627-Nouvelles aides du conseil général aux communes et associations 8 posts

l'équipe de direction du CDT(comité départemental de tourisme du Lot) autour de son président à l'occasion de l'AG du CDT vendredi 23 mai 2008-Photo DDM.
Le Comité départemental du tourisme (CDT) a affiché hier, lors de son assemblée générale, le chiffre clé de la fréquentation 2007 (2 % de nuitées en plus) avec une fierté… mesurée. Les tendances actuelles ne laissent guère augurer une saison 2008 aussi favorable. La faute à quoi ? Au pouvoir d'achat ? Bingo ! L'inquiétude est palpable… pas l'affolement.
« Notre département a bien résisté. Avec près de 10,6 millions de nuitées nous présentons le meilleur taux de progression en Midi-Pyrénées », se félicite Marc Baldy, président du CDT. Cette structure veut anticiper la baisse annoncée et l'enrayer. « Nous avons été chargés par le conseil général d'une mission de coordination des associations œuvrant en faveur du tourisme. Nous allons continuer à fédérer les énergies qui ont toujours placé le Lot en position dominante sur le plan de l'attrait touristique », reprend Marc Baldy sur un ton très combatif. Mais pour combattre à armes égales avec les départements voisins, il faudra du carburant. « Le marché du tourisme évolue. Nous allons tenter de convaincre le conseil général de nous accorder des crédits supplémentaires. Le CDT, c'est comme un train. Nous avançons correctement car on nous a mis du charbon dans la machine ». La métaphore ferroviaire est signée Marc Baldy.
Son ami, Pierre Lagache, directeur du CDT, sait quant à lui qu'il ne commettra pas d'erreur d'aiguillage en développant l'outil internet. « D'ici la fin de l'année, un nouveau site du tourisme départemental intégrera un service d'accès aux réservations en ligne », prévoit-il.
D'autre part, tout en continuant à communiquer sur ses atouts majeurs (patrimoine, randonnées, loisirs sportifs…) le CDT compte mieux exploiter les richesses et le savoir-faire du vignoble lotois. Pierre Lagache emploi le terme d'oenotourisme. Le filon est incontestable.
« Nous menons actuellement une réflexion pour mieux communiquer sur le vignoble. Nous voulons travailler avec le monde vigneron. Le chantier est déjà bien engagé puisque le conseil général se penche sur la signalétique du vignoble », conclut-il.
Le CDT veut appâter pour épater… avec une surprise à chaque pied de vigne ? Idée à creuser.
Publié le 24 mai 2008 à 09h55 | Auteur : Jean-Luc Garcia.ladepeche.fr

video du 14 avril,voir les aides,rapport ici dans cette video,cliquez sur revoir, texte à lire ci-dessous 
Dans le cadre du « Préhistoire et Astronomie », j'ai le plaisir de vous inviter à la prochaine conférence qui aura lieu ce vendredi :
« Lascaux : le geste, l'espace
et le temps»
vendredi 25 avril 2008, salle de cinéma du musée, 20h30, entrée gratuite

Depuis 1980 Norbert Aujoulat s'intéresse à l'influence de l'environnement naturel dans la sanctuarisation de la grotte de Lascaux. Il a pu identifier les facteurs qui ont participé aussi bien au choix du site qu'à la réalisation des figures sur les parois. Son étude révèle ainsi la présence de cycles graphiques en lien avec des cycles saisonniers. Trois thèmes prédominent: le cheval, l'aurochs et le cerf. Est-ce que l'art de Lascaux pourrait révéler des données inédites sur la conception du monde des hommes il y a 17 000 ans ?
par Norbert AUJOULAT, préhistorien, Directeur du département d'art pariétal du Centre National de Préhistoire (Périgueux), dernier chercheur en date à avoir étudier la grotte de Lascaux, il nous livre le fruit de ses recherches.

Bertrand Defois
Centre de Préhistoire du Pech-Merle
Grotte ornée et Musée de Préhistoire - 46 330 Cabrerets
Tel 05 65 31 23 33 - fax 05 65 30 21 26 - musee@pechmerle.com

Rapport N°2 devant le Conseil général ce 14 avril 2008.
Rapporteur Marc Baldy
Le président du conseil général a déjà exposé les raisons qui l'ont amené à proposer la réorganisation du dispositif des aides départementales aux tiers.
(raréfaction des ressources,nécessité de réserver nos moyens aux missions obligatoires,aux investissements directs,au développement, à la création de richesses,…)
Il est donc inutile d'y revenir à nouveau si ce n'est pour apporter l'avis de la commission des finances et mon avis personnel, favorables tous les deux à ces adaptations aux réalités d'aujourd'hui.
Je le fais d'autant plus volontiers que je suis ici un des plus anciens, un de ceux qui ont appréciés les mesures et les moyens mis à notre disposition voilà 30 ans par Maurice Faure.Au fil des ans,nos aides ont du être modifiées,complétées,
amendées.
Il a fallu innover au fil des ans nous adapter,compte tenu d'une fiscalité locale injuste,peu équitable que nous ne maîtrisons pas.
Nous sommes dans« une époque où bien peu de gens apprennent encore dans leur famille ou à l'école ce principe éthique élémentaire :
l'exercice d'un pouvoir, quel qu'il soit, doit être subordonné à un souci de justice, à une ascèse qui exige de faire abstraction de ses sentiments personnels» écrit fort justement un ancien membre du corps préfectoral.
Pour un conseiller général ce souci de justice,d'équité, qui ne manquait pas à nos présidents successifs,ni à notre président actuel, doit l'amener à oublier un peu son propre canton pour penser à l'intérêt général, aux intérêts du département tout entier.C'est ce que le président du conseil général nous propose et que la commission des finances a validé après une longue et fructueuse discussion comme j'en ai rarement vues dans notre assemblée.
Des amendements ont été adoptés et intégrés dans le projet qui est soumis ce matin à notre vote.Le rapport aborde quatre points, je vais donc,si Gérard Miquel le permet, vous les proposer successivement,comme l'a fait Yves Périé,notre nouveau président de la commission des finances et rapporteur du budget.Après chaque proposition,nous ouvrirons le débat avant de passer au point suivant.
Voici donc le catalogue printemps-été 2008 des aides du conseil général !Cette année le FDE se portera court,nettement au-dessus du genou tandis que l'enveloppe culturelle sera ample:elle a doublé de volume.
1-Adaptation du FAIE
-Sa montée en charge est rapide
-En accompagnement des schémas communautaires,programmes d'aménagement global,d'un bassin de vie,
-maîtrise d'ouvrage:EPCI,syndicats intercommunaux
communes
-interventions élargies aux groupes scolaires et équipements sportifs à vocation intercommunale
-pas de changement de taux et montant des subventions plancher 10 000€ et plafond 100 000€
-modulation selon effort fiscal des communes,
-incompatibilité avec les aides sectorielles,
-procédure territoriale d'instruction inchangée
2-Nouveau fonds par redeploiement des crédits du FDE( Fonds d'Aide aux petits Equipements communaux)
-enveloppe départementale répartie par la CP,
-AP 500 00€/an,CP 2008 200 000€
-communes de moins de 1500 habitants,en population DGF
-opérations éligibles :travaux sur batiments communaux :mairies,ateliers municipaux ,éclairage public,pluvial,Adsl,
petits aménagements de village,
équipements sportifs et de loisirs
-subventions sur 20 000€ Ht de travaux, minimum
-pas de cumul de subventions dépassant 60% HT
-exclues :opérations aidées par aides spécifiques départementales,ou relevant du budget de fonctionnement de la commune.Pas d'achats de matériels ou de mobilier
-Taux et modulation 20 à 30% de chaque opération HT selon développement durable ou pas, et selon effort fiscal des communes. Bénéficiaires maxi 25000€
-dossier présenté par le conseiller général,fiche descriptive,devis,délibération communale,plan de financement.
3-Renforcement des moyens en faveur du patrimoine rural non protégé
Edifices cultuels exclus du nouveau fonds pris ici
Ce fonds passe de 86 000€ à 150 000€
Modalités inchangées
4- Renforcement et élargissement des enveloppes « culturelles » cantonales
-doublement des crédits
-la moitié au moins culturel
-l'autre moitié animation sportive,éducative, et loisirs mais si nécessaire culture dans cantons possédant de multiples associations
-Même procédure,même dossier qu'actuellement,tout de suite 2008, subvention à consommer dans les 2 ans maxi.
________________________________
Si accord CG qui statue,la CP reçoit délégation pour valider le règlement du nouveau fonds et modifications apportées par ces diverses propositions.
Rapport adopté à l'unanimité moins une abstention.Ce texte est la synthèse que j'ai rédigée pour monter à la tribune.Elle m'a servi de canevas pour mon intervention.Chaque conseiller général disposait d'un rapport dense de six pages que nous avons étudié et discuté au cours de deux réunions de commissions dont celle des finances.Je note les mofdifications et les amendements en marge du rapport.J'avais moi-même proposé l'amendement:1500 hbts au lieu de 1000 qui convenait bien à M.G.Frescaline absent de la commission des finances.14 communes supplémentaires s'ajoutent aux propositions de départ,dont mercuès écrétée par son "effort fiscal" et Espère.M.Pouget,nouvel élu à fait inscrire "la vocation communautaire",M.Despeyroux la majoration pour le caractère "durable" des travaux,plusieurs dont moi-même la présentation du dossier du nouveau fonds "par lle conseiller général".
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Commentaires
Cactus le 18/07/2008 à 18:08:14
La réaction de Monieur Raffy est une excellente illustration de ces élus qui préfèrent être premier dans une minuscule structure inutile que 200 ème dans une plus grande et mieux adaptée aux besoins des populations.
Aujourd'hui la carte des communautés des communes du Lot ( et comme dans beaucoup de départements) est taillée pour satisfaire le goût prononcé de certaines personnes pour les mandats locaux et non pour satisfaire l'intérêt général.
Moins d'intercommunalités mais plus puissantes et mieux organisées devraient signifier moins d'élus et... moins d'impôts, si ce n'est du mieux d'impôt.De toute manière, après s'être occupé de l'Etat, Sarko s'occupera des collectivités locales.Alors Monsieur Raffy, connaissant la méthode Sarko, je vous invite à anticiper et s'organiser plutôt que de subir!
J'apprècie néanmoins la franchise de ce monsieur qui expose son point de vue d'élu et signe.
marc baldy le 18/07/2008 à 15:29:11
réponse à Bernard Raffy: oui et non.
Gérard Miquel que je n'hésite pas à critiquer quand il le mérite a raison dans cette affaire.Il n'est pas question de contraindre les communautés de communes à se regrouper ou à modifier leur périmètre.Le président du conseil général approuvé par tous les conseillers généraux, visant le long terme, constate que les ressources et les crédits manqueront,conseille de réfléchir avant de faire des choix.Mieux vaut réfléchir ensemble aux implantations de gros équipements avant de se lancer.Pour pouvoir payer une piscine couverte une école ou un collège il vaut mieux être surs que les besoins seront les mêmes dans 5 ou 10 ans et il vaut mieux être surs de pouvoir payer.D'où des shémas qui dépasseront les frontières actuelles des communautés,notamment des plus petites.
Bernard RAFFY le 17/07/2008 à 22:47:38
Hors sujet, mais il fallait que je pose la question - Qui veut démembrer la communauté de communes de CATUS ?
Depuis quelques temps, un bruit court ... la communauté de communes de CATUS serait partagée entre la communauté d'agglomération de CAHORS et une communauté de la basse vallée du LOT.
Ces informations auraient filtré du conseil général d'une part et de la préfecture d'autre part, en avez vous eu écho ?
Si tel était le cas, l'affaire serait très grave pour une des communautés du département qui a une unité géographique ( la vallée du VERT), économique ( milieu rural) et historique et qui a prouvé que cette infrastructure était viable. De plus cette communauté est la plus vieille du département et fonctionne très correctement ( taux d'absentéisme très bas à chaque réunion).
Même si cette rumeur n'est pas encore fondée, je demanderai à tous les habitants de renforcer leur identité communautaire ( unis nous serons plus forts) et de rester vigilants.
Bernard RAFFY conseiller communautaire
Hubert le 25/05/2008 à 23:21:16
les infos sur le tourisme c'est un bon moyen d'informer les électeurs de ce vous faites au conseil général.Dites nous comment nopus pourrons continuier à louer nos gites ou nos locations de vacances avec Loisirs Accueil,le SLA maintenant qu'il est associé au CDT.
Marc le 24/04/2008 à 09:08:19
Pour ce qui est des routes départementales de la ville de Cahors,dans sa séance du 14 avril 2008,le conseil général rappelle la convention tripartite Etat-
Département-Commune du 3 mars 1994.
Celle-ci avait prévu que le reclassement de certains tronçons dans le réseau départemental ne pourrait s'effectuer qu'après leur remise en état par la commune.L'Etat avait d'ailleurs versé des crédits importants lorsqu'il a déclassé l'ancienne RN20 dans la traverse de la ville.Le conseil général a réalisé d'importants travaux entre 2001et 2006,Rue Jean-Jaurès ,carrefour des Carmes,etc...
Nouvelles propositions au cours de cette séance:
-pas de départementale à l'intérieur de la boucle,sauf les quais
-continuité du réseau
départemental
-déclassements après travaux nécesaires soit par le département,soit par la ville
Résultats
Au département restent:
-la D653 de l'aviron jusqu'au pont des remparts par les quais
-la D 107 pont de cabessut
-la D8 de Pradines au pont des Remparts la D 161,côte des Evêques
-la D 911 Arcambal St Georges
-la déviation de Cahors
Déclassées dans le réseau communal:
-D 108 Rues Jean-Jaurès-Charles de Freyssinet-
Bourthoumieux-Sindou(angle hopital-quais)
-la petite rue Chateaubriand(au-dessus pont des Remparts,côté rive gauche)
Sont classées dans le réseau DEPARTEMENTAL après travaux de remise en état par la commune
-Vieille route de Paris,
-ancienne RN20(VC 920)Regourd-côte Ormeaux-Barbacane
-St Georges-La Beyne
Déclassées dans le réseau COMMUNAL après création ou réfection par le département:
-D27 Roquebillère ,du giratoire de Lacapelle au Pont des Remparts après création d'un raccordement à l'échangeur de Payrolis.
-RD 6 de Lalbenque Fonds Barrave à St Georges après création d'une liaison vers le giratoire de la Beyne par la combe d'Arnis.
AD12 le 21/04/2008 à 14:03:27
CG de l'Aveyron.Le spectre de Jean Puech
Pourquoi la majorité ne veut-elle pas faire plus de place à la minorité à Aveyron Expansion ? Pour certains, à gauche, l'explication tient à la volonté de bétonner l'assemblée et le conseil d'administration pour le plus grand confort de Jean Puech, toujours président de cette structure et auquel on prête ici ou là la volonté de conserver les rênes. Une modification des statuts, en 2004, donne de la consistance à cette théorie puisqu'une personnalité qualifiée, par exemple un sénateur de l'Aveyron, peut en effet assurer la présidence de cette structure, bras économique du conseil général. Avec ou sans chauffeur ?
Turrusta le 21/04/2008 à 10:31:12
Interrogation très juste de "l'electrice"?
Le CG a-t-il mesuré le "retour sur investissement", c'est à dire en quoi ces activités ont contribué au bien être des lotois au regard des subventions versées?Le CG impose-t-il des conditions aux bénéficiaires de ces subventions en terme de qualité, de respect de normes environnementales, d'emploi etc?
L , électrice le 21/04/2008 à 09:49:53
Je ne comprends pas que le CG donne autant de subventions aux éleveurs de cochonsou producteurs de vin de Cahors prises sur nos impôts.Beaucoup de contribuables sont des gens en difficulté pour qui quelques dizaines d'euros de plus coutent des sacrifices.Les prix montent,le gaz,l'électricité,l'essence et le gazoil montent,les assurances augmentent.On ne nous rembourse plus tous les médicaments,les lunetes,on baisse les allocs.Cessez de dépenser notre argent pour des choses qui ne devraient pas nous concerner.Vous aves les collèges,la solidarité,c'est bien.Les éleveirs de cochons et les producteurs de vin devraient passer après nous.
cochon retraité le 15/04/2008 à 10:01:27
Grande sarabande pour les cochons en commission permanente hier au conseil général.Tous les ans nos conseillers généraux se penchent sur les cours du cochon Il se vend au dessous du prix de renient et le conseil général aide à l'installation de jeunes,vient parfois à leur secours avec les banques.Les cochons c'est sacré
Pour les autres,commerçants,entrepreneurs, retraités etc...vous ne faites rien.Ils pêuvent crever.
rateau le 15/04/2008 à 09:05:24
Un ami présent hier dans l'hémicycle départemental me confirme ce matin l'écho de La dépêche.Danielle Deviers, seconde présidente auto-proclamée,elle a fait un caprice,s'est pris un rateau de la part d'Aurélien Pradié,rateau qu'elle avait bien cherché par une remarque maladroite,limite imbécille:"vous êtes trop jeune et inexpéromenté " pour donner votre avis.Réponse du "jeune" et néanmoins élu démocratiquement;"Excusez moi,je vous prie pour mes 22 ans.C'est vrai je suis jeune,mais je n'y peux rien"...Ses propos étaient d'ailleurs intelligents et pleins de bon sens,si on ne lui faisait pas de procès d'intention.
Libé le 14/04/2008 à 20:42:46
Dans les Landes,mêmes constat que dans le Lot
Etat fauché et collectivités locales trop gourmandes ? A l’heure où le gouvernement entreprend de réduire les déficits publics, les collectivités et leur gestion sont dans le collimateur de plusieurs de ses membres. «Aujourd’hui, les dépenses des collectivités locales progressent d’environ 6 % par an, c’est trop», a asséné Eric Woerth, ministre du Budget, ajoutant qu’il y avait un «travail à faire sur les relations entre l’Etat et les collectivités locales». La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a estimé qu’elles«n’ont pas fait preuve de la même maîtrise que l’Etat, notamment sur leurs effectifs». La gauche, qui dirige la majorité des régions et des départements, pointe, elle, que les collectivités doivent déjà contrebalancer le gel, voire la restriction, de certains crédits de l’Etat. Exemple au conseil général des Landes - présidé par Henri Emmanuelli (PS) - où, tout en affichant des finances saines, on évoque un «effet de ciseaux».
La liste de compétences à la charge du département s’allonge pour des compensations et des dotations de l’Etat jugées maigrelettes. «De plus en plus, on nous répond qu’il n’y a pas de crédits, que telle enveloppe ne sera pas reconduite», soupire un fonctionnaire. Un «désengagement» qui, pour les responsables des principaux postes budgétaires, remonterait à 2003-2004, date des lois de décentralisation du gouvernement Raffarin. Parfois contraints de régler la note seuls, de «bricoler des crédits» ou de retarder des projets, certains s’inquiètent des répercussions sur les politiques locales.
Transferts. Robert Cabé, premier vice-président du conseil général, pointe conjointement «la volonté d’utiliser la décentralisation pour basculer sur [le conseil général] de nouvelles charges et un lot de décisions insidieuses constituant un retrait de l’Etat vers les collectivités». Politiques de solidarité, routes : les transferts de compétences auraient coûté cher au conseil général, les compensations - que le gouvernement promettait «à l’euro près» - ne recouvrant pas totalement les nouveaux frais. Pour les collèges, ce sont 240 techniciens et ouvriers de service (TOS) qui ont été transférés au département. «Il a fallu compléter les formations, recruter sur des postes vacants : on a remis ce service d’aplomb et rattrapé le retard, rappelle François-Xavier Benusiglio, directeur de l’éducation. L’Etat nous rembourse en fonction des moyens qu’il mettait et non de ce qu’il aurait dû mettre. Or, il ne consacrait pas le montant nécessaire.»
Compte-gouttes. La gestion du RMI, à la charge des départements depuis 2004, crée aussi des remous. Francis Lacoste, chargé de la solidarité, constate un écart de 8 millions d’euros sur quatre ans entre les dépenses du département et la compensation, malgré la création d’un fonds de mobilisation censé pallier les insuffisances de financement. «Sans ce manque à gagner, on aurait pu développer nos actions d’insertion. Là, on les maintient avec des difficultés», en grappillant sur d’autres marges. Au ministère du Budget, on assure que ces transferts ont été systématiquement compensés et que le gouvernement a réalisé des efforts supplémentaires en modifiant certaines modalités de calcul, à la demande des élus.
Dans d’autres cas, les aides tomberaient au compte-gouttes. Robert Cabé évoque la suppression d’un fonds pour les équipements ruraux en eau, redirigé vers l’Agence de l’eau qui a dû, à son tour, diminuer les crédits. «On continue de subventionner, mais on se limite aux communes qui gèrent l’eau en régie directe.» En matière de protection de l’enfance, la loi de mars 2007 devait permettre aux départements l’embauche de psychologues, d’éducateurs, mais, selon Francis Lacoste, le décret d’application sur le financement n’a pas été pris.
Les Landes ne figurent pas parmi les plus mal lotis. Le département bénéficie notamment de droits de mutation (taxe sur les transactions immobilières) dopés par sa dynamique démographique et la flambée immobilière. Mais cette manne commence à stagner. Vu son faible endettement, il pourrait emprunter pour continuer à investir sans jouer fortement sur les taxes locales, stables depuis deux ans. Un luxe, en quelque sorte.
Etat fauché et collectivités locales trop gourmandes ? A l’heure où le gouvernement entreprend de réduire les déficits publics, les collectivités et leur gestion sont dans le collimateur de plusieurs de ses membres. «Aujourd’hui, les dépenses des collectivités locales progressent d’environ 6 % par an, c’est trop», a asséné Eric Woerth, ministre du Budget, ajoutant qu’il y avait un «travail à faire sur les relations entre l’Etat et les collectivités locales». La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a estimé qu’elles«n’ont pas fait preuve de la même maîtrise que l’Etat, notamment sur leurs effectifs». La gauche, qui dirige la majorité des régions et des départements, pointe, elle, que les collectivités doivent déjà contrebalancer le gel, voire la restriction, de certains crédits de l’Etat. Exemple au conseil général des Landes - présidé par Henri Emmanuelli (PS) - où, tout en affichant des finances saines, on évoque un «effet de ciseaux».
La liste de compétences à la charge du département s’allonge pour des compensations et des dotations de l’Etat jugées maigrelettes. «De plus en plus, on nous répond qu’il n’y a pas de crédits, que telle enveloppe ne sera pas reconduite», soupire un fonctionnaire. Un «désengagement» qui, pour les responsables des principaux postes budgétaires, remonterait à 2003-2004, date des lois de décentralisation du gouvernement Raffarin. Parfois contraints de régler la note seuls, de «bricoler des crédits» ou de retarder des projets, certains s’inquiètent des répercussions sur les politiques locales.
Transferts. Robert Cabé, premier vice-président du conseil général, pointe conjointement «la volonté d’utiliser la décentralisation pour basculer sur [le conseil général] de nouvelles charges et un lot de décisions insidieuses constituant un retrait de l’Etat vers les collectivités». Politiques de solidarité, routes : les transferts de compétences auraient coûté cher au conseil général, les compensations - que le gouvernement promettait «à l’euro près» - ne recouvrant pas totalement les nouveaux frais. Pour les collèges, ce sont 240 techniciens et ouvriers de service (TOS) qui ont été transférés au département. «Il a fallu compléter les formations, recruter sur des postes vacants : on a remis ce service d’aplomb et rattrapé le retard, rappelle François-Xavier Benusiglio, directeur de l’éducation. L’Etat nous rembourse en fonction des moyens qu’il mettait et non de ce qu’il aurait dû mettre. Or, il ne consacrait pas le montant nécessaire.»
Compte-gouttes. La gestion du RMI, à la charge des départements depuis 2004, crée aussi des remous. Francis Lacoste, chargé de la solidarité, constate un écart de 8 millions d’euros sur quatre ans entre les dépenses du département et la compensation, malgré la création d’un fonds de mobilisation censé pallier les insuffisances de financement. «Sans ce manque à gagner, on aurait pu développer nos actions d’insertion. Là, on les maintient avec des difficultés», en grappillant sur d’autres marges. Au ministère du Budget, on assure que ces transferts ont été systématiquement compensés et que le gouvernement a réalisé des efforts supplémentaires en modifiant certaines modalités de calcul, à la demande des élus.
Dans d’autres cas, les aides tomberaient au compte-gouttes. Robert Cabé évoque la suppression d’un fonds pour les équipements ruraux en eau, redirigé vers l’Agence de l’eau qui a dû, à son tour, diminuer les crédits. «On continue de subventionner, mais on se limite aux communes qui gèrent l’eau en régie directe.» En matière de protection de l’enfance, la loi de mars 2007 devait permettre aux départements l’embauche de psychologues, d’éducateurs, mais, selon Francis Lacoste, le décret d’application sur le financement n’a pas été pris.
Les Landes ne figurent pas parmi les plus mal lotis. Le département bénéficie notamment de droits de mutation (taxe sur les transactions immobilières) dopés par sa dynamique démographique et la flambée immobilière. Mais cette manne commence à stagner. Vu son faible endettement, il pourrait emprunter pour continuer à investir sans jouer fortement sur les taxes locales, stables depuis deux ans. Un luxe, en quelque sorte.
«Pour l’instant, on tient assez bien le choc, concède Cabé. Mais on pourrait faire tellement mieux.»
www.libération.fr
Commentaires
Cactus le 18/07/2008 à 18:08:14La réaction de Monieur Raffy est une excellente illustration de ces élus qui préfèrent être premier dans une minuscule structure inutile que 200 ème dans une plus grande et mieux adaptée aux besoins des populations.
Aujourd'hui la carte des communautés des communes du Lot ( et comme dans beaucoup de départements) est taillée pour satisfaire le goût prononcé de certaines personnes pour les mandats locaux et non pour satisfaire l'intérêt général.
Moins d'intercommunalités mais plus puissantes et mieux organisées devraient signifier moins d'élus et... moins d'impôts, si ce n'est du mieux d'impôt.De toute manière, après s'être occupé de l'Etat, Sarko s'occupera des collectivités locales.Alors Monsieur Raffy, connaissant la méthode Sarko, je vous invite à anticiper et s'organiser plutôt que de subir!
J'apprècie néanmoins la franchise de ce monsieur qui expose son point de vue d'élu et signe.
marc baldy le 18/07/2008 à 15:29:11
réponse à Bernard Raffy: oui et non.
Gérard Miquel que je n'hésite pas à critiquer quand il le mérite a raison dans cette affaire.Il n'est pas question de contraindre les communautés de communes à se regrouper ou à modifier leur périmètre.Le président du conseil général approuvé par tous les conseillers généraux, visant le long terme, constate que les ressources et les crédits manqueront,conseille de réfléchir avant de faire des choix.Mieux vaut réfléchir ensemble aux implantations de gros équipements avant de se lancer.Pour pouvoir payer une piscine couverte une école ou un collège il vaut mieux être surs que les besoins seront les mêmes dans 5 ou 10 ans et il vaut mieux être surs de pouvoir payer.D'où des shémas qui dépasseront les frontières actuelles des communautés,notamment des plus petites.
Bernard RAFFY le 17/07/2008 à 22:47:38
Hors sujet, mais il fallait que je pose la question - Qui veut démembrer la communauté de communes de CATUS ?
Depuis quelques temps, un bruit court ... la communauté de communes de CATUS serait partagée entre la communauté d'agglomération de CAHORS et une communauté de la basse vallée du LOT.
Ces informations auraient filtré du conseil général d'une part et de la préfecture d'autre part, en avez vous eu écho ?
Si tel était le cas, l'affaire serait très grave pour une des communautés du département qui a une unité géographique ( la vallée du VERT), économique ( milieu rural) et historique et qui a prouvé que cette infrastructure était viable. De plus cette communauté est la plus vieille du département et fonctionne très correctement ( taux d'absentéisme très bas à chaque réunion).
Même si cette rumeur n'est pas encore fondée, je demanderai à tous les habitants de renforcer leur identité communautaire ( unis nous serons plus forts) et de rester vigilants.
Bernard RAFFY conseiller communautaire
Hubert le 25/05/2008 à 23:21:16
les infos sur le tourisme c'est un bon moyen d'informer les électeurs de ce vous faites au conseil général.Dites nous comment nopus pourrons continuier à louer nos gites ou nos locations de vacances avec Loisirs Accueil,le SLA maintenant qu'il est associé au CDT.
Marc le 24/04/2008 à 09:08:19
Pour ce qui est des routes départementales de la ville de Cahors,dans sa séance du 14 avril 2008,le conseil général rappelle la convention tripartite Etat-
Département-Commune du 3 mars 1994.
Celle-ci avait prévu que le reclassement de certains tronçons dans le réseau départemental ne pourrait s'effectuer qu'après leur remise en état par la commune.L'Etat avait d'ailleurs versé des crédits importants lorsqu'il a déclassé l'ancienne RN20 dans la traverse de la ville.Le conseil général a réalisé d'importants travaux entre 2001et 2006,Rue Jean-Jaurès ,carrefour des Carmes,etc...
Nouvelles propositions au cours de cette séance:
-pas de départementale à l'intérieur de la boucle,sauf les quais
-continuité du réseau
départemental
-déclassements après travaux nécesaires soit par le département,soit par la ville
Résultats
Au département restent:
-la D653 de l'aviron jusqu'au pont des remparts par les quais
-la D 107 pont de cabessut
-la D8 de Pradines au pont des Remparts la D 161,côte des Evêques
-la D 911 Arcambal St Georges
-la déviation de Cahors
Déclassées dans le réseau communal:
-D 108 Rues Jean-Jaurès-Charles de Freyssinet-
Bourthoumieux-Sindou(angle hopital-quais)
-la petite rue Chateaubriand(au-dessus pont des Remparts,côté rive gauche)
Sont classées dans le réseau DEPARTEMENTAL après travaux de remise en état par la commune
-Vieille route de Paris,
-ancienne RN20(VC 920)Regourd-côte Ormeaux-Barbacane
-St Georges-La Beyne
Déclassées dans le réseau COMMUNAL après création ou réfection par le département:
-D27 Roquebillère ,du giratoire de Lacapelle au Pont des Remparts après création d'un raccordement à l'échangeur de Payrolis.
-RD 6 de Lalbenque Fonds Barrave à St Georges après création d'une liaison vers le giratoire de la Beyne par la combe d'Arnis.
AD12 le 21/04/2008 à 14:03:27
CG de l'Aveyron.Le spectre de Jean Puech
Pourquoi la majorité ne veut-elle pas faire plus de place à la minorité à Aveyron Expansion ? Pour certains, à gauche, l'explication tient à la volonté de bétonner l'assemblée et le conseil d'administration pour le plus grand confort de Jean Puech, toujours président de cette structure et auquel on prête ici ou là la volonté de conserver les rênes. Une modification des statuts, en 2004, donne de la consistance à cette théorie puisqu'une personnalité qualifiée, par exemple un sénateur de l'Aveyron, peut en effet assurer la présidence de cette structure, bras économique du conseil général. Avec ou sans chauffeur ?
Turrusta le 21/04/2008 à 10:31:12
Interrogation très juste de "l'electrice"?
Le CG a-t-il mesuré le "retour sur investissement", c'est à dire en quoi ces activités ont contribué au bien être des lotois au regard des subventions versées?Le CG impose-t-il des conditions aux bénéficiaires de ces subventions en terme de qualité, de respect de normes environnementales, d'emploi etc?
L , électrice le 21/04/2008 à 09:49:53
Je ne comprends pas que le CG donne autant de subventions aux éleveurs de cochonsou producteurs de vin de Cahors prises sur nos impôts.Beaucoup de contribuables sont des gens en difficulté pour qui quelques dizaines d'euros de plus coutent des sacrifices.Les prix montent,le gaz,l'électricité,l'essence et le gazoil montent,les assurances augmentent.On ne nous rembourse plus tous les médicaments,les lunetes,on baisse les allocs.Cessez de dépenser notre argent pour des choses qui ne devraient pas nous concerner.Vous aves les collèges,la solidarité,c'est bien.Les éleveirs de cochons et les producteurs de vin devraient passer après nous.
cochon retraité le 15/04/2008 à 10:01:27
Grande sarabande pour les cochons en commission permanente hier au conseil général.Tous les ans nos conseillers généraux se penchent sur les cours du cochon Il se vend au dessous du prix de renient et le conseil général aide à l'installation de jeunes,vient parfois à leur secours avec les banques.Les cochons c'est sacré
Pour les autres,commerçants,entrepreneurs, retraités etc...vous ne faites rien.Ils pêuvent crever.
rateau le 15/04/2008 à 09:05:24
Un ami présent hier dans l'hémicycle départemental me confirme ce matin l'écho de La dépêche.Danielle Deviers, seconde présidente auto-proclamée,elle a fait un caprice,s'est pris un rateau de la part d'Aurélien Pradié,rateau qu'elle avait bien cherché par une remarque maladroite,limite imbécille:"vous êtes trop jeune et inexpéromenté " pour donner votre avis.Réponse du "jeune" et néanmoins élu démocratiquement;"Excusez moi,je vous prie pour mes 22 ans.C'est vrai je suis jeune,mais je n'y peux rien"...Ses propos étaient d'ailleurs intelligents et pleins de bon sens,si on ne lui faisait pas de procès d'intention.
Libé le 14/04/2008 à 20:42:46
Dans les Landes,mêmes constat que dans le Lot
Etat fauché et collectivités locales trop gourmandes ? A l’heure où le gouvernement entreprend de réduire les déficits publics, les collectivités et leur gestion sont dans le collimateur de plusieurs de ses membres. «Aujourd’hui, les dépenses des collectivités locales progressent d’environ 6 % par an, c’est trop», a asséné Eric Woerth, ministre du Budget, ajoutant qu’il y avait un «travail à faire sur les relations entre l’Etat et les collectivités locales». La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a estimé qu’elles«n’ont pas fait preuve de la même maîtrise que l’Etat, notamment sur leurs effectifs». La gauche, qui dirige la majorité des régions et des départements, pointe, elle, que les collectivités doivent déjà contrebalancer le gel, voire la restriction, de certains crédits de l’Etat. Exemple au conseil général des Landes - présidé par Henri Emmanuelli (PS) - où, tout en affichant des finances saines, on évoque un «effet de ciseaux».
La liste de compétences à la charge du département s’allonge pour des compensations et des dotations de l’Etat jugées maigrelettes. «De plus en plus, on nous répond qu’il n’y a pas de crédits, que telle enveloppe ne sera pas reconduite», soupire un fonctionnaire. Un «désengagement» qui, pour les responsables des principaux postes budgétaires, remonterait à 2003-2004, date des lois de décentralisation du gouvernement Raffarin. Parfois contraints de régler la note seuls, de «bricoler des crédits» ou de retarder des projets, certains s’inquiètent des répercussions sur les politiques locales.
Transferts. Robert Cabé, premier vice-président du conseil général, pointe conjointement «la volonté d’utiliser la décentralisation pour basculer sur [le conseil général] de nouvelles charges et un lot de décisions insidieuses constituant un retrait de l’Etat vers les collectivités». Politiques de solidarité, routes : les transferts de compétences auraient coûté cher au conseil général, les compensations - que le gouvernement promettait «à l’euro près» - ne recouvrant pas totalement les nouveaux frais. Pour les collèges, ce sont 240 techniciens et ouvriers de service (TOS) qui ont été transférés au département. «Il a fallu compléter les formations, recruter sur des postes vacants : on a remis ce service d’aplomb et rattrapé le retard, rappelle François-Xavier Benusiglio, directeur de l’éducation. L’Etat nous rembourse en fonction des moyens qu’il mettait et non de ce qu’il aurait dû mettre. Or, il ne consacrait pas le montant nécessaire.»
Compte-gouttes. La gestion du RMI, à la charge des départements depuis 2004, crée aussi des remous. Francis Lacoste, chargé de la solidarité, constate un écart de 8 millions d’euros sur quatre ans entre les dépenses du département et la compensation, malgré la création d’un fonds de mobilisation censé pallier les insuffisances de financement. «Sans ce manque à gagner, on aurait pu développer nos actions d’insertion. Là, on les maintient avec des difficultés», en grappillant sur d’autres marges. Au ministère du Budget, on assure que ces transferts ont été systématiquement compensés et que le gouvernement a réalisé des efforts supplémentaires en modifiant certaines modalités de calcul, à la demande des élus.
Dans d’autres cas, les aides tomberaient au compte-gouttes. Robert Cabé évoque la suppression d’un fonds pour les équipements ruraux en eau, redirigé vers l’Agence de l’eau qui a dû, à son tour, diminuer les crédits. «On continue de subventionner, mais on se limite aux communes qui gèrent l’eau en régie directe.» En matière de protection de l’enfance, la loi de mars 2007 devait permettre aux départements l’embauche de psychologues, d’éducateurs, mais, selon Francis Lacoste, le décret d’application sur le financement n’a pas été pris.
Les Landes ne figurent pas parmi les plus mal lotis. Le département bénéficie notamment de droits de mutation (taxe sur les transactions immobilières) dopés par sa dynamique démographique et la flambée immobilière. Mais cette manne commence à stagner. Vu son faible endettement, il pourrait emprunter pour continuer à investir sans jouer fortement sur les taxes locales, stables depuis deux ans. Un luxe, en quelque sorte.
Etat fauché et collectivités locales trop gourmandes ? A l’heure où le gouvernement entreprend de réduire les déficits publics, les collectivités et leur gestion sont dans le collimateur de plusieurs de ses membres. «Aujourd’hui, les dépenses des collectivités locales progressent d’environ 6 % par an, c’est trop», a asséné Eric Woerth, ministre du Budget, ajoutant qu’il y avait un «travail à faire sur les relations entre l’Etat et les collectivités locales». La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a estimé qu’elles«n’ont pas fait preuve de la même maîtrise que l’Etat, notamment sur leurs effectifs». La gauche, qui dirige la majorité des régions et des départements, pointe, elle, que les collectivités doivent déjà contrebalancer le gel, voire la restriction, de certains crédits de l’Etat. Exemple au conseil général des Landes - présidé par Henri Emmanuelli (PS) - où, tout en affichant des finances saines, on évoque un «effet de ciseaux».
La liste de compétences à la charge du département s’allonge pour des compensations et des dotations de l’Etat jugées maigrelettes. «De plus en plus, on nous répond qu’il n’y a pas de crédits, que telle enveloppe ne sera pas reconduite», soupire un fonctionnaire. Un «désengagement» qui, pour les responsables des principaux postes budgétaires, remonterait à 2003-2004, date des lois de décentralisation du gouvernement Raffarin. Parfois contraints de régler la note seuls, de «bricoler des crédits» ou de retarder des projets, certains s’inquiètent des répercussions sur les politiques locales.
Transferts. Robert Cabé, premier vice-président du conseil général, pointe conjointement «la volonté d’utiliser la décentralisation pour basculer sur [le conseil général] de nouvelles charges et un lot de décisions insidieuses constituant un retrait de l’Etat vers les collectivités». Politiques de solidarité, routes : les transferts de compétences auraient coûté cher au conseil général, les compensations - que le gouvernement promettait «à l’euro près» - ne recouvrant pas totalement les nouveaux frais. Pour les collèges, ce sont 240 techniciens et ouvriers de service (TOS) qui ont été transférés au département. «Il a fallu compléter les formations, recruter sur des postes vacants : on a remis ce service d’aplomb et rattrapé le retard, rappelle François-Xavier Benusiglio, directeur de l’éducation. L’Etat nous rembourse en fonction des moyens qu’il mettait et non de ce qu’il aurait dû mettre. Or, il ne consacrait pas le montant nécessaire.»
Compte-gouttes. La gestion du RMI, à la charge des départements depuis 2004, crée aussi des remous. Francis Lacoste, chargé de la solidarité, constate un écart de 8 millions d’euros sur quatre ans entre les dépenses du département et la compensation, malgré la création d’un fonds de mobilisation censé pallier les insuffisances de financement. «Sans ce manque à gagner, on aurait pu développer nos actions d’insertion. Là, on les maintient avec des difficultés», en grappillant sur d’autres marges. Au ministère du Budget, on assure que ces transferts ont été systématiquement compensés et que le gouvernement a réalisé des efforts supplémentaires en modifiant certaines modalités de calcul, à la demande des élus.
Dans d’autres cas, les aides tomberaient au compte-gouttes. Robert Cabé évoque la suppression d’un fonds pour les équipements ruraux en eau, redirigé vers l’Agence de l’eau qui a dû, à son tour, diminuer les crédits. «On continue de subventionner, mais on se limite aux communes qui gèrent l’eau en régie directe.» En matière de protection de l’enfance, la loi de mars 2007 devait permettre aux départements l’embauche de psychologues, d’éducateurs, mais, selon Francis Lacoste, le décret d’application sur le financement n’a pas été pris.
Les Landes ne figurent pas parmi les plus mal lotis. Le département bénéficie notamment de droits de mutation (taxe sur les transactions immobilières) dopés par sa dynamique démographique et la flambée immobilière. Mais cette manne commence à stagner. Vu son faible endettement, il pourrait emprunter pour continuer à investir sans jouer fortement sur les taxes locales, stables depuis deux ans. Un luxe, en quelque sorte.
«Pour l’instant, on tient assez bien le choc, concède Cabé. Mais on pourrait faire tellement mieux.»
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