449-Quel foutoir!

L'opium du peuple ...

          yahoo,cartoons,dessin de Delize: L'opium du peuple



Quel foutoir !

quinquennat sarkozy | 19 octobre 2007 | Raphaël Anglade (betapolitique )


En voilà une semaine curieuse politique.

Lundi, Sarkozy divorce, mais c'est un secret. La procédure court depuis on ne sait quand, mais tout le monde s'en fout.

Dimanche, Lagardère avait mouillé Villepin et Villepin avait mouillé Chirac. On s'en balance.

Mardi, les députés et Sénateurs aboutissent à un amendement ADN qui ne sera jamais appliqué, et qui n'a plus aucun effet, mais l'important est fait, les trois lettres A.D.N. sont entrées dans les dispositifs de surveillance des citoyens (étrangers, pour commencer).

Dimanche il y avait eu une sorte de résurrection de la gauche d'antan, avec Bayrou en guest star, et Goulard, mais bon, c'est du réchauffé, on préfère Come back.

Jeudi, la première grève nationale depuis 2003, un mouvement qui commence à ressembler à 1995, on en parle un peu, quand même.

Et puis la grosse info : Sarkozy divorce. Alors là, super. Tout le monde en parle. Le matin, Libé avait proposé un numéro digne de Point de vue-images du monde. Il faut bien vivre.

Au passage, on commence les travaux sur la loi de Finances 2008. Quelle importance ? Ca sera la catastrophe, c'est tout. Lundi, Sarko avait dit que la défaite de l'équipe de France de Rugby nous coûterait un point de croissance. les députés en ont-ils tenu compte ?

Ah, au fait, on a adopté le micro-traité européen. Vous savez, celui qu'on va avaliser sans référendum.

Et puis la grande Commission de réforme des institutions fait fuiter ses conclusions. Devinez quoi ? C'est tout le programme de Sarkozy, y compris qu'il pourra venir parler au Parlement. Quel soulagement. Au moins une bonne nouvelle pour l'omniprésident.

Ah au fait, Attali a remis ses conclusions pour sauver la France. Il suffit de mettre les villes à la campagne. On se sent mieux.

Une question quand même : y aura-t-il des Vélib' à la campagne ?

Le bruit et la fureur sont en passe de devenir une méthode de gouvernance. Un arbre cache la forêt, une actualité chasse l'autre, et la petite cour de l'Elysée continue à bricoler ses petites réformes.

Enfin, l'important c'est que les journaux soient bien remplis, non ?

Elle

http://www.elle.fr/elle/


2)Laporte



Laporte des casinos, bandit manchot ?

samedi 20 octobre 2007 par Pascal Bovo

www.bakchich.com

La France du rugby n’avait jamais connu ça, trois défaites en une Coupe du Monde ! Un tour de force dont le sélectionneur du XV bleu, Bernard Laporte va être récompensé comme il se doit. Dès lundi, il deviendra secrétaire d’Etat aux Sports. La promotion au mérite chère à Sarko Ier. Qui ne peut voir d’un mauvais oeil un gars si actif…Pour l’occasion et pour fêter l’enquête fiscale dont Laporte est l’objet, Bakchich est heureux de republier son portrait, déjà paru à l’occasion de la formation du gouvernement Fillon II.


Voilà deux  ans, la patronne du casino de Gujan-Mestras (Gironde) défraye la chronique de l’été sur le bassin d’Arcachon. Faute d’obtenir du ministère de l’Intérieur l’autorisation d’installer des machines à sous, l’établissement est promis à une mort certaine. En bloquant les routes et multipliant les manifs sauvages, les quelques vingt-cinq employés du casino cherchent à alerter Sarko, alors 1er flic de France, en vacances dans la région. Peine perdue. C’est à ce moment que Frédérique Ruggieri, la patronne du casino est approchée par un ami illustre du futur président, un certain Bernard Laporte, connu du grand public pour exercer la fonction d’entraîneur de l’équipe de France de Rugby. « Il est venu m’assurer que j’aurais sans aucun problème mes licences de jeux… à condition que je lui cède la moitié de mes parts », se souvient-elle encore éberluée par l’indécente proposition. « Je l’ai envoyé au pelote », explique-t-elle.

Bernard Laporte

Deux ans plus tard, elle n’a toujours pas eu l’autorisation du ministère de l’Intérieur d’installer les 50 machines à sous auxquelles elle a droit. Même après avoir fait l’objet d’une enquête positive des RG de la section « courses et jeux » ! Décidément, voilà le futur secrétaire d’État aux sports (après la Coupe du monde de septembre prochain a promis Sarko) très influent ! Et pas seulement sur les pelouses mais également sur les tables de jeu.

Au sein de l’Ovalie, peu de fans savent que leur coach préféré donne aussi dans les casinos. Il ne s’en vante pas. Pourtant, cette passion pour les plaques et les jetons remonte à un peu plus de dix ans. En 1996, Bernard Laporte acquiert en effet deux casinos sur la côte atlantique, à Mimizan et Biscarosse. Officiellement, ses associés sont deux anciens internationaux de rugby, William Téchoueyres et Philippe Saint-André, et une famille corse les Guidicelli. Rapidement, ils jettent leur dévolu sur un troisième établissement à Lacanau. Mais, là, Bernard Laporte n’arrive jamais à obtenir sa licence de machine à sous, indispensable à la rentabilité d’un établissement de jeux. Le ministère de l’Intérieur du gouvernement Jospin bloque. Après avoir pris connaissance du rapport d’enquête très défavorable des RG. Que disent nos amis des courses et jeux ? Trois choses. Primo, les premiers casinos de Biscarosse et Mimizan sont mal gérés, deuxio, l’origine des fonds utilisés pour acquérir le casino de Lacanau n’est pas très clair. D’où vient le soupçon ? D’une amitié très encombrante du futur secrétaire d’État au sport avec une figure très connue du Milieu, Robert Fargette dit « Ptit Bert ». Amateur de ballon ovale, le frère de Jean-Louis Fargette, parrain du Var, abattu dans un règlement de comptes en 1993 est alors un grand pote de Laporte. Il passe beaucoup de temps dans les vestiaires du Stade Français, le club qu’entraîne alors Laporte.

Bernard Laporte s’associe même avec la famille Fargette pour monter un restau à Paris, « les Princes » (ça ne s’invente pas). Officiellement, l’argent de la pègre n’intervenait pas dans le tour de table du casino de Lacanau. Mais, chez les RG on est toujours très prudent. Les officiers conseillent alors amicalement à Laporte de ne pas faire de vieux os dans le jeu. Il revend ses trois casinos en juillet 2000. Quatre mois plus tard, « P’tit Ber » était abattu par deux motards à la sortie d’un bar de La Valette…

Mais voilà, depuis ces années noires, Laporte a fait ami-ami avec Sarko, toujours attiré par ce qui brille dans le show-biz ou dans le sport. Le coach des Bleus est même un de ses protégés. Coïncidence ? La place Beauvau ne voit aucun inconvénient, en fin d’année dernière au retour du pote du ministre de l’Intérieur dans le secteur du jeu. Fin 2006, Bernard Laporte a acquis 33 % du capital du casino de Saint-Julien-en-Genevoix, à la frontière suisse… Un ministre casinotier ? La situation est sans nul doute inédite dans la Vème République. Il est vrai que le futur secrétaire d’État au sport a changé d’entourage. « P’tit Ber » n’est plus de ce monde. Laporte copine maintenant avec une vieille connaissance de Bakchich : l’ancien porte-serviette du clan Zemmour, reconverti en brasseur d’affaires et d’infos frelatées, le désormais célèbre Marc Francelet !

L’ami Marco, qui vient juste de sortir de deux mois à Fresnes pour différentes malversations présumées par le juge Courroye. Bref, le futur nouveau secrétaire d’État continue d’être bien entouré…






19/10/2007
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