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dessin d'Iturria pour le Sud-Ouest du dimanche 9 août 2009
ANNIVERSAIRE
La nuit du 4 au 5 août 1789 constitue la scène inaugurale majeure de l'histoire de la France moderne et du récit national. Trois semaines après la révolte parisienne et la prise de la Bastille, l'Assemblée constituante met à bas l'édifice multiséculaire de l'Ancien Régime. En quelques heures de transe collective, ce sont tous les privilèges de l'aristocratie, de l'Eglise et des provinces qui sont abolis. Et remplacés par le principe - révolutionnaire, au sens strict du terme - de l'égalité de tous devant la loi.
Certes, il faudra de longues décennies et quelques autres révolutions, violentes ou pacifiques, pour que ce principe s'inscrive, peu ou prou, dans la réalité sociale du pays. La nuit du 4 août, pourtant, continue à imprégner en profondeur l'imaginaire du pays. Pour une raison bien simple : plus de deux siècles après ce "grand soir" égalitaire, la France paraît tout aussi corsetée, fractionnée et sclérosée par l'existence de privilèges. Autrement dit, pour s'en tenir à une définition qui évitera les anachronismes, d'avantages échappant à la loi commune accordés à des catégories de citoyens.
Des exemples ? Ils sont nombreux et touchent à l'essentiel. Le principe fondamental de l'égalité devant l'impôt a volé en éclats depuis belle lurette, sous l'effet conjugué des exemptions, "niches" et "optimisations" fiscales. Sans parler du "bouclier fiscal", voté à l'été 2007, et qui a permis aux mille plus gros contribuables français de recevoir de l'administration, cette année, un chèque moyen égal à trente années de smic (350 000 euros).
Tout aussi essentiel, le principe d'égalité devant l'école, établi par la République un siècle après le 4 août 1789, n'a pas davantage résisté aux logiques implacables de l'élitisme scolaire et social, au détriment de la méritocratie affichée. Chacun le sait, et chaque famille s'y emploie : les diplômes les plus prestigieux et valorisés sont trustés par les enfants des milieux les plus favorisés, ajoutant le privilège du patrimoine culturel à celui du patrimoine financier.
Quant à l'entreprise, les polémiques sur les bonus, primes et "parachutes" divers, dont bénéficient certains dirigeants, ont démontré, de façon choquante, que la notion même de privilège n'y est pas un vain mot. Là, comme ailleurs, les avantages exorbitants réservés à tel ou tel ne peuvent être vécus par les autres que comme de profondes injustices. Comme dans le reste de la société, comme le 4 août 1789, c'est l'un des principes mêmes de la démocratie qui est en jeu. Et qui est à réinventer.
Marcel Boissac (82)
Tropicalboy

Visitez son site
http://sarkozix.canalblog.com/
Commentaires
Toulouse MRC le 25/08/2009 à 18:51:26
Université d'été du MRC à Toulouse les 5 et 6 septembre 2009
La République repose sur la souveraineté populaire et par conséquent sur le citoyen formé à penser par lui-même et sur une conception de l’intérêt général, résultat du débat public dans un espace laïc où chacun doit se déterminer en fonction de la raison naturelle et d’abord sur ce qu’est l’intérêt du pays.
Il est proposé d’approfondir en quoi elle est le projet qui permet de faire face à la triple crise que nous traversons : crise économique, crise sociale, crise des valeurs.
Accueil et ouverture de l’Université d’été :
Thierry Cotelle, Pierre Cohen (Maire de Toulouse), Patrick Quinqueton et Jean-Luc Laurent.
Samedi 5 septembre / matin
Crise économique : quelles réponses en profondeur ?
La régulation financière internationale, la protection légitime des intérêts des classes populaires et la lutte contre le «dumping social », le maintien et le renouvellement du tissu productif, la reconstruction d’un modèle de développement qui ne se résume pas aux intérêts des financiers, imposent de poser sur ces différents registres la question de l’intérêt général.
Quelles sont les propositions républicaines pertinentes susceptibles de créer les conditions d’une sortie de crise positive en termes d’appel à l’intelligence (innovation/industrie), de protection raisonnable des intérêts des pays anciennement industrialisés (clauses dans les échanges), de charte de l’entreprise et le cas échéant d’appropriation publique (nationalisations de fait ou de droit) et d’utilisation rationnelle des ressources rares (biens communs de l’humanité) ?
Comment décliner l’intérêt général aux niveaux national, européen et mondial ? Quel modèle de développement élaborer à l’échelle mondiale ? L’Europe peut-elle ne pas être écrasée entre les Etats-Unis et la Chine ? Quelle place pour l’Afrique ?
Intervenants : Jacques Sapir (économiste), Yves le Hénaff (secrétaire national du MRC), Georges Sarre (Maire adjoint de Paris). Animateur : Pierre Dubreuil
Samedi 5 septembre / après-midi
Crise sociale, crise de la justice sociale
La crise sociale est là. Elle est d’abord le produit de la crise économique, même si elle ne s’y réduit pas. Elle est le résultat du dumping social lié au libre échangisme. Les inégalités s’accroissent.
La vague néolibérale, puis la crise, ont déséquilibré la part respective des salaires et de la rente dans la valeur ajoutée. Peut-on limiter les rémunérations les plus élevées ? L’idée d’une politique des revenus a-t-elle encore un sens ? La promotion des services publics n’est pas la défense de l’existant, mais de la place qui leur est assignée dans la vie sociale.
Comment redonner un sens et une réalité au progrès et à la justice sociale, qui ne se limitent pas à la lutte contre les discriminations tant proclamée ? Quelle dynamique sociale appuyer, face au communautarisme et à l’assistanat érigé en système ? Comment lier protection économique et protection sociale ?
Intervenants : Liem Hoang-Ngoc (député européen, économiste), un syndicaliste d'Airbus Industrie, Christian Hutin (député, MRC). Animateur : Etienne Butzbach, maire de Belfort
Samedi 5 septembre / Après-midi
Face à la crise des valeurs, une réponse républicaine
L’adjectif « citoyen » est aujourd’hui employé à tort et à travers, mais le nom commun de « citoyens » suppose que les membres de la communauté nationale aient prise sur leur avenir collectif. Cela suppose aussi le débat en raison, et non le consensus. Comment être davantage non pas « citoyens », mais « des citoyens » ? Que signifie aujourd’hui l’idée de progrès ? Comment aborder la question du privé et du public dans une optique républicaine ?
Quels sont les apports et les pièges de la communication électronique dans la création d’un lien entre citoyens qui ne soit pas communautaire ? Comment donner aujourd’hui le sentiment d’une appartenance collective ? Le monde est de plus en plus gouverné par les entreprises et leurs réseaux.
Que peut signifier aujourd’hui « faire de la politique » ?
Intervenants : Marcel Gauchet (Historien & Sociologue), Julien Landfried (Secrétaire national du MRC). Animateur : Marie-Françoise Bechtel
Dimanche 6 septembre / matin
Actualité de la réponse républicaine, désuétude du modèle social-démocrate, mort du modèle social libéral
Débat général en présence de Jean-François Kahn, Arnaud Montebourg, Paul Quilès et Jean-Pierre Chevènement.
pays de merde le 13/08/2009 à 00:08:45
Quel pays de merde ces Etats Unis.Voyez les républicains qui confondent leur pays présidé par OBAMA et l'URSS parce qu'Obama veut instaurer la sécurité sociale.
serge le 09/08/2009 à 16:20:27
Comme il y a toujours eu plusieurs gauches, il y a toujours eu plusieurs droites: dès la Révolution de 1789 on pouvait distinguer les partisans purs et durs de l'ancien régime et ceux qui avaient compris que la monarchie ne serait sauvée qu'en s'adaptant à une société qui évoluait...
Aujourd'hui, nous avons encore une droite conservatrice tournée vers le passé et une droite moderne qui a compris que le libéralisme économique était voué à l'échec sauf à prendre en compte les problèmes sociaux. Et le rapport des forces à l'intérieur de la droite à nettement évolué en faveur des "modernistes" et favorisé un double objectif: assurer la pérénité du système et lui donner une sorte de légitimité grace à l'ouverture dont on aurait tort de croire qu'elle n'a qu'un fondement tactique.
Quant à la gauche, elle a aussi évolué... heureusement!
Et il existe une gauche "ringarde" tournée vers le passé et une gauche moderne, sociale démocrate, qui a compris qu'il n'y avait d'autre alternative que le système capitaliste fortement régulé par la puissance publique, sans oublier la gauche de la gauche fidèle à son rôle de "poil à gratter".
A t-on-oublié qu'il y a moins de 30 ans le mot d'ordre de TOUTE la gauche était "la rupture avec le capitalisme" énoncé avec plus ou moins d'arrières pensées selon la faction à laquelle on appartenait. C'était en 1981 et 2 ans plus tard les compteurs étaient remis à l'heure! Qui aujourd'hui, à part la gauche radicale qui n'a pas pour objectif l'exercice du pouvoir, pourrait reprendre un tel programme ?
Gauche et droite ont donc évolué et tentent de trouver des solutions au défi de la mondialisation.
Mais l'une des différences fondamentales entre la gauche et la droite est que cette dernière revendique haut et fort son évolution alors que la gauche de gouvernement est championne de l'ambiguité, comme si elle avait honte de ce qu'elle est. Ainsi est-elle devenue ILLISIBLE et si le PS veut perdurer dans sa forme actuelle, alors oui, il est mort... ou mourra sous peu comme la défunte SFIO. C'est peut-être le prix à payer pour un nouveau départ.
OUI il y a une crise de leadership au PS, mais pas seulement. La gauche de gouvernement doit se rebâtir une identité et la question de savoir si le mot socialiste est toujours pertinent n'est pas idiote.
Sans un projet CLAIR et chargé de rêve et sans un leader pour le porter, point de salut.
Ecrit par : René RICHARD
Antifadas le 09/08/2009 à 16:00:04
Depuis plusieurs semaines, étape par étape, le régime de Sarkozy déploie un plan global pour contrôler internet, le seul média qui ne soit pas encore à sa botte.
Il y a d'abord eu la loi HADOPI qui établit une surveillance des internautes par les fournisseurs d'accès et l'installation de mouchards électroniques sur l'ordinateur de l'internaute, le tout sous couvert de défense des droits d'auteurs.
Mais Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l'assemblée nationale, l'a annoncé sans détours sur RTL dans "le grand jury" le 14 juin: "Hadopi n'est que le point de départ. Car il y aura un sujet plus large qui est la régulation sur Internet".
De nombreux députés UMP sont ouvertement favorables à un filtrage d'internet, où seuls les sites autorisés seraient accessibles depuis la France. Autrement dit, un web à la chinoise.
Au départ, le filtrage sera limité à des sites dont la censure sera massivement approuvée par l'opinion. Par exemple les sites pédophiles. Mais une fois le principe de filtrage institué, il suffira d'en étendre progressivement les critères à tout ce qui est politiquement incorrect, et finalement à toute forme de contestation.
Le ministère de l'intérieur, récemment confié à Brice Hortefeux, est en train d'élaborer une nouvelle loi appelée "LOPSI 2" (Loi d'Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure), qui fait suite à la loi "LOPSI 1" que Sarkozy avait fait adopter en 2002 lorsqu'il était ministre de l'Intérieur.
LOPSI 2 va obliger les fournisseurs d'accès à bloquer l'accès à des sites déterminés par l'administration, et dont la liste restera confidentielle. Sous prétexte de ne pas faire de publicité pour les sites interdits, le système sera donc complètement opaque.
Par ailleurs, le gouvernement a lancé un appel d'offre auprès de d'entreprises spécialisées pour établir une "veille de l’opinion". Le but est de "repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau, décrypter les sources des débats et leurs modes de propagation. (...) La veille sur Internet portera sur les sources stratégiques en ligne: sites « commentateurs » de l’actualité, revendicatifs, informatifs, participatifs, politiques, etc. Elle portera ainsi sur les médias en ligne, les sites de syndicats, de partis politiques, les portails thématiques ou régionaux, les sites militants d’associations, de mouvements revendicatifs ou alternatifs, de leaders d’opinion."
Enfin, le régime de Sarkozy mène une double offensive pour museler DailyMotion où des vidéos hostiles à Sarkozy font régulièrement le buzz.
D'une part, il s'agit de développer entre le pouvoir et internet une "relation symbiotique" comparable à celle qui unit le pouvoir à la presse et à la TV. En 2007, le responsable des contenus de DailyMotion, Séverin Naudet, avait ainsi rejoint le cabinet de François Fillon à Matignon. Et il a été remplacé chez Dailymotion par Martin Rogard, un ancien collaborateur de Renaud Donnedieu de Vabres au ministère de la Culture.
D'autre part, le gouvernement tente d'intimider les internautes en faisant des exemples. C'est ainsi que le 11 juin, une mère de famille landaise de 49 ans s'est retrouvée convoquée au commissariat pour avoir écrit "hou la menteuse" dans un commentaire sur DailyMotion à la suite d'une vidéo de la ministre Nadine Morano. Celle-ci avait porté plainte contre X pour injure envers un membre d’un ministère. Les juges ont ensuite obtenu de DailyMotion l'adresse IP des internautes qui avaient commenté la vidéo d'une façon jugée injurieuse. (voir les détails de l'info sur le site du Parisien)
Si les contre-pouvoirs ne se réveillent pas, la France aura bientôt un internet filtré et fliqué similaire à celui de "démocraties" comme la Chine, la Birmanie, l'Iran et la Corée du Nord.
"LOPSI 2", Loi d'Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure, fait suite à "LOPSI 1" que Sarkozy avait fait adopter en 2002 lorsqu'il était ministre de l'Intérieur. (LOPSI 1 avait créé une série de nouveaux délits et de nouvelles sanctions concernant la prostitution, la mendicité, les gens du voyage, les squatteurs, les rassemblements dans les halls d'immeubles, le hooliganisme, en donnant des nouveaux pouvoirs à la police avec des nouveaux fichiers et un allongement des durées de garde à vue.
LOPSI 2 va créer un nouveau fichier baptisé PERICLES qui s'ajoute aux fichiers policiers STIC (Système de Traitement des Infractions Constatées, 28 million de personnes fichées), EDVIGE (Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information Générale) et CRISTINA (Centralisation du Renseignement Intérieur pour la Sécurité du Territoire et les Intérêts Nationaux).
PERICLES sera un outil d'extraction et de centralisation des données personnelles, avec la possibilité de croiser les informations laissées par les internautes sur les réseaux sociaux comme Facebook ou MySpace, les pages personnelles ou les blogs. Les services de police pourront alors établir le profil de n'importe quel citoyen en quelques clics.
Une autre disposition de LOPSI 2 est l'autorisation donnée aux policiers de placer des logiciels espions (spywares ou chevaux de Troie) sur les ordinateurs personnels afin de recueillir et mémoriser des données sur leur propriétaire. Autrement dit, les policiers pourront utiliser les méthodes des hackers en entrant par effraction et à votre insu dans votre ordinateur.
Péricles exploitera aussi les données fournies par les opérateurs de téléphone, les distributeurs de billets ou les GPS des voitures.
Enfin, LOPSI 2 va instaurer un filtrage d'internet et obliger les fournisseurs d'accès à bloquer l'accès à des sites déterminés par l'administration, et dont la liste restera confidentielle. Sous prétexte de ne pas faire de publicité pour les sites interdits, le système sera donc complètement opaque.
http www.lantifadas.midiblogs.com
Lumière le 09/08/2009 à 15:55:41
Peut-être faut-il faire une nouvelle Révolution?...Et cette fois une sépartion de l'Etatet de l'Eglis!e. Fiat lux
Commentaires
Toulouse MRC le 25/08/2009 à 18:51:26Université d'été du MRC à Toulouse les 5 et 6 septembre 2009
La République repose sur la souveraineté populaire et par conséquent sur le citoyen formé à penser par lui-même et sur une conception de l’intérêt général, résultat du débat public dans un espace laïc où chacun doit se déterminer en fonction de la raison naturelle et d’abord sur ce qu’est l’intérêt du pays.
Il est proposé d’approfondir en quoi elle est le projet qui permet de faire face à la triple crise que nous traversons : crise économique, crise sociale, crise des valeurs.
Accueil et ouverture de l’Université d’été :
Thierry Cotelle, Pierre Cohen (Maire de Toulouse), Patrick Quinqueton et Jean-Luc Laurent.
Samedi 5 septembre / matin
Crise économique : quelles réponses en profondeur ?
La régulation financière internationale, la protection légitime des intérêts des classes populaires et la lutte contre le «dumping social », le maintien et le renouvellement du tissu productif, la reconstruction d’un modèle de développement qui ne se résume pas aux intérêts des financiers, imposent de poser sur ces différents registres la question de l’intérêt général.
Quelles sont les propositions républicaines pertinentes susceptibles de créer les conditions d’une sortie de crise positive en termes d’appel à l’intelligence (innovation/industrie), de protection raisonnable des intérêts des pays anciennement industrialisés (clauses dans les échanges), de charte de l’entreprise et le cas échéant d’appropriation publique (nationalisations de fait ou de droit) et d’utilisation rationnelle des ressources rares (biens communs de l’humanité) ?
Comment décliner l’intérêt général aux niveaux national, européen et mondial ? Quel modèle de développement élaborer à l’échelle mondiale ? L’Europe peut-elle ne pas être écrasée entre les Etats-Unis et la Chine ? Quelle place pour l’Afrique ?
Intervenants : Jacques Sapir (économiste), Yves le Hénaff (secrétaire national du MRC), Georges Sarre (Maire adjoint de Paris). Animateur : Pierre Dubreuil
Samedi 5 septembre / après-midi
Crise sociale, crise de la justice sociale
La crise sociale est là. Elle est d’abord le produit de la crise économique, même si elle ne s’y réduit pas. Elle est le résultat du dumping social lié au libre échangisme. Les inégalités s’accroissent.
La vague néolibérale, puis la crise, ont déséquilibré la part respective des salaires et de la rente dans la valeur ajoutée. Peut-on limiter les rémunérations les plus élevées ? L’idée d’une politique des revenus a-t-elle encore un sens ? La promotion des services publics n’est pas la défense de l’existant, mais de la place qui leur est assignée dans la vie sociale.
Comment redonner un sens et une réalité au progrès et à la justice sociale, qui ne se limitent pas à la lutte contre les discriminations tant proclamée ? Quelle dynamique sociale appuyer, face au communautarisme et à l’assistanat érigé en système ? Comment lier protection économique et protection sociale ?
Intervenants : Liem Hoang-Ngoc (député européen, économiste), un syndicaliste d'Airbus Industrie, Christian Hutin (député, MRC). Animateur : Etienne Butzbach, maire de Belfort
Samedi 5 septembre / Après-midi
Face à la crise des valeurs, une réponse républicaine
L’adjectif « citoyen » est aujourd’hui employé à tort et à travers, mais le nom commun de « citoyens » suppose que les membres de la communauté nationale aient prise sur leur avenir collectif. Cela suppose aussi le débat en raison, et non le consensus. Comment être davantage non pas « citoyens », mais « des citoyens » ? Que signifie aujourd’hui l’idée de progrès ? Comment aborder la question du privé et du public dans une optique républicaine ?
Quels sont les apports et les pièges de la communication électronique dans la création d’un lien entre citoyens qui ne soit pas communautaire ? Comment donner aujourd’hui le sentiment d’une appartenance collective ? Le monde est de plus en plus gouverné par les entreprises et leurs réseaux.
Que peut signifier aujourd’hui « faire de la politique » ?
Intervenants : Marcel Gauchet (Historien & Sociologue), Julien Landfried (Secrétaire national du MRC). Animateur : Marie-Françoise Bechtel
Dimanche 6 septembre / matin
Actualité de la réponse républicaine, désuétude du modèle social-démocrate, mort du modèle social libéral
Débat général en présence de Jean-François Kahn, Arnaud Montebourg, Paul Quilès et Jean-Pierre Chevènement.
pays de merde le 13/08/2009 à 00:08:45
Quel pays de merde ces Etats Unis.Voyez les républicains qui confondent leur pays présidé par OBAMA et l'URSS parce qu'Obama veut instaurer la sécurité sociale.
serge le 09/08/2009 à 16:20:27
Comme il y a toujours eu plusieurs gauches, il y a toujours eu plusieurs droites: dès la Révolution de 1789 on pouvait distinguer les partisans purs et durs de l'ancien régime et ceux qui avaient compris que la monarchie ne serait sauvée qu'en s'adaptant à une société qui évoluait...
Aujourd'hui, nous avons encore une droite conservatrice tournée vers le passé et une droite moderne qui a compris que le libéralisme économique était voué à l'échec sauf à prendre en compte les problèmes sociaux. Et le rapport des forces à l'intérieur de la droite à nettement évolué en faveur des "modernistes" et favorisé un double objectif: assurer la pérénité du système et lui donner une sorte de légitimité grace à l'ouverture dont on aurait tort de croire qu'elle n'a qu'un fondement tactique.
Quant à la gauche, elle a aussi évolué... heureusement!
Et il existe une gauche "ringarde" tournée vers le passé et une gauche moderne, sociale démocrate, qui a compris qu'il n'y avait d'autre alternative que le système capitaliste fortement régulé par la puissance publique, sans oublier la gauche de la gauche fidèle à son rôle de "poil à gratter".
A t-on-oublié qu'il y a moins de 30 ans le mot d'ordre de TOUTE la gauche était "la rupture avec le capitalisme" énoncé avec plus ou moins d'arrières pensées selon la faction à laquelle on appartenait. C'était en 1981 et 2 ans plus tard les compteurs étaient remis à l'heure! Qui aujourd'hui, à part la gauche radicale qui n'a pas pour objectif l'exercice du pouvoir, pourrait reprendre un tel programme ?
Gauche et droite ont donc évolué et tentent de trouver des solutions au défi de la mondialisation.
Mais l'une des différences fondamentales entre la gauche et la droite est que cette dernière revendique haut et fort son évolution alors que la gauche de gouvernement est championne de l'ambiguité, comme si elle avait honte de ce qu'elle est. Ainsi est-elle devenue ILLISIBLE et si le PS veut perdurer dans sa forme actuelle, alors oui, il est mort... ou mourra sous peu comme la défunte SFIO. C'est peut-être le prix à payer pour un nouveau départ.
OUI il y a une crise de leadership au PS, mais pas seulement. La gauche de gouvernement doit se rebâtir une identité et la question de savoir si le mot socialiste est toujours pertinent n'est pas idiote.
Sans un projet CLAIR et chargé de rêve et sans un leader pour le porter, point de salut.
Ecrit par : René RICHARD
Antifadas le 09/08/2009 à 16:00:04
Depuis plusieurs semaines, étape par étape, le régime de Sarkozy déploie un plan global pour contrôler internet, le seul média qui ne soit pas encore à sa botte.
Il y a d'abord eu la loi HADOPI qui établit une surveillance des internautes par les fournisseurs d'accès et l'installation de mouchards électroniques sur l'ordinateur de l'internaute, le tout sous couvert de défense des droits d'auteurs.
Mais Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l'assemblée nationale, l'a annoncé sans détours sur RTL dans "le grand jury" le 14 juin: "Hadopi n'est que le point de départ. Car il y aura un sujet plus large qui est la régulation sur Internet".
De nombreux députés UMP sont ouvertement favorables à un filtrage d'internet, où seuls les sites autorisés seraient accessibles depuis la France. Autrement dit, un web à la chinoise.
Au départ, le filtrage sera limité à des sites dont la censure sera massivement approuvée par l'opinion. Par exemple les sites pédophiles. Mais une fois le principe de filtrage institué, il suffira d'en étendre progressivement les critères à tout ce qui est politiquement incorrect, et finalement à toute forme de contestation.
Le ministère de l'intérieur, récemment confié à Brice Hortefeux, est en train d'élaborer une nouvelle loi appelée "LOPSI 2" (Loi d'Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure), qui fait suite à la loi "LOPSI 1" que Sarkozy avait fait adopter en 2002 lorsqu'il était ministre de l'Intérieur.
LOPSI 2 va obliger les fournisseurs d'accès à bloquer l'accès à des sites déterminés par l'administration, et dont la liste restera confidentielle. Sous prétexte de ne pas faire de publicité pour les sites interdits, le système sera donc complètement opaque.
Par ailleurs, le gouvernement a lancé un appel d'offre auprès de d'entreprises spécialisées pour établir une "veille de l’opinion". Le but est de "repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau, décrypter les sources des débats et leurs modes de propagation. (...) La veille sur Internet portera sur les sources stratégiques en ligne: sites « commentateurs » de l’actualité, revendicatifs, informatifs, participatifs, politiques, etc. Elle portera ainsi sur les médias en ligne, les sites de syndicats, de partis politiques, les portails thématiques ou régionaux, les sites militants d’associations, de mouvements revendicatifs ou alternatifs, de leaders d’opinion."
Enfin, le régime de Sarkozy mène une double offensive pour museler DailyMotion où des vidéos hostiles à Sarkozy font régulièrement le buzz.
D'une part, il s'agit de développer entre le pouvoir et internet une "relation symbiotique" comparable à celle qui unit le pouvoir à la presse et à la TV. En 2007, le responsable des contenus de DailyMotion, Séverin Naudet, avait ainsi rejoint le cabinet de François Fillon à Matignon. Et il a été remplacé chez Dailymotion par Martin Rogard, un ancien collaborateur de Renaud Donnedieu de Vabres au ministère de la Culture.
D'autre part, le gouvernement tente d'intimider les internautes en faisant des exemples. C'est ainsi que le 11 juin, une mère de famille landaise de 49 ans s'est retrouvée convoquée au commissariat pour avoir écrit "hou la menteuse" dans un commentaire sur DailyMotion à la suite d'une vidéo de la ministre Nadine Morano. Celle-ci avait porté plainte contre X pour injure envers un membre d’un ministère. Les juges ont ensuite obtenu de DailyMotion l'adresse IP des internautes qui avaient commenté la vidéo d'une façon jugée injurieuse. (voir les détails de l'info sur le site du Parisien)
Si les contre-pouvoirs ne se réveillent pas, la France aura bientôt un internet filtré et fliqué similaire à celui de "démocraties" comme la Chine, la Birmanie, l'Iran et la Corée du Nord.
"LOPSI 2", Loi d'Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure, fait suite à "LOPSI 1" que Sarkozy avait fait adopter en 2002 lorsqu'il était ministre de l'Intérieur. (LOPSI 1 avait créé une série de nouveaux délits et de nouvelles sanctions concernant la prostitution, la mendicité, les gens du voyage, les squatteurs, les rassemblements dans les halls d'immeubles, le hooliganisme, en donnant des nouveaux pouvoirs à la police avec des nouveaux fichiers et un allongement des durées de garde à vue.
LOPSI 2 va créer un nouveau fichier baptisé PERICLES qui s'ajoute aux fichiers policiers STIC (Système de Traitement des Infractions Constatées, 28 million de personnes fichées), EDVIGE (Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information Générale) et CRISTINA (Centralisation du Renseignement Intérieur pour la Sécurité du Territoire et les Intérêts Nationaux).
PERICLES sera un outil d'extraction et de centralisation des données personnelles, avec la possibilité de croiser les informations laissées par les internautes sur les réseaux sociaux comme Facebook ou MySpace, les pages personnelles ou les blogs. Les services de police pourront alors établir le profil de n'importe quel citoyen en quelques clics.
Une autre disposition de LOPSI 2 est l'autorisation donnée aux policiers de placer des logiciels espions (spywares ou chevaux de Troie) sur les ordinateurs personnels afin de recueillir et mémoriser des données sur leur propriétaire. Autrement dit, les policiers pourront utiliser les méthodes des hackers en entrant par effraction et à votre insu dans votre ordinateur.
Péricles exploitera aussi les données fournies par les opérateurs de téléphone, les distributeurs de billets ou les GPS des voitures.
Enfin, LOPSI 2 va instaurer un filtrage d'internet et obliger les fournisseurs d'accès à bloquer l'accès à des sites déterminés par l'administration, et dont la liste restera confidentielle. Sous prétexte de ne pas faire de publicité pour les sites interdits, le système sera donc complètement opaque.
http www.lantifadas.midiblogs.com
Lumière le 09/08/2009 à 15:55:41
Peut-être faut-il faire une nouvelle Révolution?...Et cette fois une sépartion de l'Etatet de l'Eglis!e. Fiat lux