1260-Ma Revue de presse des fêtes de fin 2016 27 posts

 

 

 

Elections présidentielles

Présidentielle-2017

                       

Dans les coulisses des présidentielles

 

 

Les élections présidentielles sont devenues une des scènes de l'état-spectacle. Mais en coulisses se déroulent des épisodes étonnants.

 

1965. Le jour où de Gaulle a failli jeter l'éponge

Dimanche 5 décembre 1965. Colombey-les-Deux-églises, 20 heures. Le général de Gaulle allume la télévision. Les estimations du premier tour de l'élection présidentielle ne lui laissent aucune illusion : il sera mis en ballottage par François Mitterrand. Un véritable camouflet. Lui, l'incarnation de la grandeur de la France accroché par cet «aventurier» de Mitterrand ? Insupportable. Quelques minutes plus tard, l'élysée appelle pour confirmer le résultat. De Gaulle marmonne et annonce qu'il restera le lendemain à Colombey pour réfléchir. Plus tard dans la soirée, nouveau coup de téléphone. Cette fois, c'est le Premier ministre, Georges Pompidou qui est au bout du fil. Il est entouré de deux ministres, Louis Joxe et Alain Peyrefitte. «Je me retire. Ils ne veulent plus de moi», bougonne le chef de l'État. Les trois hommes argumentent afin qu'il continue le combat. De Gaulle raccroche. Le lendemain, il reçoit son beau-frère qui l'incite lui aussi à persévérer. Le mardi matin, il rentre à l'élysée, consulte des collaborateurs ; le soir il a un entretien avec Pompidou. Au terme de cette journée, il est convaincu que les Français ne sont pas près de le congédier. Le lendemain, au Conseil des ministres, il avoue : «Je mentirais si je disais que je n'ai pas été atteint.» Puis un silence : «Bien entendu, je me maintiens.»

 

1981. La présidentielle des trahisons

C'est celle de deux duels au premier tour : Giscard-Chirac à droite, Mitterrand-Marchais à gauche. La finale voit s'affronter Giscard et Mitterrand, la revanche de 1974. Mais les deux battus vont savonner la planche du qualifié de leur propre camp. Marchais donne en sous-main la consigne de voter Giscard car la victoire de ce dernier permettrait au PC de retrouver plus facilement une vitalité dans l'opposition que dans l'alliance avec les socialistes au pouvoir. De son côté, Chirac a tout intérêt à une alternance qui éliminerait Giscard à droite et lui permettrait de devenir le leader de l'opposition pour les échéances électorales futures. Il n'apporte donc au président sortant qu'un soutien a minima à titre personnel et discrètement demande à ses troupes de voter pour Mitterrand. Ayant eu vent de la manœuvre et voulant en avoir le cœur net, Giscard téléphone au siège du RPR en se faisant passer pour un militant de base en travestissant sa voix reconnaissable grâce à un mouchoir posé sur le combiné. «On m'a incité à voter Mitterrand», racontera-t-il plus tard, certifiant cette anecdote digne d'un film d'espionnage des années 1970. Dans un entretien qu'il a eu plus tard avec Giscard, Mitterrand lui avouera : «Je n'ai été élu que grâce aux 550 000 voix que m'a apportées Chirac au deuxième tour. Vous n'avez qu'à regarder les chiffres. Sans ces 500 000 voix qui ont changé de camp, je ne pouvais pas être élu.»

 

1988. Mitterrand ou Rocard ?

Au terme d'une cohabitation avec Jacques Chirac, François Mitterrand distille que s'il ne se représente pas, seul Rocard est «en situation» pour être candidat en 1988, mais il ajoute que son rival de toujours au sein du PS ne sera pas en mesure de remporter le deuxième tour de la présidentielle face à la droite. Pendant plusieurs mois, il entretient l'ambiguïté. Mais depuis avril 1987, soit un an avant l'échéance, il a demandé à ses proches, Estier, Mermaz, Jospin et Emmanuelli de «préparer les choses». Dans le plus grand secret, Jospin commence à nouer des contacts avec Jacques Pilhan pour dessiner une campagne de communication. De son côté, Rocard lui aussi «se prépare». Pendant six mois, Mitterrand jouera cruellement au chat et à la souris avec lui. Le 5 décembre, les deux hommes se voient en tête-à-tête. Un accord est conclu : Rocard retire sa candidature, Mitterrand confirme la sienne et assure à Rocard «qu'il aura sa chance». En clair qu'il le nommera Premier ministre ? C'est ce qu'attend Rocard. Et c'est ce que fera Mitterrand une fois qu'il sera réélu, même si ce n'est pas de gaieté de cœur qu'il «cohabite» avec celui qui lui a toujours mordu les mollets au PS.

 

2007. Vie privée, vie publique

Épisode insolite dans une présidentielle. Les deux finalistes, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, voient tous deux leur couple exploser. Ils sont en passe de réaliser l'objectif politique de leur vie, et pourtant leurs vies privées respectives sont en train de sombrer dans les affres de la séparation. Lors du débat télévisé entre les deux tours, chacun n'ignore pas les difficultés personnelles de l'autre. Ils sont concentrés certes mais minés aussi par leurs déboires conjugaux. Avant d'entrer sur le plateau de télévision, Nicolas Sarkozy téléphone à Cécilia pour l'implorer de ne pas le quitter. Depuis des mois, il fait tout ce qui est en son possible pour la retenir. Elle, continue à l'aider dans la campagne, mais elle sait qu'elle ne veut pas aller à l'élysée.

 

De leur côté, François Hollande et Ségolène Royal ne sont pas séparés non plus, mais ils ne font plus que se croiser dans leur appartement, le tourbillon de la campagne électorale est bien pratique pour ne plus vivre ensemble… Parfois, la candidate ne rentre pas à son domicile, elle s'est aménagée discrètement une chambre à son siège de campagne, sans que son équipe le sache… Nicolas Sarkozy remportera la présidentielle et divorcera, Ségolène Royal sera vaincue et attendra le soir du deuxième tour des législatives, au mois de juin, pour annoncer sa séparation d'avec François Hollande. La vie privée s'était invitée pour la première fois dans la présidentielle.

 

Jean-Pierre Bédéï La DDM

 

Sandrine Gardillou et Terrou Benoit ont partagé la publication de L'interlude Café.
L’image contient peut-être : nourriture
 
L’image contient peut-être : nourriture
L’image contient peut-être : nourriture
L'interlude Café a ajouté 3 photos.
 

Ce soir jeudi 29 décembre et vendredi 30 décembre soirée tapas festifs à l'interlude café : Œuf brouillé à la truffe, tastou de foie gras de canard à la plancha, saucisse truffé et huîtres fines de claire, beurre truffé, champagne "tsarine" bière de Noël. N'hésitez pas à réserver

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



26/12/2016
27 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 195 autres membres

blog search directory
Recommander ce blog | Contact | Signaler un contenu | RSS | Hébergé chez Blog4ever | Espace de gestion