Pour la création d'un grand parti progressiste de toute la gauche 1 post

PARIS (AFP), 21:54
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Le député socialiste Henri Emmanuelli à l'Assemblée nationale à Paris, le 29 novembre 2006
 Henri Emmanuelli

Henri Emmanuelli, figure de la gauche du PS, a appelé vendredi à "la création d'un grand parti progressiste" de toute la gauche, au moment où Ségolène Royal tente un rapprochement avec le centre pour gagner l'élection présidentielle le 6 mai.

Par cette annonce, l'ancien premier secrétaire du PS marque par avance sa défiance à l'égard de toute alliance politique et programmatique avec ce qu'il a toujours considéré, et beaucoup de socialistes avec lui, comme "une partie de la droite".

Selon le député des Landes, un mitterrandiste historique, ce nouveau parti présenté comme "un élargissement du socle politique et électoral" du PS, devrait réunir "les anti-libéraux" et "les réformistes de gauche". M. Emmanuelli prend au mot la candidate socialiste : "Ségolène Royal a raison de dire qu'il faut bouger". Mais pour lui, il ne s'agit pas de bouger vers le centre.

"La situation de la gauche appelle la création d'un grand parti progressiste. Il n'y a pas de raison de perpétuer des clivages largement artificiels entre les anti-libéraux et les réformistes de gauche", a affirmé à l'AFP M. Emmanuelli, qui reste bien sûr au PS.

Selon le secrétaire national Benoît Hamon, dirigeant comme M. Emmanuelli du courant Nouveau parti socialiste, "des contacts et un dialogue" sont en cours pour concrétiser ce projet, qui doit être "une priorité après le 2e tour". "Ils sont de toute façon constants" entre hommes et femmes de gauche, a-t-il ajouté.

Il a souligné que l'objectif était "de gagner au 2e tour et de préparer la majorité présidentielle, au service du pacte présidentiel" de Mme Royal. "Nous pensons que cette majorité exclut par nature la droite, quel que soit son visage, et l'UDF en est un", a affirmé l'eurodéputé.

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L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius, le 18 mars 2007 à Paris
L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius,

De son côté, le fabiusien Claude Bartolone s'est dit "persuadé qu'au lendemain de la présidentielle, le PS aura un rôle extrêmement important pour rassembler tous ceux qui veulent d'une majorité de la gauche réformiste".

Laurent Fabius est un adversaire résolu d'une alliance avec l'UDF. Quant au premier secrétaire François Hollande, il a catégoriquement exclu "toute négociation" avec M. Bayrou.

La candidate du PS à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, a relevé à plusieurs reprises ces derniers jours "des convergences" avec François Bayrou.

A nouveau jeudi soir, elle n'a pas écarté l'entrée de ministres UDF au gouvernement en cas d'accord sur son pacte présidentiel. Mme Royal doit débattre samedi avec M. Bayrou devant les caméras de télévision.(à 11h devant BFM-TV-RMC)
L'annonce par Mme Royal d'un éventuel gouvernement intégrant des centristes et d'une possible "réunion de travail" avec eux autour de son pacte avait provoqué mercredi matin des critiques à la réunion du secrétariat national du PS, par la voix des jospinistes Daniel Vaillant, Harlem Désir , Jean Glavany et de Claude Bartolone.

Le projet dévoilé par M. Emmanuelli bénéficie d'une conjoncture politique assez favorable. L'ensemble des candidats anti-libéraux ont en effet appelé, soit explicitement à voter pour la candidate PS, comme Marie-George Buffet (PCF), Dominique Voynet (Verts) et Arlette Laguiller (Lutte ouvrière) soit à "faire barrage" au candidat UMP, comme Olivier Besancenot (LCR) et José Bové.



28/04/2007
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