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 Le prince du CAC 40




Il croyait, depuis son bunker élyséen, que les Français étaient des gentils supporters de la Star Ac politique, prêts à applaudir la moindre sortie du génie de la com. Ce Président si sûr de lui était en fait un homme surprotégé, vivant dans une bulle. Il gambadait dans un monde virtuel, sûr de sa toute-puissance, entouré de courtisans mielleux. La Cour lui répétait que son inimitable talent télévisuel allait balayer les derniers doutes.


Or, ce Président, dorloté par un entourage timoré, ne connaissait la France qu'à travers des réunions calibrées au millimètre pour que jamais le moindre son hostile ne parvienne à ses oreilles. Une France rêvée, avec cordons de CRS, préfets tremblant de peur, salles à huis clos. Le contraire de la rue. Ah, la rue ! L'esprit de la Commune, comme dirait Jean-Luc Mélenchon. Avec son côté fourmillant, gouailleux, populaire, où les invectives et les acclamations se télescopent dans un joyeux brouhaha.


Terrible constat

Ce prince du CAC 40, lui, n'avait droit qu'à une seule musique, celle de sa propre voix, cette voix qu'il allait chercher dans les graves, pour faire Président et donner le sentiment qu'il maîtrisait son sujet… Mais, hélas, pas "ses sujets". C'est qui ces Français qui braillent, découvre-t-il, dans les venelles de Bayonne ? Mais d'où sortent-ils ? Ils n'étaient donc pas des "invisibles", des "assistés", des planqués ? Personne ne lui avait avoué que ces Français en colère, très majoritaires dans le pays, étaient des êtres de chair et de sang, vociférant leur rejet sans ménagement pour la fonction présidentielle. Le roi, brutalement réveillé par ce chahut basque, a perdu les pédales et accusé François Hollande de préparer "l'épuration". Pourquoi pas aussi la déportation ? Ce pétage de plombs d'un candidat toujours en poste à l'Elysée est révélateur de l'électrochoc qu'il vient de subir.


Terrible constat : il ne connaît plus le pays qu'il dirige. Ses thuriféraires l'avaient tellement noyé sous un onguent de flatteries en tout genres qu'il avait négligé l'incroyable impopularité qui le touche. L'incident de Bayonne ne va sans doute pas se reproduire. Finis les petits bains de foule. Nicolas Sarkozy ne va plus jouer les promeneurs solitaires, les présidents accessibles, à la scandinave, allant à la rencontre du bon peuple. Les risques sont désormais trop grands.


Il va reprendre le chemin du one man show, de l'estrade télévisuelle, des escouades de gardes du corps, de meetings plus verrouillés qu'un coffre-fort suisse, et de son cortège de flatteurs qui continueront de lui tendre le miroir de la France forte, sans syndicats, sans socialistes, sans Basques, sans SDF. Un pays sorti tout droit de l'imaginaire du parvis de la Défense, dans les Hauts-de-Seine, son fief, son ADN, où vivent les gens de la tribu du CAC 40. C'est quoi, tous ces Français qui se prennent pour Gavroche ? Ah, le monde irait bien mieux s'il n'y avait que des shows télévisés, cadrés, formatés, sous contrôle…La vraie vie, quoi…

Serge Raffy

tempsreel.nouvelobs.com



La FRANCE FORTE

Sur le blog Colibrinfo ...Sans commentaire.


Presque tous les éditoriaux des journaux réunis sur la table du bistro sont sévères ou ironiques  avec le candidat Sarkozy qui se déclarait enfin sans surprise hier au soir sur TF1.La « Franc Fort frites » que nous propose Nicolas c'est tout autre chose que « La France Unie » de François Mitterrand en 1988 !Petite revue de presse entre deux cafés. Marc Baldy



Jean-Claude Souléry, de la Dépêche du Midi : « L'impression d'un homme crispé qui bute sur les mots, qui a perdu sa force de conviction  et -pire encore- l'impression d'une lassitude ponctuée par quelques soupirs . Hier soir, loin des ors de l'Élysée, Nicolas Sarkozy est apparu comme un invité ordinaire dans un studio de TF1 qui paraissait trop grand »



Yves Harté Sud-Ouest: « Reste à savoir maintenant comment il sera possible de faire oublier les cinq dernières années. Et si les Français y consentiront. »


 «Le président a séduit sûrement, mais il n'aura guère convaincu», pense Olivier Picard (les Dernières Nouvelles d'Alsace).


Dans l'Eclair des Pyrénées, Philippe Reinhard pense que «le problème n'est pas une question de crédibilité, mais une question d'affection. Sur ce terrain, il a déjà perdu la partie. Et sa prestation d'hier soir l'enfonce encore un peu plus. S'il veut convaincre le pays de le réélire, il lui faudra faire beaucoup mieux».


«Le recours au référendum à chaque fois qu'un blocage menacera un projet de réforme, le come-back de la valeur travail, les accents antiélites politiques et syndicales, la caricature de la position de son adversaire sur l'immigration: les ficelles sarkozystes semblaient bien grosses hier soir», commente Paul Quinio de Libération.


Patrick Fluckiger, de l'Alsace, juge, lui, qu'avec le référendum «Nicolas Sarkozy n'a pas pu s'empêcher de glisser une proposition-gadget qui fleure le "y a qu'à"». Dans la République du Centre, Jacques Camus voit le référendum comme un «sacré revirement venant de la part de celui qui s'est surexposé en accaparant toutes les manettes».


Pour François Ernenwein, de la Croix, «il faudra sans doute plus de créativité, plus d'efficacité et plus d'équité. Notamment face à l'accroissement spectaculaire des inégalités». «Il n'y a dans cette candidature rien qui fasse rêver. Il n'y a qu'une immersion directe dans les épreuves à affronter», pense Hervé Chabaud, de l'Union, tout comme Philippe Waucampt du Républicain lorrain : «Sa déclaration de candidature est banale, sans élan, dépourvue du moindre vibrato de nature à faire rêver.»


 «Le tout nouveau candidat Sarkozy tient sa démonstration. Le reste s'enchaîne sans véritable surprise», analyse Michel Lépinay dans Paris-Normandie.


L'éditorialiste de l'Humanité, Patrick Apel-Muller, explique qu'«il prétend mener campagne sur des valeurs, alors que celles qui le préoccupent véritablement sont cotées en Bourse».

  


La Francfort Sarkozy

rnière fait même l'objet d' un site générant des détournements lancé par les jeunes socialistes. La France morte


Texte du prochain référendum:

Etes vous Contre le chômage ?

Oui

Non

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ROBERT... sur la crise de la DETTE.
Il y a de plus en plus de façons différentes de l'expliquer : ça nous change de la télé ! avec toujours les mêmes "économistes"...qui n'ont pas cessé de se (nous ?) tromper depuis deux decennies (au moins).
C'est irlandais :
http://www.youtube.com/watch?v=UJrLwHZhmxo
 
J'ai vu cette vidéo c'est superbe et ludique MB.








16/02/2012
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