1189- Au comptoir du bistro 186 posts

Marc Baldy a partagé un lien.
Marty, Body,Marlas,Rémy,...quelques uns de mes fournisseurs MB
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Comme mes voisins de comptoir ce matin je partage totalement ces propos de Jean Glavany MB

 

Jean Glavany


Ceux qui ont appelé à manifester hier à la République " à l'occasion de la COP 21" sont triplement irresponsables : d'abord parce que nous sommes en guerre et en état d'urgence et qu'il est interdit de manifester pendant trois mois. C'est trop leur demander que trois mois de civisme et de respect des lois et règlements ?
Ensuite parce qu'en cette période de tension extrême, nos force de l'ordre , à qui l'on demande beaucoup, ont autre chose à faire que d'encadrer des manifestations de ce type. C'est trop leur demander, à ces irresponsables que de penser à nos gendarmes et à nos policiers et à leur engagement de tous les jours pour notre sécurité ??
Enfin, parce que, comme de bien entendu, cette manifestation a été le prétexte attendu pour quelques dizaines de connards venus d'un peu partout pour casser . On n'a rien d'autre à faire en ce moment que de dérouler le tapis rouge à ces énergumènes ?
Pour couronner le tout, ces voyous pillant le mémorial spontané érigé place de la République en souvenir des victimes des attentats, voilà l'indignité qui rejoint l'irresponsabilité .

 

Sans remords, sans regrets", Martin Malvy à quelques jours de la fin de sa carrière politique

 

Martin Malvy
Martin Malvy (Crédits : Rémi Benoit)
La politique, sa vie, ses choix : Martin Malvy, président du Conseil régional de Midi-Pyrénées pour encore quelques jours, prend le temps de se confier. Reconnaissant qu'il aurait aimé être maire de Toulouse, il revient sur sa carrière politique et juge le discours politique "trop souvent irresponsable". Entretien.

Quel est le souvenir le plus marquant de votre vie politique ?
Il y en a beaucoup mais l'élection de François Mitterrand en 1981 est incontestablement le souvenir le plus important pour les gens de ma génération qui n'avaient jamais vu la gauche au pouvoir. Nous étions encore influencés par la prophétie d'Alain Peyrefitte qui avait dit "si nous ne faisons pas de bêtise, nous sommes au pouvoir pour 40 ans". Je me suis engagé en politique pour un idéal, sans imaginer alors que nous puissions vraiment arriver au pouvoir.

Vous avez aimé être ministre ?
J'ai surtout beaucoup appris. Comme secrétaire d'État à l'Énergie, à une époque où l'on évoquait surtout beaucoup la maîtrise de l'énergie et déjà la voiture électrique... Comme ministre des Relations avec le Parlement à un moment où nous n'avions pas la majorité absolue. Comme ministre du Budget, une expérience majeure qui m'a permis de vraiment maîtriser les rouages de l'État. Vivre Bercy, c'est vraiment vivre l'État. C'est d'ailleurs de mon point de vue ce qui donne à Carole Delga (candidate socialiste pour les élections régionales en Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, NDLR) un atout supplémentaire.

Le pouvoir va vous manquer ?
On n'a jamais de pouvoir, c'est un mythe. Il est très rare que l'on décide seul. Le pouvoir, c'est le pouvoir de l'initiative et de la conviction. Convaincre ceux avec qui on va devoir décider, c'est ça le pouvoir. J'aime le débat collectif et j'aime la décision. Ce que je n'aime pas, ce sont les arrières pensées partisanes qui écartent du bon chemin.

Vous auriez aimé être président de la République ?
Je n'y ai jamais pensé. Et, pourtant, je me suis rasé tous les matins. J'ai toujours préféré Midi-Pyrénées à Paris. J'ai fait mes études pour l'essentiel dans le Lot et à Toulouse. Et, même du temps où j'étais journaliste, j'avais eu des propositions à Paris en presse écrite et en radio mais j'ai préféré Midi-Pyrénées. Finalement, j'ai fait ce que je voulais. C'est une chance.

En 2007, vous auriez pu être candidat à la mairie de Toulouse. Le regrettez-vous ?
Oui, j'aurais aimé être maire de Toulouse. En 2007, j'ai longuement hésité. À l'époque, j'avais 71 ans et j'ai eu peur que l'on me reproche mon âge si, ensuite, j'avais été candidat à un deuxième mandat. À un moment, il faut savoir s'arrêter, ne serait-ce que par respect pour soi-même. Et puis, il y a une deuxième raison : je m'étais engagé dans la vie régionale pour construire la région et j'ai pensé que ce serait une sorte de reniement que d'abandonner la construction régionale.

Quelle a été votre élection préférée, celle de 2010 quand vous avez été le président de région le mieux élu de France ?
Toutes, c'est à chaque fois un moment d'émotion ! La première, ça compte, mais il est plus difficile encore d'être réélu. 2010, c'est une élection qui m'a touchée, une émotion particulière même si j'ai tout de suite eu la réserve de me dire que c'était un moment hors norme, exceptionnel, de ceux qui ne se reproduisent pas.

Pour les régionales, François Hollande vous a-t-il demandé de vous représenter pour faire barrage à la droite et au FN, comme il l'a demandé à Jean-Yves Le Drian ?
On ne peut pas comparer les deux situations. Dans un entretien très cordial, comme ils le sont d'ailleurs tous avec François Hollande, je lui ai dit la décision qui était la mienne de ne pas me représenter. Je lui ai dit que Carole Delga serait à mon avis la bonne candidate pour assurer la relève. Même si, ensuite, elle n'a pas été désignée par Solferino comme certains l'ont dit méchamment, mais par 8 000 militants des deux régions.

Quelle est votre plus grande fierté ?
Je n'ai pas de fierté, j'ai des satisfactions quand je fais le tour de ce que nous avons fait. Si j'avais une fierté, ce serait peut-être celle d'avoir présidé cette région pendant un peu plus de 17 ans en maintenant la cohérence de la majorité malgré sa diversité et des prises de position parfois très différentes. Ce que j'ai toujours voulu éviter, c'est une institution qui donne une image de désordre ou d'impuissance parce que le débat n'y est pas républicain. Je peux dire qu'au long de toutes ces années, les élus se sont comportés de manière très républicaine. Je les salue tous, avec une petite préférence pour ceux qui m'ont soutenu, mais je veux aussi saluer le très grand professionnalisme de nos équipes en interne.

Carole Delga est-elle votre héritière ?
Il n'y a pas d'héritier en politique. Un jour, un élu m'a demandé de le mettre en avant pour assurer ma succession. Je lui ai répondu qu'en démocratie, la politique se faisait sans héritier. Même s'il est vrai que Carole Delga et moi-même avons une manière commune de raisonner, elle est elle-même. Elle a appris de moi, mais moi aussi j'ai appris d'elle : elle réfléchit, elle écoute, elle complète son info et elle décide. Certains en politique ne cessent pas d'hésiter. D'autres décident sur un coup de tête. Elle n'est pas de ceux-là.

Avez-vous des regrets ?
Je n'ai pas de regrets. On peut toujours faire mieux et plus, mais, quand j'ai été élu en 1998, l'entité régionale n'existait pas réellement aux yeux de l'opinion publique. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Les domaines comme l'apprentissage, la formation, les lycées n'étaient pas identifiés comme étant de la compétence des régions. Il y a eu aussi beaucoup d'évolutions dans le domaine économique. La modernisation de nos entreprises, le développement des filières, l'internationalisation et le rapprochement des entreprises avec le secteur de la recherche m'ont passionné. En cessant ces fonctions, je fais deux constats : Midi-Pyrénées est l'une des régions qui crée le plus d'emplois (en créant plus d'emplois qu'il ne s'en détruit) et les entreprises de la région se sont remarquablement modernisées. On n'est pas encore au stade où l'on sent qu'une économie s'est transformée mais c'est le cas pourtant et cela se verra peu à peu.

La vie politique est-elle devenue plus dure ?
Ce qui est frustrant pour un élu, c'est de constater le sentiment d'un décrochage entre le citoyen et l'acteur de la vie publique. Cela peut s'expliquer par l'insatisfaction des citoyens face aux effets d'une crise en profondeur des sociétés. Il est des époques où la société est comme au repos et où, globalement, rien ne change vraiment. Actuellement, nous traversons un moment de l'histoire où tout bouge en même temps. Les révolutions liées au numérique, à la mondialisation, à la prise de conscience du réchauffement de la planète, au sentiment d'insécurité lié au terrorisme sont toutes des phénomènes récents qui engendrent des malaises qui, eux-mêmes, sont souvent exploités à des fins partisanes.
La société est fragile, c'est incontestable. La vie politique doit évoluer mais elle ne le peut pas si les responsables politiques au plan national (élus et ceux qui font l'opinion) continuent à refuser de débattre de ces sujets majeurs en ayant uniquement en ligne de mire la consultation électorale suivante. Les élus doivent être plus responsables et plus pédagogues. Le discours politique est aujourd'hui beaucoup trop souvent irresponsable. Je reprendrais la phrase de Jaurès : "Aller à l'idéal mais tenir compte du réel." C'est pourquoi je reste un défenseur de la politique de François Hollande. Il brave l'impopularité car il a le sentiment que le redressement de ce pays passe par un certain nombre de réformes.

Et maintenant ? Où allez-vous vivre ? Qu'allez-vous faire ? Vous écrirez un livre ?
Cela fait partie des possibilités... Je vais partager mon temps entre Toulouse et Figeac. Je ferai ce que je n'ai pas eu le temps de faire. Car la fonction de président de Région représente beaucoup plus qu'un temps plein. Sans doute peut-on en faire moins mais ce n'est pas mon tempérament. Je vais lire, sortir, aller au cinéma, retrouver la nature.

Quel nom faut-il pour la nouvelle région ?
J'ai un nom et je l'ai mis dans une enveloppe que je donnerai à Carole Delga. Si elle est élue comme je l'espère, elle l'ouvrira au moment de la consultation qu'elle a annoncée. Je pense que ce nom doit être court, ne doit ne pas être un sigle, doit faire référence à la culture et à l'histoire et doit être perceptible à l'étranger. La future région sera la 9e région d'Europe sur 170 et son nom doit être son premier ambassadeur. Il doit lui permettre de rayonner.

Comment va s'achever votre mandat ?
À partir du 14 décembre, je serai le seul élu régional en Midi-Pyrénées et du 1er au 4 janvier minuit, je serai le seul président en fonction pour la grande région. Avec des pouvoirs extrêmement limités puisque l'assemblée ne sera pas encore officiellement constituée. Jusqu'au 4 janvier, je serai là, comme on dit, pour "expédier les affaires courantes".

Voilà, c'est sans remords, sans regrets, si ce n'est ceux de ne pas aller plus loin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



30/11/2015
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