437-Ernesto,Che,Guevara,ange ou démon? 1 post
Ernesto "Che" Guevara, Ange ou Démon ? Alain Raphael Agoravox
La parution du livre de Jacobo Manchover "La Face cachée du Che" alimente désormais la controverse autour du personnage politique qu'était le "Che". Homme de liberté ou vulgaire boucher comme l'indique le livre? En effet, tour à tour révolutionnaire engagé, puis exécutant des basses oeuvres, "El commandante" était un homme apparemment comme tous les autres, capable de se laisser dépasser par ses passions et de commettre des exactions terribles.
Le 9 octobre 1967, plusieurs salves de mitraillettes retentissent dans le tranquille hameau de La Higuera perché sur la montagne bolivienne provoquant la mort d'Ernesto Rafael Guevara de la Serna plus connu sous le nom de "Che guevara". Cette mort va donner naissance à un mythe, le mythe du "Che", icône incontournable de toute sorte de révolution et symbole des luttes pour le droit des personnes opprimées aussi bien par les excès du dirigisme que par certaines politiques mercantiles. Mais qui était le "Che", un véritable individu altruiste comme il peut apparaître dans le film de Walter Salles Carnets de voyage, ou un monstre sanguinaire tel que peut le raconter Jacobo Machover dans son livre La Face cachée du Che.
Derrière l'image charismatique de l'homme au béret noir étoilé, on découvre un personnage féroce, intransigeant, terrible, imprégné d'un esprit révolutionnaire plus proche du totalitarisme outrancier que du combat idéologique nécessaire aux droits fondamentaux des personnes. On peut dès lors se demander si la force de communication castriste n'a pas été le corollaire de ce "mouvement che-guevariste" que des millions de personnes traduisent à travers la photo immortalisé d'Alberto Korda, et si malheureusement la réalité n'a pas rattrapé la nature de l'homme, aveuglé par le combat idéologique qui pouvait être mené.
Message politique pour les uns, produit marketing pour les autres, "El commandante" n'a laissé personne indifférent, partagé autour de visions vertueuses et sublimes sans chercher à connaître les défauts de l'homme engagé dans la spirale insurrectionnelle aux formes bien souvent brutales. Certes les révolutions appellent malencontreusement la violence, certes le combat pour les libertés et la Liberté sont difficiles sans souffrances et sans haines, mais elles ne doivent pas se transformer à leur tour en autoritarisme décalé de leur cause. La situation cubaine en est un exemple éclatant, la révolution castriste s'étant transformée en régime autocratique implacable et pénible pour les habitants de ce pays promis à des jours plus heureux. S'interroger sur le masque du pouvoir, sur la mutation individuelle nous montre que si certaines vérités ne sont pas toujours bonnes à dire, elles sont malgré tout salutaires à faire mieux vivre, à comprendre les dessous de la nature humaine qui semble devenir dangereuse lorsqu'elle est investie de trop de passion, de trop d'ardeur.
Ce contraste saisissant entre l'icône libérale du "Che" et le comportement humain d'Ernesto que lui prêtent certains témoignages démontre qu'au-delà des apparences demeure toujours une incroyable réalité sombrant trop souvent dans une occultation situationnelle. On peut imaginer que l'itinéraire révolutionnaire a apporté son lot de mutation métamorphosant le bon et le brave en mal et en cruauté. En effet, Machiavel dans Le Prince, analysait déjà cette obligation à se comporter durement en indiquant : "Il faut comprendre ceci : un prince, surtout un prince nouveau, ne peut observer toutes les qualités pour lesquelles les hommes sont reconnus bons, parce qu'il est souvent contraint, s'il veut préserver ses possessions, d'agir contre la parole donnée, contre la charité, contre l'humanité, contre la piété. Ainsi, il faut qu'il ait l'esprit disposé à se tourner dans le sens que commandent les vents de la fortune et les variations des choses, et, comme je l'ai dit plus haut, ne pas s'écarter du bien s'il le peut, mais savoir entrer dans le mal, s'il y est contraint".
En conséquence, le héros libéral que pouvait représenter le "Che" n'était pas exempt de comportement illégitime ou de faits d'exaction en décalage avec son amour envers le genre humain puisque ne l'oublions pas il était médecin de formation, et non un vulgaire militaire ou un triste guérillero. Il est donc intéressant de voir la part d'ombre qui peut régner en chaque individu, et qu'il existe un certain nihilisme dans les causes les plus profondes et les plus respectables.
Loin de porter un jugement iconoclaste et sectaire, il faut tout de même regarder les agissements des grands hommes en dissociant l'apport positif de l'apport négatif qu'ils ont pu développer, car affronter la réalité dans un monde où tout est façonné, où tout est fabriqué, où tout est supposé peut s'interpréter comme une bonne chose, la limite entre le mythe et la mystification étant très mince, et réservant des surprises quelquefois désagréables pour les combattants de l'ordre et de la liberté.
Agoravox
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Malecon le 24/02/2008 à 23:50:17
Raul Castro a été désigné par l'Assemblée nationale cubaine comme nouveau président de l'île en remplacement de son frère aîné Fidel qui était aux commandes du pays depuis 1959.
Homme de la continuité, ministre de la Défense depuis 49 ans, Raul Castro, 76 ans assurait déjà depuis juillet 2006 l'interim à la tête du pays comme président du Conseil d'Etat.
L'Assemblée a également désigné comme nouveau premier vice-président José Ramon Machado Ventura.
un centriste le 11/10/2007 à 13:51:47
sur le phenomene Che guevara et d’autre, manipulation des penseurs "intellectuels " du 20 eme siecle Sarte en tête, principal artisant de la legende che guevara : VOYAGE A L’INTERIEUR DU TERRORISME INTELLECTUEL
« Le terrorisme intellectuel » retrace le rôle de quelques dizaines d’enragés idéologiques, qui font la pluie et le beau temps du politiquement correct. ils ne sont pas nombreux . Ils ne sont que quelques dizaines de dogmatiques qui font la pluie et le beau temps dans les milieux intellectuels en imposant de modes, en choisissant les victimes (et la façon de les éliminer) et en proclamant qu’ils sont capables de rendre heureux les peuples. Ils sont courtisés par les médias et les politiques et n’ont qu’à faire de leurs adversaires. Enfin, ils sont surtout de gauche.
Tout commence avec le stalinisme et l’immédiat après-guerre, lorsque Sartre, dans le numéro 1 des « Temps modernes » incite les intellectuels à l’engagement:
« Pour nous, l’écrivain est dans le coup, quoi qu"il fasse, marqué, compromis, jusque dans sa plus lointaine retraite ».
« La haine est un devoir national ». (L’Humanité, 1947)
« J’avoue que je n’aime pas la race des apostats et des renégats » , André Pierre dans Le Monde, juste après la parution du livre de Kravchenko
« Les camps de rééducation en Union soviétique sont le parachèvement de la suppression complète de l"exploitation de l"homme par l"homme », Pierre Daix au procès de David Rousset en 1949
« L’univers concentrationnaire ne règne pas en URSS mais dans les banlieues ouvrières, à Aubervilliers », l’Humanité, 1949
« Nul ne colonise impunément: le très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle porte en lui un Hitler qui s"ignore », Aimé Césaire, 1955
« Abattre un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé ; reste un homme mort et un homme libre », Jean-Paul Sartre, 1961
« L’anticommuniste est un rat visqueux », Sartre, Situations VI, 1964
« Soyez cubains », Sartre, 1959
« C’est à Cuba et par le mouvement de la Révolution cubaine que l"exigence communiste a retrouvé, en même temps qu"un centre vivant, sa puissance d"avenir ». Le Monde, 1968
« Les Vietnamiens se battent pour tous les hommes, et les forces américaines contre tous », Sartre, Situations VIII, 1971
« Richard Nixon, le plus grand criminel de guerre de tous les temps », Le Monde, 1973
« Moyennant l"idéologie marxiste-léniniste revue et corrigée, Mao a, à sa façon, libéré son peuple socialement et politiquement », Alain Bouc, Le Monde, 1975
« Chez Mao, matérialisme et dialectique arrivent à un degré jamais constaté de précision, d"efficacité, de clarté », Philippe Sollers, Art Press, 1974
« « L’humanité ne sera vraiment heureuse que le jour où le dernier bureaucrate aura été pendu avec les tripes du dernier capitaliste », mai 1968
« Un régime révolutionnaire doit se débarasser d"un certain nombre d"individus qui le menacent, et je ne vois pas d"autres moyen que la mort. On peut toujours sortir d"une prison. Les révolutionnaires de 1793 n"ont probablement pas assez tué », Sartre, Actuel, 1973
« La publication de l’Archipel du goulag entre dans le cadre d"une campagne antisoviétique contre la détente, destinée à détourner l’attention de la crise qui sévit dans les pays capitalistes », l’Humanité, 1974
« L’évacuation de Phnom Penh ? Une audacieuse transfusion du peuple. », Jean Lacouture, Le Nouvel Observateur, 28 avril 1975
« Le nouveau pouvoir communiste liquide les séquelles de la présence américaine au Vietnam », Le Monde, 3 mai 1975
« Je refuse de traiter pareillement les internements arbitraires en Union soviétique et les tortures, assassinats et disparitions massives en Argentine », Jean-Pierre Cot, député socialiste, Le Nouvel Observateur, 31 décembre 1978
« Le 10 mai 1981, les Français ont franchi la frontière qui sépare la nuit de la lumière », Jack Lang, 1981
« Les camions stationnés devant l’église Saint Bernard me rappellent ceux qui partaient pour les camps de concentration », Léon Schwartzenberg, 23 août 1996
« Le groupe NTM a toujours insisté sur sa sincérité, portée par une indignation viscérale qui se soucie peu de formulation consensuelle », Le Monde, 10 juin 1996
« A l’origine du nazisme, il y a la haine des hommes. A l’origine du communisme, il y a l’amour des hommes. », Roland Leroy, Bouillon de culture, 7 novembre 1997
« Nouvelle controverse sur le caractère criminel du communisme », Le Monde, 9 novembre 1997
« Le marxisme est l’horizon indépassable de notre temps », Sartre, Critique de la raison dialectique, 1960
la dynastie n’est malheureusement pas terminé mais quand même passe de moins en moins bien
cf les dernieres tentatives en la matiere de Bhl....
Commentaires
Malecon le 24/02/2008 à 23:50:17Raul Castro a été désigné par l'Assemblée nationale cubaine comme nouveau président de l'île en remplacement de son frère aîné Fidel qui était aux commandes du pays depuis 1959.
Homme de la continuité, ministre de la Défense depuis 49 ans, Raul Castro, 76 ans assurait déjà depuis juillet 2006 l'interim à la tête du pays comme président du Conseil d'Etat.
L'Assemblée a également désigné comme nouveau premier vice-président José Ramon Machado Ventura.
un centriste le 11/10/2007 à 13:51:47
sur le phenomene Che guevara et d’autre, manipulation des penseurs "intellectuels " du 20 eme siecle Sarte en tête, principal artisant de la legende che guevara : VOYAGE A L’INTERIEUR DU TERRORISME INTELLECTUEL
« Le terrorisme intellectuel » retrace le rôle de quelques dizaines d’enragés idéologiques, qui font la pluie et le beau temps du politiquement correct. ils ne sont pas nombreux . Ils ne sont que quelques dizaines de dogmatiques qui font la pluie et le beau temps dans les milieux intellectuels en imposant de modes, en choisissant les victimes (et la façon de les éliminer) et en proclamant qu’ils sont capables de rendre heureux les peuples. Ils sont courtisés par les médias et les politiques et n’ont qu’à faire de leurs adversaires. Enfin, ils sont surtout de gauche.
Tout commence avec le stalinisme et l’immédiat après-guerre, lorsque Sartre, dans le numéro 1 des « Temps modernes » incite les intellectuels à l’engagement:
« Pour nous, l’écrivain est dans le coup, quoi qu"il fasse, marqué, compromis, jusque dans sa plus lointaine retraite ».
« La haine est un devoir national ». (L’Humanité, 1947)
« J’avoue que je n’aime pas la race des apostats et des renégats » , André Pierre dans Le Monde, juste après la parution du livre de Kravchenko
« Les camps de rééducation en Union soviétique sont le parachèvement de la suppression complète de l"exploitation de l"homme par l"homme », Pierre Daix au procès de David Rousset en 1949
« L’univers concentrationnaire ne règne pas en URSS mais dans les banlieues ouvrières, à Aubervilliers », l’Humanité, 1949
« Nul ne colonise impunément: le très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle porte en lui un Hitler qui s"ignore », Aimé Césaire, 1955
« Abattre un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé ; reste un homme mort et un homme libre », Jean-Paul Sartre, 1961
« L’anticommuniste est un rat visqueux », Sartre, Situations VI, 1964
« Soyez cubains », Sartre, 1959
« C’est à Cuba et par le mouvement de la Révolution cubaine que l"exigence communiste a retrouvé, en même temps qu"un centre vivant, sa puissance d"avenir ». Le Monde, 1968
« Les Vietnamiens se battent pour tous les hommes, et les forces américaines contre tous », Sartre, Situations VIII, 1971
« Richard Nixon, le plus grand criminel de guerre de tous les temps », Le Monde, 1973
« Moyennant l"idéologie marxiste-léniniste revue et corrigée, Mao a, à sa façon, libéré son peuple socialement et politiquement », Alain Bouc, Le Monde, 1975
« Chez Mao, matérialisme et dialectique arrivent à un degré jamais constaté de précision, d"efficacité, de clarté », Philippe Sollers, Art Press, 1974
« « L’humanité ne sera vraiment heureuse que le jour où le dernier bureaucrate aura été pendu avec les tripes du dernier capitaliste », mai 1968
« Un régime révolutionnaire doit se débarasser d"un certain nombre d"individus qui le menacent, et je ne vois pas d"autres moyen que la mort. On peut toujours sortir d"une prison. Les révolutionnaires de 1793 n"ont probablement pas assez tué », Sartre, Actuel, 1973
« La publication de l’Archipel du goulag entre dans le cadre d"une campagne antisoviétique contre la détente, destinée à détourner l’attention de la crise qui sévit dans les pays capitalistes », l’Humanité, 1974
« L’évacuation de Phnom Penh ? Une audacieuse transfusion du peuple. », Jean Lacouture, Le Nouvel Observateur, 28 avril 1975
« Le nouveau pouvoir communiste liquide les séquelles de la présence américaine au Vietnam », Le Monde, 3 mai 1975
« Je refuse de traiter pareillement les internements arbitraires en Union soviétique et les tortures, assassinats et disparitions massives en Argentine », Jean-Pierre Cot, député socialiste, Le Nouvel Observateur, 31 décembre 1978
« Le 10 mai 1981, les Français ont franchi la frontière qui sépare la nuit de la lumière », Jack Lang, 1981
« Les camions stationnés devant l’église Saint Bernard me rappellent ceux qui partaient pour les camps de concentration », Léon Schwartzenberg, 23 août 1996
« Le groupe NTM a toujours insisté sur sa sincérité, portée par une indignation viscérale qui se soucie peu de formulation consensuelle », Le Monde, 10 juin 1996
« A l’origine du nazisme, il y a la haine des hommes. A l’origine du communisme, il y a l’amour des hommes. », Roland Leroy, Bouillon de culture, 7 novembre 1997
« Nouvelle controverse sur le caractère criminel du communisme », Le Monde, 9 novembre 1997
« Le marxisme est l’horizon indépassable de notre temps », Sartre, Critique de la raison dialectique, 1960
la dynastie n’est malheureusement pas terminé mais quand même passe de moins en moins bien
cf les dernieres tentatives en la matiere de Bhl....