1300- L'actualité politique vue de Cahors 44 posts

 

 

Gambetta                                                                                          (visiteur)                                                                                     ·                                                                                          Il y a 15 heures                                                                                

Quel est ce cortège qui m'a sorti de ma léthargie, moi, qui dormait d'un sommeil de plomb ? Quelques contestataires protestant ( voire de vrais croyants parfois) contre le pouvoir en place. Ce gouvernement se met en place, le parlement n'est pas encore consulté que déjà les mêmes d'hier sont aujourd'hui encore dans la rue. Moi, je pense aux sinistrés, aux victimes, à ces milliers de gens de nos îles lointaines qui sont dans la rue mais pas pour les mêmes raisons. Un ouragan qui aurait pu me détrôner de mon socle ! Eux qui sont sans toit, sans électricité, sans internet, sans eau courante reçoivent le soutien de l'Etat mobilisé contre ce que l'imprévisible ne peut même pas prévoir. Oh certes, il y aura toujours des rumeurs alimentées par des âmes bien pensantes. Laissons ces ultra-marins prendre en compte la solidarité nationale qui s'exprime depuis ces derniers jours. Si l'enfant de Cayenne qu'était Gaston passait par là, il leur expliquerait à ces révoltés d'un jour combien la grande chance de la démocratie c'est la solidarité, une idée universelle.  Loin de nous, ces populations n'ont plus de maisons et ici quatre camions de forains klaxonnent parce qu'ils risquent de vendre moins de chichis ?? Quelle impatience, voire intolérance pour ces crieurs de foule..De mon temps, la foule se montrait  un acteur essentiel dans la construction de la Troisième République. Non plus la foule qui prend la Bastille ou celle des barricades, mais la foule qui ovationne les grands leaders républicains qui ne peuvent faire sans elle. Si l’on veut bien considérer les discours « fondateurs » , non pas seulement dans leur dimension textuelle, mais également dans leur profonde théâtralité, il convient d’analyser les grands rassemblements comme la naissance d’une modernité politique. Je vois que la  mémoire des foules révolutionnaires hante les esprits ! Laissons les faire et surtout donnons à ce nouveau Gouvernement le temps qu'il faudra pour mesurer l'ampleur des transformations à accomplir. Tiens ce matin, le balayeur discutait avec le marchant de limonade. Et tous les deux, évoquant le départ d'un garage pour gros camions sur l'avenue d'Anatole, imaginait que cet emplacement...serait tout désigné pour y implanter le futur cinéma au lieu de détruire et de défigurer ce beau bâtiment de la Caserne. Voilà une idée qui serait peut être intéressante si ce brave édile de la Ville voulait entendre raison. Pardon : un complexe cinématographique aux salles multiples dans une opération public/privé.De quoi s'attirer les foudres d'une colère bien cadurcienne ! Et ce Musée de la résistance si cher à ce dévoué Combes qui va migrer au dessus des salles ? Le vacarme de l'histoire locale, figée dans le temps qui se fera voisine de l'écran blanc d'un cinoche ! La résistance, c'était tout sauf du cinoche. Des balles, du sang, des trahisons, des groupes qui se sont formés spontanément pour combattre. Et ces boches qui m'ont piqué les deux statuettes pour les faire fondre, me dépouillant un peu plus. En face, chez le vendeur de pains, on a installé une terrasse ce qui a fait qu'un banc, qui me permettait d'entendre les potins quotidiens de ceux qui venaient s'y asseoir, a été déplacé. J'ai connu un bel été, beaucoup de monde sur ma place. De la cochonnaille gourmande au bal des pompiers, des brocantes aux soirées culturelles, je ne me suis pas ennuyé. On m'a même honoré un beau jour par un discours d'hommes portant hautes distinctions : des frères étaient venus me saluer mais le bruit des voitures m'a empêché d'entendre ce qu'ils disaient. Je n'ai pas bougé de tout l'été me régalant de l'actualité chaque jour : les législatives un temps avec le suspense de ce jeune "agneau du causse" devenu député. Non pas  le plus jeune du Lot comme il l'a dit : Ce serait faire offense à son aîné, l'érudit Maurice Faure qui fût parlementaire à 29 ans !  Désormais ce sont les sénatoriales qui font bavarder les passants. Si vous saviez ce que pensent ceux là de la médiocrité des prétendants. Ce peuple est sans pitié pour les politiques. Ils ont tous soif de pouvoir, de fonctions, de mandats, faisant fi des valeurs premières de la politique. La vraie. Celle que mon voisin de Carmaux, ce héros de l'Histoire,  Jaurès, l'homme de Carmaux a défendu toute sa vie. Ah je vais en entendre encore demain lorsque les habitués vont lire le journal dans lequel il écrivait un temps. Allez je vais aller faire un tour près du Pont Valentré voir les récents travaux. Et si je prenais une chambre avec vue sur le Lot là-bas ?



13/09/2017
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