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Société générale:



Relâchement ? Inadvertance ? Ce "grand corps malade" n'a, semble-t-il, rien vu venir de la catastrophe. Si un trader seul a pu perdre 4,9 milliards d'euros, c'est-à-dire contourner tous les processus de sécurité mis et place et contrôlés, audités, par l'Inspection, sans que les contrôleurs ne s'en rendent compte à temps, il y a comme un problème. Ils ont même du souci à se faire. Et ils ne sont pas les seuls.

Ironie de l'histoire : rappelons que la Société Générale a été élue « Banque de l'année » et « Meilleure banque française » par la prestigieuse revue Euromoney en juillet 2006 et qu'elle a été pour la 2e fois consacrée « banque de l'année en France »The Banker en décembre 2006. Aujourd'hui, elle décroche le titre peu envié de recordman de la « plus grosse fraude du siècle ». C'est ce qui s'appelle tomber de son piédestal. Bakchich

dessin Delize Yahoo cartoons

Le beau chapeau du trader ...



Faites ce que je dis... ...

Les Non dits d'un Scandale d'Etat

Bakchich.com

La version officielle du PDG de la banque sur son trader isolé et incontrôlé, qui lui aurait fait perdre 4,9 milliards d'euros, ne résiste pas à l'analyse des faits, estime Jean Montaldo, auteur du « Marché aux voleurs » (Albin Michel, 2003). Selon lui, elle masque une crise plus grave et des responsabilités plus larges. D'abord, les risques financiers ont bien failli faire sauter la banque, lundi 21 janvier. Ensuite, la Banque de France et les autorités de marché en savaient forcément plus long qu'on ne le croit. Accrochez vos ceintures !

Extraits(voir le texte complet sur bakchich.com)


L'affaire de la Société générale explose comme un volcan dont les courants de laves menacent de ravager nos économies. Le monde de la Finance est atterré, celui de la politique bouche bée et la presse enflammée.

Cependant, nul n'a vraiment pris la mesure du cataclysme financier qui vient de survenir, amplifié par les déclarations invraisemblables de Daniel Bouton, le PDG de l'établissement « victime »… sauvé in extremis de la banqueroute par ceux là même qui ont pour mission d'empêcher les gymnastiques frauduleuses.

Monde pitoyable de la Finance… où les autorités de contrôles — une nouvelle fois ! — montrent leur incapacité à appliquer aux plus puissants intervenants les règles strictes qu'elles imposent au commun des mortels. À commencer par la Banque de France qui , 5 jours durant — du 19 au 23 janvier 2008 (au matin) —, a poussé le culot jusqu'à cacher au Président de la République Nicolas Sarkozy et au Premier ministre François Fillon les risques encourus par l'une des plus grandes banques françaises, avec en toile de fond des dommages immenses pour la bourse française et ses homologues européennes.

Histoire incroyable… qui, telle que présentée dans un flou artistique impressionniste par l'état-major de la Société générale, ne résiste pas à l'analyse.

La version fantastique du Pdg

La version des évènements donnée au public, en fin de matinée du 24 janvier, par le PDG de la Société Générale, Daniel Bouton, ne paraît pas coller à la réalité, du moins celle qui ressort de mes connaissances et recherches actives : « Les transactions sur lesquelles la fraude a porté étaient banales - une position à la hausse des marchés actions - mais dissimulées par des techniques extrêmement sophistiquées et variées », écrit-il à ses actionnaires et clients, le 24 janvier. Non sans ajouter une information qui fait tilt : « J'ai bien évidemment informé M. le Gouverneur de la Banque de France et M. le Secrétaire Général de l'Autorité des Marchés Financiers [AMF] dès que j'ai eu connaissance de la situation, le dimanche 20 janvier. La perte subie est très importante. Toutes les mesures ont été prises sur le champ pour la circonscrire. Les failles des procédures de contrôles ont été identifiées et corrigées pour éviter tout nouveau risque de nature comparable. »

Explications un tantinet courtes et pour le moins fantastiques, voire inquiétantes. Car on y omet de faire état des dispositifs de contrôles stricts mis en place - au-dessus de l'ensemble des établissements financiers - pour empêcher qu'un ou plusieurs aigrefins (ou mauvais génies) puissent polluer les écritures des grandes industries financières.

Appartenant à la galaxie des départements spécialisés de la Banque de France, ces instruments complètent ceux des banques intervenantes… avec pour mission de les surveiller, de jour comme de nuit. Et de repérer, par des observations permanentes et croisées, tout manquement aux règles de prudence et de bonne gestion, a fortiori lorsqu'il s'agit d'opérations portant sur des montants faramineux. Ainsi, si des « failles » ont affecté les « procédures de contrôle » de la Société générale, comment expliquer que les moyens de contrôle (réputés inviolables) de la Banque de France n'aient pas fonctionné ?

Arrêtons les non-dits… et venons-en à ce qui fâche : au-delà de la Société générale, tout un réseau ramifié est en cause. Puisque le ministre des Finances, Mme Christine Lagarde, doit donner, « sous huit jours » au Premier ministre, « toutes les indications sur la manière dont les choses se sont passées, de manière à ce qu'on puisse, le cas échéant, proposer des solutions », voici celles que je lui soumets… pour l'y aider.

Pourquoi et quand la Générale a failli sauter

Remontant dans le temps, j'observe, en premier lieu, que par la grâce de la Banque de France et de l'AMF, le pire aura été évité… avec une perte « limitée » à 4,9 milliards d'euros (ou 7,2 milliards de $ US).

Ce trou béant dans la caisse de la Générale a été causé par des engagements démentiels et présumés « frauduleux » que j'évaluais le jour même de la révélation du scandale (le 24 janvier), à au moins 50 milliards d'euros. Somme astronomique, supérieure de 20 milliards d'euros aux fonds propres de la banque !

Apprendre, de surcroît, que ces engagements sont intervenus sur les marchés hautement spéculatifs des « futures » laisse pantois. Comment peut-il se faire qu'une banque de cette dimension puisse permettre qu'un golden boy novice (Jérôme Kerviel, 31 ans… et toutes ses dents) la gave, sans qu'elle ne s'en aperçoive, d'« options à terme », de bouts de papiers empoisonnés revenant à spéculer comme un laquais sur les actions de grandes entreprises cotées et (ou) sur les indices, tel celui du CAC 40 ?

Enregistrées, les pertes de 4,9 milliards d'euros sont là, bien réelles… dont aucun des protagonistes ne peut se laver les mains. Mais on omet de dire que, sans le bon vouloir des autorités de contrôles de la bourse et des institutions financières, au matin du lundi 21 janvier, avant l'ouverture des marchés, la Générale n'aurait pu échapper à une chute aux enfers, avec des dégâts considérables.

Dans le plus grand secret, lors de réunions tenues pendant le week-end des 19 et 20 janvier 2008, la Banque de France et de l'AMF lui ont donné leur aval pour que soit cachée aux investisseurs l'étendue de ses prises de risques engagées par le « trader » Jérôme Kerviel.

En effet, le matin du lundi 21 janvier, après plusieurs fortes baisses partout dans le monde (à New York le vendredi, puis sur toutes les places asiatiques), la journée boursière s'annonçait avec un avis de tempête. Dans de telles circonstances, annoncer à l'improviste la situation réelle et désastreuse des engagements de la Société Générale — découverte officiellement durant le week-end —, aurait immanquablement provoqué, à Paris et dans toute l'Europe, un vent de panique effroyable.

Dans un tel contexte — où les rapaces ne s'encombrent pas de bonnes manières —, la plupart des intervenants, à commencer par les autres établissements bancaires, auraient évité de se positionner à l'achat sur des marchés en pleine ébullition. Du moins avant que ne soit apuré le carnet d'ordre de vente, gonflé à hélium, de la Générale.

Nombre de prédateurs n'auraient pas manqué de se positionner à la vente (sèche ou à découvert, puisque le marché le permet !), pour accompagner le mouvement de baisse, tenter de « se refaire » à bon compte dans l'œil du cyclone boursier, autant dire se remplir les poches à bon compte… dans un « Cycle de Bethe », comme disent les astronomes pour désigner les réactions nucléaires dans les étoiles.

Prise au piège, la grande banque aurait eu toutes les peines du monde à se délester de sa cargaison pourrie, face à des salles de marché excitée par l'odeur du sang de la Générale et de sa tirelire bourrée à craquer de centaines de milliers de titres spéculatifs et à fort effet de levier : ceux sur lesquels le jeune Jérôme Kerviel — dont peu de gens connaissent, pour l'heure, sa version des faits — intervenait tout seul, nous assure-t-on, sachant qu'il pouvait multiplier ses gains ou ses pertes à la vitesse d'une météorite.

À n'en pas douter, si, conformément au règlement qui régit les institutions financières, la Société générale s'était vue imposer par ses pairs d'informer sur le champ les investisseurs des risques suspendus au-dessus de sa caisse, ce noir scénario lui aurait fait connaître l'abîme, une bonne part de ses 30 milliards d'euros de fonds propres étant menacée de partir en fumée. Je rappelle que ce lundi 21 janvier, la bourse de Paris baissait de quelque 6%, à l'unisson avec ses homologues européennes. Et que les mêmes secousses telluriques se répétaient le mercredi 23… tandis que la Générale continuait de vendre à tour de bras, en catimini et à perte, les options d'achat accumulés par son golden boy suspendu.

Tel est le désastre qui serait intervenu si, au long des trois journées fatidiques (des 21 au 23 janvier) — et en plus de la crise des « subprime », à l'origine de la dégringolade des actions sur toutes les places du monde —,était venu s'ajouter l'annonce des difficultés dantesques de la troisième banque française, au demeurant connue comme la première intervenante sur les marchés mondiaux des « produits dérivés » (les fameuses options acquises par son « trader » "isolé").

Tel est le massacre à la tronçonneuse auquel la Société générale a échappé… grâce à la Banque de France… qui aurait dû tout empêcher.

La Banque de France devait tout savoir........

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À cette date, le scandale est déjà découvert. Mais on a décidé de le garder secret… pour permettre à la Générale (en péril) de liquider « au mieux », sur des marchés qui n'en peuvent plus — puisque subissant de plein fouet la débâcle boursière mondiale —, les wagons de titres spéculatifs d'un unique « trader »… saisi par la folie des grandeurs. Jeune homme qui, sans esprit de lucre nous assure-t-on, se serait prêté à la danse du scalp… au nez et à la barbe de son employeur et de ses puissantes autorités de surveillances.

En d'autres termes, le scénario que vient de nous fournir la Société générale, avec l'aval de la Banque de France, ne tient pas ! Copie à revoir.

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Balladur:Dérives du libéralisme.Si c'est lui qui le dit!!!

"Ce qui est préoccupant, c'est que cela ait pu se produire et ce que l'on peut redouter c'est que cela puisse se produire ailleurs", a affirmé sur RTL M. Balladur, interrogé sur ce que la banque a qualifié de "fraude", d'un coût de 4,9 milliards d'euros.
Cela traduit "un dérèglement grave du système bancaire auquel il faut remédier", a-t-il ajouté. Selon lui, "qu'une chose pareille ait pu se produire ne peut résulter que d'erreurs soit techniques, soit humaines, soit les deux".
Pour M. Balladur, "cela prouve que le système mondial de circulation du crédit est profondément dangereux à certains égards". "Nous sommes dans un monde dans lequel le crédit est créé de façon anarchique et circule également de façon anarchique", a-t-il insisté. "Comme je suis libéral (...) je m'inquiète de ces dérives du libéralisme car la liberté doit être toujours contrôlée, organisée et les déviations doivent être sanctionnées, sans quoi c'est la loi de la jungle et pas le libéralisme", a ajouté l'ancien Premier ministre.

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Forte poussée des candidats PS lors des partielles


Les réformes Fillon et SarkozyDuracel,comme ce scandale ne plaisent pas aus électeurs.Deux législatives partielles,organisées aoprès invalidation des élus UMP de 2007 ont montré une forte poussée des candidats PS,à l'occasion il est vrai d'une forte abstention.

A Chartres, la PS Françoise Vallet a gagné 14 points par rapport à la précédente législative, passant de 24,98% des votes à 37,97%. De plus, elle devance, de peu, le sortant UMP Jean-Pierre Gorges, maire de la ville, qui l'avait dominée de quelque 16 points au premier tour de juin 2007, pour finir par l'emporter d'une pincée de voix - 59 - au second tour.

Dans la 12ème circonscription des Hauts de Seine, au coeur d'un département-fief du président Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Schosteck (UMP) devance de 7% le socialiste Philippe Kaltenbach. C'est cependant deux points de moins que le champion UMP de juin dernier, tandis que le PS, maire de Clamart, avec 37,41%, améliore son score de quelque sept points (il avait rassemblé 30,11% des voix au premier tour de juin).
La participation à ces partielles a été inférieure de quelque 20 points à ce qu'elle avait été lors des législatives "générales": elle s'établit à un peu moins de 40% dans les deux circonscriptions.

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Jérôme Kerviel est innocent. par Raphael Anglade

http://www.betapolitique.fr

D'abord parce que tout citoyen est, en France, présumé innocent jusqu'à ce qu'un tribunal le condamne...

Mais pas seulement.

Cette affaire sentait mauvais. On le pressentait. On l'écrivait... chez Diner's Room... sur Betapolitique...

Petit rappel des faits. Lundi dernier, les bourses mondiales sont secouées par un krach attendu depuis longtemps, qui ne se calmera qu'après que la Banque centrale américaine ait accepté de baisser ses taux.

Mercredi soir, la Société Générale annonce, devant la planète entière stupéfaite une perte de 7 milliards d'euros, 2 milliards étant causés par la crise dite des "subprimes" et 5 milliards liés à la fraude massive et isolée d'un jeune trader.

Jeudi, la France et l'Europe ne parlent que de ce vol. Fillon en parle depuis Davos, Sarkozy semble l'avoir découvert en Conseil des ministres. Tout le monde croit voir un nouvel Arsène Lupin en la personne du trader "de génie". Pour faire un bon mot, Claude Askolovitch, sur I-télévision, dit que quand le jeune homme sortira de prison, il est prêt à lui accorder la main de sa fille.

Rapidement, la culpabilité du jeune homme, annoncé en fuite, ne fait plus de doute. On s'interroge doctement sur ses complicités (il n'en n'a pas), sur les failles de sécurité dans la Banque (il n'y en a pas), sur la responsabilité de M. Bouton, PDG de la Société générale (il décide de se priver de six mois de salaires).

Samedi, les lecteurs attentifs d'Internet et de la presse trouvent quelques phrases bizarres. Le jeune homme fait savoir par son avocat qu'il n'est pas en fuite, mais en France, et que sa mère l'a rejoint. Le Monde signale, en passant, que la baisse des taux de la Fed serait liée à cette affaire. On apprend que Kerviel est inculpé de "faux et usages de faux" et non de vol. Il est d'ailleurs placé en garde à vue. On entend ici et là qu'il n'y aurait pas enrichissement personnel. On lit, ici ou là, rarement, que la perte aurait été d'un milliard et que les 5 milliards proviendraient de la vente d'actifs incertains en pleine tempête boursière... On commence à s'interroger sur la simultanéité des deux annonces (Kerviel et les subprimes)... Bref, la bouteille à l'encre.

Aujourd'hui, par le biais de son avocat, Jérôme Kerviel commence à donner une version plus réaliste. On peut la lire ici, dans la dépêche AFP. Ce jeune trader n'a pas volé. « Le trader "n'a pas agi à son profit direct et personnel" dans cette affaire qui a provoqué une perte de 4,9 milliards d'euros pour la Société générale, a indiqué le procureur, Jean-Claude Marin. » Il a tenté pour le compte de sa banque des exploits invraissemblable et a contourné les systèmes de sécurité pour que ses ordres puissent passer.

Il faut savoir quand même que les banques, de nos jours, passent leur journée à jouer à de drôles de jeux d'argent. Que pour 1000 barils de pétroles achetés sur les bourses, il n'y en n'a pas même 50 dans les pétroliers, le reste est fictif. On parie que telle action va baisser, on parie qu'elle va monter. On achète à la baisse, on vend à terme, on joue avec des produits dérivés ou avec les dérivés de produits dérivés.

Les "traders" ou "arbitragistes" en charge de ces achats et de ces ventes (les ex "golden boys") carburent pour beaucoup d'entre eux à la coke (pas tous, pas tous), vivent sous adrénaline (tous), brassent des sommes qui défient l'imagination. Ils sont tous en tension permanente, comme un skieur de géant qui skierait pendant dix ans. Ils touchent des salaires colossaux, qui défient l'imagination, puis on les jette comme des citrons, essorés, inutiles, mais riches, très riches.

Jérôme Kerviel a joué avec le feu. Il a désobéi aux consignes de sécurité. Il a consenti des investissements incertains. Il a dissimulé certaines prises de risque. C'est sans doute une faute lourde, qui justifie peut-être le licenciement. Mais ce n'est pas Arsène Lupin. Il voulait faire gagner beaucoup à son employeur et toucher la prime. Les verrous de sécurité n'ont pas fonctionné. Les a-t-ils brisés ? On ne sait pas. On nous crie aujourd'hui que c'est le cas. Mais cela fait une semaine qu'on nous balade.

Mais quoi qu'il ait fait, n'est-ce pas ce système entier qui est complètement fou ? Qui peut laisser un jeune homme de 31 ans acheter pour 1 milliard d'euros de trucs qui n'existent pas "mais ce n'est pas grave parce qu'on les revendra avant d'avoir besoin de les payer" ? Quelle société peut accepter que se créent et se défassent des fortunes de papier qui ne correspondent plus en rien au travail humain, aux consommations, à ce qui a de la valeur ?

Oui, Jérôme Kerviel est le lampiste de service, dans cette affaire. Il serait temps de repenser de fond en comble le pouvoir de la finance dans notre drôle de civilisation.

Est-ce ça une politique de civilisation ?

Pourquoi pas





28/01/2008
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