1121- La Revue de presse du bistro 108 posts

François Hollande président de la République inaugure le Musée Soulages en compagnie du grand artiste et de Martin Malvy Président de Région (qui a aidé à la réalisation de ce Musée)Pendant ce temps quelques dizaines de manifestants tentaient de perturber la visite et prenait même le conseiller agriculture en otage.Tout est bon pour attaquer le Président...

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j'aime ça "va pensiero"   Nabucco de Verdi

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par Nathalie Rheims - Le Point

Vu de la télé, ce qui frappe dans cette soirée électorale du 25 mai, c'est le décalage entre le formidable embrasement imaginaire des médias autour de la victoire du FN en France et l'impression d'une complète paralysie de la réalité politique. Pour les médias, c'est le tremblement de terre, le choc, le tsunami, la foudre qui s'abat : de l'autre côté de l'écran, le spectateur est pétrifié, K.-O. debout, sonné, impuissant, caramélisé. Dans l'imaginaire, tout est en train de s'effondrer tandis que, dans la réalité, rien ne bouge, tout est gelé, transformé en statue de sel.

Les jeunes, les ouvriers, les principales victimes de la crise, ont choisi le repli ethnique et le rejet de l'immigration comme porte de sortie à la tragédie que leur fait subir la mondialisation plutôt que la lutte des classes et le règlement social du chômage. Mais les partis politiques, les États, la technocratie européenne ne sont pas équipés pour répondre à l'expression démocratique de leurs rejets xénophobes. Dès lors, rien ne bouge et tout est suspendu, renvoyé dans le monde des fantasmes et des symboles.

Marine Le Pen en "une" de toute la presse européenne

Dans les années 1930, après la crise de 1929, les masses, les classes moyennes délabrées avaient explosé, elles étaient passées à l'acte et la démocratie s'était effondrée comme un château de cartes sous la poussée populaire. Aujourd'hui, ça ne peut plus exploser, tout se passe de l'autre côté du miroir, dans les médias, et c'est là que ça implose, comme un vieux téléviseur usagé. Ici, nul besoin de mouvements sociaux ni d'action de la foule. Tout se passe à l'économie, dans la force de déflagration des symboles. Même pas la peine d'aller casser des vitrines, comme en 1933. Il suffit de déposer un bulletin dans l'urne et de regarder, le soir, l'effet que ça fait à la télé.

La photo de Marine Le Pen est en "une" de toute la presse européenne. Elle a mis par terre, symboliquement, tout le système politique français de gouvernement. Ça n'aura aucune conséquence concrète sur rien, la France n'a aucune marge de manoeuvre, l'Europe non plus, mais voilà, c'est fait, et ce n'est pas la peine de chercher plus loin. Nicolas Sarkozy avait tiré le signal d'alarme sur l'immigration, sur Schengen, mais c'était trop tard, car ce train-là ne circule pas à grande vitesse dans la réalité, mais uniquement dans les têtes de ceux qui fantasment.

Les quatre morts du Musée juif de Bruxelles, centre de gravité de cette Europe au pays des horreurs, auront tenu lieu, pour nous tous, de passage à l'acte, comme dans un cauchemar surchargé de sens et qui finit par devenir complètement absurde, perdant tout son sens. Dans l'implosion, on bascule dans le délire, car il n'y a plus de prise sur la réalité.

Eddie Pons a partagé sa photo.

DESSIN PUBLIÉ DANS LE JOURNAL LA MARSEILLAISE ET SUR TOROFIESTA.COM

DESSIN PUBLIÉ DANS LE JOURNAL LA MARSEILLAISE ET SUR TOROFIESTA.COM

Merci Eddie...de Nîmes


Bombe à retardement édito DDM

Combien sont-ils entre Alep et Homs, en train d'en découdre contre Bachar-el-Assad, et qui ont passé leur enfance à Vénissieux, Sarcelles ou dans le quartier toulousain de la Reynerie ? Des gamins qui ont grandi dans l'école de la République, à qui on a lu Victor Hugo et Voltaire, et que l'on retrouve le cerveau lessivé à l'islam radical et les armes à la main ?

La toute première réflexion que l'on peut se faire, c'est que, manifestement, ces enfants perdus, souvent issus de milieux fragilisés, de banlieues- ghettos, n'ont pas trouvé leur place dans notre société. Le hic, c'est que d'autres qui eux, ont bien la tête sur les épaules, ont su à un moment donné, les manipuler, les «retourner». Des «prédicateurs» qui leur ont donné l'illusion que leur sacrifice allait faire d'eux des héros là-bas, eux qui se sont souvent sentis déconsidérés ou méprisés ici. Ont-ils réellement aussi une «place» là-bas ? Et la deuxième réflexion que l'on peut avoir, c'est qu'un jour ou l'autre, ces anciens gosses devenus des guerriers fanatiques, vont revenir. Pour quoi faire ? Boulanger, prof de techno, plombier, toubib, ingénieur ? On peut toujours rêver…

C'est donc une véritable bombe à retardement, qui va, petit à petit, se reconstituer dans l'Hexagone. Avec des hommes dont les mentalités auront été totalement remaniées. Qui n'auront plus du tout les valeurs qui sont celles de la République. Le décalage qu'ils ressentaient au moment du départ risque d'être encore plus grand à leur retour. Que restera-t-il comme points communs entre eux en nous ? Liberté ? Egalité ? Fraternité ?

Il y a fort à parier que pour beaucoup d'entre eux, la seule chose à faire sera de poursuivre le jihad ici. Notamment, comme l'avait fait Merah, la guerre contre les Juifs…

Parce qu'elles sont tolérantes, parce qu'elles sont humanistes, parce qu'elles sont légalistes, nos démocraties se retrouvent là dans une terrible position de faiblesse face à ces personnages pour qui la vie ou la mort sont des variables d'ajustement dans une sorte de combat eschatologique, où la fin des temps justifie tous les moyens. Car il faudra bien élever notre niveau de sécurité global, face à cette menace bien réelle qui pèse sur nous. Et la liberté et la sécurité ne faisant pas bon ménage, c'est aussi un peu de notre vivre ensemble qui va en pâtir. Le triste symbole de ce phénomène, c'est de voir aujourd'hui, l'école toulousaine Ozar Hatorah hérissée de hauts murs et de barbelés. C'est désolant d'être obligé de se protéger ainsi de la barbarie.

Dites ce n'est pas de la provocation ça devant la gare SNCF en pleine grève CGT? C'est du rouge mais pas de la même barrique !

Ranger au cordeau
A la manœuvre !!!
Marche arriere
Terminus tous le monde descends.
Allez a table






































26/05/2014
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