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La permanence des soins médicaux assurée par les médecins le soir et le week-end représente un coût d'1,3 milliard d'euros par an, a indiqué, le 30 janvier, le directeur de l'assurance maladie, Frédéric Van Roekeghem. Un "coût important pour la collectivité à mettre en regard avec les interventions vraiment réalisées", a-t-il estimé.

Être soigné en France à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit est un service qui a un coût : près d'1,3 milliard d'euros par an, a indiqué le directeur général de l'assurance maladie, Frédéric Van Roekeghem, auditionné le 30 janvier par la mission d'information sur l'organisation de la permanence de soins de l'Assemblée nationale.

Dans le détail, 396 millions d'euros ont été consacrés à la permanence des soins ambulatoires (hors hôpital) en 2011, un montant resté "stable" en 2012, a déclaré Frédéric Van Roekeghem. En 2012, 28 715 généralistes assuraient les gardes en ambulatoire, mais "cette participation est concentrée sur un petit nombre de médecins" : 10 % de ces professionnels réalisent 60 % des astreintes, soit environ 3 000 médecins, a-t-il expliqué.

"Dans certaines zones (médicalement) sous-dotées, la concentration des astreintes sur un petit nombre de médecins rend la contrainte relativement forte", a-t-il souligné. Par ailleurs, le coût de la permanence des soins dans les établissements de santé s'est élevé à 679 millions d'euros en 2012, soit 632 millions pour les hôpitaux publics et près de 47 millions pour les cliniques, a-t-il précisé. De leur côté, les gardes des ambulances et des pharmacies ont coûté respectivement 188 et 57 millions d'euros. Ainsi, "pour la permanence des soins médicaux, le total des montants engagés avoisine 1,3 milliard d'euros", a noté Frédéric Van Roekeghem.

Un décret en préparation pour les dentistes

"La question qui se pose", c'est "de mettre en regard le coût important pour la collectivité – qui correspond au blocage du temps des soignants – et les interventions vraiment réalisées", a déclaré le directeur général de l'assurance maladie. "Quand on fait ces calculs, on arrive à des sommes importantes par intervention. Mais le principe même de la PDS (permanence des soins), c'est de faire face à des situations qui n'ont pas été anticipées et qui (…) sont relativement coûteuses", a poursuivi le directeur de l'assurance maladie. Il a également souligné que la réorganisation de la permanence des soins depuis le début des années 2000, comme la réduction du nombre de secteurs géographiques, n'avait pas entraîné de "surcoût" et avait permis "une meilleure utilisation des ressources".

Concernant les dentistes, "le principe de la mise en place d'une permanence des soins avait été acté pour éviter à nos concitoyens des désagréments importants lorsque, pris d'une rage de dents, ils doivent frapper à la porte d'un dentiste, notamment le soir et le week-end". Frédéric Van Roekeghem a rappelé qu'un accord avait été signé en 2012 entre l'assurance maladie et les syndicats de dentistes à ce sujet instaurant une rémunération de 75 euros par demi-journée et une majoration spécifique en cas d'intervention. "Ceci suppose de définir les zonages, ce travail est en cours au sein du ministère de la Santé, un projet de décret est en cours de rédaction", a-t-il indiqué, précisant que le coût de cette permanence est évalué à 2,7 millions d'euros pour toute la France.

CAPBRETON:Ce mois-ci, la ville lance un appel d'offres pour étudier une stratégie de lutte contre l'érosion du littoral, en tenant compte des spécificités de la cité portuaire.

Capbreton : pour une stratégie locale contre l'érosion
La dune des plages de la Savane et de la Piste, au sud de la digue nord, a subi les tempêtes de ces dernières semaines. © Photo
Photo Xavier Gès     Sud-Ouest

Cet hiver, les pêcheurs capbretonnais passent entre les tempêtes

Au port de Capbreton, l'hiver a été long et les bateaux sont souvent restés à quai. © Photo
Archives isabelle louvier / « Sud Ouest »

Acteurs publics

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L'avocat et universitaire Robert Badinter avait aboli la peine de en 1981 quand il était ministre de la . A 85 ans, ce Sage de la République, ancien du Conseil constitutionnel, est l'invité du Parisien Dimanche. Extraits de son interview à paraître dans l'édition du 2 février.

Le Parisien : Faites-vous un lien entre la rumeur sur la théorie du genre et la manifestation Jour de colère de dimanche dernier ?

«Plusieurs courants se sont regroupés pour donner l'illusion du nombre, qui ont pour seul ciment la détestation de François Hollande et des réformes du gouvernement.

Mais le plus saisissant, ce sont les cris antisémites poussés par certains manifestants. C'est la première fois depuis la fin de l'Occupation que l'on entend hurler dans les rues de Paris « dehors les Juifs ». Enfant, j'ai vu sur les murs des maisons écrit à la craie « mort à Blum, mort aux juifs ». Après la guerre, on n'osait plus tenir de tels propos. J'ai vécu adolescent la nuit de l'Occupation. Je sais ce que signifient la haine des juifs et le cri « dehors les juifs ». Ces slogans de dimanche sont mortifères et ils atteignent de plein fouet la République. Le peuple français est composé de tous les citoyens, sans aucune discrimination entre eux, quelles que soient leurs origines, leur religion. C'est cela la vision universaliste de l'être humain qui est au cœur même de la République française.»

Les réactions politiques ont-elles été à la hauteur ?

«J'ai le sentiment que tout le monde a été surpris. Mais face à une telle provocation fasciste, à ces cris infâmes, j'aurais souhaité des réactions plus vives, des appels d'associations de défense des droits de l'homme et des partis républicains pour organiser une grande manifestation de protestation. Il faut rappeler chaque fois que nécessaire que la République française ne peut pas tolérer ces cris, pas plus qu'elle ne saurait laisser passer des slogans "Dehors les musulmans" ou "Dehors les Arabes".»


Constatez-vous un abaissement du débat politique ?

«Il y a une forme de dégénérescence. Le débat est désormais instantané, en raison des nouvelles techniques de communication. Et il est moins contrôlé. Le filtre des rédactions des médias ou des organisations politiques disparaît. L'essentiel se passe sur des réseaux sociaux, s'inscrit dans des petites phrases diffusées aussitôt, dans des réactions instantanées souvent anonymes. Ce changement technologique induit inévitablement un appauvrissement du débat politique.»

Approuvez-vous le tournant social-démocrate de François Hollande ?

«Absolument, mais je n'ai pas de mérite parce que j'ai toujours été social-démocrate. Je l'étais déjà en 1981, alors que ce n'était guère à la mode. Le tournant était inévitable. Il y a un refus d'investir dans l'économie nationale. Même les grands groupes français investissent en dehors de l'Hexagone une grande part de leurs profits. Quant aux firmes étrangères, elles renoncent trop souvent à investir en France en disant : trop de charges, trop d'impôts, trop de réglementation… Mais plus inquiétant à mes yeux que la fuite des capitaux, il y a la fuite des cerveaux. Attention à ce que notre jeunesse, et notamment ses éléments les mieux formés, ne projette pas sa carrière hors de nos frontières. Ce serait un péril grave pour l'avenir de la France.»

L'intégralité de cette interview est à retrouver dans l'édition du Parisien-Aujourd'hui dimanche à paraître le 2 février.









31/01/2014
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