434-Gourdon.Marie-Odile Delcamp s'exprime

Pourquoi êtes-vous candidate ?

C'est une démarche personnelle et un long cheminement. D'abord, un goût certain pour la chose publique et une intime conviction que rien n'est gravé dans le marbre. Pour faire changer les choses, soit on reste sur le bord du chemin et on critique, soit on s'engage pour faire bouger les lignes et mettre ses idées en adéquation avec ses actes. C'est aussi un gros coup de cœur pour la ville de Gourdon et sa population qui n'ont plus, dans ce département, la place qu'elles méritent. Le pas est franchi, j'ai mesuré l'ampleur de la tâche mais je sais aussi mes colistiers animés de la même détermination et du même enthousiasme que moi. Je suis prête et je ne serai pas toute seule !

Vos priorités pour Gourdon ?

Difficile de dégager une priorité, tout est à faire à Gourdon. La ville s'est assoupie au fil des ans faute d'une volonté politique forte, aggravée par une gestion financière désastreuse laissant bien peu de marges de manœuvre. Les choix de la municipalité actuelle hypothèquent pour de longues années les finances de la ville pour des résultats quasi invisibles. L'héritage est là, il sera lourd à porter. Pour autant, faut-il baisser les bras ? Je ne le crois pas. Il faudra faire avec et trouver des solutions : nouer d'autres partenariats avec les collectivités, communauté de communes, conseil général, conseil régional et perdre cet esprit de clocher qui fait qu'aujourd'hui Gourdon, capitale de la Bouriane et donc ville-phare, se trouve isolée sur son propre territoire. Je pense que toutes les pistes n'ont pas été explorées, tant en matière économique que culturelle. Il y a fort heureusement des mesures qui ne se monnayent pas et qui tiennent du « vivre ensemble », s'appuyant sur le tissu associatif et l'écoute du citoyen, ce côté lien social complètement laissé en jachère par l'équipe municipale actuelle.

Que pensez-vous de votre adversaire ?

Je ne me place pas sur le terrain personnel dans ce challenge. C'est sur le plan des idées que je me battrai. Mon expérience dans l'opposition depuis 6 ans m'autorise à dire que les choix effectués n'ont pas toujours été les bons. Nous les avons dénoncés, nous en avons approuvé d'autres quand ils relevaient du bon sens et de l'intérêt des Gourdonnais. La campagne qui s'annonce permettra de développer nos approches respectives, je ne doute cependant pas qu'elle se déroule loyalement. En tout cas, pour ma part, je m'y engage.

Quel type de liste proposez-vous ?

Une liste, c'est avant tout des hommes et des femmes animés du même désir de se mettre au service de l'intérêt général. Je conduirai une liste d'union de la gauche, réunissant le PS, le PRG, le MRC et le PCF. Néanmoins, place sera faite aux personnes de bonnes volontés qui se reconnaîtront dans notre projet : responsables associatifs, citoyens, chefs d'entreprises…

Je pars du principe qu'on n'a pas raison tout seul. Une des premières missions du maire nouvellement élu consistera à fédérer autour de lui les forces vives de la commune, pour impulser une dynamique et sortir enfin la ville de sa léthargie. Il y a du travail !

Interwiev donnée à La Dépêche du Midi et publiée le 4 octobre



07/10/2007
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