771-Rugby à XIII / Gilbert de Gascogne . Blog de bernard baldy ICI et AILLEURS3 posts


 

France : La lente érosion



Je prends connaissance sur le site officiel de la FFRXIII (http://www.ffr13.com/ )que la politique de développement était en marche avec un objectif de 50 000 licenciés à moyen terme. Il était temps je dirai, car si l'on veut bien regarder quelques années en arrière, force est de constater que le maillage du territoire patiemment et lentement construit dans les années 70 et début de la décennie des 80', s'est peu à peu délité.


Au cours des 25 dernières années la plupart des comités ont vu leurs effectifs fondre comme neige au soleil. Ne parlons pas de la ligue de  Corse qui a totalement disparu ou de  la plus récente mais éphémère Nouvelle Calédonie, mais si l'on observe le territoire métropolitain, le constat est flagrant.


Le puissant Comité Départemental de l'Aude a perdu de nombreux clubs (Narbonne, Pennautier, St Jacques, La Redorte, etc). Cependant, et le renom des Dragons n'y est pas pour rien, cette région (Ligue Languedoc Roussillon), semble sous la conduite de son Président Louis Bonnery, repartir du bon pied ces derniers temps. Mais les positions perdues seront dures à reprendre.


L'ile de France à cette époque comptait une bonne douzaine de clubs dont beaucoup ont plus ou moins récemment disparu sans être remplacés. Ainsi exit de Grigny, Fleury-Mérogis, Créteil, St Maur, Ezanville, P.A.C, Bois d'Arcy, Les Ulis, Bondoufle, Blanc-Mesnil … Cette région devrait être en pointe vu la population, les moyens de certaines villes ou départements, la proximité des pouvoirs publics, et pourtant au lieu de progresser l'effectif des clubs diminue pour n'être plus qu'une petite poignée.

A cette époque-qui s'en souvient ? la Ligue des Pays de Loire comptait une dizaine de clubs alors qu'il semblerait si l'on consulte le site fédéral qu'il ne reste que le seul club de Nantes.

La région Aquitaine n'est pas en reste pour l'hémorragie des clubs. Les clubs de : Facture qui eut ses heures de gloire, Pineuilh, Talence, Casseneuil, Miramont ont sombré ainsi que Pau et St Jean de Luz ; et d'autres encore.

Il y a bien eu quelques relances ou éclosions mais le solde net du nombre de clubs est de l'ordre de -50.


 

L'avenir :

Mais bien plus que de chercher à relancer des clubs bâtis à la hâte, le plus urgent est de promouvoir une politique de développement des Écoles de Rugby, de pénétration encore plus intense des milieux scolaires et universitaires, d'une vrai action sur le Rugby féminin et le  XIII fauteuil qui sont des niches très prometteuses en terme de licenciés certes mais aussi en terme de notoriété et d'écoute des média.


L'exposition, médiatique, trop faible hélas, des Dragons et de Toulouse aidera sûrement à la reconquête.

Une compétition franco-britannique impliquant  les clubs d'élite français et les clubs du Co-opérative 1 anglais serait facteur d'intérêt et de progrès sans engager de trop gros budgets ni ruiner les clubs.


Pourquoi ne pas envisager dans le futur la promotion programmée d'un, puis d'un deuxième club dans le deuxième niveau anglais. Par exemple Carcassonne, ou Avignon plus tard, pourraient ainsi postuler. Les autre clubs de l'ex élite se mesurant aux anglais dans la nouvelle compétition pourraient à leur tour y prétendre par un système de «  montée et descente ».


Ainsi si Montpellier, Lyon ou Marseille se reconstruisaient solidement à moyen terme, ces clubs pourraient un jour grâce à ce système , gravir pourquoi pas, les marches conduisant à la Super League.



                                                ***

                    

                        

Un portrait de Gilbert de Gascogne




Wednesday 26th August 2009

Le portrait de Gilbert Dautant inaugure une série d'articles portant sur des personnages ou évènements  remarquables qui font partie de  la longue l'histoire du Rugby à XIII Français. Il se peut que certains soient déjà connus du lecteur. Je lui demande toute son indulgence.
 
Gilbert de Gascogne
Né à Lavardac, petite ville située aux confins du département du Lot et Garonne tout près de la forêt des Landes, ancien champion de natation d'Aquitaine, pilier atypique mais respecté de la redoutable équipe amateur de Lavardac XIII des années 1950, l'affable et truculent Gilbert Dautant, affectueusement appelé « Gilou » nous a quitté il y a une quinzaine d'années.
 
Artisan charpentier de son état, il était impliqué dans la vie locale comme conseiller municipal, capitaine des pompiers notamment. Mais toute sa vie il a défendu passionnément le XIII, comme joueur, comme entraîneur, puis dirigeant. Il fut notamment Président de Ligue d'Aquitaine et de 1991 à 1993 , Président de la FFRXIII. Le vide de son absence est toujours vivace des deux côtés de la Manche.
 
C'est lui qui me fit découvrir en 1975 la finale de la Cup à Wembley où nous nous rendîmes la veille, nuitamment et  en voiture (et ferry) de Paris avec le regretté Jean-Claude Grides (Président fondateur du défunt PAC) et Gérard Tastet patron du « Relais du Sud-Ouest » rue St Honoré, établissement alors fréquenté par beaucoup de joueurs ou afficionados des deux rugbys.
Grâce à son culot et son entregent et aussi à sa relation d'amitié avec David Oxley le secrétaire de la RFL, alors que lui banquetait à la table officielle dans les salons du stade olympique, mes deux amis et moi avons été admis et installés à une table séparée de la réception par un simple paravent.
L'on nous a servi le même menu que les officiels en compagnie d'un quidam qui ne parlait pas beaucoup. Il devait s'excuser de quitter la table avant la fin, et pour cause :  C'était tout simplement l'arbitre de la finale !


Un peu plus tard et avant de rejoindre l'arène déjà bruyante et vibrante, alors que je satisfaisais à un besoin naturel, quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver avec comme voisin d'urinoir M. Harold Wilson* occupant de l'époque du 10 Downing Street. C'est véridique, le premier ministre originaire du Nord et supporter treiziste était l'invité de la Rugby League.
L'équipe de Widnes, amenée par son capitaine le grand Dough Laughton, devant 85 098 spectateurs battait Warrington de David Chisnall,  par 14 à 7 après un match intense et âpre.
En 1979 Gilbert et moi-même organisions la toute première expédition de supporters français à Wembley pour la finale Widnes v Wakefield. J'amenais à partir de Toulouse Blagnac 25 supporters originaires de Provence, Roussillon, Midi-Pyrénées alors que Gilou, au départ de Bordeaux-Mérignac, convoyait avec son épouse Andrée un groupe équivalent d'Aquitains.
Par la suite et pendant des années, les époux Dautant, puis Andrée seule, devaient chaque année organiser à partir de Toulouse le « pèlerinage » de Wembley.
J'ai bien d'autre anecdotes vécues avec mon ami Gilbert, je vous les conterai un jour.
 
H. Wilson était originaire d'Huddersfield, et c'est dans cette ville, au Georges Hôtel, que le schisme treiziste pris naissance en  1895

bernard Baldy

http://www.rugbyleague.com/blog/bernardbaldy/11



Article ajouté le 2009-09-04 , consulté 161 fois

Commentaires


BB le 11/09/2009 à 15:20:11
Wheelchairs Rugby

Dernièrement (la veille de la Challenge Cup) a eu lieu une rencontre internationale de « Treize-Fauteuil » dans les installations (rustiques) d'une Université de la banlieue londonienne.
La sélection française affrontait son homologue anglaise pour la première fois sur son sol.
Après un match très disputé et indécis jusqu'à la fin les français l'ont emporté par 38 à 34. Au trille final les vainqueurs se rassemblaient sur leurs fauteuils, dans un coin du terrain pour une émouvante communion. Pendant ce temps certains des joueurs anglais très déçus, se basculaient sur le sol toujours attachés sur leur siège !!!
La revanche devraient avoir lieu courant octobre et cette fois sur le sol français.
Cahors serait le site choisi du fait de l'intérêt que porte à ce sport le public local. Cette ville du Sud Ouest de la France, où les édiles municipaux et départementaux ainsi que la presse jouent parfaitement le jeu, est en passe de devenir la plaque tournante de ce sport récent et paraissant voué à un rapide développement, si l'on en juge par l'engouement qu'il génère dans la population handi.

Gisèle le 08/09/2009 à 19:40:29
Hé bien Bernard te voilà devenu conteur... je ne te connaissais pas ce genre de talent!
BB le 06/09/2009 à 22:57:17
Sur la Nive et sur l'Adour ...

Je me trouvais en cette fin de week-end au Pays Basque en compagnie de mon frère Marc et de nos épouses, à déambuler à l'heure de l'apéritif dans les rues de Bayonne, cette ville ouverte et festive où l'engouement pour la tauromachie le dispute à celui pour le rugby. Rugby qui naquit en 1904 en même temps que l'Aviron Bayonnais, club omnisports dissident de la Nautique de Bayonne crée en 1875.
A quelques encablures le magnifique stade Jean Dauger, qui vient d'accueillir de nouvelles et modernes tribunes ne vibre pas ce vendredi soir des clameurs du peuple basque, mais cependant il me revient le souvenir du match PSG-Warrington de la première année de Super League, en 1996 donc. C'était l'époque de Fouroux et ce match avait été décentralisé « on the road » à Bayonne et son stade alors vétuste. Nous avions fait le déplacement de Cahors avec quelques amis et c'est environ 4 000 spectateurs qui assistaient à la rencontre. La jeune équipe de Warrington avait ravi les spectateurs friands de jeu ouvert et peu gâtés à cette époque. L'Aviron Bayonnais a fait aujourd'hui sa mutation et est une des équipes phare du Top 14 de Rugby à XV.
Je crois bien que c'est ce jour là que je vis pour la dernière fois le facétieux Germain Calbète, l'ex Carcassonnais, qui avait fait le déplacement du Boucau tout proche. Il faut se rappeler que le Pays Basque a donné de fameux joueurs au rugby à XIII. Jean Duhau et le « sorcier » Félix Bergèse faisaient parti de la première équipe treiziste de Carcassonne en 1938. Plus tard vinrent Calbète et Martin Martin, le talonneur de la « famille Taillefer » de l'ASC XIII. Il y eut d'autres basques à XIII pendant l'ère d'or des années 50 : le Luzien et fantasque Jean Dop (Fra Diavolo), Caillou(capitaine de la tournée triomphale des antipodes en 1951) et qui évolua avec Côte Basque XIII, Toulouse et la Nautique de Bayonne, et aussi Eïto, Dachary, Hatchondo, puis Eramouspé, Etcheverry et d'autres. L'équipe de Côte Basque (Bayonne Anglet) fit partie des équipes pionnières en 1934 et se fondit avec Bordeaux XIII en 1945.
Jean Dauger brilla avant guerre sous les couleurs de Roanne XIII et fut international faisant même partie du XIII de France qui battait les Anglais à St Helens en 1939. Après la guerre il revint à l'Aviron Bayonnais et laissa un grand souvenir, si bien que son nom a été donné au stade de Bayonne.
Au pied de la ville haute, sur le quai de Jaureguiberry bordant la Nive, nous avons découvert une Bodéga à l'accueil très sympathique et néanmoins professionnel à l'enseigne « Chez Gilles ». Si vous passez par Bayonne, en dehors de l'époque des fêtes, c'est la folie totale à ce moment là, arrêtez vous à cette adresse, vous ne le regretterez pas c'est une bonne Table.


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