montre incapable de mener une réflexion sérieuse sur la taxe carbone. Ou ne parle que de « nouveau modèle économique et social » plutôt que de prendre à bras le corps la question de la réforme fiscale. Si le PS se rétablit, Martine Aubry tirera les marrons du feu. ...


sego002-600.1254835938.jpgSEGOLENE ROYAL. Même ceux qui lui sont restés fidèles considèrent qu'elle va trop loin dans sa volonté de faire le nettoyage par le vide. Dernier épisode : la volée de bois vert que la présidente de Poitou-Charente assène à Jean-Noël Guérini, leader des socialistes des Bouches du Rhône (et soutien de la première heure de sa candidature, en 2006) sur le site de Désirs d'Avenir  Pourquoi tant de haine, Ségolène ? Pas trop bien dans les sondages, l'ex-canddate semble convaincue que sa position sur la taxe carbone et la perspective d'une réélection en Poitou-Charentes amorceront un regain post-régional. Bref, que tous ceux qui se sont détournés d'elle reviendront au bercail. Reste que sa politique de la terre brûlée risque de laisser beaucoup de traces. Et que la puissance de feu militante de Désirs d'avenir n'est plus ce qu'elle était.



MANUEL VALLS. Ne lui dites pas qu'il vise 2017. Manuel Valls veut incarner le plus tôt possible le candidat capable de « prendre des risques programmatiques » et d'incarner le renouvellement du personnel socialiste… tout en sachant qu'il est le seul à pouvoir prétendre à une chance supplémentaire en 2017. A priori, le député et maire d'Evry ne dispose ni du maillage militant ni du réseau d'élus (quoi qu'il ait reçu le soutien de Jean-Noël Guérini) nécessaires pour partir à l'assaut des primaires. Son seul espoir : que les quadras, qui ont su jouer collectif lorsqu'il s'est agit d'imposer les primaires, se rangent derrière lui incarner une relève programmatique et générationnelle. Il le sait, ce n'est pas gagné.



DOMINIQUE STRAUSS-KAHN. Le seul à faire la maille, assurent ceux qui attendent le retour de « l'iman caché »  (en ménageant, pour l'heure Martine Aubry, au cas où…). Est-ce si sûr ? Sa popularité à gauche est incertaine. Son bilan à la tête du FMI est certes positif aux yeux des lecteurs du Herald Tribune et du Financial Times mais pas forcément pour l'électeur lambda. L'autre question est de savoir si l'expérience le tente. Il lui faudrait abandonner son poste de directeur général du FMI – où son statut est proche de celui d'un chef d'Etat et où il pourrait espérer solliciter un deuxième mandat – pour passer sous les fourches caudines des primaires. Ca peut se discuter…

BERTRAND DELANOE. Officiellement, il assure ne pas être dans la course et ne pas se voir en situation de l'être en 2012. En pratique, Bertrand Delanoe garde un œil rivé sur les sondages et se tient prêt, au cas où. Si DSK n'y va pas et que Martine Aubry renonce, il faudra bien que quelqu'un se dévoue pour mettre Ségolène Royal en échec.


Un outsider ?

Laurent Fabius n'a « encore rien décidé » et François Hollande attend – lui aussi - que les événements décident pour lui. Un outsider, un « effet Obama » à la française ? Pour l'instant, on ne voit rien venir.


Jean-Michel Normand



                                    

La fin des juges d'instruction

juges_2

dessin de Jiho Siné Hebdo http://zejihoblog.canalblog.com


Ce soir les socialistes vont adopter très majoritairement les propositions de la direction du PS.Chacun à gauche peut s'en réjouir ou s'arracher les cheveux selon son caractère.C'est que le sort de la gauche dépend en grande partie de celui du parti socialiste,parti dominant de la gauche.Voici un point de vue critique, celui (dans Rue89),de Philippe Marlière, maître de conférences  en science politique,ex.Ps passé au NPA...Cette conviction est partagée par un certains nombre de socialistes et d'électeurs ou militants de gauche.Je ne suis pas sûr qu'il ait tort!Et pourtant l'indispensable réforme du PS est bien séduisante!
A lire... Marc Baldy


"Primaires ouvertes, non-cumul des mandats, parité, diversité, charte d'éthique : le résultat de la consultation militante du 1er octobre 2009 ne laisse planer aucun doute. Les socialistes approuveront à une très large majorité ces propositions : aucun dirigeant ou presque ne s'y oppose ouvertement.

« Moderne » et « démocratique », l'idée des « primaires ouvertes à gauche » semble tellement aller de soi que personne au PS ne se risquerait à la critiquer. Les « réformateurs » du PS la présentent comme une mesure « efficace » et de « bon sens ».

En réalité, ses promoteurs sont sur le point de mettre le doigt dans un engrenage qui pourrait à terme être fatal au premier parti de la gauche française.

Aux Etats-Unis, les primaires démocrates tournent à la course au financement

Il est acquis que la « primaire ouverte à gauche » sera de fait une « primaire ouverte socialiste » élargie aux appendices électoraux du PS, le PRG et le MDC. Les partisans de la primaire française se réfèrent volontiers au cas étatsunien. Ils estiment qu'un candidat étranger à l'establishment a été en mesure de remporter l'investiture.


Ce n'est que partiellement vrai. Dès le début de la primaire, Barack Obama a été présenté comme le rival principal d'Hillary Clinton. Il a certes pu compter sur l'activisme de citoyens de base qui ont en partie financé sa campagne.

Signe de la modération politique de sa candidature, il a également bénéficié du concours financier d'un des piliers du capitalisme étatsunien : la banque d'investissement Goldman Sachs fut le principal donateur d'Obama. Cette course au financement oblige les compétiteurs à modérer leurs propositions. Dennis Kucinich, un démocrate de gauche, fut jugé « hors norme » et dut rapidement jeter l'éponge.


En 2007, les militants PS ont choisi la candidate en tête dans les sondages

Contrairement aux promesses des « rénovateurs », la primaire socialiste ne sera ni « pluraliste », ni « compétitive ». Elle ne fera qu'amplifier le type de résultat obtenu lors de la primaire fermée de 2006.


En phase avec les sondages et la « ségolénomania médiatique » de l'époque, les adhérents avaient choisi la candidate à qui on promettait la victoire dans un duel avec Nicolas Sarkozy. Il est troublant de constater que le vote des militants en faveur de Ségolène Royal fut le reflet fidèle du choix exprimé par les sympathisants de gauche à travers les sondages.


D'autre part, au début de 2007, ces sondages prédisaient une victoire de Ségolène Royal contre Nicolas Sarkozy, sur le score de 53% à 47%. Le résultat final fut diamétralement inversé.


Pourquoi ? Parce que les adhérents socialistes ont arrêté leur vote sur la base de considérations personnelles et affectives (l'apparence de la nouveauté dans le discours, le style de la candidate, la démocratie participative) et ont délaissé le débat des idées et de la rationalité politique (quel programme pour regrouper l'électorat de gauche et créer une dynamique victorieuse au second tour ? )

Lorsque la campagne présidentielle a commencé, les électeurs ont révisé leur opinion à l'égard d'une candidate au discours droitier et à contresens des attentes populaires.


Le risque de primaires déconnectées de la séquence présidentielle

La primaire pourrait ainsi introniser le(a) candidat(e) le moins en phase avec le temps politisé d'une campagne présidentielle. Des facteurs lourds et impondérables seront absents de la primaire et ne seront introduits dans le jeu qu'au commencement de la campagne présidentielle : quel programme socialiste ? , quels candidats de droite ? , quels rapports de force à gauche ? , etc.


On déduira des remarques précédentes que la primaire comporte en réalité des mécanismes censitaires cachés. Une campagne en dehors de la séquence présidentielle sera avant tout rythmée par les coups médiatiques. Dans ce concours de beauté dépolitisé, le vote des sympathisants se fixera sur les candidats centristes à la plus forte notoriété médiatique, c'est-à-dire ceux qui, au temps de la primaire sont en tête des sondages.


Selon ces critères, la short list de candidats socialistes devrait réunir Ségolène Royal, Bertrand Delanoë, Dominique Strauss-Kahn (tous trois issus de la droite du PS) et Martine Aubry, une sociale-démocrate modérée, soutenue par… la gauche du parti.


Il n'y aura donc plus de candidat de gauche car ses chances de victoire sont inexistantes dans le régime des primaires. Bel exemple de pluralisme et de compétition !


En Italie, les primaires à gauche ont mené au droitier gouvernement Prodi

Il reste maintenant à considérer le dernier effet pervers d'une primaire française : quelle dynamique politique promet-elle dans un deuxième tour d'élection présidentielle ? Une alliance à gauche ou à droite ? Le tropisme plébiscitaire de la primaire fera en sorte que le choix des alliances sera laissé à l'appréciation du/de la candidat(e) investi(e) par les sympathisants.

La « démocratie d'opinion » va exacerber le phénomène de personnalisation du pouvoir au sein du PS. A l'issue d'une primaire fermée, Ségolène Royal avait unilatéralement décidé qu'en cas de victoire elle aurait nommé François Bayrou au poste de Premier ministre !


Nous rejoignons ici la situation italienne. La première primaire ouverte à gauche en 2005 avait permis à Romano Prodi (le Bayrou italien), d'être investi à la tête d'une coalition arc-en-ciel, allant de la gauche radicale à la droite libérale. En participant au gouvernement droitier de Prodi, la gauche radicale a perdu toute crédibilité et a implosé.


La mort de la gauche italienne a permis au centre social-libéral de poursuivre l'offensive en proposant aux libéraux et aux démocrates-chrétiens de former le Parti démocrate, qui se dit « post-gauche ». Une candidature « centriste » issue de la primaire socialiste sera tentée de s'engager dans cette voie.

La naissance d'un Parti démocrate en France est un scénario plausible car nombre de promoteurs de la primaire préconisent une alliance avec François Bayrou. Ainsi, le jeu de la primaire pourrait à moyen terme faciliter le dépassement du PS, comme parti de gauche.


Pour une primaire à gauche et de gauche avec le PCF, PG, NPA, Verts de gauche…

La primaire ouverte socialiste est un artefact démocratique, un instrument aux mains d'individus pressés de dénouer le fil ténu qui relie encore le PS à son histoire de luttes sociales, aux catégories populaires et au reste de la gauche.

Le délitement de la gauche italienne a fait le jeu de Silvio Berlusconi qui gouverne aujourd'hui sans opposition véritable. En France, la droitisation du PS constitue un réel danger pour la gauche sociale. Elle ne peut donc rester inactive. Le PCF, le PG, le NPA, les Verts de gauche et les altermondialistes pourraient démontrer que la primaire n'est qu'un moyen au service d'une fin politique à définir.


Ils auraient tout à gagner à élaborer une plate-forme commune démocratiquement débattue, puis à inviter leurs adhérents à choisir le(a) candidat(e) qui portera leurs propositions à l'élection présidentielle.

Nous aurions là une primaire à gauche et de gauche, celle qui aura permis de choisir le porte-parole des forces de gauche et non le mégalomaniaque dépositaire d'un « destin national ».

                                                        ***

Un grand merci aux militants qui m'ont renouvelé leur confiance

Martin Malvy | 2 octobre 2009

Avec un taux de participation supérieur à la moyenne nationale, les militants midi-pyrénéens se sont prononcés hier soir sur les réformes proposées par la direction Parti Socialiste et m'ont renouvelé leur confiance.

J'y suis évidemment extrêmement sensible.

J'ai pleinement conscience des responsabilités qui m'incombent, dans l'unité, pour aller en mars prochain à la victoire collective. Elle participera à la reconquête de l'opinion et nous préparera à l'échéance de 2012.

Un grand merci encore aux militants qui se sont mobilisés pour défendre cette Région et continuer de porter une dynamique de progrès pour Midi-Pyrénées.

Malvy Martin


http://www.martinmalvy.com




Article ajouté le 2009-10-01 , consulté 190 fois

Commentaires


groseille le 08/10/2009 à 13:48:04
EUH faut pas nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
Malvy démissionne de Maire de Figeac mais il reste premier adjoint non ? et qui commande à distance Mme Paulo depuis l'hôtel de Région ?
Malvy n'est il pas président de la communauté de communes du coin ? çà vaut un mandat ce truc puisqu'il gouverne une fois encore et qu'il détient ce mandat à la place d'un autre !!!
ouaih, il y a bien son élève, le Miquel, qui lui s'il fallait qu'il abandonne toutes les présidences, locales, départementales, nationales, tous les hochets de la république du sénat, toutes les bagnoles, il serait à POIL ! oui à POIL !
il lui resterait comme François Bayrou à Bordères sur Lèz, un autre grand commique là encore, son seul tracteur orange pour tout moyen de locomotion
et oui!!! le 08/10/2009 à 09:59:53
C'était en 1998...
Maître d'école le 08/10/2009 à 09:53:29
On oublie régulièrement que Martin Malvy fut le premier (ou l'un des tout premiers) à renoncer à son mandat de député et à celui de Maire de Figeac dès son élection à la présidence du conseil régional Midi-Pyrénées.Je le rappelle aux donneurs de leçons.
fraise des bois le 08/10/2009 à 07:39:44
Léo Ferré le chantait magifiquement… Mais le vote des militants PS fut nettement moins magnifique. Cette votation s’est déroulé sans surprise : faible participation et large victoire du « Oui » à toutes les questions proposées, avec scores oscillant de 61% à plus de 85%. Dans le même mouvement, les camarades votaient pour la désignation des têtes de liste aux régionales de 2010. Que croyez-vous qu’il arriva ? Tous les présidents de région sortants ont été largement reconduits, même Georges Frêche, toujours exclu du PS, par le biais d’un prête-nom qui lui cédera la tête de liste le moment venu . Si, si, c’est convenu comme ça, tout le monde le sait. Mais peu importe le cas Frêche, souvent débiné, toujours repêché…

Il est tout de même étrange que les militants aient largement approuvé les principes du non-cumul des mandats et du renouvellement plus fréquent des candidats tandis qu’ils reconduisaient simultanément à la tête des listes régionales tous les présidents sortants, dont une partie cumule la présidence de Région avec un mandat parlementaire et une autre achève son deuxième mandat de président régional … Cherchez l’erreur ! Il doit falloir renoncer à toute logique (ou à tout scrupule) quand on s’engage en politique… J’ai entendu d’une oreille distraite François Hollande, président du conseil général de la Corrèze et député, expliquer laborieusement qu’on ne pouvait pas se désengager comme ça, qu’il fallait y aller progressivement et patin couffin…

Sans doute marqué par mon passé d’enseignant, j’ai encore la faiblesse de croire aux vertus de la pédagogie par l’exemple. Je trouverais ainsi bien plus convaincants des présidents de Région sortants qui s’engageraient à abandonner leur mandat parlementaire immédiatement après leur réélection à la tête de la région. Je croyais qu’il existait une éthique chez les socialistes qui consiste à appliquer à soi-même ce qu’on prône comme modèle valant pour tous. A cet égard, concernant le non-cumul des mandats, combien de Delanoë ou de Royal exemplaires ? Bien peu, hélas… Et sitôt passées les élections de 2010, qui nous dit que le Parti socialiste ne va pas inventer un nouveau discours pour justifier la persistance des cumulards ?


framboise le 08/10/2009 à 07:37:41
Au PS, il n’y aurait plus que 64000 adhérents à jour de leur cotisation. C’est beaucoup moins qu’il y a un an, et 48 000 de moins qu’en 2007 selon Libération. Mais c’est sûrement vrai puisque Benoît Hamon le confirme. Cézigue est porte-parole du PS mais il confesse aussi, selon une formule consacrée par un vieil usage socialiste, « n’être pas encore à jour de sa cotisation ». Et Hamon de compter benoîtement sur une avalanche de chèques jeudi soir, le chèque valant permission de déposer son bulletin dans les urnes socialistes. Je me rappelle naguère avoir assisté à ce spectacle fort lucratif pour le parti, qui semble avoir multiplié les votes nationaux ces dernières années… C’est « Je paie donc je vote ». L’an dernier, je m’étais ainsi mis à jour pour pouvoir voter contre l’une et pas contre l’autre.


Cette fois, je ne me ferai pas avoir par l’appât d’une votation où le « oui » devrait largement l’emporter à toutes les questions. C’est que parmi les quelque 64000 socialistes encartés, on trouve majoritairement des professionnels de la politique (élus, cadres ou permanents) plus ceux qui aspirent à le devenir et les clients du parti (tous ceux qui pensent avoir un intérêt objectif à prendre une carte au PS). Le public des militants désintéressés et idéalistes se raréfie ou est vieillissant. Et surtout, la formulation de chaque question induit subtilement une réponse positive.

Le PS devrait donc diluer encore un peu son identité dans des primaires qui ne seront jamais qu’une opération médiatique de plus qui n’intéressera finalement que lui-même. Une sorte de piège où le parti tombe tout seul : aucun des autres partis et de leurs candidats potentiellement ou historiquement partenaires n’a en effet intérêt à lui jouer les faire-valoir. Le principe de non-cumul des mandats (applicable à la St-Glin-Glin post-régionales de 2010) sera voté alors même qu’il est défendu par plein de rénovateurs fervents qui viennent sans vergogne d’ajouter à leur députation qui une mairie, qui une présidence de conseil général ! Mieux vaut en rire… On regrettera, pour la crédibilité de l’entreprise « Consultation militante », que ces cumulards n’aient pas crû bon de prêcher par l’exemple en démissionnant dès à présent de l’un de leurs mandats…

Et comment un militant bon teint pourrait-il désapprouver les principes d’une plus grande parité, d’un meilleur renouvellement générationnel, des règles éthiques qui ne mangent pas de pain et des pouvoirs accrus au Bureau National « pour une démocratie interne aboutie » ? Le centralisme démocratique du PS ne pourra que sortir renforcé de ce scrutin. La crédibilité d’un parti devenu aux yeux de l’électorat des vraies gens celui du coup d’éclat permanent, c’est une autre histoire…

Bref, le résultat de cette grande consultation militante est couru d’avance et, pour cette raison ajoutée à bien d’autres, je ne suis pas près d’être à jour de ma cotisation !


Hollande président le 07/10/2009 à 20:41:43
"Quand il y aura ouverture des procédures, il n'y aura qu'une question à se poser, pour moi comme pour les autres : qui peut gagner et qui peut réussir ?", a expliqué François Hollande, invité Questions d'Info LCP/France Info/AFP.
Interrogé sur sa "réussite" éventuelle, il a répondu : "moi, je me prépare en tous cas". "Je me suis toujours mis dans cet état d'esprit quand j'étais premier secrétaire : faire en sorte que le parti socialiste puisse être prêt et que ceux qui veulent l'incarner soit au mieux de leurs idées et de leur comportement", a poursuivi François Hollande. "Je considère que je dois être au travail et c'est parce que je suis libre que je serai utile", a ajouté.

Pas le "candidat de la gauche"

François Hollande a également insisté sur le fait que la primaire avait pour objectif de désigner "le candidat socialiste" et non "le candidat de la gauche". L'ancien numéro 1 socialiste a souhaité que le corps électoral soit "élargi aux sympathisants du PS" et qu'il y ait "des conditions pour être candidat". François Hollande estime que le nombre de candidats devra être "limité" et qu'une "dizaine lui paraît être un maximum". Il ne faut "pas 15, 20 candidats qui vont s'ébrouer dans le champ de la démocratie (une phrase employée par Lionel Jospin lors de sa déclaration de candidature à la présidentielle, ndlr) Il faut prendre les choses avec sérieux pour choisir celui ou celle qui a vocation à devenir président de la République", a-t-il encore souligné.
Quant à la durée du processus des primaires, il a jugé que "18 mois" comme l'a préconisé Arnaud Montebourg était "bien long", estimant que "d'ici la fin de l'année et début 2011, l'affaire doit être entendue". touche pas à mon plaçou le 06/10/2009 à 20:11:06
euh, marc, présenter le congrés des élus par le terme "punchy" laisse songeur.Combien y avait-il d'élus de communes qui n'arrivent toujours pas à se reunir autour de la table de l'intercommunalité? Combien refuse de partager leur (ex) taxe professionnelle? Combien refuse d'adhérer au SCAE de Miquel, par égoîsme municipal? Combien d'élus font de la concurrence fiscale à Cahors?
Beaucoup de démagogie et peu d'intérêt général, voilà de quoi souffre ce département.
2012 le 07/10/2009 à 19:48:56
Qui a la maille? excellente question Valls.Réponse ci-dessus dans l'article repris du blog Puzzle,un blog du Monde.
Nono le socialo le 02/10/2009 à 19:07:12
Question 1-1 : Etes-vous favorables à la désignation du candidat(e) des socialistes par des primaires ouvertes aux citoyens qui souhaitent le changement en 2012 et veulent participer à la victoire de la gauche ?

* Les militants socialistes : Oui, à 67,91%.

* Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF : Je prefère perdre seul que gagner avec les socialistes!
* Daniel Cohn-Bendit, leader d'Europe Ecologie : Non, si c'est simplement pour désigner le candidat des socialistes. Mais ça peut être intéressant si c'est pour ME désigner le candidat de toute la gauche.

* Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem : Je suis favorable à des primaires au sein de chaque parti politique, voire des primaires ouvertes au sein de tous les partis se réclamant du progrès...catholique, amen


* Christine Boutin, présidente du Parti chrétien démocrate : Non, le choix d'un candidature est un choix personnel et le PCD souhaite garder son entière liberté pour soutenir telle ou telle candidature. Mais si Jésus revient, je voterai pour lui sans hésiter!

Question 1-2 : Donnez vous mandat au nureau national pour organiser ensemble avec les formations de gauche qui le souhaitent de telles primaires dans le cadre d'un rassemblement politique et sur la base d'une plate-forme commune ?

* Les militants socialistes : Oui, à 69,94%.

* Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF : Non. Parlons clair, cette question des primaires -et avec martine Aubry, christine Boutin et Corinne lepage, c'est pas la Star Ac c'est l'ïle de la tentation ! détourne des vrais enjeux. Quel grand projet d'avenir pour les forces progressistes en érection? Voilà la vrai question.

* Daniel Cohn-Bendit, leader d'Europe Ecologie : Oui.

* Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem : Oui.

* Christine Boutin, présidente du Parti chrétien démocrate : Non. Je ne suis pas une plate forme commune.J'ai des rondeurs peu communes! amen

Rue 89 le 02/10/2009 à 17:59:49
Sur Rue89, d'autres partis répondent au questionnaire PS
C'est presque le plébiscite attendu pour la direction du PS. Consultés jeudi soir sur la rénovation du parti, les militants socialistes ont largement approuvé le questionnaire qui leur était soumis, et notamment à près de 70 % l'organisation des primaires et le non cumul des mandats. La participation n'a toutefois pas atteint les 50% de participation espérés (environ 90 000 votants sur 200 000 inscrits).

Onze questions rassemblées en cinq thèmes étaient posées aux militants socialistes. Onze questions que Rue89 a également soumises aux représentants des autres partis politiques français. Quelle est leur position sur les primaires, le non cumul, la parité, la démocratie interne et les règles d'éthique ?

Dix-sept partis ont été sollicités, quatre ont accepté de répondre, selon une méthode qui leur était imposée : considérez que le questionnaire s'applique à votre parti, et répondez par oui ou par non en ajoutant éventuellement un commentaire quand nécessaire. Voici leurs réponses, comparées à celles des militants du Parti socialiste (sur 75% des bulletins dépouillés).
1
Les primaires ouvertes

Question 1-1 : Etes-vous favorables à la désignation du candidat(e) des socialistes par des primaires ouvertes aux citoyens qui souhaitent le changement en 2012 et veulent participer à la victoire de la gauche ?

* Les militants socialistes : Oui, à 67,91%.

* Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF : Comme en Italie, non merci.

* Daniel Cohn-Bendit, leader d'Europe Ecologie : Non, si c'est simplement pour désigner le candidat des socialistes. Mais ça peut être intéressant si c'est pour désigner le candidat de toute la gauche.

* Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem : Je suis favorable à des primaires au sein de chaque parti politique, voire des primaires ouvertes au sein de tous les partis se réclamant du progrès.

* Christine Boutin, présidente du Parti chrétien démocrate : Non, le choix d'un candidature est un choix personnel et le PCD souhaite garder son entière liberté pour soutenir telle ou telle candidature.

Question 1-2 : Donnez vous mandat au nureau national pour organiser ensemble avec les formations de gauche qui le souhaitent de telles primaires dans le cadre d'un rassemblement politique et sur la base d'une plate-forme commune ?

* Les militants socialistes : Oui, à 69,94%.

* Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF : Non. Parlons clair, cette question des primaires -avec la Star Academy pour 2012 qui l'accompagne- détourne des vrais enjeux. Quel grand projet d'avenir pour les forces progressistes ? Voilà la vrai question.

* Daniel Cohn-Bendit, leader d'Europe Ecologie : Oui.

* Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem : Oui.

* Christine Boutin, présidente du Parti chrétien démocrate : Non.

PP le 02/10/2009 à 15:14:56
Rénovation PS."Sans surprise, les grands principes de rénovation du PS ont été adoptés lors du vote interne organisé hier. Mais la principale satisfaction, rue de Solférino, réside dans le taux de participation honorable des militants à ce scrutin.

67,91 % de oui aux primaires ouvertes, 71,90 % de oui au non-cumul des mandats. Aux deux principales questions qui leur étaient posées hier, les militants socialistes ont répondu sans surprise très favorablement. Comme d’ailleurs à l’ensemble des neuf autres questions portant sur la rénovation du Parti socialiste, officiellement engagée par Martine Aubry lors de la dernière université d’été à La Rochelle. Rue de Solférino, on affichait donc une réelle satisfaction. "Avec cette consultation, le visage du PS ne sera pas le même demain", se félicitait le porte-parole du parti, Benoît Hamon, au moment de présenter les résultats définitifs du scrutin ce midi."
Profession Politique
billy le 02/10/2009 à 12:30:55
Les primaires à l'américaine sont différentes des primaires à l'italienne pourquoi les primaires françaises ressembleraient-elles à l'une ou à l'autre ? Il fut un temps ou le monde entier se tournait vers la France pour observer ce qui fonctionne et c'est souvent la gauche et le centre qui ont surent être innovants et progressistes en tout cas jamais l'extrême gauche. Aujourdd'hui ont s'enferme dans la critique systématique de tout changement sous prétexte que tout ne serait pas parfait. Je crois que les primaires peuvent donner un nouvel élan à la gauche. Je suis fatigué des éternels pessimistes qui sont contre tout. La politique est un art de construction et cette construction est souvent empirique, il est permis de faire des erreurs ce qui n'est pas permis c'est de ne rien faire.
Ségolène royal a été désignée par les sondages parce qu'elle a su incarner auprés des medias la nouveauté et la fraîcheur politique elle a été désignée par les militants PS parce qu'elle a tenu le discours qu'ils voulaient entendre. Pendant la campagne présidentielle elle a papillonné de thème en thème suivant ce quelle croyait être l'opinion publique faisant de la politique comme on fait du marketing. Le problème de la gauche ce n'est pas les primaire c'est l'écart abyssal entre les chefs de files et le corps électoral. Si la gauche veut gagner les élections elle doit arrêter de se faire représenter par des gens qui sont allés de cabinet ministériel en plaçous électifs et qui gèrent leurs vies politiques comme on gère une carrière professionnelle. Les hommes et les femmes politiques doivent redevenir représentatifs. c'est la raisons pour la quelle Nicolas Sarkozy a été élu ; un avocat de Neuilly est parfaitement représentatif de la droite alors qu'un énarque ne sera jamais représentatif du peuple de gauche. Alors cher amis Elus locaux ou nationaux arrêtez de nous balancer vos chefs de cab. Les français ont besoin de gens qui sortent de leurs rangs et pas de polytechnique.


NDLR:Les corrections,nombreuses,sont du modérateur,les apostrophes en particulier étant remplacées par une série de rébus à 7 ou 8 signes.Aussi partisans du changement soient ils,les Français ont droit à un minimum de lisibilité de leur langue et à quelques règles acceptées de tous.


Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Politique "

Retour aux articles
blog search directory

Recommander ce blog | Contacter l'auteur | Reporter un abus | S'abonner au blog Flux RSS du blog | Espace de gestion