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30 ans après Mitterrand

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Après les commentaires post cantonales voici le trentième anniversaire du 10 mai 81.Intéressons nous à cet évènement majeur plutôt qu'à l'inélégance de quelques élus (pour ne pas dire plus) lors de ces dernières élections locales.Je n'exonère pas cependant les commissaires politiques qui à cette occasion ou après le second tour, ont exercé des pressions, des menaces et des manipulations, peu dignes d'un parti démocratique.Du jamais vu dont ces  apparatchiks  devront un jour rendre compte.


Passons au 10 mai.


François Mitterrand était venu à mon invitation à Luzech à l'automne 80 pour La fête de la Rose.Nous avions dîné chez Jean-Pierre Lemozit et son épouse à Caillac "chez NADAL".Au soir du 10 mai,Maurice Faure dans le train pour Paris,la municipalité de Cahors nous avait refusé une salle.J'ai appelé Louis Moysen Maire de Mercuès qui nous accueillit dans sa salle des fêtes.L'ami Guerrini du "Mercuès" et Jean-Pierre Lemozit se sont débrouillés pour l'intendance.Le vieux drapeau de la Sfio, ressorti dont ne sait où , flottait sur la tribune porté par des jeunes lycéens.Mes disques ont disparu ce soir là dont "Venceremos" le chant des socialistes chiliens.Le car de Gourdon arriva avec un militant au volant..J'ai gardé le souvenir de la joie des jeunes et des larmes des anciens.


Le lendemain tous les lotois étaient brusquement devenus socialistes! y compris quelques uns, donneurs de leçons, qui le sont encore aujourd'hui et qui à l'époque votaient pour ou collaient les affiches des candidats de droite et qui nous avaient combattus....Ainsi va la vie!

                                            Marc Baldy
 ci-dessous photo: visite de Tonton à Luzech quelques mois avant son élection (automne 80).Nous présentons le jeune Bernard Charles au futur président.Le barbu c'est Pierre Venries,au premier plan c'est Pierre Tourlier le chauffeur de François Mitterrand.



Racontez ici votre 10 mai 81




François Mitterrand

 

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Le début d'une fin

Un pays sidéré, redoutant l'arrivée imminente des chars rouges. Face à lui, un autre pays, délirant de joie, annonçant l'arrivée du bonheur sur Terre. C'était en France, il y a une éternité, pendant la nuit du 10 au 11 mai 1981.

Pourtant, contrairement à ce que les deux camps imaginent alors avec conviction, la revanche et l'avènement des uns, éloignés du pouvoir depuis vingt-trois ans, ne vont pas isoler durablement les autres, désemparés et, pour certains, prêts à émigrer. La guerre civile n'eut jamais lieu et, quelques années plus tard, bien des lignes de fracture héritées d'une vieille et longue période historique se seront résorbées.

En effet, dès 1983, l'ouverture d'une période de rigueur met fin à pas mal d'illusions. Après avoir dévalué le franc, nationalisé la plupart des grandes entreprises, instauré la cinquième semaine de congés payés et ramené l'âge de la retraite à 60 ans avec le gouvernement Mauroy, le gouvernement Fabius entérine symboliquement les lois de l'économie de marché.

Un an plus tard, les manifestations en faveur de l'école libre enterrent la question scolaire qui divisait le pays depuis plus d'un siècle.

Mais, jusqu'aux élections législatives perdues en 1986, la gauche aura appris à la droite, déjà remise en question par la loi Veil sur l'IVG, que l'on pouvait vivre sans crainte en écoutant du rock à la radio, que l'abolition de la peine de mort n'accroissait pas la délinquance, que des lois sociales, enfin, ne bridaient pas la compétitivité des entreprises.

À bien des égards, mai 81 résonne aujourd'hui, trente ans plus tard, comme le début d'une fin. Non pas, bien sûr, la fin de l'Histoire, comme cela nous fut rabâché, mais celle d'une époque où la France croyait que la politique pouvait tout résoudre. À partir de 1983, la plupart des thèmes qui divisaient les familles depuis toujours ont perdu leur intensité, jusqu'à voir l'abstention progresser inexorablement.

Dans le miroir du 10 mai 1981, la vie politique actuelle est à la recherche d'une nouvelle frontière. La société l'attend, mais, trente ans plus tard, la représentation politique est toujours piégée par la nostalgie de son âge d'or.

Sud-Ouest  Edito de Patrick Venries ce 10 mai 2011

éditorial

 liesse à toulouse le 10 mai 1981


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30 ans après...nous avons fêté aussi le 10 mai 81

Après la victoire du 10 mai,des fêtes populaires et des banquets s'organisèrent plus ou moins spontanément dans les chefs lieux de cantons et les communes auxquelles nous nous faisions un plaisir et un devoir de participer.La dissolution de l'Assemblée nous motivant encore davantage.je me souviens en particulier de celle de Montcuq à l'initiative de Paul Monty et des socialistes du canton.Il y en eut pendant deux mois dans tout le département...J'étais premier secrétaire fédéral et membre du comité directeur du PS,les socialistes de la section PS de Cahors se réunirent dans mon jardin pour une séance de travail et un gros apéro.Je viens d'en retrouver les photos un peu floues et passées.Si le scan veut bien, demain je les publierai sur ce blog, ici.
...Et puis ce fut septembre et mon départ pour le cabinet de Louis Mexandeau.


30 plus tard,(comparez la taille des arbres) dans le même jardin...81 amis.

30 ans plus tôt:les socialistes cadurciens réunis voila 30 ans dans mon jardin,à Pradines pour fêter le 10 mai 81.(photos d'amateur inédites)

Louis Moysen maire de Mercuès ( DCD) et Jean-Jacques Coudoin à g.

Sur d'autres clichés pris ce jour là des camarades disparus:claude Blatgé, Jacques Cousi, Adrien Chavanié,et beaucoup d'autres bien vivants...Ils étaient tous là.Certains qui évoquent ces temps là  aujourd'hui  n'étaient pas sur la photo ni à la section ils avaient pourtant l'âge....En ce temps là les socialistes se présentaient contre les sortants de droite et pas contre leurs copains,c'était plus difficile et il y avait moins de candidats.



Bien avant,le 22 mai 1972,à Bretenoux, les socialistes et la gauche s'étaient rassemblés pour accueillir François Mitterrand pour une première fête. Il a fallu bosser avant de revendiquer des sièges,rebâtir un parti et des sections qui n'existaient plus.Ici François Mitterrand signe le menu de ma mère Hélène entre Jacques Bourthoumieux le fils du héros de la résistance qui fut plus tard secrétaire de la section PS de Cahors et Martin Malvy.Les "pattes" à g c'est moi!(Photo Alain Dodé)

Dès que j'aurai retrouvé "la" photo de la "fête" de Mercuès vous y aurez droit.



Bretenoux 22 mai 1972

En marge de ce trentième anniversaire,je signale "Coups et blessures" l'ouvrage de Roland Dumas que j'ai lu dans le train à l'occasion à l'occasion d'un  récent voyage à Paris.Sous titre:50 ans de secrets partagés avec François Mitterrand (Ed.Cherche Midi).
Ce n'est "ni un livre d'histoire,ni des mémoires".Si,depuis quelques années,  notre politique étrangère "navigue à vue",Dumas rappelle que "sa vérité a toujours été du côté des progressistes...de ceux qui avaient une certaine idée de la France".Même si le lecteur ne partage pas tous les choix de l'auteur,cet ouvrage apporte des informations intéressantes sur  50 de vie publique et sur un personnage romantique et passionné.

Dumas fut l'ami de François Mitterrand,un tenor du barreau,ministre des affaires étrangères de la France et député en Haute Vienne,en Dordogne,
un temps à Brive.C'est là qu'il influa sur le démarrage de la carrière politique de Martin Malvy alors journaliste en basse Corrèze.A cette époque je le fis adhérer à la Convention des Institutions républicaines qui devait ensuite se fondre dans le PS à Epinay en 1972.Il  se fit élire au conseil général à Vayrac et Dumas était là le soir de sa première élection....Puis ce fut la première candidature de Martin dans la circonscription de Figeac pour la CIR et la FGDS.Arrivé loin  derrière Henri Thamier au premier tour,celui ci se désista cependant pour lui...MB




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Le député PS de Seine-Saint-Denis en a fait le récit mercredi 18 mai sur BFMTV : celui qui était encore patron du FMI lui aurait alors confié que "les Russes et notamment Poutine [étaient] les alliés de la France pour essayer de [le] virer" de l'organisation économique mondiale afin d'empêcher sa candidature à la présidentielle.

 

Et Claude Bartolone de rapporter au mot près les propos de DSK : "Il m'a dit 'Attention, il faut être très vigilant, on peut être sur écoute téléphonique, je sens bien qu'actuellement les Russes et notamment [Vladimir] Poutine [Premier ministre russe, NDLR], sont les alliés de la France pour essayer de me virer du FMI avant que je ne puisse être en situation d'annoncer [ma candidature]'."

"Je pense que ça serait une faute pour tous d'arriver à ce que je sois viré et pas être candidat en sortant proprement du FMI", aurait ajouté Dominique Strauss-Kahn, toujours selon le président du conseil général de Seine-Saint-Denis.




















09/05/2011
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