728-Gambetta reprend sa place. photos et caricatures 23 posts





gambetta rejoint sa place le 20 mars 2009 à 18heures.Photo Pierre Lasvènes.Merci!Elle est historique.



La statue élevée à Cahors au bas des allées Fénelon,place François Mitterrand, est du sculpteur Falguière.Elle été inaugurée en avril 1884.

Elle vient ce soir de reprendre sa place sur son socle,deux ans  après l'avoir quitté en raison des travaux du parking.Personnellement c'est la seconde fois que je vois Léon Gambetta reprendre sa place.Sous la municipalité de Bernard Charles nous  avions procédé à sa rénovation. Entre temps la ville aura changé de Maire et l'environnement de cet illustre personnage a considérablement changé.

Voilà Léon Gambetta remis à sa place symbolique,la première,    physiquement  et politiquement comme dans le discours de Jean-Marc Vayssouze qui  souhaita à cette occasion rappeler sa vie,son oeuvre et les valeurs qu'il incarnait pour les replacer au coeur de la vie publique.et en faire "l'homme qui incarne sa ville comme Toulouse-Lautrec à Albi ou Ingres à Montauban."

Léon Gambetta est un habitué des voyages aériens!En 1870, il s'était échappé de Paris assiégé  en montgolfière par dessus les lignes ennemies prussiennes .

Gambetta c'est la république,la défense de la patrie,le patriotisme...Avocat de talent, franc-maçon , laïque,tolérant et humaniste,il personnifie le  radicalisme, l'esprit de progrès,le programme de Belleville...Celui-ci n'est au départ qu'un cahier de doléances des délégués de ce quartier,qui lui fut soumis et qu'il accepta .C'est une oeuvre collective dans laquelle Gambetta comme une éponge, sait capter les idées du moment.Ce programme de Belleville est le reflet des aspirations d'un quartier populaire,qui deviendra bientôt le fief des communards pendant la Commune de Paris.Il demande la séparation des églises et de l'Etat,l'instruction primaire gratuite,laïque et obligatoire,l'élection des fonctionnaires,la suppression des armées permanentes....


Devançant Thiers au premier tour,au scrutin de ballotage,le 6 juin 1869,il choisit de sièger comme député de Marseille au Corps Législatif parmi la minorité Républicaine ,des "gambettistes"dont il est le porte parole en raison de son charisme..

Membre du gouvernement de la Défense Nationale pendant la guerre de 1870, après l'écrasante défaite de Sedan où Napoléon III est fait prisonnier.Il participe,à la déchéance de l'empereur et à la proclamation de la IIIème République.Avec Jules Favre il est partisan du maintien de l'ordre.

Ministre de l'intérieur il quitte Paris en  ballon le 7 octobre 1870 afin de ne pas rester prisonnier dans la capitale assiégée et de préparer la Résistance à Tours.Pour lever des armées,il prend alors en charge en plus de l'intérieur, le ministère de la guerre.

Il refuse de capituler mais signe un armistice pour pouvoir préparer la guerre à outrance.Le monument des mobiles du Lot,sur la place du même nom,au bas de la rue de la Barre rend hommage aux combattants de cette guerre.

Gambetta s'oppose à Thiers à Jules Simon et à beaucoup d'autres qui  le vomissent,se méfient de cet orateur fougueux.Le voilà maintenu provisoirement à l'écart du pouvoir.Elu à la fin de la guerre député dans dix départements,il opte pour le Bas-Rhin rattaché à la Prusse.Thiers installe son gouvernement à Versailles.  C'est la commune de Paris.

Il est enfin nommé Président du Conseil,chef du gouvernement en novembre 1881.Dès janvier 1882,il échouera.


Le groupe "gambettiste" s'est formé au"Procope" puis "au café de Madrid" dans le quartier latin dans lequel de jeunes provinciaux unis par des intérêts communs ou des liens amicaux se partagent les rôles.  Leur union derrière Gambetta"garantit la solidité de leurs positions républicaines".

Le programme de Belleville  "est le produit d'une entreprise collective, qui revînt ensuite à son propriétaire".La lutte contre l'empire les a agrégés.La guerre contre la Prusse leur permet d'accéder au pouvoir,sans programme,et à des postes importants de l'Etat, derrière Gambetta pendant le gouvernement de la Défense Nationale, à Tours  et  à  Bordeaux ,Ministres,  préfets,députés,  maires, hauts fonctionnaires lui doivent leurs postes...

Ce pouvoir fut éphémère."La démission de février 1871 est une démission commune....Le groupe se retire de la scène politique et se disperse".


Peu de temps après ,le 31 décembre, dans sa propriété "Les jardies" à Ville d'Avray, il meurt d'une occlusion intestinale, consécutive à une blessure à la main droite et à l'avant bras par un coup de feu qu'il s'est probablement tiré lui même accidentellement dans sa chambre où il était en compagnie de sa maîtresse Léonie Léon.

Orateur,fougeux au caractère  indomptable, querelleur,un brin vantard et négligé,souffrant des intestins ,coureur de femmes et désireux d'être aimé avide de pouvoir, il meurt prématurément à 44 ans."Son rêve brisé transformera sa vie en destin" analyse André Malraux.

                                                                                                  Marc Baldy


Place Mitterrand.Dans la foule des cadurciennnes et des cadurciens,le procureur de la République,le président du tribunal,des épouses d'élus,des élus,la vendeuse de journaux sur la porte du kiosque Ludo,des voisins aux balcons,des photographes et des journalistes,des employés de la mairie,des retraités,des anciens combattants,des infirmiers,des profs,..                          Photo Pierre Lasvènes.

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portrait de Gambetta,par Alphonse Legros,Musée d'Orsay



Le Procope.La salle de restaurant

Fils d'une fille lotoise de la famille Massabie et d'un immigré italien, épicier à Cahors (aujourd'hui Place Chapou) Léon Gambetta né (Rue Wilson) le 4 avril 1838, "opte pour la nationalité française en 1859.A l'âge de 16 ans il perdit son oeil gauche accidentellement.

Après des études au petit séminaire, il obtient une licence en droit. A Paris, il devient avocat puis journaliste. 
Le 14 novembre 1868, il inaugure une brillante carrière en plaidant pour le républicain Delescluze, inculpé d'avoir ouvert une souscription publique dans son journal afin d'ériger un monument à la mémoire de Baudin, mort sur une barricade du faubourg Saint-Antoine, le 3 décembre 1851. Jeune avocat, accusateur de l'Empire autant que défenseur de son client, Gambetta fit de ce procès un événement capital. Ce républicain convaincu  devint  l'orateur qui manquait à un  parti plutôt amorphe. Aux élections de mai 1869, Gambetta est candidat à Paris  contre Carnot et à Marseille opposé à Thiers. Il est élu dans ces deux villes"(1).Il est mort le  31 décembre 1882.Inhumé à Nice dans un caveau de famille,il entre (son coeur!)au Panthéon le 11 novembre 1920.

(1)http://membres.lycos.fr/gpfpme/gambetta.htm

Liste des mandats et des responsabilités politiques 

  • 1869 - 1871 : député de Marseille ;
  • 1870 - 1871 : ministre de l'Intérieur du gouvernement provisoire de la IIIe République ; chef de la Délégation ;
  • 1871 - 1871 : député du Bas-Rhin - démissionne lors de l'annexion de l'Alsace-Lorraine à l'Allemagne ;
  • 1871 - 1873 : député de la Seine ;
  • 1873 - 1881 : député du 20e arrondissement de Paris ;
  • 1879 - 1879 : candidat à l'élection présidentielle ;
  • 1879 - 1881 : président de la Chambre des députés ;
  • 1881 - 1882 : président du Conseil ;
  • 1881 - 1882 : ministre des Affaires étrangères.
                                                                                                                                                                                                         
                                                                                                                                                                                                      

                                   
caricatures http://www.caricaturesetcaricature.com

Le "commis voyageur de la République" était un réformateur.

Le 14 novembre 1881, Léon Gambetta est nommé Président du Conseil par le Président de la République Jules Grévy. Il envisage alors de grandes réformes, notamment en faveur des ouvriers :

* la nationalisation du chemin de fer ;

* la mise en place de l'impôt sur le revenu ;

* la reconnaissance du droit syndical ;

Mais un lobby s'organise autour de sa politique (la banque Rothschild notamment, les compagnies de chemin de fer, et les compagnies minières). La médiocrité du personnel politique, soucieuse de préserver ses intérêts à court terme (réélection, crainte d'avoir à subir un exécutif ferme), et la crainte de réformes débouchant sur l'ouverture du pouvoir vers d'autres couches sociales font échouer son ministère au bout de soixante quatorze jours seulement.

                                                                               

C'est de lui:

«L'avenir n'est interdit à personne.»


«Pour gouverner les Français, il faut des paroles violentes et des actes modérés.»

"ce que les majorités victorieuses ont surtout à redouter,c'est de vouloir toucher à tout à la fois,au risque de tout confondre et de tout compromettre." 25 octobre 1875.On pourrait croire qu'il s'adressait à Nicolas Sarkozy et François Fillon!


"Je ne fais que traduire les sentiments intimes du peuple de France en disant du cléricanisme ce qu'en disait un jour mon ami Peyrat:Le cléricalisme? voilà l'ennemi!" 4 mai 1877 à la chambre des députés.


La plus belle selon moi:"La politique c'est l'art du possible." Marc B.

                                                       ***

Voir aussi le blog de Maurice Erasme,blog particulièrement intéressant.Hélas ses fichiers sont souvent incompatibles avec les miens:

http://erasme46.over-blog.com/

                                                    ***********
et pendant ce temps là....ou presque on manifeste pour soutenir les défenseurs des  gares traduits en justice.Des élus et même ...Mélenchon.


                               photo Abonescient











20/03/2009
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