642-Pétaudière / suivie de La stratégie DELANOE 14 posts

Je rêve ou ça fait bien 24heures qu'aucun socialiste ne s'est porté candidat au poste de premier secrétaire du PS?

Philippe Sage


Ben alors que se passe-t-il ?

Vous dormez les socialistes ou quoi ?

Oh les mecs, youhouuuuu !

Y'a quelqu'un ?

Les Z'Amours

Non parce que nous nous étions habitué à ce que chaque jour que Dieu fait - Au fait, pensez-vous que Dieu soit libéral ET socialiste ? - un socialiste exprime son désir d'être en novembre prochain le chef de vous autres !

Et nous, comme Jacques Brel, entonnions quotidiennement et guillerets :

"Au suivant !"

Ben où c'qu'il est et surtout que fait-il le suivant ?

Parce que, mine de rien, il s'est déjà écoulé vingt et quatre bonnes heures depuis que Jack Lang ait menacé de se présenter lui aussi !

Ah si, c'est une menace, mon ami !

Attends, un type qui te dit :

"Je n'écarte rien !" Si c'est pas une menace, je ne sais pas ce que c'est !

Entre parenthèse, une femme ne pourrait pas le dire ça.

Impossible.

Ce serait disconvenant.

T'imagines une femme déclarant :

"Je n'écarte rien !"

Quoi qu'il en soit le délai de vingt et quatre heures est passé, camarades, ce qui veut dire que la voie est libre pour le suivant !

Après Julien, Claude, Marylise, Benoît, Pierre, Ségolène, Bertrand, Jack, Martine (si, elle l'a laissé entendre, et puis quand on habite Lille, grande est la tentation ..) QUI est le suivant ?

Tu voudrais pas changer ton agenda, Manuel ?

Avoir un peu d'ambition, Arnaud ?

Mettre deux balles dans ta carabine Landaise, Henri ?

A moins que ...

Je sais ça va te paraître énorme, mais avec les socialistes il faut s'attendre à tout ...

A moins que François crée la surprise et lessive tout le monde à Reims !

Sinon, la rénovation, c'est encore au programme ou ... ?

Non parce que si la rénovation c'est de nous dire :

"Je suis libéral ET socialiste

Vous êtes bien gentils mais nous le savons depuis ... 1983.

Quand Mitterrand a viré Mauroy.

Pour placer Fabius.

Qui aujourd'hui se dit plus socialiste que jamais.

Mais il n'est jamais trop tard pour bien faire.

Et d'ailleurs, je te fiche mon billet que c'est lui, Fabius qui ne sera pas Premier Secrétaire du PS en novembre prochain.

Elle est bien bonne, tu réponds !

Comme si on ne le savait pas, bouffon radiophonique !

Mais attends, j'avais pas fini ...

Fabius ne sera pas Premier Secrétaire du PS en novembre 2008, en revanche, il sera le candidat du PS pour la 2012.

Et au second tour, il sera opposé à ... Juppé.


Lainlain 2012 Lolo 2012


La revanche des mal-aimés.

la fin de la pipolitique.

Le retour aux fondamentaux.

La bataille tant attendue entre les deux meilleurs d'entre les vôtres.

Ca te la coupe, hein ?

Mais tu verras, au train où ça va, pitoyable train, c'est comme ça qu'elle se dansera la 2012 !

http://filoo1962.spaces.live.com/


Sarkozy et les pêcheurs (dessin de Chimulus)

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La stratégie Delanoë


L'offensive a été menée en plusieurs temps, orchestrée par un Delanoë qui, dans sa vie, a jonglé entre des années d'apparatchiks et des années de communicant, ami de Lagardère et fidèle de Jospin, en somme !

Merci Joffrin

Tout commence par la couverture du Point du 15 mai autour d'un sondage réalisé par IPSOS, institut qui a travaillé avec Ségolène Royal pendant la présidentielle et qui tend à montrer que les Français, en général, et les socialistes, en particulier, penchent vers l'élu de la capitale : d'après l'étude, 59 % des Français et 52 % des sympathisants socialistes préfèrent que Bertrand Delanoë succède à François Hollande à la tête du PS (contre respectivement 28 % et 40 % pour Ségolène Royal).


La semaine suivante, une du Nouvel Observateur et bonnes feuilles de De l'audace, livre d'entretiens avec Laurent Joffrin. En une, une petite phrase lancée comme un pavé dans la mare par Delanoë pour tester l'opinion : « je suis libéral et socialiste ». Et la mayonnaise monte, le débat tourne alors autour de cette sortie médiatique, obligeant tous ses rivaux au PS à se positionner par rapport à lui. « Ordre juste », « encadrement militaire des mineurs délinquants », « suppression de la carte scolaire », critique des 35 heures… cette tactique avait été payante pour Ségolène Royal, lui permettant d'être désignée haut la main. « Bertrand réussit un joli coup, il pique la modernité à Ségolène et l'oblige à devenir ringarde. Elle est tombée dans le panneau immédiatement », reconnaît un dirigeant socialiste pourtant pas delanoïste.


Et comme ces sorties sont dans l'air du temps médiatique, l'opération réussit ! La presse, Libé, l'Obs, et le Monde notamment, qui ne cessent de demander au PS de se réformer, d'assumer sa social-démocratie comme s'il était aux mains de dangereux gauchistes, donne de l'ampleur à cette querelle. Une telle opération suppose un plan média bien huilé, « Bertrand joue des complicités médiatiques qui avaient bénéficiées à Ségolène », avoue un député socialiste. Au centre de cette opération : Laurent Joffrin, directeur de la rédaction de Libération et intervieweur de Delanoë dans un livre…. édité par sa femme, Sylvie Delassus, éditrice chez Robert Laffont ! Mais ce plan média a connu quelques ratés. Avant la parution du Nouvel Observateur, Le Figaro et France Inter notamment dévoilent la querelle libérale. Bévue du service de presse de la maison d'édition, qui avait envoyé le livre dans les rédactions non par coursier mais par simple courrier, pariant, en vain, sur la lenteur de la poste !


Libé, qui normalement ne parle pas des ouvrages de ses collaborateurs, évoque à plusieurs reprises le livre, titrant lundi sur « le tournant libéral » du PS. Un ton critique qui a surpris des proches du maire de Paris « Comment peuvent-ils s'offusquer de ce tournant alors qu'être libéral et de gauche, c'est ce que fait Libé depuis vingt ans ? », raille un élu delanoïste. Ami de Lagardère et admirateur de Veltroni, rival de Berlusconi qui a fait campagne en Italie sur le thème : « je suis réformiste, je ne suis pas de gauche ». Delanoë est effectivement libéral.

Piquer le courant DSK

Mais derrière cette opération médiatico-idéologique, pointe aussi, voire surtout, un coup tactique de celui qui a commencé sa carrière d'apparatchik socialiste si jeune (il était porte-parole du PS puis secrétaire national aux fédérations à 35 ans ) . Ce coup vise à piquer le courant Strauss-Kahn, et à ramener à lui les anciens rocardiens. Michel Destot, maire de Grenoble, le maire de Rennes, Daniel Delaveau l'ancien ministre Alain Richard, l'« intellectuel », Alain Bergougnioux…, les proches de Delanoë égrènent avec un plaisir évident la liste de leurs « prises ». Harlem Désir, quasi porte-parole de l'édile parisien dans cette opération, se réjouit de cette « première dynamique qu'on veut élargir. On veut lancer le congrès sur des idées. Les mots d'ordre sont la clarification et le rassemblement sur une orientation claire, sauf que je ne sais pas comment on va rassembler des courants qui pensent différemment sur l'Europe ou sur l'économie ». En ligne de mire aussi, l'assèchement des « reconstructeurs », cette alliance des amis de DSK, Fabius, Montebourg, Aubry, Hamon qui veulent faire un bout de chemin ensemble sans être d'accord sur tout.


Delanoë fait bien un calcul d'appareil pour être majoritaire au congrès et virer en tête devant Hollande, Royal et les reconstructeurs. Dans ce qui n'est pour l'instant qu'une hypothèse, il s'agira alors de refermer la parenthèse Hollande - Royal, et revenir aux belles années jospiniennes !


Retour en Jospinie

« La méthode ce n'est pas la politique du 20 heures, il ne suffit pas d'aller à la télé et de proclamer "la carte scolaire c'est fini" », avoue un député delanoïste qui poursuit, alignant cette fois-ci François Hollande : « il faut faire des choix, clarifier et en finir avec les congrès de synthèse qui aboutissent ensuite aux pires divisions ». Etats généraux, conventions thématiques sur les retraites, la flexisécurité, compétition internationale, les moyens de retrouver de la compétitivité et de la croissance, les amis de Delanoë veulent revenir à ce qu'avait fait Lionel Jospin à la tête du PS de 1995 à 1997. Quand on écoute les proches du maire de Paris, on se dit que le libéralisme n'est pas le dernier « tabou » qu'ils veulent faire tomber. « Oui, on a eu un discours conservateur, reconnaît un député. On veut un parti qui n'a pas honte de son pragmatisme. C'est ce qu'on fait localement, mais nationalement, on était tétanisé, et on n'a pas travaillé. On disait qu'on était contre la réforme des retraites, mais on était incapable de dire qu'il fallait supprimer les régimes spéciaux, qu'il fallait réformer le travail parce que les gens ne gardent plus le même boulot toute leur vie ».


Le pari de Delanoë va-t-il réussir ? « Il prend un énorme risque, il pense que le parti s'est tellement droitisé qu'il va basculer, mon sentiment est inverse », prédit Julien Dray, porte-parole du PS et candidat au poste de premier secrétaire. « Je ne sais pas si on sera majo, mais je sais que l'on dit ce que pense la majorité des dirigeants », lui répond un député proche du maire de Paris. En clair, les socialistes vont-ils tenir publiquement le discours qu'ils tiennent si souvent « off » the record ? Réponse en novembre au congrès de Reims.

Bakchich.info


Article ajouté le 2008-05-29 , consulté 222 fois

Commentaires


Eric Dupin le 16/06/2008 à 19:39:40
une critique du capitalisme contemporain est indispensable après la reconnaissance du marché.

... "L'affrontement précipité Delanoë-Royal débute ainsi par un faux débat assez caricatural. C'est d'autant plus dommage que le rapport au libéralisme de la gauche est un vrai sujet de discussion. Dans un livre écrit en 2002 ("Sortir la gauche du coma"), j'avais défendu l'idée qu'elle devait cesser de se définir bêtement comme antilibérale et oser réinventer une critique du capitalisme contemporain compatible avec une reconnaissance pleine et entière de l'économie de marché. Une ambition encore plus urgente aujourd'hui que ce système est aux prises avec de sérieuses difficultés. Dans sa dernière chronique, le journaliste économique de tempérament libéral Eric Le Boucher pointe excellemment les limites d'un socialisme naïvement "moral" et invite ces "cossards" de socialistes au travail. Il serait fort aventureux de s'en remettre, pour ce faire, au couple Delanoë-Royal."
Les murmures d'Eric Dupin
Henri le 16/06/2008 à 19:06:24
Emmanuelli«Tout le monde est d’accord sur la déclaration de principes parce qu’il ne s’agit que de généralités ! Ça veut dire quoi, "réformiste", "social-démocrate", tous ces mots dont tout le monde se gargarise ? C’est grotesque.»
Rocardien le 12/06/2008 à 18:19:06
Michel Rocard ex-Premier ministre socialiste qu'il va "va soutenir Bertrand Delanoë, par urgence.Il aurait mieux valu qu'il ne parte pas si tôt pour assurer son avenir mais il a eu peur que la politique-spectacle permette une victoire de Ségolène Royal. Cette peur était fondée".
L'ancien Premier ministre affirme que la pression médiatique ne laisse pas d'espaceaux "Reconstructeurs". "Ce sera un congrès de vedettes", se lamente-t-il.
tout en déplorant que les socialistes se préparent à «se déterminer sur des personnes contre l'intérêt profond du parti».Il juge que Royal n'est «pas de taille»
MRC le 11/06/2008 à 18:28:24
Le MRC en congrès
C’est au Kremlin-Bicêtre, ville dirigée par Jean-Luc Laurent, un fidèle de Jean-Pierre Chevènement, que le MRC se réunira en congrès les 21 et 22 juin. Celui-ci, placé en retrait de la vie politique depuis son départ de la mairie de Belfort en juin 2007, va revenir sur le devant de la scène à l’occasion de ce rendez-vous puisqu’il troquera son titre de président d’honneur contre celui de président… tout court. Pourquoi ce retour aux affaires ? L’ancien ministre a l’intention d’œuvrer en faveur de la création d’un grand parti de la gauche, qui devra avoir pour objectif premier la conquête de l’Élysée en 2012.

P-M V. le 04/06/2008 à 22:10:19
JSN, "jamais sans nous"… ou plutôt mourir ! Voici, en trois lettres, le programme commun qui a permis l’impossible réconciliation des fabiusiens, strausskahniens, emmanuellistes et autres esseulés derrière la possible candidature de Martine Aubry à la tête du PS. Avec pour programme le slogan "une autre femme est possible", la maire de Lille affiche clairement la couleur. Le reste du programme semblant impossible à écrire, tant les différentes parties de cet improbable attelage n’ont toujours eu de cesse de se déchirer et se sont toujours montrées incapables d’adopter la moindre démarche commune. Pitoyable mais redoutable calcul fait par ceux qui savent que débarrassée de la plupart des nouveaux adhérents, la sociologie du vote des militants du PS penche aujourd’hui plus du côté de la gauche plurielle si ce n’est pas du côté des années du Programme commun. Martine Aubry, fille du mitterrandisme et égérie de l’ère Jospin, pourrait parfaitement répondre aux attentes de ces militants nostalgiques
St Médard le 03/06/2008 à 18:24:28
Pierre Moscovici, candidat à la direction du PS, estime que son parti devrait discuter de "thèmes de gauche" ou "économiques et sociaux" avec le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, sans pour autant envisager une alliance.
Gros Futé le 03/06/2008 à 09:13:44
Aucun des 3 courants n'aura la majorité au congrès.Celui de DSK a éclaté en 3.Ce qui est plus probable c'est un regroupement "La SAINThèse" des 3 courants Delanoé-Royal-AUBRY dans la même soupe hollandaise.
Royal a beaucoup perdu ses soutiens mais moins dans le Lot où Miquel la soutient.Malvy et Launay sont derrière les Reconstructeurs mais ils ont moins de possibilités d'embauches.
ordre juste le 03/06/2008 à 09:02:40
Georges Frêche,soutien de Ségolène Royal candidat au Sénat dans l'Hérault contre le sortant PS
un ami d'Alain le 02/06/2008 à 18:02:15
On l’avait quitté premier reclassé – au Conseil d’Etat – de l’équipe Jospin, au lendemain de la défaite de 2002. Exfiltré en deux temps trois mouvements, avant que les vainqueurs chiraquiens, qui voulaient lui faire la peau, aient eu le temps de dire ouf. Six ans après, Alain Christnacht, ancien conseiller spécial du Premier ministre Lionel Jospin – mais pas conseiller pour les affaires spéciales comme il le précise toujours – est de retour !

L’homme des affaires corses et des dossiers sensibles sous la cohabitation vient de reprendre du service. Cet ancien préfet, artisan des accords de Matignon scellant la paix en Nouvelle-Calédonie sous Michel Rocard, parraine maintenant en sous main le « think tank » Terra Nova, la nouvelle machine de guerre idéologique des sociaux-démocrates contre le régime actuel. Bref après avoir été l’ennemi intime de la Chiraquie, Christnacht, maintenant étiqueté dsko-delanoïste, va se faire de nouveaux adversaires avec les sarkozystes.
...Aujourd’hui, maître des requêtes au Conseil d’Etat mais également conseiller – à mi-temps – de Bertrand Delanoë à la Mairie de Paris, Christnacht repart sur le sentier de la guerre. Membre fondateur de Terra Nova, ce cercle de réflexion qui s’apprête à pilonner Sarko Ier, l’ancien préfet s’ingénue à glisser quelques peaux de banane sous les patins du nouveau régime. Terra Nova a ainsi rédigé une note destinée à saper le plan d’ouverture du secteur des jeux à la concurrence, un projet initié sous pression de la Commission européenne et repris par le Sarkozy, grand ami des casinotiers qu’est Sarko. L’un des arguments de Terra Nova ? Le dossier est truqué car le commissaire européen chargé du dossier est lui-même un ancien bookmaker et le président français « cadeauté » par Dominique Desseigne, le patron du Fouquet’s et du groupe de casino Barrière… Pas très fair-play comme raisonnement. Mais toujours efficace.Bakchich;info
Nouveau le 01/06/2008 à 20:52:09
Martine AUBRY candidate à la tête du PS,c'est ce qu'il y a de plus nouveau depuis 10 ans,elle rassemble les reconstructeurs,amis de DSK,Fabius,Montebourg.
Ce "pôle des reconstructeurs", selon l'appellation qu'il s'est donné, veut sortir de l'alternative "Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë", persuadé qu'il déboucherait sur un remake du fratricide congrès de Rennes (1990) entre Lionel Jospin et Laurent Fabius.

"Nous allons échanger, débattre. Si nous continuons comme on l'a fait aujourd'hui, ce congrès (en novembre, à Reims), nous le gagnerons" car "les Français attendent de nous une autre perspective", a déclaré Martine Aubry, l'ex-numéro deux du gouvernement Jospin en concluant les travaux, très suivis - 1.200 militants sont passés. A l'applaudimètre, elle l'a nettement emporté.

Pour Jean-Paul Huchon, président (strauss-kahnien) de la région Ile-de-France, cette rencontre a été "une vraie réussite". "C'est très encourageant", a-t-il dit, en dépit des réticences de Pierre Moscovici.

"La question du leadership est essentielle. Mais nous n'avons pas les moyens de la régler d'ici novembre", a affirmé Henri Weber. "Donnons-nous le temps de le faire et consacrons-nous au programme", a ajouté l'eurodéputé fabiusien.

Arnaud Montebourg a présenté les "reconstructeurs", "d'abord comme une force d'interposition mais aussi de proposition".

"C'est ce qu'il y a de plus nouveau au PS depuis bientôt dix ans, et donc, c'est ce qu'il y a de plus utile aux Français", a estimé M. Fabius.

Pour la première phase du congrès, celle des "contributions" fin juin, chaque sensibilité devrait néanmoins déposer son propre texte. Avec, pour Mme Aubry, le soutien de responsables PS de sa région.

Outre le refus de "la présidentialisation" du parti, les "reconstructeurs" partagent l'analyse qu'à l'heure d'"une nouvelle phase de la mondialisation" marquée par "les crises financière, alimentaire, énergétique, climatique", la gauche doit apporter des réponses différentes, selon Jean-Christophe Cambadélis (strauss-kahnien).

Ils entendent aussi hisser haut "les valeurs de la gauche". "Nous n'avons pas su dire qu'il n'y a pas de liberté sans égalité, qu'on n'est pas libre quand on n'a pas de boulot ou de logement", a lancé Mme Aubry.

Enumérant les grandes réformes sociales de la gauche, M. Montebourg a déploré que les socialistes soient "incapables d'avoir une lecture commune de leur passé".

Martine Aubry a rejeté le reproche fait à toutes ces sensibilités différentes de vouloir "marier la carpe et le lapin". "Comment cela, nous n'avons rien à faire ensemble! Nous sommes socialistes!", a-t-elle lancé. "Il n'y a pas besoin" d'accoller d'autre épithète, "ceux qui ont honte de le dire n'ont rien à faire dans notre parti", a-t-elle ajouté. L'allusion à M. Delanoë, qui s'est déclaré "socialiste et libéral", était transparente.

La maire de Lille n'a pas non plus épargné Ségolène Royal et son "ordre juste". "Il faut remettre la phrase dans le bon ordre et dire qu'il n'y a pas d'ordre sans justice", s'est-elle exclamée.
Bernard le 01/06/2008 à 16:47:28
il pleut,amusons-nous un peu à loup y es-tu?.Nono tu buges..
La politique, ce n’est pas seulement du muscle, mais aussi des idées, des doctrines, des valeurs, des choix idéologiques… Enfin, disons que cela l’a été à une lointaine époque. La querelle sur le libéralisme, qu’on peut considérer au même rang que la querelle des universaux au Moyen Age, relève de la sphère intellectuelle et pratiquement théologique. On pourrait penser que le PS, réuni en conclave prochainement, se prépare à débattre d’une modernisation imposée par la crise que traverse cette formation. Cela ressemble un peu à du Nicée et beaucoup à du Vatican II.

Commençons par Nicée, ce concile tenu en 325 où il fut question de lutter contre l’arianisme, doctrine inspirée par le néoplatonisme où les trois Personnes divines ne sont pas considérées de même rang. Les Pères de l’Eglise ont établi le dogme de la Trinité, avec les trois Personnes égales et consubstantielles. En 2008, le concile de Mitterrand II devra déterminer quelle était la véritable nature de Dieu. Celui-ci n’étant autre que Tonton, prophète du socialisme après sa conversion dont on a les témoins des miracles qu’il a accomplis, notamment se faire élite en 1981. La grande question, Tonton était-il socialiste puis libéral ou socialiste et libéral. Voilà le grand débat lancé par Delanoë, théologien du socialisme réformé prêt à accepter que les mots social et libéral sont égaux en valeur et doivent être consubstantiels dans le progressisme socialiste qu’il défend.

Dans les années 1960, avant la crise de 68, Vatican II avait permis à l’Eglise catholique de se réformer pour répondre à de nouvelles aspirations dans la société, venant à la fois des croyants et des prêtres. Adieu la messe en latin et l’autoritarisme ecclésial. En 2008, la messe socialiste se doit d’être libérale. Delanoë croit œuvrer pour satisfaire des aspirations, mais la société n’en a plus. Autant dire que le parallèle entre Vatican II et Mitterrand II n’est pas justifié car ce sont plutôt les inquiétudes qui traversent la société, du moins les couches les plus exposées à la folie économique poussée par les profits. Autre point de débat mettant face à face monseigneur Delanoë et sœur supérieure Royal. La démocratie participative. Le premier tente d’y voir populisme, démagogie, improvisation, ayant choisi sa méthode, celle des managers et de l’ordre juste dans le fonctionnement du PS. La seconde tient à sa pratique participative censée être plus proche des gens, des attentes, capable de faire émerger un projet porté par des aspirations, enfin, ce qui en reste car, répétons-le, ce sont les inquiétudes qui ressortent en 2008.

La politique ressemble à l’Eglise, et c’est naturel pour ainsi dire, l’Eglise a ressemblé à la politique pendant des siècles, les prélats prisant le pouvoir et l’ordre dans les rangs. Mme Clinton vient d’ailleurs d’exprimer sa foi et sa croyance en son dessein devant une Eglise de Porto Rico. Il y a un peu plus d’un an, une foi de même ordre fut exprimé face au mont Saint-Michel par le futur locataire à l’Elysée. Mais l’essentiel, c’est cette question idéologique. Etre libéral ou ne pas l’être. Libéral, un mot qui selon Mme Royal est incompatible avec celui de socialisme. Alors que Delanoë pense le contraire, non sans jouer avec malice (si c’est calculé c’est bien joué) sur le double sens de ce mot. Car être libéral en économie, c’est plutôt de droite, être libéral en politique, c’est plutôt être de gauche, du moins dans l’univers intellectuel des Américains. John Rawls était d’ailleurs un authentique libéral en politique, classé là-bas à gauche car ayant accolé la justice au libéralisme. Nos amis socialistes sont assez loin de la clarté du débat. L’Eglise au temps de Nicée, c’était quand même plus sérieux, avec de vrais théologiens, capable d’utiliser des concepts clairs, y compris dans le domaine des mystères divins. La question que doit résoudre le PS, ce n’est pas de savoir s’il faut se présenter comme libéral ou pas. C’est de déterminer comment une société peut aller vers le progrès et l’équité, en évitant le collectivisme, la bureaucratie, en libérant les talents, en modifiant les règles du jeu économique, mettre plus de marché dans un domaine, sortir du marché d’autres champs, notamment l’alimentaire et le logement… Bref, répondre à la question, non pas d’être ou ne pas être libéral, social, mais où il faut l’être et ne pas l’être !
Nono le 01/06/2008 à 16:30:11
Ce débat sur le "libéralisme" est surréaliste!Historiquement,le socialisme est libéral politiquement et sociétalement, dirigiste sur le plan économique,le plus difficile étant de déterminer le réglage le plus juste socialement et environnementalement.
Certains vont pousser des cris d'orfrais en brandissant la menace d'aller chez Besancenot tout en continuant à acheter des produits de marque made in china fabriqués par des gosses ou des détenus au magasin du coin qu'ils auront rejoint en voiture en pestant contre l'impossibilité de trouver à cette heure une place de parking.
Le parti socialiste n'est ni libéral sur le plan économique -ça c'est la droite classique-ni révolutionnaire-ça c'est la LCR ou le FN et la révolution nationale.Entendre des militants et leader du PS, notables par excellence, élus ou aspirant à l'être, plus des professions libérales,à 4-5 fois le smic, déplorer l'abandon de la "révolution" dans la déclaration de principe, est un comble! Que ses révolutionnaires de salon rejoignent Besancenot! Tremblez capitalistes;les bobos socialistes rejoignent le revolutionnaire de chez Drucker!
Le PS est libéral politiquement et sociétalement, ce que ne sont ni l'UMP, ni la LCR ou le FN .
Un camarade ( et oui, il existe encore des travailleurs chez les socilaistes!)un peu rustre à qui j'expliquais doctemment tout cela se récria brutalement: "Putain, elle en a dans la culotte, la Ségolène! Si elle en donnait une à Delanoé, il en aurait deux!"




Reconstructeurs le 31/05/2008 à 23:28:20
Laurent Fabius a qualifié samedi l'initiative des "reconstructeurs" socialistes de "mouvement le plus novateur" au sein du PS, estimant que le "faux débat" entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë risquait de virer au "pugilat", tandis que Jack Lang a salué une "initiative positive".

Le "pôle des reconstructeurs", qui regroupe des proches de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Martine Aubry et Arnaud Montebourg doit se retrouver dimanche pour voir s'il est possible de dessiner une nouvelle alliance, puis une nouvelle majorité au congrès de Reims à la mi-novembre.

"C'est le mouvement je crois le plus novateur," a déclaré M.Fabius à Europe 1, évoquant "des responsables et militants qui viennent de sensibilités différentes (et) décident de travailler ensemble sur le fond et de rechercher des solutions communes pour une gauche décomplexée et qui puisse gagner".

"Le début du débat qui s'est instauré (en vue du congrès) est un faux débat", entre Ségolène Royal, candidate déclarée à la direction du parti, et Bertrand Delanoë, candidat présumé mais non déclaré, a estimé l'ancien Premier ministre.

M. Fabius a notamment estimé à propos de la polémique autour du "libéralisme", que tous deux "sont plutôt en accord qu'en désaccord sur ce point".

"Quand il y a un faux débat, en général ça dégénère en pugilat", a-t-il poursuivi, réclamant un "débat de fond". "Ce qu'on attend de nous, c'est quelles sont les réponses concrètes (...) que vous avez à apporter sur l'emploi, sur les délocalisations, sur la santé, sur l'école, sur l'environnement et sur le futur".

Interrogé pour savoir si Mme Aubry pourrait devenir la candidate des "reconstructeurs" à la tête du PS, M. Fabius a déclaré "on verra, on n'en est pas encore là", en souhaitant "sortir des débats de personnes qui empoisonnent la vie politique".

Jack Lang a qualifié samedi "d'initiative positive" la réunion prévue dimanche des "reconstructeurs" du PS, estimant qu'elle pourrait déboucher sur "un rassemblement le plus large possible des talents, des énergies, des capacités".

Le "pôle des reconstructeurs", qui regroupe des proches de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Martine Aubry et Arnaud Montebourg, doit se réunir pour voir s'il est possible de dessiner une nouvelle alliance et sortir de l'alternative "Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë", puis de bâtir une nouvelle majorité au congrès de Reims à la mi-novembre.

"C'est une initiative positive, le PS est en panne de leader, d'idées, d'organisation, il n'est pas en bonne santé", a déclaré M. Lang à l'AFP. Il a indiqué qu'il ne pourrait toutefois se rendre à la réunion, ayant un engagement à l'étranger.

"La journée de demain peut marquer une nouvelle étape vers un rassemblement le plus large possible des talents, des énergies, des capacités", a-t-il estimé.

"Je souhaite ce rassemblement aussi large que possible, et qu'il n'écarte a priori personne", a poursuivi l'ancien ministre, en soulignant notamment avoir "beaucoup d'amitié pour Bertrand Delanoë".

M. Lang a enfin expliqué avoir, avec d'autres élus du Pas-de-Calais, pris contact avec les socialistes du département du Nord, et être disposé à "soutenir une contribution (en vue du congrès) dont une des premières signataires serait Martine Aubry".

Il a toutefois assuré qu'il ne fallait pas "précipiter le cours des choses". "Il ne s'agit pas choisir le premier secrétaire, encore moins un candidat à la présidentielle."
parisien le 31/05/2008 à 23:24:22
Michel Charasse, conseiller général et sénateur du Puy-de-Dôme, considère son exclusion du PS mercredi comme «un honneur» et a affirmé dans un communiqué qu'«il n'est pas nécessaire, pour être socialiste, d'appartenir au Parti socialiste».

Figure du mitterrandisme, Michel Charasse avait refusé, comme 17 autres conseillers généraux du Puy-de-Dôme qui ont subi le même sort, un compromis proposé par la direction nationale du PS dans un conflit départemental qui s'était focalisé sur la présidence du Conseil général.

«En 46 ans de militantisme au Parti socialiste, au cours desquels j'ai constamment bénéficié de la confiance des électeurs de gauche, je n'ai jamais cédé à aucune pression, à aucun chantage, ni à aucune menace: je ne reconnais aucun autre mandat impératif que celui que me dicte ma conscience», écrit-il.

Relevant les «explications nébuleuses de la rue de Solférino», siège du PS, sur les motifs de la sanction, l'ancien ministre du Budget affirme que «dans la période et dans les circonstances actuelles, cette décision politique est pour (lui) un honneur».



«Fort heureusement, il n'est pas nécessaire, pour être socialiste, d'appartenir au Parti socialiste, ajoute le truculent sénateur, aussi à l'aise dans le débat qu'aux émissions des Grosses têtes, qui entend rester »fidèle à (ses) convictions, à (ses) amitiés, au message et au souvenir lumineux de François Mitterrand, auquel beaucoup d'amnésiques doivent d'exister encore».

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