Commentaires
NouvelObs le 25/08/2009 à 18:32:27
Moscovici:"Il faut que Martine annonce à La Rochelle une feuille de route qui démine les sujets qui font l'actualité, qu'elle lance le grand chantier du projet", a insisté Pierre Moscovici. Elle "doit nous dire où nous allons collectivement".
"Une dernière chance"
"C'est une dernière chance pour nous. Ou nous nous ressaisissons collectivement, ou nous nous enfermons dans les délices de discussions tactiques", juge-t-il. "Le flou et l'ambiguïté nourrissent le désordre".
L'ancien ministre a réaffirmé avoir toujours été favorable aux primaires mais "il importe de procéder par ordre et avec méthode".
"Après le ralliement de Bertrand Delanoë -dont je regrette qu'il n'ait pas pris cette position dès le congrès de Reims- et le consentement ou la résignation de Laurent Fabius, il apparaît clair à tous qu'on n'ira pas à la désignation du candidat socialiste avec le corps électoral restreint des militants socialistes". "Le mieux serait que les choses soient dites clairement à La Rochelle par la première secrétaire".
Une photo "ne fait pas forcément sens"
Lui-même "plaide pour une annonce du principe dès maintenant et puis une discussion sur les modalités au lendemain des régionales", avec une "convention, un congrès extraordinaire", une discussion avec les partenaires et une "organisation de la primaire d'ici à la mi-2011".
Le député croit "à la primaire de toute la gauche souhaitable", mais "pas forcément probable".
Au sujet des alliances, Pierre Moscovici dit avoir proposé "le premier dès 2007 des assises des progressistes", mais "c'est au MoDem de faire la preuve ses engagements.
"La grande alliance ne se décrète pas. Elle se constate", estime-t-il, une photo "ne fait pas forcément sens", allusion à la photo de famille à Marseille samedi autour de Vincent Peillon.
DSK le 25/08/2009 à 17:59:18
DSK le meilleur cadidat
Aimeriez vous qu’il (ou elle) soit candidat(e) ? Pensez-vous qu’il (ou elle) a la carrure pour ce poste? Estimez vous qu’il (ou elle) saura défendre vos propres intérêts dans la campagne qui s’annonce?
Or sur ces trois critères, DSK arrive nettement en tête. La nette remontée de sa cote de popularité, avant l’été, n’était donc pas un feu de paille, après la catastrophe des européennes. On aurait pu imaginer qu’à l’instar de Laurent Fabius, l’ex-ministre des Finances de la dream team jospiniste, impose le respect sans susciter le désir. On aurait pu croire aussi qu’à l’inverse de Ségolène Royal, il inspire l’envie sans répondre aux intérêts concrets de son électorat potentiel. On aurait pu enfin penser que le désir de renouvellement, à gauche, était tel, que sa carrière passée et son éloignement, le mettait à l’écart de la compétition élyséenne à venir.
Il n’en est rien. DSK fait la course en tête. Il ne se détache pas encore. Mais il s’impose déjà. "Tout cela vient un peu tôt", commentaient, en juin, ses proches, alors que les sondages de popularité le propulsaient au zénith. Si tel est le critère, alors, en effet, le sondage Sofres-Nouvel Obs - ô paradoxe – est une très mauvaise nouvelle pour celui qui, depuis Washington, attend son heure avant de choisir de descendre ou non dans l’arène de la présidentielle!
Une force double
La force de DSK est double : il est présent dans les esprits sans être un acteur direct de la vie politique hexagonale. Ses ressources sont celles de la stratégie qu’on lui prête. Il est l’homme du recours qui n’avance pas en alignant ses troupes mais en cultivant une réputation. Sa solitude est un talisman. Pour reprendre une comparaison historique, il est dans le rôle tenu au début des années quatre-vingt-dix par Jacques Delors qui, depuis Bruxelles, faisait monter le désir sans bouger une paupière.
Jacques Delors a fini par dire non. Strauss-Kahn, dont le mandat au FMI court jusqu’en… 2012 n’a pas encore dire oui. Pour le moment, il engrange. En politique aussi, la nature a horreur du vide. Il a d’ailleurs – et c’est son autre force, dans le contexte actuel – les attributs qui lui assurent une présence durable dans un jeu qu’il fait mine de regarder de loin...
DSK est le meilleur candidat PS voir lenouvelobs.com
bordo le 24/08/2009 à 19:40:38
Mémoire courte ...
Je vous rappelle que c'est Ségolène Royal elle même qui a orchestré sa campagne en dehors du PS, interdisant même aux "éléphants" d'y participer. Quand à ceux qui en 2006 ont payé 20 euros le droit de voter, on les a peu vu faire campagne ! Désolée, j'en connais même qui ont fait campagne à droite ! Ce qui me rend définitivement hostile à des primaires
"ouvertes" c'est à dire au vote de non militants. Nous avons déjà des primaires internes au PS, et si nous arrivons à faire avec nos partenaires de gauche une "union de la gauche", rien n'interdit qu'il y ait des primaires ouvertes aux militants de tous ces partis. Mais nous n'en sommes pas là, et ce débat sur les primaires me semble complètement déplacé
les 7 nains le 23/08/2009 à 18:09:22
Aujourd'hui, c'est fête de la Rose à Frangy-en-Bresse, chez Montebourg. Hier, c'était la réunion des sept nains à Marseille, chez Peillon. Ce week-end passé, on ne causera plus que des primaires jusqu'à l'université d'été de la Rochelle, ce qui va pourrir la jolie rentrée sympa bisounoursienne que souhaitait le trio Aubry-Cambadélis-Bartolone.
La réunion des 7 nains, à Marseille, a rendu un bien mauvais service aux avocats sincères des Primaires. Désormais, tous ceux, qui de bonne foi, voudront plaider pour l'instauration de ce système passeront pour les agents, sous-marins, affidés, complices des Peillon, Valls et compagnie. Les Primaires sont désormais confisquées par un clan qui veut tout, triste perspective pour ceux qui y croyaient et qui démontre qu'au PS, même une bonne idée, salvatrice et innovatrice finit par être pourrie par le système des bandes, des factions et des clans. Bravo!
Le spectacle d'un front anti-sarko bâti de bric et de broc, façon Troisième force IVe république, (un truc qui a fait ses preuves dans l'Histoire) a ainsi été offert aux yeux des français désespérés par l'opposition. Tout cela ressemble à un gloubiboulga politicard avec du orange dedans (Sarnez, la femme qui a fait réélire Tiberi maire du 5e arrondissement de Paris?), du rose (Peillon), du rose honteux (Valls), du rouge délavé (Hue coco!), du vert repassé à l'orange (Benhamias), du rose radical (Taubira, encore merci pour 2002) et du vert qui ne s'intéresse pas à 2012 personnellement, mais qui a plein d'idées sur la question et qui ne parle que de ça (Dany le rouge); bref un mille-feuille indigeste et partisan comme on en avait plus vu en France depuis 1952,
Reste le cas Aubry.
Va-t-elle bouger? Ou va-t-elle se contenter de son traditionnel: « On verra ça plus tard? »
1/« Évidemment, diront les uns; prisonnière de cette majorité riquiqui qui l'a faite, otage de la triplette des présidentiables DSK-Fabius-Delanöe, elle est condamnée à l'immobilisme. Et comme elle n'est pas dévorée par une ambition présidentielle hors du commun, elle est de fait « terminated », condamner à durer pour... durer... Au moins jusqu'aux élections régionales»
2/« Peut-être pas, diront les autres (très minoritaires...); si Aubry reprenait l'idée à son compte et dans la foulée annonçait sa propre candidature à ces Primaires, elle prendrait tout le monde de vitesse, musèlerait les ambitions des vieux éléphants qui la soutiennent en attendant la fenêtre de tir, renverrait Valls, Peillon et autres éléphanteaux dans leur bac à sable, et forte de sa légitimité de Première secrétaire, elle s'installerait durablement en opposante numéro 1 à qui vous savez tout en éteignant Royal en perdition dans l'opinion... Mais pour ça, outre un storytelling de folie, il faut de la volonté, de l'énergie, de l'envie. »
Voilà, à vous de choisir. Mais de toutes façons, souvenez-vous: en 2012, c'est le président sortant qui gagne. Pour le moment, c'est le seul effet secondaire de ce débat sur les Primaires.
Réagissez à l'info : Les 7 nains de Marseille et les Primaires ou comment pourrir une bonne idée en une journée!
Rue89 Bruno Roger-Petit
vincent le 21/08/2009 à 15:00:28
Parti socialiste : Vincent Peillon passe à l'offensive
L'animateur du courant L'Espoir à gauche ouvre le débat sur les alliances et les primaires.
Le spectre de l'élection présidentielle hante toujours les couloirs socialistes. Après la menace d'Arnaud Montebourg de quitter le PS si des primaires ouvertes n'étaient pas organisées, le débat sur le mode de désignation du candidat de gauche pour 2012 est reparti de plus belle. Il sera en tout cas l'un des principaux thèmes de discussion des ateliers d'été de L'Espoir à gauche, le premier courant du PS, qui s'ouvrent aujourd'hui à Marseille.
Le courant qu'anime Vincent Peillon, et qui avait soutenu la candidature de Ségolène Royal lors du congrès de Reims, y consacre un atelier samedi, auquel participeront notamment Manuel Valls et Jean-Pierre Mignard, un proche de l'ex-candidate. L'intitulé du débat laisse peu de place à l'ambiguïté sur la position du courant : «Gagner en 2012 : de la nécessité des primaires ouvertes.» Si elles devaient avoir lieu, Pierre Moscovici a redit jeudi son intention de s'y présenter. «Je suis déterminé, si la donne ne change pas, à être candidat», assure-t-il dans les colonnes du Point. Le député du Doubs redoute qu'à l'occasion des primaires les principaux présidentiables, Aubry, Royal et Strauss-Kahn, se neutralisent. Il pourrait alors «apparaître modestement comme une solution».
La direction du PS n'en est pas là. À La Rochelle, le parti a tout juste prévu d'aborder la question des primaires au cours d'une table ronde sur les nouvelles pratiques militantes. Dans l'entourage de Martine Aubry, on rappelle que le débat sur le sujet est programmé pour le mois de juin 2010 lors d'une convention nationale du parti. Et l'on raille l'éclosion des ambitions. «À l'obsession de la présidentielle, il faudrait substituer l'obsession de l'unité», demande Jean-Christophe Cambadélis.
L'impatience des quadras
Rue de Solferino, on refuse en tout cas de précipiter la décision sur l'organisation de primaires ouvertes à «l'ensemble des citoyens de gauche», comme le réclame Montebourg, alors que les rapports de force entre le PS, les Verts, le PC et le MoDem ne seront connus qu'à l'issue des élections régionales de mars 2010. Mais Martine Aubry a du mal à imposer son autorité. Mal élue après le congrès de Reims, où elle a fait jeu égal avec Ségolène Royal lors du vote des militants, elle ne dispose pas d'une légitimité suffisante pour imposer son calendrier sans heurts.
Comme tous les membres de la génération des quadras socialistes, Vincent Peillon ne veut pas attendre. Pas plus sur les primaires que sur la stratégie d'alliance du parti. Jeudi, dans Le Monde, il a engagé le débat avec Daniel Cohn-Bendit et tenté d'ouvrir la porte à un rassemblement de la gauche. «Il ne faudrait pas que le succès des listes Europe Écologie (aux élections européennes de juin 2009, NDLR) pousse nos amis verts à penser qu'il y a là une manne pour l'éternité. (…) De toute façon, pour gouverner, nous devrons construire des rassemblements larges et des majorités fortes allant jusqu'au MoDem», a-t-il assuré. Avec le parti de François Bayrou, son arc d'alliance est plus large que celui que propose Martine Aubry avec sa «maison commune». En fait, Vincent Peillon agit comme s'il était le deuxième chef du PS. Premier secrétaire délégué, c'est le rôle que lui avait réservé Ségolène Royal si elle avait gagné.
www.Lefigaro.fr
Moscovici le 10/08/2009 à 18:41:20
Avant l'université de La Rochelle à la fin du mois, Pierre Moscovici s'apprête à adresser une lettre à Martine Aubry, nous apprend Le Figaro lundi 10 août. Dans ce courrier, Pierre Moscovici explique l'urgence qu'il y a à remettre le PS au travail.
En charge de l'organisation d'une convention nationale pour bâtir "un nouveau modèle de développement", le député du Doubs présente dans le détail son projet ainsi que le calendrier de travail qu'il propose.
"Nous devons consacrer au cours des six prochains mois toute notre énergie collective aux questions de fond, à la conception d'orientations novatrices et d'un projet crédible, à la rencontre des militants et des sympathisants", écrit Pierre Moscovici.
Questionnaires ciblés
Le député ne peut que constater la "crise d'identité grave" que traverse le parti. Il estime que "depuis le milieu des années 1990, le PS n'a pas fait un effort suffisant pour réactualiser sa vision de la société". C'est pourquoi il souhaite que soit organisée dès la rentrée une grande consultation des Français. Il s'agira de recueillir "leur ressenti de la crise, leurs espoirs, leurs inquiétudes, leur priorité" ainsi que "ce qu'ils attendent du PS". Des questionnaires ciblés devraient être adressés à différents publics : chercheurs, étudiants, associatifs, salariés, enseignants…
Vote des militants
A ce sujet, le blog de Pierre Moscovici redirige sur l'article du Figaro. Le journaliste y détaille les différents ateliers que le député souhaite voir mis en place :
- Quelle politique industrielle pour la France ?
- Comment refonder la politique de l'égalité des chances ?
- Comment inventer un nouveau modèle de développement ?
À la mi-novembre, une synthèse de ces discussions devrait être mise en débat avant d'être soumise au vote des militants à partir de la mi-janvier.
"Les propositions que nous arrêterons dans ce cadre deviendront notre loi commune pour les prochaines échéances", assure Pierre Moscovici dans son courrier.
(nouvelobs.com)
henri Weber le 09/08/2009 à 16:50:52
La crise que connait la social-démocratie européenne, et singulièrement le PS français, n'est pas une crise d'agonie, comme l'affirment, une fois de plus des fossoyeurs trop pressés. C'est une crise de refondation, comme les partis socialistes en ont surmonté déjà plusieurs au cours de leur longue et tumultueuse histoire.
Ils avaient appris, au siècle dernier, à maîtriser et à civiliser un capitalisme national et industriel. Ils sont confrontés aujourd'hui à un capitalisme mondialisé et dominé par la finance. A une société fragmentée, aussi, et travaillée par un individualisme parfois désagrégateur. A une "démocratie d'opinion", enfin, qui, avec la personnalisation du pouvoir, rend décisif le rôle du leader.
Les politiques publiques, les méthodes d'action, les formes d'organisation que les partis socialistes avaient mises en œuvre pendant le dernier demi-siècle, sont désormais de moins en moins efficaces. Voilà la cause profonde de la crise de la social-démocratie européenne. S'y ajoute en France -circonstance aggravante !- une crise de leadership qui perdure depuis 2002.
Les partis socialistes sauront-ils inventer la social-démocratie du XXIe siècle ?
Ils ont fait preuve, jusqu'à présent, d'une grande aptitude à se refonder, c'est le secret de leur longévité . Ils disposent aujourd'hui de suffisamment de ressources humaines et de pragmatisme pour rebondir à nouveau.
Le PS ne doit pas "disparaître", comme le lui recommandent aimablement BHL, après Jean Francois Kahn. Il doit surmonter sa crise de leadership qui le rend cacophonique, et donc inaudible. En l'absence de leader incontesté, le PS a du mal à fonctionner comme un "intellectuel collectif", car chaque présidentiable fait travailler ses équipes d'abord pour son propre compte. Il est incapable de maîtriser sa communication et devient le jouet des médias et de ses adversaires.
Dans ces conditions, le parti peut avoir le meilleur des programmes, ses propositions sont ignorées, falsifiées, pillées et recyclées par les "speech-writers" de la droite, dans l'indifférence générale.
Pour régler sa crise de leadership, le PS doit désigner son candidat à l'élection présidentielle de 2O12 au moyen d'élections primaires ouvertes aux électeurs socialistes. A défaut de s'entendre sur un "candidat naturel", les socialistes doivent s'accorder sur une procédure de désignation et s'engager solennellement à en respecter l'issue. Les modalités précises de ces primaires socialistes seront arrêtées en juin 2O1O après les élections régionales.
Dans le même temps, les socialistes doivent poursuivre le travail sur le fond, comme les y engage énergiquement Martine Aubry. Ils doivent contribuer, au sein du PSE, à surmonter la crise d'orientation de la social- démocratie, en élaborant une réponse européenne à la crise du capitalisme.
Ils doivent travailler au renouveau idéologique de la gauche, en réalisant la synthèse entre le socialisme démocratique et l'écologie politique, comme ils ont su au siècle dernier réaliser la synthèse entre le socialisme réformiste et les libéralismes politique et culturel.
Ils doivent inventer un nouvel internationalisme, en vue d'instituer une mondialisation maîtrisée et solidaire, dont une Union Européenne reconquise par la gauche serait le levier.
Trois conventions nationales auront lieu l'année prochaine pour faire avancer ces travaux.
Le Ps réussira-t-il sa rénovation ou bien se laissera-t-il glisser sur sa ligne de plus grande pente, qui le transformerait en nouveau parti radical?
Si le pire n'est jamais sûr, le meilleur est souvent improbable. Travaillé par le virus suicidaire de l'individualisme, qui pousse chacun à poursuivre ses intérêts politiques particuliers au détriment de l'intérêt supérieur de toute la gauche, le PS peut refuser l'effort de la refondation. Il n'en disparaitrait pas pour autant, n'en déplaise à BHL, car en politique, ne disparaît que ce que l'on remplace, et on ne voit pas qui, dans un avenir prévisible, remplacerait le PS comme force cohérente d'opposition et d'alternance.
Mais la droite serait alors assurée d'occuper longtemps les Palais nationaux. C'est ce que j'appelle le scenario britannique. Chassés du pouvoir en 1979 par M. Thatcher, les travaillistes sont restés 19 ans dans l'opposition. Ce scenario n'est pas fatal, mais il n'est pas non plus exclu. Tout dépend de nous. A nous de le conjurer.
GIGI le 08/08/2009 à 15:42:25
En tout cas pierre "inconnu" de moi tu n"s pas un mec pour rien.... Macho au dernier degré.... Tout le plaisir a été pour moi;; de mettre au monde la ènième merveille,
pierre le 08/08/2009 à 14:29:33
Mais oui Gigi mais tu n'y es pour rien.Tout le mérite en revient à Pierre.
La belle inconnue le 06/08/2009 à 20:55:07
Hé bien Zocato où l'as-tu trouvé l'Edito de Patrick Venries? Tu habites dans "Bordeaux Aquitaine" ? ou bien tu es dans ta résidence d'été? Il est bon ce patrick... il en a dans la cervelle? Non?
Zocato le 06/08/2009 à 18:17:39
Faut-il s'étonner des informations, non démenties, révélées par notre confrère « Libération », selon lesquelles BNP Paribas s'apprêterait à verser en fin d'année 1 milliard d'euros de bonus à ses traders ? Ceux qui avaient compris que le gouvernement avait interdit les rémunérations variables ont sans doute mal entendu. Car, pendant la crise, les affaires continuent, et c'est surtout là qu'elles sont juteuses. En rachetant à moitié de sa valeur la banque belge Fortis au bord du gouffre, BNP Paribas s'est appliqué avec succès une règle de base du business. N'est-ce pas en faisant propager à la Bourse de Londres la rumeur de la victoire de Napoléon à Waterloo que les Rothschild avaient fait main basse sur l'économie anglaise, ruinée en un clin d'oeil par des actionnaires paniqués ? Depuis le début de la crise, les États ont inondé le monde de liquidités, et d'autres coups fumants se préparent, porteurs d'alléchants dividendes pas simplement destinés à froisser notre sens moral.
Pourtant, la première leçon de la crise de l'automne aurait dû être de ne plus croire aux fables. Fable numéro 1 (de droite) : le monde a changé sur ses bases, les gouvernements ont repris le contrôle de l'économie. Aux orties, le méchant capitalisme !
Fable numéro 2 (de gauche) : le monde (le même) a pris conscience qu'il fallait tout changer, taxer les riches et partager l'argent des voleurs : par-dessus bord, l'odieuse machine à broyer.
Il est une vérité moins caricaturale que ces contes pour enfants, celle des déficits publics. Ils étaient de 56 milliards à la fin 2008, ils devraient atteindre le record de 86 milliards en fin de cette année. Mais ni le gouvernement qui a aidé la crise à les creuser en multipliant les dépenses fiscales (la baisse de la TVA pour les restaurateurs est la plus récente), ni la gauche branchée sur le seul logiciel de la redistribution n'évoquent les sujets fâcheux. Souvenons-nous qu'en 1983 le gouvernement socialiste avait pris le tournant de la rigueur pour un écart de 3,1 %. La France va franchir la barre des 7 % cette année. Comment s'en sortir alors que l'Espagne s'apprête à piller les classes moyennes et que les Anglais ont taillé les budgets à la hache ? Voilà réunies les conditions d'un grand débat politique. On va pourtant lui préférer un dispendieux tour de magie, celui de l'emprunt national !
Patrick venries Sud Ouest du 6 août
Marianne le 03/08/2009 à 17:43:23
La cour des comptes a dévoilé des pratiques très contestables de la machine de propagande présidentielle.Marianne a révélé ce qu'un consultant cher payé par l'Elysée,commande à l'institut Opinion Way des enquêtes d'opinion "au miel et au sucre",à charge pour le Figaro et LCi de diffuser cette propagande.
Les clients du bistro plus poussé en ce moiment à disputer des mérites comparés du 51 et du Casanis s'en sont émus ici ou là.Comme Delphine Batho député PS des Deux Sèvres.Un systhème qu'il faut briser si nous voulons demeurer une démocratie
Noël le 25/07/2009 à 17:40:27
Au bistro on n'entend que des critiques des propositions de Rocard pour la taxe carbone.Trois cents euros de moins pour les budgets familliaux c'est insupportable quand on sait que 1( millards soit près du double de la taxe carbone restent dans la poche des plus aisés.Oui à l'air pur,mais d'abord il faut pouvoir survivre.
D.Gourdi le 24/07/2009 à 15:30:16
putain ce type est bon! (le commentateur pas Nico le petit ou Rocky le baffouillant).Le plus grave? des zozos sans cervelle ont joué les rocards du terroir toute leur vie immaginant que le vrai Rocard était un grand savant politique méconnu...Heureusement,quand on a connu le PSU on est vacciné !
detoutetderien le 24/07/2009 à 11:59:15
De l’abus de l’utilisation des « compétences »
Quelques « ruminations » en vrac et au débotté du clavier.
L’utilisation de Ricard par Sarkozy est une fausse habileté. Pour les vieilles croûtes de mon acabit, qui suivent la politique (de loin en loin) depuis déjà qq décennies, Rocard on connaît. Son père Yves Rocard, scientifique de haut niveau, ancien résistant et gaulliste, déclarait à qui voulait l’entendre (c-à-d, également aux médias qui l’interrogeaient en connaissant d’avance sa réponse…) que son fils était un imbécile…
Ce rejet paternel explique peut être la personnalité du fils ?
Disposant d’un haut niveau intellectuel, il est desservi par une difficulté invalidante pour ces espérances politiques : ces capacités oratoires étaient inversement proportionnelles à ses hautes capacités intellectuelles.
D’un problème « simple » à décrire pour les orateurs de bon niveau (mais également aux limites de l’honnêteté intellectuelle, quand ils ne l’avaient pas sciemment contournée, détournée), Rocard faisait une « bouillie de mots » qui portait rapidement à rire, même quand on en comprenant le sens (pas toujours facile). Dès lors, c’était perdu pour les intentions politiques de l’orateur.
Or on sait qu’en politique, seul le verbe est efficace, seul le verbe est entendu. Surtout s’il n’est pas académique, s’il semble popu et démago droite crasse, comme celui de Sarkozy (beaucoup on cru s’y retrouver, ils se sont imaginé votant pour leur copain de comptoir). D’ailleurs, Mendès France était l’un des modèles de Rocard, pas un orateur lui non plus. Mais cependant, nanti d’une haute opinion de lui-même, comme Rocard…
S’attachant à donner l’impression qu’il maîtrisait et dominait les événements, en réalité Rocard s’est toujours fait phagocyter par des « tas de gens », y compris ses « proches ». Politiquement, longuement par Mitterrand qui lui a fait faire et endosser ce qu’il a voulu, tels le RMI et la CSG. Le 1er était déjà en place dans de nombreuses régions, la seconde était dans les cartons depuis longtemps, les 2 rencontraient une forte opposition y compris à gauche.
J’y viens, Sarkozy tente le même coup que Mitterrand. Mais c’est 20 ans après Mitterrand, c’est trop tard. Il savait parfaitement, et ses entourages l’avaient sans doute informé en ce sens, que du vrai et gros problème de la lutte contre l’excès de carbone, Rocard allait faire une usine à gaz impraticable, incompréhensible, et finalement impopulaire. D’autant que Rocard aime « parler vrai » selon lui, voire être impopulaire, certaines impopularités (car elles sont de natures différentes) pouvant être la marque de « ceux qui sont dans le vrai ».
Mais tout le monde aura compris (du moins on peut l’espérer). Sarkozy compte utiliser la tchoutchouka (réminiscence d’un séjour forcé, il y aura bientôt 50 ans, plat d’AFN ou chaque cuisinière mettait ce qu’elle trouvait, jusque parfois, à en oublier ce qu’elle avait mis…, on en a survécu…) Rocardienne pour se donner le beau rôle, une fois de +. Effrayer ou irriter un maxi de braves gens pour ensuite faire croire à l’humanité et l’intelligence du Président : il ne mettra pas en place TOUTES les propositions de Rocard, heureusement qu’il est là, lui le petit Nicolas, hein… Poursuivi pas ses obsessions de toujours, une fois de plus même octogénaire, Rocard aura endossé le costume de celui qui veut prouver… et qui se fait utiliser à ce titre.
Mais, à force de feinter, Sarkozy finira par ne plus feinter personne. Il finira, espérons le, comme ces poivrots de comptoirs dont on écoute la même histoire 100 fois renouvelée sous des formes différentes, mais dont on connaît la trame, et à laquelle on ne croit plus.
un rocard sinon rien le 22/07/2009 à 09:47:11
comment va t'on décompter le temps d'antenne de l'opposition?Le PS a obtenu satisfaction on oublie de le dire.Mais comptera t'on Valls ou Rocard sur le temps d'antenne du PS quand ils tapent sur leur parti ou pour Sarkozy quand ils travaillent pour lui?
Vous allez voir que la taxe carbone va devenir un impôt sur les classes moyennes,en particulier celles qui vivent à la campagnze,les autres ont le métro ou le train.Plein de pollueurs ruraux et routiers seront remboursés et les cocus seront toujours les mêmes.
Bravo Rocky bravo les rocardiens.
Commentaires
NouvelObs le 25/08/2009 à 18:32:27Moscovici:"Il faut que Martine annonce à La Rochelle une feuille de route qui démine les sujets qui font l'actualité, qu'elle lance le grand chantier du projet", a insisté Pierre Moscovici. Elle "doit nous dire où nous allons collectivement".
"Une dernière chance"
"C'est une dernière chance pour nous. Ou nous nous ressaisissons collectivement, ou nous nous enfermons dans les délices de discussions tactiques", juge-t-il. "Le flou et l'ambiguïté nourrissent le désordre".
L'ancien ministre a réaffirmé avoir toujours été favorable aux primaires mais "il importe de procéder par ordre et avec méthode".
"Après le ralliement de Bertrand Delanoë -dont je regrette qu'il n'ait pas pris cette position dès le congrès de Reims- et le consentement ou la résignation de Laurent Fabius, il apparaît clair à tous qu'on n'ira pas à la désignation du candidat socialiste avec le corps électoral restreint des militants socialistes". "Le mieux serait que les choses soient dites clairement à La Rochelle par la première secrétaire".
Une photo "ne fait pas forcément sens"
Lui-même "plaide pour une annonce du principe dès maintenant et puis une discussion sur les modalités au lendemain des régionales", avec une "convention, un congrès extraordinaire", une discussion avec les partenaires et une "organisation de la primaire d'ici à la mi-2011".
Le député croit "à la primaire de toute la gauche souhaitable", mais "pas forcément probable".
Au sujet des alliances, Pierre Moscovici dit avoir proposé "le premier dès 2007 des assises des progressistes", mais "c'est au MoDem de faire la preuve ses engagements.
"La grande alliance ne se décrète pas. Elle se constate", estime-t-il, une photo "ne fait pas forcément sens", allusion à la photo de famille à Marseille samedi autour de Vincent Peillon.
DSK le 25/08/2009 à 17:59:18
DSK le meilleur cadidat
Aimeriez vous qu’il (ou elle) soit candidat(e) ? Pensez-vous qu’il (ou elle) a la carrure pour ce poste? Estimez vous qu’il (ou elle) saura défendre vos propres intérêts dans la campagne qui s’annonce?
Or sur ces trois critères, DSK arrive nettement en tête. La nette remontée de sa cote de popularité, avant l’été, n’était donc pas un feu de paille, après la catastrophe des européennes. On aurait pu imaginer qu’à l’instar de Laurent Fabius, l’ex-ministre des Finances de la dream team jospiniste, impose le respect sans susciter le désir. On aurait pu croire aussi qu’à l’inverse de Ségolène Royal, il inspire l’envie sans répondre aux intérêts concrets de son électorat potentiel. On aurait pu enfin penser que le désir de renouvellement, à gauche, était tel, que sa carrière passée et son éloignement, le mettait à l’écart de la compétition élyséenne à venir.
Il n’en est rien. DSK fait la course en tête. Il ne se détache pas encore. Mais il s’impose déjà. "Tout cela vient un peu tôt", commentaient, en juin, ses proches, alors que les sondages de popularité le propulsaient au zénith. Si tel est le critère, alors, en effet, le sondage Sofres-Nouvel Obs - ô paradoxe – est une très mauvaise nouvelle pour celui qui, depuis Washington, attend son heure avant de choisir de descendre ou non dans l’arène de la présidentielle!
Une force double
La force de DSK est double : il est présent dans les esprits sans être un acteur direct de la vie politique hexagonale. Ses ressources sont celles de la stratégie qu’on lui prête. Il est l’homme du recours qui n’avance pas en alignant ses troupes mais en cultivant une réputation. Sa solitude est un talisman. Pour reprendre une comparaison historique, il est dans le rôle tenu au début des années quatre-vingt-dix par Jacques Delors qui, depuis Bruxelles, faisait monter le désir sans bouger une paupière.
Jacques Delors a fini par dire non. Strauss-Kahn, dont le mandat au FMI court jusqu’en… 2012 n’a pas encore dire oui. Pour le moment, il engrange. En politique aussi, la nature a horreur du vide. Il a d’ailleurs – et c’est son autre force, dans le contexte actuel – les attributs qui lui assurent une présence durable dans un jeu qu’il fait mine de regarder de loin...
DSK est le meilleur candidat PS voir lenouvelobs.com
bordo le 24/08/2009 à 19:40:38
Mémoire courte ...
Je vous rappelle que c'est Ségolène Royal elle même qui a orchestré sa campagne en dehors du PS, interdisant même aux "éléphants" d'y participer. Quand à ceux qui en 2006 ont payé 20 euros le droit de voter, on les a peu vu faire campagne ! Désolée, j'en connais même qui ont fait campagne à droite ! Ce qui me rend définitivement hostile à des primaires
"ouvertes" c'est à dire au vote de non militants. Nous avons déjà des primaires internes au PS, et si nous arrivons à faire avec nos partenaires de gauche une "union de la gauche", rien n'interdit qu'il y ait des primaires ouvertes aux militants de tous ces partis. Mais nous n'en sommes pas là, et ce débat sur les primaires me semble complètement déplacé
les 7 nains le 23/08/2009 à 18:09:22
Aujourd'hui, c'est fête de la Rose à Frangy-en-Bresse, chez Montebourg. Hier, c'était la réunion des sept nains à Marseille, chez Peillon. Ce week-end passé, on ne causera plus que des primaires jusqu'à l'université d'été de la Rochelle, ce qui va pourrir la jolie rentrée sympa bisounoursienne que souhaitait le trio Aubry-Cambadélis-Bartolone.
La réunion des 7 nains, à Marseille, a rendu un bien mauvais service aux avocats sincères des Primaires. Désormais, tous ceux, qui de bonne foi, voudront plaider pour l'instauration de ce système passeront pour les agents, sous-marins, affidés, complices des Peillon, Valls et compagnie. Les Primaires sont désormais confisquées par un clan qui veut tout, triste perspective pour ceux qui y croyaient et qui démontre qu'au PS, même une bonne idée, salvatrice et innovatrice finit par être pourrie par le système des bandes, des factions et des clans. Bravo!
Le spectacle d'un front anti-sarko bâti de bric et de broc, façon Troisième force IVe république, (un truc qui a fait ses preuves dans l'Histoire) a ainsi été offert aux yeux des français désespérés par l'opposition. Tout cela ressemble à un gloubiboulga politicard avec du orange dedans (Sarnez, la femme qui a fait réélire Tiberi maire du 5e arrondissement de Paris?), du rose (Peillon), du rose honteux (Valls), du rouge délavé (Hue coco!), du vert repassé à l'orange (Benhamias), du rose radical (Taubira, encore merci pour 2002) et du vert qui ne s'intéresse pas à 2012 personnellement, mais qui a plein d'idées sur la question et qui ne parle que de ça (Dany le rouge); bref un mille-feuille indigeste et partisan comme on en avait plus vu en France depuis 1952,
Reste le cas Aubry.
Va-t-elle bouger? Ou va-t-elle se contenter de son traditionnel: « On verra ça plus tard? »
1/« Évidemment, diront les uns; prisonnière de cette majorité riquiqui qui l'a faite, otage de la triplette des présidentiables DSK-Fabius-Delanöe, elle est condamnée à l'immobilisme. Et comme elle n'est pas dévorée par une ambition présidentielle hors du commun, elle est de fait « terminated », condamner à durer pour... durer... Au moins jusqu'aux élections régionales»
2/« Peut-être pas, diront les autres (très minoritaires...); si Aubry reprenait l'idée à son compte et dans la foulée annonçait sa propre candidature à ces Primaires, elle prendrait tout le monde de vitesse, musèlerait les ambitions des vieux éléphants qui la soutiennent en attendant la fenêtre de tir, renverrait Valls, Peillon et autres éléphanteaux dans leur bac à sable, et forte de sa légitimité de Première secrétaire, elle s'installerait durablement en opposante numéro 1 à qui vous savez tout en éteignant Royal en perdition dans l'opinion... Mais pour ça, outre un storytelling de folie, il faut de la volonté, de l'énergie, de l'envie. »
Voilà, à vous de choisir. Mais de toutes façons, souvenez-vous: en 2012, c'est le président sortant qui gagne. Pour le moment, c'est le seul effet secondaire de ce débat sur les Primaires.
Réagissez à l'info : Les 7 nains de Marseille et les Primaires ou comment pourrir une bonne idée en une journée!
Rue89 Bruno Roger-Petit
vincent le 21/08/2009 à 15:00:28
Parti socialiste : Vincent Peillon passe à l'offensive
L'animateur du courant L'Espoir à gauche ouvre le débat sur les alliances et les primaires.
Le spectre de l'élection présidentielle hante toujours les couloirs socialistes. Après la menace d'Arnaud Montebourg de quitter le PS si des primaires ouvertes n'étaient pas organisées, le débat sur le mode de désignation du candidat de gauche pour 2012 est reparti de plus belle. Il sera en tout cas l'un des principaux thèmes de discussion des ateliers d'été de L'Espoir à gauche, le premier courant du PS, qui s'ouvrent aujourd'hui à Marseille.
Le courant qu'anime Vincent Peillon, et qui avait soutenu la candidature de Ségolène Royal lors du congrès de Reims, y consacre un atelier samedi, auquel participeront notamment Manuel Valls et Jean-Pierre Mignard, un proche de l'ex-candidate. L'intitulé du débat laisse peu de place à l'ambiguïté sur la position du courant : «Gagner en 2012 : de la nécessité des primaires ouvertes.» Si elles devaient avoir lieu, Pierre Moscovici a redit jeudi son intention de s'y présenter. «Je suis déterminé, si la donne ne change pas, à être candidat», assure-t-il dans les colonnes du Point. Le député du Doubs redoute qu'à l'occasion des primaires les principaux présidentiables, Aubry, Royal et Strauss-Kahn, se neutralisent. Il pourrait alors «apparaître modestement comme une solution».
La direction du PS n'en est pas là. À La Rochelle, le parti a tout juste prévu d'aborder la question des primaires au cours d'une table ronde sur les nouvelles pratiques militantes. Dans l'entourage de Martine Aubry, on rappelle que le débat sur le sujet est programmé pour le mois de juin 2010 lors d'une convention nationale du parti. Et l'on raille l'éclosion des ambitions. «À l'obsession de la présidentielle, il faudrait substituer l'obsession de l'unité», demande Jean-Christophe Cambadélis.
L'impatience des quadras
Rue de Solferino, on refuse en tout cas de précipiter la décision sur l'organisation de primaires ouvertes à «l'ensemble des citoyens de gauche», comme le réclame Montebourg, alors que les rapports de force entre le PS, les Verts, le PC et le MoDem ne seront connus qu'à l'issue des élections régionales de mars 2010. Mais Martine Aubry a du mal à imposer son autorité. Mal élue après le congrès de Reims, où elle a fait jeu égal avec Ségolène Royal lors du vote des militants, elle ne dispose pas d'une légitimité suffisante pour imposer son calendrier sans heurts.
Comme tous les membres de la génération des quadras socialistes, Vincent Peillon ne veut pas attendre. Pas plus sur les primaires que sur la stratégie d'alliance du parti. Jeudi, dans Le Monde, il a engagé le débat avec Daniel Cohn-Bendit et tenté d'ouvrir la porte à un rassemblement de la gauche. «Il ne faudrait pas que le succès des listes Europe Écologie (aux élections européennes de juin 2009, NDLR) pousse nos amis verts à penser qu'il y a là une manne pour l'éternité. (…) De toute façon, pour gouverner, nous devrons construire des rassemblements larges et des majorités fortes allant jusqu'au MoDem», a-t-il assuré. Avec le parti de François Bayrou, son arc d'alliance est plus large que celui que propose Martine Aubry avec sa «maison commune». En fait, Vincent Peillon agit comme s'il était le deuxième chef du PS. Premier secrétaire délégué, c'est le rôle que lui avait réservé Ségolène Royal si elle avait gagné.
www.Lefigaro.fr
Moscovici le 10/08/2009 à 18:41:20
Avant l'université de La Rochelle à la fin du mois, Pierre Moscovici s'apprête à adresser une lettre à Martine Aubry, nous apprend Le Figaro lundi 10 août. Dans ce courrier, Pierre Moscovici explique l'urgence qu'il y a à remettre le PS au travail.
En charge de l'organisation d'une convention nationale pour bâtir "un nouveau modèle de développement", le député du Doubs présente dans le détail son projet ainsi que le calendrier de travail qu'il propose.
"Nous devons consacrer au cours des six prochains mois toute notre énergie collective aux questions de fond, à la conception d'orientations novatrices et d'un projet crédible, à la rencontre des militants et des sympathisants", écrit Pierre Moscovici.
Questionnaires ciblés
Le député ne peut que constater la "crise d'identité grave" que traverse le parti. Il estime que "depuis le milieu des années 1990, le PS n'a pas fait un effort suffisant pour réactualiser sa vision de la société". C'est pourquoi il souhaite que soit organisée dès la rentrée une grande consultation des Français. Il s'agira de recueillir "leur ressenti de la crise, leurs espoirs, leurs inquiétudes, leur priorité" ainsi que "ce qu'ils attendent du PS". Des questionnaires ciblés devraient être adressés à différents publics : chercheurs, étudiants, associatifs, salariés, enseignants…
Vote des militants
A ce sujet, le blog de Pierre Moscovici redirige sur l'article du Figaro. Le journaliste y détaille les différents ateliers que le député souhaite voir mis en place :
- Quelle politique industrielle pour la France ?
- Comment refonder la politique de l'égalité des chances ?
- Comment inventer un nouveau modèle de développement ?
À la mi-novembre, une synthèse de ces discussions devrait être mise en débat avant d'être soumise au vote des militants à partir de la mi-janvier.
"Les propositions que nous arrêterons dans ce cadre deviendront notre loi commune pour les prochaines échéances", assure Pierre Moscovici dans son courrier.
(nouvelobs.com)
henri Weber le 09/08/2009 à 16:50:52
La crise que connait la social-démocratie européenne, et singulièrement le PS français, n'est pas une crise d'agonie, comme l'affirment, une fois de plus des fossoyeurs trop pressés. C'est une crise de refondation, comme les partis socialistes en ont surmonté déjà plusieurs au cours de leur longue et tumultueuse histoire.
Ils avaient appris, au siècle dernier, à maîtriser et à civiliser un capitalisme national et industriel. Ils sont confrontés aujourd'hui à un capitalisme mondialisé et dominé par la finance. A une société fragmentée, aussi, et travaillée par un individualisme parfois désagrégateur. A une "démocratie d'opinion", enfin, qui, avec la personnalisation du pouvoir, rend décisif le rôle du leader.
Les politiques publiques, les méthodes d'action, les formes d'organisation que les partis socialistes avaient mises en œuvre pendant le dernier demi-siècle, sont désormais de moins en moins efficaces. Voilà la cause profonde de la crise de la social-démocratie européenne. S'y ajoute en France -circonstance aggravante !- une crise de leadership qui perdure depuis 2002.
Les partis socialistes sauront-ils inventer la social-démocratie du XXIe siècle ?
Ils ont fait preuve, jusqu'à présent, d'une grande aptitude à se refonder, c'est le secret de leur longévité . Ils disposent aujourd'hui de suffisamment de ressources humaines et de pragmatisme pour rebondir à nouveau.
Le PS ne doit pas "disparaître", comme le lui recommandent aimablement BHL, après Jean Francois Kahn. Il doit surmonter sa crise de leadership qui le rend cacophonique, et donc inaudible. En l'absence de leader incontesté, le PS a du mal à fonctionner comme un "intellectuel collectif", car chaque présidentiable fait travailler ses équipes d'abord pour son propre compte. Il est incapable de maîtriser sa communication et devient le jouet des médias et de ses adversaires.
Dans ces conditions, le parti peut avoir le meilleur des programmes, ses propositions sont ignorées, falsifiées, pillées et recyclées par les "speech-writers" de la droite, dans l'indifférence générale.
Pour régler sa crise de leadership, le PS doit désigner son candidat à l'élection présidentielle de 2O12 au moyen d'élections primaires ouvertes aux électeurs socialistes. A défaut de s'entendre sur un "candidat naturel", les socialistes doivent s'accorder sur une procédure de désignation et s'engager solennellement à en respecter l'issue. Les modalités précises de ces primaires socialistes seront arrêtées en juin 2O1O après les élections régionales.
Dans le même temps, les socialistes doivent poursuivre le travail sur le fond, comme les y engage énergiquement Martine Aubry. Ils doivent contribuer, au sein du PSE, à surmonter la crise d'orientation de la social- démocratie, en élaborant une réponse européenne à la crise du capitalisme.
Ils doivent travailler au renouveau idéologique de la gauche, en réalisant la synthèse entre le socialisme démocratique et l'écologie politique, comme ils ont su au siècle dernier réaliser la synthèse entre le socialisme réformiste et les libéralismes politique et culturel.
Ils doivent inventer un nouvel internationalisme, en vue d'instituer une mondialisation maîtrisée et solidaire, dont une Union Européenne reconquise par la gauche serait le levier.
Trois conventions nationales auront lieu l'année prochaine pour faire avancer ces travaux.
Le Ps réussira-t-il sa rénovation ou bien se laissera-t-il glisser sur sa ligne de plus grande pente, qui le transformerait en nouveau parti radical?
Si le pire n'est jamais sûr, le meilleur est souvent improbable. Travaillé par le virus suicidaire de l'individualisme, qui pousse chacun à poursuivre ses intérêts politiques particuliers au détriment de l'intérêt supérieur de toute la gauche, le PS peut refuser l'effort de la refondation. Il n'en disparaitrait pas pour autant, n'en déplaise à BHL, car en politique, ne disparaît que ce que l'on remplace, et on ne voit pas qui, dans un avenir prévisible, remplacerait le PS comme force cohérente d'opposition et d'alternance.
Mais la droite serait alors assurée d'occuper longtemps les Palais nationaux. C'est ce que j'appelle le scenario britannique. Chassés du pouvoir en 1979 par M. Thatcher, les travaillistes sont restés 19 ans dans l'opposition. Ce scenario n'est pas fatal, mais il n'est pas non plus exclu. Tout dépend de nous. A nous de le conjurer.
GIGI le 08/08/2009 à 15:42:25
En tout cas pierre "inconnu" de moi tu n"s pas un mec pour rien.... Macho au dernier degré.... Tout le plaisir a été pour moi;; de mettre au monde la ènième merveille,
pierre le 08/08/2009 à 14:29:33
Mais oui Gigi mais tu n'y es pour rien.Tout le mérite en revient à Pierre.
La belle inconnue le 06/08/2009 à 20:55:07
Hé bien Zocato où l'as-tu trouvé l'Edito de Patrick Venries? Tu habites dans "Bordeaux Aquitaine" ? ou bien tu es dans ta résidence d'été? Il est bon ce patrick... il en a dans la cervelle? Non?
Zocato le 06/08/2009 à 18:17:39
Faut-il s'étonner des informations, non démenties, révélées par notre confrère « Libération », selon lesquelles BNP Paribas s'apprêterait à verser en fin d'année 1 milliard d'euros de bonus à ses traders ? Ceux qui avaient compris que le gouvernement avait interdit les rémunérations variables ont sans doute mal entendu. Car, pendant la crise, les affaires continuent, et c'est surtout là qu'elles sont juteuses. En rachetant à moitié de sa valeur la banque belge Fortis au bord du gouffre, BNP Paribas s'est appliqué avec succès une règle de base du business. N'est-ce pas en faisant propager à la Bourse de Londres la rumeur de la victoire de Napoléon à Waterloo que les Rothschild avaient fait main basse sur l'économie anglaise, ruinée en un clin d'oeil par des actionnaires paniqués ? Depuis le début de la crise, les États ont inondé le monde de liquidités, et d'autres coups fumants se préparent, porteurs d'alléchants dividendes pas simplement destinés à froisser notre sens moral.
Pourtant, la première leçon de la crise de l'automne aurait dû être de ne plus croire aux fables. Fable numéro 1 (de droite) : le monde a changé sur ses bases, les gouvernements ont repris le contrôle de l'économie. Aux orties, le méchant capitalisme !
Fable numéro 2 (de gauche) : le monde (le même) a pris conscience qu'il fallait tout changer, taxer les riches et partager l'argent des voleurs : par-dessus bord, l'odieuse machine à broyer.
Il est une vérité moins caricaturale que ces contes pour enfants, celle des déficits publics. Ils étaient de 56 milliards à la fin 2008, ils devraient atteindre le record de 86 milliards en fin de cette année. Mais ni le gouvernement qui a aidé la crise à les creuser en multipliant les dépenses fiscales (la baisse de la TVA pour les restaurateurs est la plus récente), ni la gauche branchée sur le seul logiciel de la redistribution n'évoquent les sujets fâcheux. Souvenons-nous qu'en 1983 le gouvernement socialiste avait pris le tournant de la rigueur pour un écart de 3,1 %. La France va franchir la barre des 7 % cette année. Comment s'en sortir alors que l'Espagne s'apprête à piller les classes moyennes et que les Anglais ont taillé les budgets à la hache ? Voilà réunies les conditions d'un grand débat politique. On va pourtant lui préférer un dispendieux tour de magie, celui de l'emprunt national !
Patrick venries Sud Ouest du 6 août
Marianne le 03/08/2009 à 17:43:23
La cour des comptes a dévoilé des pratiques très contestables de la machine de propagande présidentielle.Marianne a révélé ce qu'un consultant cher payé par l'Elysée,commande à l'institut Opinion Way des enquêtes d'opinion "au miel et au sucre",à charge pour le Figaro et LCi de diffuser cette propagande.
Les clients du bistro plus poussé en ce moiment à disputer des mérites comparés du 51 et du Casanis s'en sont émus ici ou là.Comme Delphine Batho député PS des Deux Sèvres.Un systhème qu'il faut briser si nous voulons demeurer une démocratie
Noël le 25/07/2009 à 17:40:27
Au bistro on n'entend que des critiques des propositions de Rocard pour la taxe carbone.Trois cents euros de moins pour les budgets familliaux c'est insupportable quand on sait que 1( millards soit près du double de la taxe carbone restent dans la poche des plus aisés.Oui à l'air pur,mais d'abord il faut pouvoir survivre.
D.Gourdi le 24/07/2009 à 15:30:16
putain ce type est bon! (le commentateur pas Nico le petit ou Rocky le baffouillant).Le plus grave? des zozos sans cervelle ont joué les rocards du terroir toute leur vie immaginant que le vrai Rocard était un grand savant politique méconnu...Heureusement,quand on a connu le PSU on est vacciné !
detoutetderien le 24/07/2009 à 11:59:15
De l’abus de l’utilisation des « compétences »
Quelques « ruminations » en vrac et au débotté du clavier.
L’utilisation de Ricard par Sarkozy est une fausse habileté. Pour les vieilles croûtes de mon acabit, qui suivent la politique (de loin en loin) depuis déjà qq décennies, Rocard on connaît. Son père Yves Rocard, scientifique de haut niveau, ancien résistant et gaulliste, déclarait à qui voulait l’entendre (c-à-d, également aux médias qui l’interrogeaient en connaissant d’avance sa réponse…) que son fils était un imbécile…
Ce rejet paternel explique peut être la personnalité du fils ?
Disposant d’un haut niveau intellectuel, il est desservi par une difficulté invalidante pour ces espérances politiques : ces capacités oratoires étaient inversement proportionnelles à ses hautes capacités intellectuelles.
D’un problème « simple » à décrire pour les orateurs de bon niveau (mais également aux limites de l’honnêteté intellectuelle, quand ils ne l’avaient pas sciemment contournée, détournée), Rocard faisait une « bouillie de mots » qui portait rapidement à rire, même quand on en comprenant le sens (pas toujours facile). Dès lors, c’était perdu pour les intentions politiques de l’orateur.
Or on sait qu’en politique, seul le verbe est efficace, seul le verbe est entendu. Surtout s’il n’est pas académique, s’il semble popu et démago droite crasse, comme celui de Sarkozy (beaucoup on cru s’y retrouver, ils se sont imaginé votant pour leur copain de comptoir). D’ailleurs, Mendès France était l’un des modèles de Rocard, pas un orateur lui non plus. Mais cependant, nanti d’une haute opinion de lui-même, comme Rocard…
S’attachant à donner l’impression qu’il maîtrisait et dominait les événements, en réalité Rocard s’est toujours fait phagocyter par des « tas de gens », y compris ses « proches ». Politiquement, longuement par Mitterrand qui lui a fait faire et endosser ce qu’il a voulu, tels le RMI et la CSG. Le 1er était déjà en place dans de nombreuses régions, la seconde était dans les cartons depuis longtemps, les 2 rencontraient une forte opposition y compris à gauche.
J’y viens, Sarkozy tente le même coup que Mitterrand. Mais c’est 20 ans après Mitterrand, c’est trop tard. Il savait parfaitement, et ses entourages l’avaient sans doute informé en ce sens, que du vrai et gros problème de la lutte contre l’excès de carbone, Rocard allait faire une usine à gaz impraticable, incompréhensible, et finalement impopulaire. D’autant que Rocard aime « parler vrai » selon lui, voire être impopulaire, certaines impopularités (car elles sont de natures différentes) pouvant être la marque de « ceux qui sont dans le vrai ».
Mais tout le monde aura compris (du moins on peut l’espérer). Sarkozy compte utiliser la tchoutchouka (réminiscence d’un séjour forcé, il y aura bientôt 50 ans, plat d’AFN ou chaque cuisinière mettait ce qu’elle trouvait, jusque parfois, à en oublier ce qu’elle avait mis…, on en a survécu…) Rocardienne pour se donner le beau rôle, une fois de +. Effrayer ou irriter un maxi de braves gens pour ensuite faire croire à l’humanité et l’intelligence du Président : il ne mettra pas en place TOUTES les propositions de Rocard, heureusement qu’il est là, lui le petit Nicolas, hein… Poursuivi pas ses obsessions de toujours, une fois de plus même octogénaire, Rocard aura endossé le costume de celui qui veut prouver… et qui se fait utiliser à ce titre.
Mais, à force de feinter, Sarkozy finira par ne plus feinter personne. Il finira, espérons le, comme ces poivrots de comptoirs dont on écoute la même histoire 100 fois renouvelée sous des formes différentes, mais dont on connaît la trame, et à laquelle on ne croit plus.
un rocard sinon rien le 22/07/2009 à 09:47:11
comment va t'on décompter le temps d'antenne de l'opposition?Le PS a obtenu satisfaction on oublie de le dire.Mais comptera t'on Valls ou Rocard sur le temps d'antenne du PS quand ils tapent sur leur parti ou pour Sarkozy quand ils travaillent pour lui?
Vous allez voir que la taxe carbone va devenir un impôt sur les classes moyennes,en particulier celles qui vivent à la campagnze,les autres ont le métro ou le train.Plein de pollueurs ruraux et routiers seront remboursés et les cocus seront toujours les mêmes.
Bravo Rocky bravo les rocardiens.