825- Le Sénat...ou le non cumul. 12 posts


dessin de chimulus pour LePost




J'aime beaucoup les analyses et les éditoriaux de Patrick Venries dans le quotidien "Sud ouest".J'aimerais souvent les avoir rédigés moi même.Je n'en suis pas jaloux, au contraire!


Celui-ci publié le 12 avril place le très respectable Sénat sous nos yeux et attire notre attention sur une assemblée dont chacun peut faire rire un peu trop facilement.Après Epinay mes camaredes du céres de Jean-Pierre Chevènement moquaient nos élus sénateurs:"Nous allons faire un groupe socialiste résolument à gauche!"...Ici ou là on présente encore "les pères conscrits" comme des élus qui font la sieste quelques jours par semaine dans ce beau palais du Luxembourg qu'occupa longtemps Gaston Monnerville qui en fut président.Maurice Faure y représenta le Lot comme aujourd'hui Jean Milhau qui remplace André Boyer et Gérard Miquel.


Celui-ci y défend avec vigueur l'autonomie financière des départements et le rôle des collectivités locales depuis la décentralisation.Il y met en valeur la préservation de notre patrimoine,la protection de  l'environnement, le traitement sélectifs des déchets,le développement durable.Il y a acquis une influence tirée de son expérience de la gestion locale et du terrain qui ne passe pas inaperçue (je n'utilise pas de superlatif pour ne pas donner l'impression que je fais de la lèche!).


Demain,c'est à dire en 2011ou 2012,le Sénat peut repasser à gauche.Le seul obstacle c'est celui que nous avons nous-mêmes disposés sous nos pas:le refus,légitime certes,du cumul des mandats,vôté à une large majorité  par "un référendum militant" et qui ne s'adresse qu'aux élus socialistes.Deux sénateurs éminents, les Maires de Lyon et de Dijon, souhaitent la non application de cette règle pour gagner le Sénat.Les militants s'y opposent au nom de la démocratie.

Lisez donc l'édito de Patrick.     

                                                  Marc Baldy



Pendant qu'il était Premier ministre, Lionel Jospin l'avait qualifié d' anomalie démocratique , au point d'en imaginer un jour la dissolution. S'il avait été élu président de la République, peut-être aurait-il engagé ce projet, parachevant ainsi le travail du général de Gaulle qui, dans la Constitution de la Ve République, avait déjà considérablement affaibli les pouvoirs du Sénat… La gauche, qui lorgne désormais ouvertement sur une victoire aux sénatoriales de 2011, lui trouve aujourd'hui de multiples vertus.

 

 

Par un imprévisible mouvement de balance politique, la chambre haute, longtemps raillée pour n'être qu'une assemblée de notables ventripotents, est appelée à jouer un rôle nouveau à mesure que la recherche d'un nouvel équilibre des pouvoirs s'esquisse. Le renversement du calendrier électoral, déjà œuvre de Lionel Jospin, qui semble interdire à l'avenir toute cohabitation entre le président et l'Assemblée nationale, n'y est pas pour rien. L'hyperprésidentialisation actuelle du régime non plus. Face à l'activisme autoritaire de Nicolas Sarkozy, dont l'opinion et les élus de son propre camp semblent maintenant lassés, l'image conciliante que donnent d'eux nos sénateurs débonnaires a de quoi séduire. Cette manière apaisée de faire de la politique pourrait même faire école dans la perspective de 2012.

 

 

…Le Sénat n'est pas peu fier d'avoir retrouvé quelques lettres de noblesse. Même si le pouvoir de légiférer ne lui appartient plus depuis 1958, le travail qu'il effectue en matière de contrôle des textes et du gouvernement est très utile à la légalité républicaine. Et pour qui veut bien se donner la peine de consulter ses rapports et commissions d'enquête, le Sénat peut se vanter d'avoir, dans la période récente, évité au pays pas mal de sottises.

 

Les nettes victoires enregistrées par la gauche lors des dernières élections locales permettent d'imaginer un changement de majorité l'an prochain, puisque le nombre de grands électeurs en sa faveur ne cesse d'augmenter. Il lui faudrait pour cela remporter une quinzaine de sièges. Un nouveau front s'ouvre pour Nicolas Sarkozy sur lequel, de la gauche républicaine aux gaullistes sociaux, il ne compte pas beaucoup d'alliés.        

                                         Patrick Venries


Patrick Venries (Photo Philippe Taris)

Ce n'est pas un sénateur, mais Patrick Venries (Photo Philippe Taris)






















16/04/2010
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