1241-Le bistro de la rentrée 113 posts

 

 

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Saint Denis Les Martel le 17 septembre 2016 Salle des fêtes à g le Maire.

 

 

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Nouvelles

 

A Luzech, ce jeudi 1er septembre, la rentrée a sans doute été plus inhabituelle qu’ailleurs. Les élèves de la maternelle, du primaire et les 6èmes du collège ont découvert la cité scolaire. Nouvelles classes, nouveau CDI, nouvelle salle de restauration, nouveaux repères, nouvelles habitudes… Construit par le Département du Lot et la ville de Luzech, la cité scolaire est sans doute l’un des événements de la rentrée scolaire dans le Lot. Rappelons que c’est en raison du caractère inondable de l’ancien collège, que le Département a programmé la création d’un nouvel établissement. La ville de Luzech a décidé de reconstruire ses écoles sur le même site, ce qui permet la mutualisation des installations (chauffage, restauration…), à proximité des équipements sportifs communaux. D’un point de vue technique, la cité scolaire de Luzech décline tous les aspects du développement durable : recours aux énergies renouvelables (géothermie, solaire), utilisation de matériaux sains, architecture bioclimatique, économie d’eau, limitation des rejets…

 

Pour fêter l’ouverture de la cité scolaire de Luzech, une journée inédite, gratuite et ouverte à tous, baptisée Récré’cité,  aura lieu le samedi 24 septembre, de 10 h à 18 h. Au programme : animations et activités pour toute la famille, dégustation, visites … Vous aussi, vous pourrez découvrir la cité scolaire de Luzech, dans une ambiance de fête ! Tout le programme est consultable sur le site lot.fr.

 

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StDenis17092016.JPGSaint Denis les Martel le 17092016

Avec mes anciens élèves un demi-siècle plus tard - Marc Baldy
 
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Le café la Liberté, à Paris - Etienne Cazin/Flickr/CC     posté le  12 08 2013 OBS Rue89

Une microsociété parisienne  : dense, bruyante, métissée. Le bistrot s’appelle La Liberté, ou plus communément « La Lib’ ». Il est situé au 196, rue du Faubourg Saint-Antoine, à Paris (XIIe arrondissement).

Le bistrot populaire est une zone intermédiaire où tout est possible  : les rencontres, la prise de parole directe, la danse, le verre de trop. A contre-courant des lieux de consommation standardisés, La Lib’ se défend avec ses armes : la musique, les tarifs (1 euro le café ; 2,30 euros le demi ; 6 euros le Gin tonic) et la tolérance.

Tout petit et tout jaune, le bar qui compte souvent plus de clients en terrasse qu’à l’intérieur, est connu pour avoir vu passer plusieurs grands noms de la chanson française engagée  : Têtes Raides, Sanseverino (à l’époque des Voleurs de poules), La Tordue

Ali Lahcene, le patron du bar
Ali Lahcene, le patron du bar - DR

Adi Lahcene, patron de La Liberté depuis dix ans, s’émerveille toujours d’une telle affluence :

«  Il y a un mélange là-dedans qui est intéressant. Ça va du mec SDF qui est dur à gérer, au toubib, à l’inspecteur machin ou au colonel truc, qui viennent et qui boivent là.

C’est un bar parisien, c’est-à-dire mixé au départ, et il faut le garder comme ça.  »

Un pari délicat géré de main de maître par les serveurs… grâce à la musique :

«  Si tu mets de la musique africaine, genre Youssou N’Dour, ou cubaine, c’est super, ça balance, on va danser  ! Et puis, à un moment, tu vois qu’il y a quelque chose qui commence à prendre le pouvoir. Là, pof  ! Faut arrêter et passer à autre chose  : un p’tit Aznavour, un Léo Ferré… »

Ceux qui ouvrent leurs gueules quand ils en ont marre

En 1990, lorsqu’Adi rachète le commerce à «  un pote de lycée  », son ambition est déjà de garder le cap du «  bistrot populaire  ». L’idée est aussi de s’inscrire dans l’histoire d’un bar parisien engagé, et ce depuis sa création vers 1860, peu avant La Commune :

«  A l’époque, il s’appelait A la Liberté. C’était une taverne, un endroit où on buvait et où on parlait politique. A la Liberté, le symbole sur le faubourg est assez clair, vu que la Révolution de 1789 a commencé là  ! C’est donc resté un coin de partisans, de travailleurs et de ceux qui ouvrent leurs gueules quand ils en ont marre, quoi…  »

Le lieu est humainement brut et les échanges directs. Si, traditionnellement, le bistrot populaire est fréquenté par une majorité d’hommes, les femmes osent monter à bord de la Lib’ puisque l’équipe veille à ce qu’elles se sentent «  à l’aise, en sécurité  » :

«  Pour certaines communautés, c’est connoté de voir une nana boire de l’alcool. Il faut donc parfois réagir. S’il y a une nana qui ne se sent pas bien, il faut sortir du bar et régler le problème tout de suite, parce qu’après ça deviendrait un bistrot de mecs. L’échange est là et c’est avec tout le monde, pas juste entre mecs  !  »

La terrasse de La Liberté
La terrasse de La Liberté - Géraldine Grand Colas

Le «  tricard du bar  », jamais à perpétuité

«  L’échange  », est à lui seul le credo de La Liberté et la principale raison de son succès. «  Dans une grande ville comme ça, il y a beaucoup de solitude  », explique Adi.

« Quand des clients viennent là, on leur dit bonjour. Ils connaissent les gens, les gens les connaissent, c’est un lieu où tu es reconnu. C’est juste un échange, comme ça, des fois très court, mais très humain. C’est ça qu’on veut garder  !  »

Les clients se regardent, discutent, à la recherche d’autres portes :

«  Ici, on est plus permissifs [...] S’il y a des gens qui ont bien bu, qui trouvent la musique bonne et qui dansent sur une table, c’est normal [...]. Ailleurs, dès que tu parles un peu fort, ils ont peur que ça dérange.  »

Les maîtres-mots pour faire vivre et garantir cette liberté  ? «  Tempérance  », «  tolérance  », et «  distance  », «  pour analyser les choses et ne pas partir sur un truc répressif  ». Le côté «  tricard du bar  », par exemple, c’est le patron qui gère «  au coup par coup  », et ce n’est «  jamais à perpétuité  », explique Adi :

« A un moment, je lève la sanction parce qu’il n’y a pas de raison  : on a tous été con des fois et je ne veux pas tomber dans l’abus de pouvoir… »

Chiffres

En 1910, l'Hexagone comptait 510 000 cafés pour 42 millions d'habitants. En 1960, ils étaient 200 000 ; en 1970, 70 000 ; en 2010, il en reste entre environ 40 000, pour une population de près de 65 millions d'habitants.

Alors que se multiplient les bars lounge, sortes de salons bis à la décoration soignée, et malgré les chiffres alarmants d’études annonçant la disparition des cafés en France (deux cafés disparaissent par jour en France), le succès de La Liberté semble témoigner de la vitalité du bar populaire.

Ici, pas de fauteuils en cuir :

« C’est un bar où tu peux prendre une chaise, t’assoir, et puis il y a un pied qui va péter…  »

Sans bars, le taux de suicide va s’envoler !

Sa force, pour Josette Halegoi, psychosociologue et co-auteur de « Une vie de zinc, ce lien social qui nous unit » (Le Cherche-midi, 2010), est de constituer à la fois «  un lieu et un lien social  » :

« Si demain il n’y a plus de bars, on va voir s’envoler le taux de suicide, parce qu’il y a des gens qui sont complètement seuls, et le bar est un lieu de socialisation absolument fantastique  !  »

Même si, bien sûr, la face sombre existe (excès d’alcool, de jeux, comportements agressifs), pour Josette Halegoi, la réalité du bar populaire est bien loin de l’image du «  lieu de mort  » qu’on lui a longtemps associée :

«  On a vu, par exemple, dans nos recherches, qu’il y avait un SDF qui venait le matin dans un bar, il avait sa place, il prenait son café, il lisait son journal, il discutait avec différentes personnes, et c’était le seul moment où il avait une possibilité d’être socialisé. »

La Liberté compte aussi ses SDF, qui souvent se regroupent à l’extérieur du bar, mais en plein milieu de la foule. Certains peignent tout en buvant leur bouteille de whisky.

La Liberté
La Liberté - Géraldine Grand Colas

Garder le « truc gérable, sain et sympa »

Pour la psychosociologue, le café, refuge d’humanité, incarne un nouveau modèle de société « et qui sera de plus en plus important avec la crise ».

Au regard de différentes études menées au Mexique, en Argentine ou en Espagne, notamment aux côtés des Indignés, Josette Halegoi a développé une thèse selon laquelle nous entrons dans une nouvelle phase de «  modernité en lien  », qu’elle et son associée Rachelle Santerne (également psychosociologue) ont baptisé « nexomodernité  » (nexo, comme lien en latin).

A La Liberté
A La Liberté

Le bar qui a su s’adapter aux différentes crises, et en particulier à celle de l’interdiction du tabac, en «  jouant vraiment son rôle de lien social  » – création de relais-colis de quartier, accueil des associations locales, organisation d’événements culturels – deviendrait ainsi un lieu fondamental de cette nouvelle modernité.

Parce que, résume la psychosociologue, « c’est un lieu où on peut aller, on peut échanger, on peut être en groupe, on peut dialoguer, on n’est pas soumis à la performance, on n’est pas soumis au paraître, je pense que le bar a, demain, un déploiement possible absolument incroyable  ! ».

Une bonne nouvelle, donc, pour La Lib’ qui devrait encore avoir de beaux jours devant elle. Pour Adi, en tout cas, pas question de révolution. Il s’agit modestement de «  garder le truc gérable, sain et sympa le plus longtemps possible… »

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Réunion ce dimanche, le premier de septembre, des anciens du Lycée Gambetta. Edmond Jouve une de nos gloires

                     

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  Merci Pierre Venries pour la photo                      

                     

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                 

 

 

 

 



01/09/2016
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