1139-Ma Revue de presse 55 posts

 

Propositions malhonnêtes

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«Manzana», montre-moi d'où vient la vie, où vont les toros maudits… Pleure la Maestranza, s'agglutinent les regrets. Larmes contres larmes. Cœurs brisés. Souffles coupés. Séville se noie sans broncher, sans l'ombre insolente d'une vague mauvaise à la surface du sable. Pourtant, il s'en va, là, maintenant et à jamais. Une lune désolée va bientôt se lever sur ce premier soir de mai et José Maria Manzanares coupe la coleta de José Mari, son père. Ponce, Padilla, Litri, El Cid, Morante sautent la barrière, ils vont porter le héros de leurs livres d'enfants et de leurs premières capes, jusqu'à violer la porte du Prince qui s'était toujours refusée aux manières pourtant exquises de l'Alicantino croqueur de blondes. Un peu plus de huit ans après cette immortelle despedida, Manzanares, 61 ans, a été retrouvé inanimé dans sa finca «Ronda Ganadera» près de Campo Lugar en Estrémadure. «Mort de mort naturelle» répètent les communiqués, comme si le torero des toreros pouvait mourir naturellement…

Le murmure sacré

Alors qu'il venait d'atterrir à Mexico, José Maria est remonté aussitôt dans l'avion pour l'adieu à ce père qu'il avait tant aimé malgré les orages familiaux. Padilla, Ponce, Juli, Abellan, Liria, Espartaco, Mendoza, Vega l'ont enlevé pour une dernière vuelta dans ses arènes, devant ses enfants.

«Manzana» (Jose Maria Dolls Abellan) possédait le don rare de savoir, sur une ou deux passes, changer une foule en colère en assemblée émerveillée. On lui a tant et tant reproché de ne puiser qu'avec «mesure» dans la corne si profonde de son infini talent…

Indolence et cyclothymie, les deux anges posés sur les épaules de cet ancien employé d'un garage Renault ont finalement adouci les secousses de son art majeur.

Devenu matador chez lui, en 1971 des mains de Dominguin sous le regard d'El Viti, il était un capeador de cartel, un muletero de droit divin. Malheur à ceux qui ont oublié de croiser les franges sucrées de son murmure sacré.

Le Temps

N'en déplaise à beaucoup – dont quelques excités –, François Hollande n'est aujourd'hui qu'à la moitié de son mandat présidentiel. Il lui reste à parcourir l'autre moitié de son destin. Les institutions de la République le veulent ainsi, même si, dans notre époque agitée, les sprinters politiques piaffent d'impatience et voudraient qu'on ne laisse plus de temps au temps.

Avec le quinquennat, l'espace qui va d'une élection présidentielle à l'autre s'est considérablement rétréci, quand par ailleurs se développait la «démocratie d'opinion». La mode fait qu'un sondage vaudrait presqu'une élection. Ainsi, devenu très impopulaire selon les jurés Sofres ou BVA, François Hollande serait déjà un «vaincu», un «Président fantôme», ce qui autorise son prédécesseur à affirmer qu'il ne finira peut-être pas son mandat ! Le ton, pour ne pas dire le mépris, que certains politiciens emploient à l'adresse du président de la République devrait profondément heurter les démocrates scrupuleux – il trahit ce perpétuel procès en «légitimité» que nos plus conservateurs n'ont jamais cessé d'intenter à la gauche lorsqu'elle monte à l'Élysée.

C'est pourquoi, depuis plus d'un an, le personnel de la droite s'est mis en campagne présidentielle, le voilà, ce personnel, qui tient un meeting permanent, un vrai caravansérail du nord au sud du pays, sans même s'embarrasser d'élaborer un programme politique, c'est la course un peu désordonnée de tous ceux qui se voient déjà en haut de l'affiche.

L'UMP n'a d'ailleurs pas le monopole de l'impatience ; chez les camarades socialistes aussi, on n'étouffe plus ses ambitions – et que dire de la concurrente d'extrême-droite qui plastronne en bonne place au carrousel des prétentieux.

Pendant ce temps, le dos rond, François Hollande encaisse les mauvais chiffres de l'économie française et songe que, décidément, à mi-course, la chance ne l'a guère accompagné. Non que tout soit à jeter, loin de là – des réformes ont été engagées sur lesquelles il escompte beaucoup. Après tout, le temps manque pour juger vraiment – puisque nous ne sommes encore qu'à la mi-temps.

 

Sarkozy dénonce le mensonge du pouvoir en place.
Nicolas Sarkozy a dénoncé lundi soir le mensonge, pratique quotidienne du pouvoir en place, dans une allusion transparente à la polémique opposant le secrétaire général de l’Élysée Jean-Pierre Jouyet à l’ex-Premier ministre UMP François Fillon, avec lequel l’ancien président refuse de polémiquer...(...)
http://libertyvox.fr/2014/11/11/sarkozy-denonce-le-mensonge-du-pouvoir-en-place/
 

 

 

 

 

 



04/11/2014
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