758-Actualité de l'idée républicaine 12 posts,4 désactivés,fermé à 20heures

Par chimulus




                                                   

Lasserpe

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La crise du capitalisme financier mondialisé est profonde. Ses effets sont ravageurs (plans sociaux, chômage, inégalités, précarité). Mais la gauche n'apparaît pas comme un recours. Elle est elle-même en crise.

La social-démocratie était une bonne idée au milieu du siècle dernier. Elle apportait de substantiels avantages aux travailleurs d'Europe Occidentale, à la faveur de la rente de situation que créaient le communisme alors triomphant et la peur qu'il inspirait aux classes dirigeantes d'Occident.

Ce temps est derrière nous : La victoire du néo-conservatisme libéral à la fin des années soixante-dix et la mondialisation financière ont créé un rapport de forces déséquilibré entre le capital et le travail. Parallèlement les taux de syndicalisation ont chuté. La puissance syndicale s'est défaite ; dans toute l'Europe, et pas seulement en France, la social-démocratie est en crise.

En France, c'est la gauche qui a rétabli la Bourse, mis la nation en congé au nom de l'Europe, libéré les mouvements de capitaux, instauré, à travers l'Acte Unique, le primat de la concurrence dans toutes les politiques et à travers le traité de Maastricht, l'indépendance de la Banque Centrale Européenne. Elle a accepté de désarmer commercialement l'Europe à travers le GATT puis l'OMC. Elle a ouvert le cycle court du social-libéralisme en 1983. L'an dernier encore, en 2008, le PS adoptait ses statuts à l'unanimité pour les mettre en phase avec cette orientation. Ce cycle s'est brutalement refermé avec la crise du capitalisme financier mondialisé. Certains prétendent que les idées socialistes ont triomphé. N'est-ce pas plutôt les idées que les socialistes avaient reniées ?

Nous avons cherché depuis trois décennies à réconcilier la gauche avec l'exigence républicaine : sur la nation, son indépendance, sur l'Ecole et la priorité à donner à la formation, à la recherche et à la technologie, sur la politique industrielle, sur une Europe des peuples, sur une concurrence équitable plutôt qu'un libre échangisme débridé, sur le civisme, sur la conception républicaine de la décentralisation, de la défense, de la sécurité, de l'immigration, etc.

C'est peu dire que le PS ne nous en a pas été reconnaissant. Nous avons cependant résisté à la campagne de marginalisation lancée contre nous, depuis longtemps et redoublée depuis 2002. Nous continuons à porter haut le drapeau de l'idée républicaine. Celle-ci, revisitée à la lumière d'une recherche exigeante, peut seule fournir la base d'un ressourcement. Le PS tarde à admettre ce qui pourrait passer pour une autocritique. Progressivement coupé des couches populaires depuis le tournant libéral de 1983, il voit aujourd'hui s'éroder l'électorat des couches moyennes qui lui restait. « L'effet essuie-glaces » sur lequel il a toujours compté pour revenir aux affaires n'est plus garanti. Les « quadras » s'interrogent à juste titre sur l'avenir que leur réservent leurs caciques.

Pour ce qui concerne le MRC, il entend peser sur l'élection présidentielle de 2012. Nous n'avons pas en effet pour vocation de rouvrir le cycle du social libéralisme.

La question de primaires ouvertes de toute la gauche a été évoquée. Il va de soi que nous ne saurions cautionner un énième rafistolage du PS social-libéral. Ces primaires n'auraient de sens que si elles étaient co-organisées entre plusieurs partis de gauche, et permettaient le débat seul capable d'enclencher une nouvelle dynamique. Le MRC fera donc entendre sa voix en toutes circonstances.

D'ici là nous avons deux objectifs :

- la réussite de notre Université d'été à Toulouse les 5 et 6 septembre à laquelle nous avons invité Arnaud Montebourg, Jean-François Kahn et Paul Quilès.
- l'élaboration d'un « programme de salut public » mettant l'accent sur les initiatives à prendre pour dégager la France de l'étreinte mortelle du capitalisme financier mondialisé : reconstitution d'un Ministère de l'Industrie digne de ce nom, contrôle du crédit, revitalisation de notre tissu économique, définition des règles d'une concurrence équitable, réforme fiscale permettant l'effort partagé, construction d'une Europe des peuples, élaboration d'un nouveu modèle de développement à l'échelle mondiale. En tous domaines, l'intérêt général est à redéfinir. Actualité de l'idée républicaine !

Jean-pierre Chevènement

                                                         

Delize

Delize






Article ajouté le 2009-06-30 , consulté 404 fois

Commentaires


Marc le 06/07/2009 à 10:14:48
On ne va pas continuer comme ça!Je viens de mettre la chaussure gauche de ma petite fille au pied droit et la droite au pied gauche!
Je propose que la présidente de l'association de Peyrolis rencontre Madame l'adjointe et que les explications aient lieu calmement dans un bureau...Les échanges ici n'arrangeront rien.Allez on efface les gros mots et on se parle...Parce que le paradoxe c'est que l'une comme l'autre sont responsables d'une association qui défend l'environnement et son quartier.
Bon je retourne aux chaussures.Quel métier!
Marc Baldy le 05/07/2009 à 23:13:55
J'avoue ne pas avoir corrigé les posts de ces derniers jours pour cause d'anniversaires de mes deux petits enfants.A l'instant je viens de supprimer bien tardivement il est vrai,le nom de la personne mise en cause semble t'il dans un article de La Semaine du Lot,que je n'ai pas encore lu.Personnellement je n'ai pas l'habitude d'accuser sans savoir.La polémique n'est d'ailleurs pas nouvelle.Je remarque qu'un internaute prend la défense de l'élue et souligne sa probité.

Faute d'avoir supprimé le premier post il me semble en effet que je me dois de laisser figurer le dernier qui prend la défense de l'élue fort probablement soupçonnée à tort.Puis lorsque les visiteurs auront pu en juger et ramener les choses à leurs justes proportions:une polémique inutile et blessante pour les deux parties , je supprimerai tous les posts de cette rubrique qui font référence à ce sujet.Je souhaite protéger tout le monde de la calomnie,évidemment.

Personne n'a intérêt à envenimer les choses les mots ont dû dépasser la pensée sous l'effet de contrariété.La colère est mauvaise conseillère,je plaide pour le retour au calme et pour le dialogue.
Dans cette affaire tout le monde est de bonne foi.Il n'empêche que chacun doit mesurer ses propos.Je ne souhaite donc pas verser d'huile sur le feu ou blesser quiconque.Ce blog je le répète ne doit pas être utilisé pour régler ses comptes.
B.VALENTIN site : www.republiqueetsocialisme.fr/ | le 05/07/2009 à 15:09:33
République et Socialisme, rassemblement national de militants de la gauche républicaine qui se sont investis de façon loyale et active dans le Front de Gauche avec le PCF, le Parti de Gauche et Gauche Unitaire à l’occasion des élections européennes de juin 2009 – son acte fondateur – a tenu, ce samedi 27 juin 2009 à Paris, son assemblée générale constitutive.
A cette occasion, ses militants, venus notamment de nombreuses fédérations du MRC (Chevènement) ou du PS en rupture de parti, ont décidé, dans un premier temps, de se constituer en association loi 1901, afin de favoriser l’adhésion la plus large sur la base des principes de la République sociale.
République et Socialisme se projette d’ores et déjà dans la perspective des élections régionales de 2010, à l’occasion desquelles elle ne restera pas inerte. Notre courant de pensée est dès lors ouvert à la discussion franche et fraternelle avec les partenaires du Front de Gauche pour que les choses changent dans notre pays.

Conformément aux statuts adoptés à cette occasion, un secrétariat national provisoire a été élu. Il se compose de :

Lucien Jallamion (75)
Pierre Kerdraon (75)
Bernard Jusserand (75)
Pascal Langlois (76)
Patrice Siard (76)
François Martot (76)
Laurent Bouvier (08)
Boris Spirta (08)
Gino Tognolli (54)
Jacky Eouzan (22)
Gwenael Doré (56)
Bruno Valentin (12)
Mario Mandes (32)
Pascal Basse (Réunion)
Tonton le 04/07/2009 à 22:29:03
Le Monde a interrogé Martine Aubry. Extraits
Partagez-vous l'inquiétude de Bertrand Delanoë sur la perte d'esprit collectif au PS ?

Ces dernières années, nous avons perdu le sens du collectif, du travail, et du débat. "Pourquoi pas moi ?", tel est le réflexe quand un poste est disponible ! Depuis le congrès de Reims, heureusement, le climat a beaucoup changé. Nous sommes maintenant tournés vers les Français, qui doivent être au coeur de notre projet. Je fais tout pour que nous soyons unis dans ce but. Nous n'en sommes pas loin. Je suis ainsi heureuse qu'avec Ségolène Royal nous ayons retrouvé des rapports simples et naturels : on s'appelle, on discute...

La même semaine, on voit François Hollande et Manuel Valls afficher leurs ambitions. Depuis 2002, le PS ne sait pas s'il doit définir son projet avant de choisir son candidat, ou l'inverse.

Les Français nous demandent nos propositions, et ne comprennent pas, dans la situation de notre pays, que certains se focalisent sur leur propre candidature. La chronologie est de bon sens : le projet d'abord, la candidature ensuite. Ainsi, le débat sur les primaires est second, même sil n'est pas secondaire.

A quoi ressemblera le projet du PS ?

Il faudra des propositions et un programme, mais notre projet doit d'abord redonner du sens en répondant à l'essentiel : dans quel monde voulons-nous vivre ? C'est ce qui a fait la force de Barack Obama. En Europe, la social-démocratie est en crise, parce qu'elle a molli sur ses valeurs et n'a pas su moderniser ses réponses. Elle s'est laissé imprégner par un certain libéralisme, qui était soi-disant le signe de la modernité, par exemple lorsqu'elle s'est résolue à la généralisation des stock-options.

Dans le contexte de la globalisation, de la société numérique, des chocs démographique et écologique, elle n'a pas su inventer de nouvelles réponses. Face à la montée des inégalités, de la précarité, et à la financiarisation de l'économie, nos propositions ont été insuffisantes. C'est à ces défis que nous devons nous attaquer, en tenant compte d'une aspiration très forte des Français, qui veulent être reconnus en tant que citoyens, et avoir une utilité sociale.
voir le reste sur Le Monde.fr
Machine électorale le 04/07/2009 à 15:57:17
Marc Lecuru l'ancien maire de Cahors n'approuve pas l'entrée du conseil général "dont ce n'est pas le rôle ni la compétence" dans la zone d'activités de Cahors-sud.
"L'économie c'est la compétence de la région et ce projet de zone est purement de compétence intercommunautaire".
Le compte rendu de la réunion des élus ce matin dans La Dépêche montre d'ailleurs que ce syndicat d'économie mixte a un but très clair,constituer une machine électorale au service de Madame Lagarde premier adjointe de Cahors et candidate autodésignée au siège de conseiller général et au siège de député occupé par Madame Orliac.
Juju le 03/07/2009 à 12:23:55
Le président du groupe PS Jean-Marc Ayrault craint la "politisation" de l'affaire du député PS Julien Dray, dans une lettre au garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie, transmise jeudi à l'AFP par le groupe PS.
Les députés PS ont "le sentiment que notre collègue Julien Dray ne fait pas l'objet du traitement équitable qui est dû à tout justiciable", dit Jean-Marc Ayrault dans sa lettre datée du 1er juillet. Ce sont "les récentes déclarations de votre collègue Eric Woerth, ministre du budget, lundi 29 juin sur l'antenne d'Europe 1, qui nous font craindre une politisation de cette affaire",
arensnouphis2 le 03/07/2009 à 12:17:31
NouvelObs publie une enquête Médiapart mettant en cause Edouard Balladur dans l'affaire des rétrocommisions et l'attentat de Karachi

La France une république bananière ?
J'ai déjà dit à maintes reprises que la "présomption d'innocence" n'est pas fait pour les chiens et que le conseil constitutionnel l'a rappelé "assez sèchement" lors de l'affaire HADOPI 1.

Mais ce qui tracasse un peu c'est ceci et je cite le NOBS :

"Le site publie une enquête s'appuyant sur des notes de la Direction générale des services extérieurs (DGSE), sur un rapport secret d'un ancien agent de la Direction de la surveillance du territoire (DST), Claude Thévenet, et sur le témoignage de l'ancien directeur financier de la Direction des constructions navales (DCN), Gérard-Philippe Menayas."

Comment : Donc on voudrait nous faire croire que la DGSE laisse ses petits papiers "logiquement couvert sous le secret défense" trainer comme le petit poucet afin que les journalistes puissent les retrouver et les publier. A moins que des petits malins de la dite maison laissent trainer des canulars pour les gogos de la presse. Je préfère la deuxième solution.
Janus le 03/07/2009 à 11:42:05
Alerte rouge. La Vie Quercynoise lance une offensive contre les communistes ! C'est pas piqué des vers...

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