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Martine Aubry, appelle les partis de gauche à une nouvelle démarche de rassemblement à gauche sans préalable dès les régionales.En effet c'est UNIE que la gauche a connu ses plus belles victoires.

  Sa lettre  rendue publique vendredi 10 juillet a été adressée à Daniel Cohn-Bendit et Cécile Duflot (Europe-Ecologie), Marie-George Buffet (PCF), Jean Luc Mélenchon (Parti de gauche), Jean-Michel Baylet (PRG) et Jean-Pierre Chevènement (MRC), à l'exception du NPA.

Martine Aubry écrit que "notre objectif est de participer à l'élaboration d'un projet commun de la gauche en 2012 et de mettre en œuvre une stratégie politique électorale commune pour l'emporter".

Selon la patronne du PS qui parle de "maison commune", "nous devons, d'une seule voix, convaincre les Français que nous incarnons, ensemble, une alternative solide et durable, aspirant à une société post-productiviste".  "C'est toujours en étant unis que nous avons connus nos plus belles victoires". Elle souhaite que le rassemblement s'engage "dès les élections régionales, enjeu majeur pour la gauche".

Le PS est  prêt à travailler dans chaque région avec l'ensemble des partis de gauche et les écologistes, sur un projet commun et une réflexion commune sur notre stratégie électorale".
Cette nouvelle démarche de rassemblement à gauche est abordée sans préalable, les formes étant à inventer collectivement, notamment des initiatives communes sur l'emploi ou le climat en vue du sommet de Copenhague.

Pour Martine Aubry, le résultat des européennes est un nouvel échec pour les forces de progrès  même si elles obtiennent plus de voix que la droite.Si certains partis de gauche se détachent à telle ou telle élection, nous sommes incapables de transformer notre force collective en alternative politique à la droite.
 
La mémoire et la sagesse reviendraient elles  au Parti socialiste? Martin Malvy qui n'a jamais varié là-dessus va dans lemême sens que Martine AUBRY.Candidat logique  à sa succession à la tête de la Région Midi-Pyrénées qu'il préside avec une réussite reconnue de tous,il fera appel à toutes les forces de gauche. MB.





Goubelle








Cahors-plage

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Le maire PS d'Evry n'a pas pour rien le surnom de "Sarkozy de gauche"...









Article ajouté le 2009-07-10 , consulté 422 fois

Commentaires


malaise vagal chez Valls le 29/07/2009 à 15:14:28
J'avais raison de poster mon commentaire demendant que le PS se regroupe derrière Martine Aubry.Marianne ne dit pas autre chose cette semaine et constatant que n'importe quel crétin qui veut se faire de la pub n'a qu'à taper sur Titine.Plus sa critique est de droite, plus cela plait aus éditorialistes Du coup Valls plait beaucoup....

Moi je ne confonds pas, le noyau central du PS, incarné par Mme Aubry, ce sont les fédés du nord et du Pas de Calais,les socio-démocrates,les militants petites gens,salariés,fonctionnaires,retraités,
ouvriers et les énarques ambitieux et critiques qui s'inquiètent de ne pas être ministres à 50 ans.Les énarques et autres chasseurs de portefeuilles ou de circonscriptions pas trop éloignées de la capitale ont dévoyé le parti en ont fait un lieu de combats d'égos,où le chacun pour soi oublie un peu trop l'intérêt général.Le PS est encore un parti de militants alors que tous les autres sont des partis de notables ou de supporters.
Naturel du causse le 29/07/2009 à 15:02:56
le plumitif local donne la réponse ce matin à mon post d'hier.Aurélien Pradié le jeune élu UMP élu du canton de Labastide Murat est bien l'adversaire privilégié de Jean Marc Vayssouze maire de Cahors et jeune responsable socialiste du PS lotois.Même si sa réponse n'est guère convaincante et le papier un peu flagorneur cette réponse satisfaiera les lecteurs qui s'inquiétaient de ne pas voir un jeune socialiste enfin répondre à un jeune UMP qui avait porté le fer où ça fait mal:les subventions bienveillantes à la mairie de cahors accordées par les amis politiques du jeune maire PS.Cette fois-ci le combat est lancé.Nous verrons bientôt d'autres jeunes politiques,la relève dont nous citions quelques noms hier.L'un d'eux a été oublié,réparons cet oubli:Etienne Baldy,ancien responsble MJS lotois,arttaché au cabinet du président Malvy à la région et natif du canton...de Labastide Murat.
Manuel VALLS (la voix du Nord) le 27/07/2009 à 10:23:09
Le parti socialiste français est aujourd'hui en danger de mort. Après ses trois échecs successifs à la présidentielle, sa récente déroute lors des élections européennes a révélé qu'il ne profite même plus des scrutins intermédiaires habituellement favorables aux partis d'opposition.



Certains pourraient croire que l’effondrement du parti socialiste s'explique par les succès du Président de la République. Mais – contrairement à une image répandue à l'étranger – le bilan du pouvoir en place est loin d'être jugé positif : les déficits publics dépassent les plus inquiétants records, le chômage augmente dans des proportions alarmantes et plusieurs réformes structurelles, promises et engagées par le Chef de l'Etat, n'ont pas porté les fruits attendus.



Face à la puissance de certains lobbys économiques, son gouvernement a ainsi reculé, par exemple, lorsqu’il s’est agi d’ouvrir davantage aux règles de la concurrence le secteur de la grande distribution. De même, la réforme de l'Etat conduite depuis 2007 est exemplaire des hésitations d'un pouvoir qui cherche son cap. L'annonce de la réduction du nombre de fonctionnaires s’accompagne, en effet, d'une augmentation constante des emplois aidés par l'Etat, sans une véritable stratégie à long terme sur le rôle et la place de la puissance publique pourtant confrontée à un endettement massif.



Même sous la direction de Nicolas Sarkozy, la droite française reste donc fidèle à ses vieux paradoxes. Si elle mène bien une politique conservatrice dans le domaine fiscal comme en témoignent les allègements fiscaux consentis aux ménages les plus aisés et aux rentiers, elle renonce à l’ouverture de marchés actuellement réglementés qui permettraient aux outsiders de prétendre aux mêmes ambitions et aux mêmes droits que les insiders.



Établir ce constat ne revient pas à engager un procès systématique des décisions prises par le pouvoir en place. Je suis convaincu, en effet, que l'anti-sarkozysme primaire est une stratégie mortelle pour la crédibilité de la gauche. Toute ma démarche vise, au contraire, à reconnaître les réformes qui s'imposent de celles qu'il faut combattre – et à distinguer celles qui fonctionnent de celles qui échouent.



Une fois reconnues les limites du sarkozysme, restent encore à comprendre les raisons du déclin de la social-démocratie européenne et, plus singulièrement, du Parti socialiste français. Alors que les règles du capitalisme sont partout remises en cause par la récession mondiale, la gauche n’a pas su convaincre les européens qu’elle pouvait refonder notre système sur des bases plus saines. Dans presque tous les pays de l'UE, elle a subi de sérieux revers prouvant ainsi qu'elle n'était plus assez crédible pour faire face, à la fois, aux dérèglements du marché et à la crise de l’Etat providence.



Faute d’affronter les conséquences de la mondialisation de l'économie et de l’individualisation de la société, la gauche s’est progressivement enfermée dans une vision dépassée du monde. Faute de pouvoir définir un nouveau projet pour l’avenir, elle croit réaffirmer sa volonté en s’opposant, coûte que coûte, aux évolutions inéluctables de notre époque. Être de gauche, trop souvent, c’est vouloir reconstruire à l’identique ce qui a été détruit sans jamais considérer la portée positive des évolutions en cours.



Comme l’a montré depuis fort longtemps Schumpeter, le capitalisme repose sur le principe de « la création destructrice ». Si les crises ont toujours des effets graves et préoccupants, la responsabilité de la gauche n'est pas de nier l'inéluctable ; il est de l'accompagner pour transformer chaque mutation en occasion de faire avancer ses valeurs. A elle de faire en sorte que la globalisation des échanges économiques protège les plus faibles et crée de nouvelles opportunités pour les perdants !Elle sera ainsi bien plus utile qu'en dénonçant, abstraitement et rageusement, les tares du système capitaliste.



Si le fondamentalisme du « Tout-marché » sort affaibli de la crise actuelle, un retour en arrière vers l'« Etat Providence » n'est ni possible, ni même souhaitable. Plusieurs dynamiques irréversibles s'y opposent : le développement de l’individualisme qui rend de plus en plus difficile la recherche de solutions globales ; le processus de mondialisation qui reste inexorable en dépit du ralentissement momentané des échanges commerciaux ; la prise de conscience des enjeux environnementaux et du défi que représente pour l'humanité le réchauffement climatique et qui suppose des décisions à l'échelle planétaire dont la conférence de Copenhague, en décembre prochain, sera la préfiguration.



La gauche doit donc imaginer un nouveau corps de doctrine qui lui permette, à la fois, d’intégrer l’individualisation des choix, la défense des biens publics mondiaux et la recherche d’une plus grande équité entre les hommes à défaut d'une égalité impossible. Ce dernier défi vaut particulièrement pour la gauche française. Elle garde souvent une vision abstraite des problèmes et se complait dans le rappel de grands principes et l'affichage de bons sentiments. Au nom d'une conception désincarnée de l'égalité, les inégalités les plus inadmissibles sont ainsi refoulées.



J’ai pu mesurer récemment la puissance de ce conformisme et la gravité du décalage entre les discours théoriques et la réalité concrète. Depuis plusieurs décennies, la France souffre de graves ségrégations sur l'ensemble de son territoire. Qu'elles soient territoriales, sociales ou ethniques, les discriminations minent la vie quotidienne de millions de nos concitoyens et accusent un cruel décalage avec les valeurs de notre République. Mais dire – comme je l'ai fait – qu'il manque des « blancs à Évry », ville jeune et populaire, comme il manque des « noirs à Neuilly », ville très aisée, peut exposer aux critiques les plus calomnieuses. Il me paraît pourtant évident qu'il est indispensable de nommer toutes les formes des ghettos pour les combattre.



C'est parce que je ne me résigne pas à voir la gauche nier toutes les réalités que j'ai voulu présenter ma candidature pour l'élection présidentielle de 2012. Dans ce débat qui s'ouvre, mon ambition essentielle sera de défendre une modernisation radicale du corpus idéologique du Parti Socialiste français dont je propose le dépassement et le changement de nom. Je crois en effet que le mot « socialisme », hérité des concepts du 19ème siècle, contribue aujourd'hui à brouiller notre identité. Pendant trop longtemps, la gauche a voulu compenser par une surenchère idéologique son faible ancrage militant dans la classe ouvrière et la pression de son « surmoi marxiste ». Il est grand temps qu'elle renonce aux prétentions grandioses et qu'elle préfère les « utopies relatives », défendues, en son temps déjà, par Albert Camus. Plutôt que de proposer, pour tous, un modèle de société égalitaire, qu'elle commence par aider chacun « à se frayer un chemin à travers les difficultés de notre temps », comme l'y invite Anthony Giddens, par une meilleure redistribution des chances ! S’il n’y a plus d’alternative globale au système capitaliste et à l'économie de marché, il reste, en revanche, une multitude de processus capables d’élargir, pour chaque individu, la palette des choix possibles.



Je suis convaincu que c'est sur ces chemins, et sur eux seuls, qu'elle retrouvera le sens de son combat désormais séculaire.


manuel VALLS le 27/07/2009 à 10:21:14
Martine Aubry l'a redit hier. Le PS « travaille » et est en bon ordre de marche. Et pour vous ?


« Le parti socialiste ne va pas bien. Dire le contraire c'est nier la réalité. Pour la première fois depuis bien longtemps, des adhérents partent ou nous disent qu'ils n'ont pas voté pour nous. Je me bats pour réinventer le PS et la gauche, parce que le terme de "rénovation" est déjà dépassé. Il faut rebâtir une espérance et gagner en 2012. Faire l'impasse sur 2012 serait terrible.

Pour battre Nicolas Sarkozy, il faut changer en profondeur le PS. Dire cela, ce n'est pas attaquer le parti, c'est au contraire lui donner une nouvelle chance ! Quand une formation politique comme la nôtre ne fait que 16 % aux européennes, cela veut bien dire que quelque chose ne va pas. J'ai considéré que la réponse de Martine Aubry au lendemain du 7 juin n'a pas été la hauteur du choc. »

Depuis votre vif échange de lettres le 14 juillet, avez-vous eu un contact direct avec elle ?

« Non, mais je reste disponible pour toute discussion. Vous savez, j'ai beaucoup de considération pour Martine Aubry. Au lendemain du 7 juin, je n'ai pas voulu rajouter de la crise à la crise en la mettant personnellement en cause. C'est pourquoi j'ai été surpris par la teneur de son courrier. »

Elle n'est pas la seule à dire « stop ». Le groupe socialiste à l'Assemblée aussi...

« Cela fait trente ans que je suis au PS. Je connais par coeur les réflexes d'appareil. Beaucoup d'élus et de responsables disent comme moi que la situation est grave. Certains appellent même à un congrès extraordinaire. La plupart n'ont pas compris ce courrier qui date d'un autre âge. Au PS, où la confrontation d'idées a toujours été indispensable, quand on vous écrit "tais-toi ou pars", cela veut bien dire que quelque chose ne fonctionne plus.

Je suis vice-président du groupe socialiste à l'Assemblée. Depuis 2002, sur tous les grands textes, j'ai fait mon travail. Je suis discipliné : en 2005, contrairement à d'autres, moi, j'ai accepté le vote des militants sur la Constitution européenne. Quand le groupe socialiste se réunit à moins d'une cinquantaine et qu'un texte est adopté à la va-vite, je ne peux pas considérer que c'est l'opinion des 200 députés. Je ne me laisserai pas impressionner par ce type d'intervention. »

Manuel Valls ne rentrera pas dans le rang ?

« Ce n'est pas un débat entre Martine et moi, ni un problème de personnes. C'est beaucoup plus sérieux que cela. C'est l'identité de la gauche qui est en cause, sa survie, sa capacité à représenter une alternative, c'est pourquoi je garderai ma liberté de parole. J'ai refusé comme d'autres des responsabilités au sein de la direction telle que nous le proposait Martine Aubry au lendemain des élections européennes parce que je n'y voyais pas clair sur l'agenda de travail, sur les possibilités de changer en profondeur le PS, notamment en mettant en place des primaires, ouvertes à tous les électeurs de gauche, indispensables pour la désignation de notre candidat à la présidentielle. »

En 2007 et au congrès de Reims, vous souteniez Ségolène Royal qui incarnait alors cette rénovation. Qu'est-ce-qui vous en a éloigné ?

« Ségolène Royal a eu en 2007 des intuitions, sur le travail, la sécurité, la démocratie participative, les primaires, les alliances. Elle représentait un renouvellement de la politique à gauche. Mais je ne suis pas liée à une personne. Ségolène Royal et Martine Aubry se sont rapprochées, cela veut bien dire que l'une ou l'autre a dû changer sur ce en quoi elle croyait. »

Changer le nom du parti, est-ce si important ?

« Oui. Je comprends l'attachement, notamment dans le Nord - Pas-de-Calais, à une histoire et à un nom qui a créé une espérance pour des millions de gens. Mais on ne peut pas prôner un élargissement du PS, y compris l'idée d'une "maison commune" dans laquelle ne se retrouveraient pas seulement les socialistes, sans se poser la question du nom. Enfin, je pense que le mot socialisme est épuisé, faute de contenu et pour des raisons historiques. Je souhaite donc la création d'une grande formation démocrate et de gauche. »

Sur la sécurité, sur les retraites, sur la flexibilité, sur l'emprunt aussi, vous êtes en rupture avec la ligne de votre parti...

« D'abord, je ne connais pas toujours la ligne du PS... Sur les retraites par exemple, Martine Aubry dit qu'il faut intégrer les changements démographiques. Eh bien tirons-en les conséquences. Nous sommes tous d'accord sur le constat qu'il faudra sans doute travailler plus longtemps. Quelle est la réponse de gauche ? Faut-il attendre que les faits nous imposent un passage à 65 ou 67 ans ou est-ce qu'on bâtit un système de retraites par points intégrant la pénibilité du travail et les années de formation ? C'est-à-dire une réponse juste, de gauche.

Sur la sécurité, la droite est en train d'échouer. Notre responsabilité est de tenir un discours clair, de regarder la réalité en face. Or, une société a besoin d'ordre et de règles. Et parce que la délinquance touche, essentiellement, les plus modestes, affirmer que la sécurité est une priorité constitue, naturellement, un discours de gauche. »

Pour les régionales, souhaitez-vous des alliances dès le premier tour avec les Verts et le Modem ?

« Je suis, d'abord, pour qu'on en débatte. Quand cette discussion aura-t-elle lieu au sein des instances du PS ? À l'automne ou au soir du premier tour seulement ? Aux municipales nous n'avons jamais débattu véritablement de nos alliances qui allaient pourtant de Lutte ouvrière au MoDem.

Jusqu'à maintenant les stratégies d'alliance ont toujours été décidées au niveau national. Nous ne gagnerons pas en 2012 sans cette alliance avec le Modem et les Verts. Il faut le dire et la mettre en oeuvre dès les régionales. »

Pourriez-vous être ministre de Nicolas Sarkozy ?

« Pas du tout. Je suis profondément de gauche et j'ai refusé en 2007 parce que je ne crois pas du tout à l'ouverture qui est un débauchage pour affaiblir l'adversaire. C'est pourquoi je prône en même temps une opposition intelligente. Sur la manière de s'opposer, nous jouons, aussi, notre crédibilité

vieilObservateur le 26/07/2009 à 12:38:14
Un jeune socialiste parle enfin dans le NouvelObs:
Razzy Hammadi, secrétaire national du PS aux services publics, s'en est pris, mardi 21 juillet, à Manuel Valls et à Jack Lang, les accusant d'être "dans l'air du temps médiatique", de "faire parler" d'eux en "tapant" sur leur parti. "Il est plus facile de faire parler de soi en tapant sur son parti dans les médias que d'adopter une attitude constructive. C'est à la base du mal qui nous ronge", a déclaré ce proche de Benoît Hamon, le porte-parole du PS, dans une interview au Post.
Et de taper à son tour sur Manuel Valls : "Manuel Valls essaie d'exister par lui-même et pour lui-même dans les médias. Je ne l'ai jamais entendu proposer une idée concrète pour faire avancer le PS !". Et sur Jack Lang : "Le PS n'a pas de leçon à recevoir de Jack Lang, cet élu de Boulogne-sur-Mer, qui est en photo en Une du Parisien dans le métro parisien alors qu'en page 4, on le voit dans son appartement de la place des Vosges à Paris...", a-t-il fait remarquer.

Pour des primaires

"Le réveil de ce parti passe par plusieurs choses concrètes, notamment en organisant des primaires ou des assises de la gauche", a ajouté Razzy Hammadi.
"Au PS, nous avons des cadres d'échanges, qui permettent de faire avancer les choses. J'ai proposé à Martine Aubry de mettre en place des assises des territoires qui auront lieu avant le 1er janvier 2010", a-t-il précisé.
Répondant à ceux qui estiment que le PS doit être dissous, Razzy Hammadi estime, lui, que "ce parti ne doit pas mourir pour se reconstruire. Le PS, c'est le seul cadre qu'on a pour mener une politique d'opposition et d'alternative."
(Nouvelobs.com)
christian Paul le 23/07/2009 à 16:25:09
LA PHRASE DU JOUR
"Comment, surtout, éviter à la France de passer les sept années et demie qui viennent sous une interminable présidence Sarkozy ? C'est, pour ceux qui se nomment encore socialistes, les seuls devoirs de vacances."
Christian Paul (Mediapart)


detoutetderien le 21/07/2009 à 18:08:30
Le PS, c'est le Tour de France à lui tout seul. Alliances, mésalliances, entraide un jour, croche pieds le lendemain, "maillot à poids", meilleur grimpeur, victoire d'étape : tout y est...

Mais il y a maintenant 21 ans que le PS n'a pas réussit à gagner le Tour présidentiel...

Cela dit quel spectacle lamentable. Montebourg, Vaills et consorts, des jeunes loups ou des vieux c... déjà ?

Après le vélo, passons au foot : en attaquant publiquement Aubry, ils attaquent le PS, ils marquent contre leur camps. Espèrent ils ainsi se faire remarquer par les recruteurs du club UMP, président Sarkozy ?

Lamentable, écoeurant. On ne sait pas exactement pourquoi Aubry est là. A t'elle réellement gagné ? Bénéficie t'elle d'un "victoire bananière" ? Y est elle allé seule de sa propre volonté ou ou était elle en "service commandé" pour le compte d'autres intérêts, en l'occurence contre Ségolène ?

Mais elle est la première Secrétaire, c'est elle. Après les attaques de Vaills et de Montebourg, le soutien de Ségolène apparaît noble, une alliance féminine ? Cela écrit, on doit se rappeller que Vaills et Montebourg étaient dans le camp Royal au congrès de Reims, alors le soutien de Ségolène : la corde qui soutien le pendu ?

Quand à Lang, l'image du "fruit desséché" lui va parfaitement : quand va t'il enfin tomber de l'arbre ?


Maraval le 21/07/2009 à 15:35:43
Je ne suis pas un fan de Ségolène Royal mais j'approuve sa déclaration et son soutien à Martine Aubry.C'est bien.Bertrand Delanoé aussi la soutient c'est bien.Que les petits roquets la ferment.Ces déclarations sont de nature à lui ouvrir les portes de la sarkozie.
Arnaud Montebourg le 20/07/2009 à 15:56:16
Pour le secrétaire national du Parti socialiste chargé de la Rénovation, le PS "devra changer de nature (…) parce qu'il sera le parti de toutes les gauches".

Le secrétaire national du PS chargé de la Rénovation Arnaud Montebourg a jugé lundi 20 juillet que le PS "devrait changer de nature", "parce qu'on ne peut pas garder un parti tombé dans le formol".
"Je pense que le PS devra changer de nature, il va changer de nature. Donc, parce qu'il sera le parti de toutes les gauches ou de plusieurs gauches, il ne pourra pas être ou rester le Parti socialiste, parce qu'on ne peut pas garder un parti tombé dans le formol", a dit Arnaud Montebourg sur France Info.



detoutetderien le 20/07/2009 à 11:10:02
Je n'avais pas lu attentivement, mes excuses, je partage l'essentiel des observations et des craintes de "Fraise des bois".

Hélas, comme à l'époque de la SFIO, la droite et tous ceux qui y ont un intérêt réel (pas les qq millions de "tireurs de diable par la queue" qui ont fait le succès de Sarkozy, contre eux les malheureux) est tranquille pour pas mal de temps.

Désespérant, inquiétant.
detoutetderien le 20/07/2009 à 10:36:31
Ce qui se passe au PS est tout sauf d'étonnant.

Des années 60 aux années 80, - celles des succès de François Mitterrand -, le PS est un parti qui a été édifié cahin-caha selon les péripéties politiques du pays. La différence est qu'il avait un patron indiscuté, sinon aimé par tous... Et puis, bien que l'époque actuelle s'annonçait déjà (le "libéralisme" commençait à s'installer), dans les faits et dans les mentalités c'était encore une autre époque.

Ne serait-ce par exemple, que par les moyens médiatiques disponibles, et par leur maîtrise

Depuis la raclée législative de 1993, plus rien.

Sauf peut être les 35 h ? une bonne idée ancienne (dans les cartons depuis longtemps) très mal mise en oeuvre. Par orgueil, par mépris pour ceux qui objectaient, même positivement, par méconnaissance (ou peut être par refus de prendre connaissance...) des réalités des différents "mondes du travail"...

Aubry était déjà au cabinet de Jean Auroux en 1981 (les lois Auroux, qui s'en souvient encore ?). Elle refusait déjà d'écouter les observations des "gens de terrain". Si elle avait été la fille d'un inconnu, peut être aurait-ce été différent ?

Plus de chef de la pointure de Mitterrand, le problème du PS est il là ? Si demain Sarko 1er décidait de se consacrer uniquement à sa chère épouse en se retirant définitivement de la politique (ou encore s'il était déporté dans un ilot du Pacifique par les ultras libéraux anglo saxons qui se seraient, à tort..., sentis trahis) : que croyez vous qu'il se passerait à l'UMP ?

Regardez l'UMP avec tous ces "jeunes loups" qui rongent leur frein : ça ne ressemble pas à la situation du PS dans les années 80 ? Imaginez l'après Sarko...

Par suite, en fait et en réalité et en termes sociologiques; dans cet "exercice" le PS n'aurait il pas un temps d'avance sur l'UMP ?

Le PS est une des victimes de l'époque, il s'inscrit dedans. Il y en a d'autres, on pourrait en dresser la liste avec les explications. L'époque des grandes organisations humaines appuyées sur un corpus d'dées fortes connues et reconnues, acceptées et fédératrices, menées par un "chef" accepté, reconnu, craint... est peut être en hibernation momentanée (car elle reviendrait peut être, ainsi va la vie ?).

Le PS est malade (gravement ?) de ses carences entretenues, voire développées sciemment par certains "éléphants" (à ce titre, ils devraient être mis hors jeu du PS, non seulement le PS n'a plus besoin d'eux, mais pire, il a à craindre de les garder en "son sein") et de son inadaptation à trop de contraintes ou d'obligations incontournables politiques actuelles. Et d'abord de ne pas s'intéresser réellement à tous ceux qu'il prétend défendre, ça a été bien compris et ça se paye maintenant...

Que faire ? C'est une vage de fond, non maitrisable, - psychologie collective humaine ? - qui boulverse tout, et d'abord beaucoup de repères, de règles, sur lesquelles nos habitudes sont fondées, etc.

Que peuvent y faire toutes les éruptations humaines, légitimes exprimées (correctement...)dans ce blog ? Seulement nous soulager qq instants ?



On peut user, abuser des images comme : le bâteau qui prend l'eau avec des officier qui se sauvent d'abord... (pas tous évidemment, un classique), le pouvoir royal qui s'affaiblit, les barons qui tirent la couverture à eux jusqu'à se vendre à l'ennemi, ce n'est qu'humain. Peu importe l'appellation des organisations et l'époque, l'histoire dégueule de situations de cette nature.

Comme d'autres dans ce blog, je pense par exemple que Vaills n'est qu'un petit homme (hormis sa taille, mais elle a peut être une incidence sur sa personnalité, suivez mon regard..., tous les petits hommes ne peuvent être des grands : stratèges, hommes, etc). Son ambition pathologique mais sans talent, est manipulée, à gauche et à droite. Elle sert de nombreux intérêts contradictoires.


guillaume le 19/07/2009 à 23:16:45
Ecoeurant tout ce bordel au Parti Socialiste.
les socialites tirent sur leurs propres ambulances...
pardon : sur leurs corbillards !
fraise des bois le 19/07/2009 à 23:06:37
On peut comprendre la lettre de Martine Aubry à Manuel Valls, le même qui, lors du Congrès de Reims, avait fustigé les tricheries des amis de M. Aubry, les menaçant de la justice, oubliant celles du camp de Mme Royal.

En réalité, qui est Manuel Valls ? Le petit maire d’une petite ville (Evry) rassemblant, en faisant le plein, 300 personnes pour une réunion d’envergure nationale (dont une majorité d’Evryens), représentant moins de 1% des adhérents du PS et qui ne doit sa notoriété qu’à la complaisance des médias qui se ruent sur ses déclarations publiques, et l’invitent à chaque occasion, car ses déclarations sont, la plupart du temps, teinté d’un sarkozysme que ne désavoueraient pas ses très proches: A. Bauer (M. Sécurité de N. Sarkozy) et S. Fouks (disciple de Séguéla et PDG d’Euro RSCG).

Mais que dire alors de J. Lang qui a permis que passe la Réforme constitutionnelle voulue par notre Président-Soleil, partisan d’Hadopi, ou M. Rocard qui n’en finit pas d’accepter des missions sarkoziennes ?

On peut comprendre que des critiques incessantes contre le PS agacent sa 1ère Secrétaire. Mais que dire alors de MM. Peillon, Montebourg, Rebsamen, Collomb, …, l’ex-homme de JN Guérini, le jeune loup, le vieil apparatchik et le baron local, …, qui n’ont pas eu grand chose comme paroles aimables à l’égard de la direction issue du Congrès de Reims.

Les candidats à la Présidentielle piaffent: Mme Royal et ses réseaux parallèles de Désir d’Avenir, MM Peillon, Valls, Moscovici, Hollande ont déjà annoncé leurs candidatures, rajoutant encore au désordre ambiant.

Si l’on rajoute à cela les jeux “perso” de roitelets tels que JN Guérini, G. Collomb, G. Frèche ou les hiérarques du Pas de Calais, qui entendent faire la loi (toute la loi) chez eux, que reste-t-il du Parti Socialiste ? Toutes ces interventions renforcent l’image désastreuse de la lutte des rats, qui est déjà la sienne. Le Congrès de Reims n’aura été finalement que l’avant-dernier révélateur d’une dégénérescence de bientôt vingt années aggravée par F. Hollande, entrecoupée des quelques succès électoraux dûs au rejet d’une droite brutale.

En fait, ce parti est mort, vidé de toute substance, tels les insectes apparemment intacts mais totalement vidés que l’on trouve, secs, sur les toiles d’araignées. Et ne parlons pas de l’inexistence de toute pensée, ou de ses propositions qui, comme pour les Européennes, masquaient la réalité d’un alignement sur les social-démocraties européennes les plus droitières.


JL Mélanchon est le seul qui aura eu le mérite d’être conséquent mais son départ ne permet pas l’effet de seuil nécessaire pour que s’amorce une dynamique de reconstruction de la gauche qui permettrait d’espérer pour 2012. Les appareils (national et locaux) permettent à tous ceux qui sont en place de continuer à espérer et leurs rodomontades n’iront pas jusqu’à quitter ce parti qui leur a été bien utile jusqu’à présent. Je pense par contre aux militants, les vrais et qui restent encore, tels la femme battue qui ne conçoit pas de quitter son foyer, jusqu’à ce qu’une raclée un peu plus violente que les autres ne la mette à mort.


JEAN MICHEL NORMAND le 19/07/2009 à 12:51:04
La preuve qu’il peut y avoir des convergences entre Europe-Ecologie et le PS. Daniel Cohn-Bendit et Michel Sapin ont eu la même intuition. Pour les socialistes, ont-ils affirmé sans même se concerter, il n’y a qu’une solution qui vaille : prendre des vacances. Partir loin, tout oublier, se vider la tête pour revenir en meilleur état psychique. On conseillera une villégiature ensoleillée (la luminothérapie, c’est bon pour le moral) mais pas trop, car un brin de fraîcheur sera bienvenu après tous ces moments de surchauffe. Le conseil de Sandrine Blanchard, qui assure la chronique santé au Monde; une tisane de millepertuis avant le coucher. Franchement, compte tenu de ce qu’ils ont enduré au cours de la saison 2008-2009, le coup de calcaire qui, en plein juillet, a saisi les socialistes était prévisible. Un flash back s’impose. Ames sensibles, s’abstenir.

Mosco d'abord, il y eut le psychodrame de La Rochelle ; Pierre Moscovici séduit puis abandonné à la terrasse d’un bistrot du port. Ensuite, ce fut la guerre des tranchées de Reims où nous vîmes de nos yeux deux dirigeantes pro-Delanoë frappées en direct d’une crise d’urticaire au moment où Ségolène Royal entrait en scène. Dans la foulée, ce fut l’ahurissante soirée de poker menteur pendant la nuit des longs couteaux de l’élection de la première secrétaire. Vinrent ensuite la cérémonie d’intronisation de Martine Aubry à la Mutualité, dans une ambiance demi-deuil, et le déprimant Zénith des libertés. Sans oublier les récurrents départs en vrille de Ségolène Royal, tour à tour autoproclamée gourou d’Obama et gardienne de l’honneur bafoué de Jose-Luis Zapatero. Pour couronner le tout, nous eûmes droit à l’épique campagne européenne, longue série de moulinets dans le vide dont la seule image forte fut la réconciliation de Rezé. « Ici radio Solferino ; les socialistes parlent aux socialistes ». Score final : 16,4% des voix et encéphalogramme plat constaté lors du conseil national du 9 juin qui restera comme l’un des plus glauques.

(les commentaires ne peuvent pas publier de photos,c'est dommage mais c'est ainsi.NDLR.En revanche sur ma messagerie je peux recevoir et publier pour vous en partie article)

Mettre les voiles jusqu’à la rentrée. Le conseil vaut tout particulièrement pour Martine Aubry et Manuel Valls. Ces deux-là, comme dirait Thierry Roland, ne partiront pas en vacances ensemble. Vu l’état de leurs relations, ce n’est pas plus mal. La première secrétaire ne supporte plus Solferino où elle ne passe pourtant que deux jours par semaine (elle gère le parti « à la petite semaine » remarque avec causticité Stéphane Rozès, cité par l’AFP). Les arrivées en TGV gare du Nord doivent donner le cafard à Martine Aubry. Dur métier que le sien. Les quadras ne manquent jamais de la renvoyer à sa conception « datée » du parti, en particulier son refus d’accepter le principe des primaires ouvertes (même les fabiusiens s’y sont ralliés, via Henri Weber). Les parallèles avec le naufrage du PCF sont devenus un tarte à la crème et ses homologues des autres partis de gauche ont répondu à peine poliment à sa gentille lettre proposant de constituer une petite « maison commune » dans la prairie avant les régionales. Son copain Dany l’éreinte joyeusement en jugeant que « l’écrit et les paroles de la lettre de Martine sont quand même largement dépassés ».

La missive expédiée à ce« cher Manuel », Martine Aubry l’a écrite sans en référer à son entourage. Nombre de militants auront apprécié ce coup de sang. Le problème est que cet acte d’autorité, en suscitant une levée de boucliers de dirigeants qui ne portent pas forcément Valls dans leur cœur, a surtout établi que la première secrétaire n’avait plus trop les moyens de taper du poing sur la table. Mais elle en avait assez de souffrir en silence. Cela peut se comprendre. Reste que la question que d’aucuns se posent de moins en moins discrètement est ; Martine Aubry a-t-elle un désir d’avenir au poste qu’elle occupe. Ou, formulée plus brutalement ; combien de temps va-t-elle tenir ?

martinet le 19/07/2009 à 12:41:49


Le petit Manuel Valls vient de se faire tancer par la patronne… et il a répondu du tac au tac qu’il s’en foutait et qu’il continuerait à parler comme bon lui semble ! S’agissait pourtant d’une contribution active portant notamment sur l’éventuel changement d’enseigne de la vieille maison de la rue Solférino… Parti socialiste ? Ca eut payé mais c’est désormais has been, voyez les résultats des Européennes… Faut trouver autre chose de plus vendeur : Parti Progressiste, Parti Démocrate-Social (ou l’inverse !), Parti de Gauche, Parti Anti-Sarkozy, Parti Pro-Quelqu’un(e) ?

Selon Charlie Hebdo de cette semaine, l’actuel PS serait tellement en phase avec ses concitoyens qu’il aurait commandé un sondage destiné à évaluer… les attentes des français ! De la politique considérée comme un commerce… Mais c’est dommage que l’épicière en chef tance un petit chef de rayon (et d’ailleurs, pourquoi celui-là plutôt qu’un autre ?) devant le client-électeur : de quoi lui faire quitter la boutique et lui faire voter ailleurs !

manuel valls le 19/07/2009 à 12:22:19


Chère Martine,



J'ai lu avec étonnement la lettre dans laquelle tu m'adresses tes amitiés et m'enjoins... de me taire ou de quitter le Parti socialiste.



J'ai conscience des difficultés de ton rôle et de sa part ingrate. Personne n'a oublié les circonstances exceptionnelles de notre dernier congrès. Beaucoup de forces se sont alors mobilisées pour étouffer l'indispensable démarche de rénovation. Après le désastre électoral du 7 juin dernier, je ne suis pas étonné que ces mêmes forces te demandent aujourd'hui d'imposer le silence dans les rangs.



Je suis surpris, par contre, par la méthode. Pourquoi avoir transmis simultanément ta lettre à la rédaction du Parisien ? L'objectif affiché par ton courrier n'est-il pas de clore l'ensemble de nos débats à l'abri des huis clos ? L'urgence était-elle donc telle qu'il ait fallu reprendre la plume pour masquer le cuisant échec d'une récente initiative épistolaire à l'attention des autres partis de gauche ?



Mais je veux te répondre sur l'essentiel.



Tu me soupçonnes « d'espérer la fin du Parti socialiste ». J'y suis rentré à l'âge de 18 ans et j'y consacre ma vie. Sans jamais renoncer à mes convictions, j'y ai exercé de multiples responsabilités et j'en suis l'élu depuis 1986. Et contrairement à certains qui s'érigent aujourd'hui en grands sages, j'ai toujours respecté, quoiqu'il ait pu m'en coûter, le choix des militants et les règles de vote de notre groupe parlementaire dont je suis aussi l'un des animateurs.



Ton procès d'intention relève donc, au mieux, de la désinformation et, au pire, de l'insulte. S'il y a une chose dont j'espère la fin, ce n'est pas celle d'une formation qui garde encore l'honneur d'être le pivot de la gauche ; c'est celle d'une machine à perdre qui détruit l'espoir mis par nos concitoyens dans le progrès social.



Tu affirmes que notre « parti s'est remis au travail, s'est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes » depuis le congrès de Reims. Malgré un dévouement et une bonne volonté que je ne mets pas en cause, force est pourtant de constater, pour l'heure, que ce travail et ces propositions n'ont pas convaincu nos compatriotes. Je suis frappé que tu n'évoques nulle part, dans ta lettre, les résultats du scrutin européen. Pourquoi un tel déni ? Faut-il que le désaveu ait été si cruel pour justifier un tel refoulement ?



Il est vain de m'accuser qu'« il n'y a pas un jour, où [je] n'explique [...] que notre parti est en crise profonde ». La crise de notre parti – qui est aussi celle de la social-démocratie européenne – n'est pas de mon fait ; elle a été établie et sanctionnée par nos concitoyens eux-mêmes lors de toutes les échéances électorales majeures depuis 2002. Et si cette vérité dérange notre confort et nos certitudes, je prendrai toujours le risque, pour ma part – et avec bien d'autres – de l'assumer. Quel que soit le prix à payer, je ne me ferai pas le silencieux complice de l'aveuglement. C'est un choix éthique qui relève de ma conscience et qui donne sens à mon engagement. Je te confirme donc que mes propos reflètent bien ma pensée !



Il est également malhonnête de sous-entendre que je réserve ma parole « aux médias ». Avec une égale constance, je m'exprime à l'intérieur comme à l'extérieur de notre parti. Et si cette parole rencontre davantage d'écho hors les murs, c'est qu'elle entre en résonance avec des aspirations et des interrogations que l'on voudrait bien étouffer.



…/…

…/…



Ma chère Martine, tu l'auras compris, je ne renoncerai donc jamais à l'ambition collective de définir un nouveau projet pour la gauche – d'autant que je suis convaincu que nous pouvons gagner en 2012 et battre Nicolas Sarkozy. A travers mes ouvrages et mon expression publique, sans vouloir imposer une vérité, je me place toujours sur le terrain des idées et des propositions : école, retraites, sécurité, culture, entreprise, nouvelle ville...



C'est cet effort que j'ai souhaité amplifier – et je tiens à t'adresser, une nouvelle fois, mon intervention faite le mois dernier au Théâtre Michel ; et c'est cet effort que j'entends bien poursuivre au cours des prochaines années en m'appuyant sur l'expérience de nos élus locaux, la générosité de nos militants, l'attente de nos sympathisants et aussi sur les travaux de nos clubs de réflexions.



Oui, pour redonner une envie de gauche, je pense qu'il faut transformer profondément notre formation, l'ouvrir réellement à la société et être clair sur des alliances qui ne doivent pas être déterminées au cas par cas.



L'idée selon laquelle un parti peut être à lui-seul porteur d'un projet clé en main pour transformer la société est aujourd'hui dépassée. Son action est désormais plus horizontale que verticale à l'instar de la révolution internet. La mise en place de primaires s'inscrit parfaitement dans cette évolution. A la lecture de ta lettre, je ne te cache pas ma profonde inquiétude sur ta conception très datée du parti.



Pour la gauche, l'urgence est de redessiner, avec les français, une perspective qui suscite, à nouveau, l’espérance. En partant de notre traditionnelle ligne de clivage avec la droite – l'appréciation différente de l'origine des inégalités entre les hommes – je m'efforcerai, avec tous ceux qui voudront en faire l'effort, de jeter les bases d'un nouveau modèle de développement pour le 21ème siècle. Donner à chaque individu les moyens de son autonomie devrait devenir la nouvelle frontière de la gauche.



« Je me révolte donc nous sommes » disait Albert Camus. Par cette formule, il établissait une dialectique originale entre l'individuel et le collectif. J'espère que tu pourras aussi y voir, comme moi, une source d'encouragement et d'espoir.



Et puisque tu me sommes de donner une réponse claire à ton ultimatum, je t'informe que j'entends bien rester fidèle à mon poste, à ma famille politique et à mes valeurs.



Avec toute mon amitié,





Manuel VALLS

Député de l'Essonne, Maire d'Évry

Bouffartigue le 19/07/2009 à 11:26:47
BHL, l'intello BObo s'exprime dans le JDD:il faut dissoudre le PS,il est mort dit il.Son opinion sera bien reçue chez les intellos et les bobos.Pour moi comme pour un grand nombre de socialistes elle a autant d'importance que celle du cheval de mon voisin.Que dis-je?Si BHL dit qu'il faut supprimer le PS, c'est qu'il faut à nouveau adhérer d'urgence.Je suis de ceux qui l'ont quitté et qui ont cessé de voter PS quand j'ai appris qu'il "conseillait Ségolène".L'heure est donc venu d'y revenir.
BHL est le poison qui se nourrit de la pourriture.
Il est le virus de sa décadence,le démon tentateur,le symbole de la décadence,la garentie de l'échec.
Boufartigue le 18/07/2009 à 22:30:10
ce n'est peut çetre pas Julien Dray qui est le mieux placé pour la ramener.
c'est terrible ce qui se passe au PS le 18/07/2009 à 18:03:04
voila ce que dit J.DRAY sur son blog

vendredi 17 juillet 2009
A en pleurer
En l'espace d'une semaine, par la publication de deux lettres, Martine Aubry a résumé et confirmé les grandes caractéristiques de son début de mandat de première secrétaire du parti socialiste : l'impuissance, l'amateurisme, et surtout une étonnante incapacité à entendre ce qui se passe et dans son parti, et dans la société.




La défaite des élections européennes lui offrait, paradoxalement, une chance et un espace pour revoir en profondeur sa méthode de direction, et donner – enfin – des perspectives politiques motivantes aux militants. Avec ce choc qui venait sanctionner durement la (non) ligne politique qui avait remporté le congrès de Reims, elle pouvait trouver les moyens de s'émanciper de la coalition hétéroclite qui l'avait installée rue de Solférino, de s'appuyer sur des forces nouvelles et surtout sur les militants pour lancer le processus de refondation que tout le monde attend. Non seulement il n'en a rien été, mais, pire encore, la semaine qui vient de s'écouler a révélé un enkystement dans l'archaïsme, un entêtement dans l'impasse qui sont proprement désespérants.




Deux lettres, deux fautes. Celle, tout d'abord, aux partis de gauche pour construire avec eux une « maison commune » en vue des prochaines échéances. Trop tard, et surtout avec trop peu de crédibilité, quand on voit comment certains de nos partenaires – PRG, MRC – aujourd'hui caressés dans le sens du poil, ont été à l'occasion des européennes traités comme de vulgaires squatteurs, que l'on ne tolérait pas même dans le jardin de ladite maison ! Quelle crédibilité, donc, pour cette démarche qui se pare de la grandeur de la main tendue, mais est d'abord et avant tout perçue par tous comme une émission de fusées de détresse, de la part d'une force politique aux abois ? Et puis, il y a la méthode, doublement erronée, de la lettre ouverte rendue publique. On a bien compris qu'il s'agissait, dans l'esprit de la direction, d'un signal d'ouverture donné à l'opinion. Les militants y ont surtout vu un retour à la vieille logique des accords d'appareil « au sommet », passant une fois de plus allègrement au-dessus de leurs têtes, alors que dans les collectifs, dans les mouvements sociaux, c'est bien par la base que se construit l'unité. Autre erreur, celle consistant à interpeller gauchement et publiquement nos partenaires, sans aucun préliminaire ni préparation d'aucune sorte, donnant une forte impression de manipulation médiatique, de « coup de comm' » fait sur leur dos. Il y avait pourtant une alternative : celle qui aurait vu Martine Aubry prendre son bâton de pèlerin et se rendre successivement dans toutes les universités d'été des partis contactés, pour expliquer concrètement sa démarche et donner un signe fort d'écoute et de respect. Occasion manquée, et sans doute irrémédiablement gâchée par cette lettre qui a bien fait l'unanimité parmi nos partenaires – mais contre nous.




Deuxième lettre, deuxième faute, le coup de semonce envoyé, le jour de la fête nationale, à Manuel Valls. Après avoir abandonné des camarades dans la tourmente, après avoir laissé se dérouler, à Hénin-Baumont, une lutte fratricide entre socialistes dont les conséquences auraient pu être funestes, la première secrétaire tente de restaurer son autorité bien mise à mal ces dernières semaines en employant la vieille méthode de la tête de Turc, de la victime « expiatoire » pour l'exemple. Ainsi donc, Manuel Valls serait le symbole des fauteurs de trouble, des malfaisants qui viennent troubler l'unité du parti socialiste. On pourrait prendre le parti d'en rire, devant le spectacle cocasse de ces camarades, qui ont failli faire exploser le PS il n'y pas si longtemps, et qui aujourd'hui se muent en Saint Jean Bouche d'Or de la discipline de parti aux côtés de la première secrétaire. Mais le cœur n'y est pas, même pour rire jaune. Le cœur n'y est pas quand on voit que l'expression, rare, de Martine Aubry se concentre désormais sur la dénonciation publique de camarades, alors que les sujets d'actualité sur lesquels elle pourrait prendre la parole et positionner le PS ne manquent pas. Drôle de pratique, vraiment, alors que l'on nous avait pourtant expliqué en long, en large et en travers, lors du congrès, que « le linge sale se lave en famille », même pour une affaire aussi grave qu'un vote douteux ! En vérité, il faut être lucide. Quoi que l'on puisse penser des prises de position de Manuel Valls, il est clair que c'est bien la première secrétaire qui suscite ce type de démarches. En ratatinant la démocratie interne au parti – faut-il rappeler que l'une de ses premières décisions a été de diviser par deux le rythme du Bureau national, conseil politique de direction, puis de le suspendre le temps des européennes, faut-il rappeler qu'elle n'a pas jugé bon de remettre son mandat en jeu après la déroute aux même élections – elle rétrécit l'espace, en interne, pour le débat, et favorise les démarches extérieures. En outre, en intervenant trop peu dans le débat public, et souvent à contre-temps, elle ouvre grand la voie pour d'autres voix que la sienne.




Autant se l'avouer, le bilan comme les perspectives sont sombres. Il semble bien que l'on soit réduit à boire jusqu'à la lie le calice du congrès raté de l'automne dernier, de ce sacre de Reims qui avait pour toute assise politique l'empêchement du camp de la refondation. Nous n'en finissons pas de subir les conséquences de cette absence fondamentale de projet, qui fait du parti socialiste un grand corps non seulement malade, mais à la dérive. Et ce ne sont pas quelques coups de menton, qui sont autant d'aveu d'impuissance, qui y changeront quelque chose. A celles et ceux qui se targuent d'exprimer tout haut ce que les militants penseraient « tout bas », en s'acharnant sur un camarade pour tenter de se donner un semblant de cohésion, nous conseillons d'aller dans les sections, pour se rendre compte de l'étendue du désarroi et de la colère. A moins qu'ils ne préfèrent continuer à se murer dans cet autisme hautain et suicidaire. Absurde, à en pleurer.




jean-pierre chevènement le 16/07/2009 à 16:58:25
Madame la Première Secrétaire, chère Martine,

J’ai bien reçu votre lettre du 7 juillet 2009. Nous partageons l’idée que « la gauche doit changer », mais elle ne saurait, selon nous, surmonter ses divisions que si, tous ensemble, nous sommes capables de procéder à une analyse sérieuse et approfondie de la « globalisation financière » ou si vous préférez, du capitalisme financier de notre temps. Ce système qui a creusé les inégalités et entraîné un profond recul de la démocratie ne s’est pas installé d’hier. Sa crise implique que nous définissions des ripostes qui soient « à la hauteur ». Nous devons offrir un projet dans lequel le peuple français puisse se reconnaître.

A cet égard, nous sommes trop conscients des insuffisances que la gauche a manifestées après 1983 aussi bien que dans la période dite de la « gauche plurielle » (1997-2002) pour proposer de revenir à des formules qui ont montré leurs limites. Il a manqué et il manque encore à la gauche un « projet ».


Nous sommes donc partisans d’Etats-généraux de la gauche où chacun pourrait exposer ses analyses et ses propositions, non pas sur un sujet particulier mais sur l’ensemble de la démarche qui permettrait de rendre un espoir à notre peuple.

Nous ne voulons pas noyer sous des initiatives particulières qui brouilleraient encore plus le message de la gauche, l’autocritique salubre et nécessaire et les propositions à la fois audacieuses et réalistes qui pourraient retisser un lien de confiance, aujourd’hui fortement distendu entre la gauche et les couches populaires.

Pour ce qui le concerne, le Mouvement Républicain et Citoyen avait proposé, lors de son dernier Congrès, les 28 et 29 juin 2008, au Kremlin-Bicêtre, une « refondation républicaine » de toute la gauche. Qu’entendons-nous par là ? Qu’en toutes choses l’intérêt du pays soit notre boussole. C’est cette exigence républicaine qui pourrait permettre de déboucher sur la création d’un grand parti de toute la gauche seul capable de fournir l’électrochoc nécessaire. Nous constatons que notre offre n’a rencontré aucun écho de la part de la direction du parti socialiste, jusqu’à votre lettre du 7 juillet 2009 évoquant une « maison commune », aux contours, il est vrai, pour le moins imprécis.

Le redressement de la construction européenne, le rôle que la France peut y prendre, la conception républicaine de la nation sont évidemment des questions clés. L’est également l’élaboration d’un nouveau modèle de développement qui soit soutenable dans la durée et tienne compte de la nouvelle multipolarité du monde. Entre les Etats-Unis et la Chine dont la relation structurera le XXIe siècle, la France et l’Europe ont des intérêts légitimes à défendre, à commencer par ceux de nos couches populaires, particulièrement éprouvées par les délocalisations d’activités.

L’intérêt général de notre peuple et celui de l’Humanité tout entière, ne sont pas contradictoires. Encore faut-il inventer un nouveau chemin. C’est à cela qu’une gauche digne de ce nom devrait consacrer ses efforts. Pour ne pas décevoir à nouveau, la gauche doit tenir un discours de vérité.

C’est dans cet esprit que le Mouvement Républicain et Citoyen est prêt à participer à la rentrée à une rencontre des partis de gauche qui permette de « débroussailler le terrain ».

Je vous prie de croire, Madame la Première Secrétaire et chère Martine, en l’assurance de ma meilleure pensée.

Anthelme le 14/07/2009 à 19:21:32
Quand on voit tous ces zozos qui veulent çetre président de la république on ne peut qu'éprouver de la colère.Cela se mérite.Travaillez d'abord pour le bien de tous.Nous verrons ensuite qui le mérite et qui en est indigne.
Quel dommage de se priver de la classe et du brio de Laurent Fabius comme l'écrit Marianne!
Baylet (Le Figaro) le 11/07/2009 à 15:06:45
LE FIGARO. - Martine Aubry appelle la gauche à se rassembler sans préalable. Que lui répondez-vous ?

Jean-Michel BAYLET. - Que tout ce qui peut rassembler la gauche et contribuer à rétablir la confiance avec les Français va dans le bon sens. Mais le manque de crédibilité du Parti socialiste et de ses dirigeants est à un tel niveau qu'il faut - sans que ce soit un préalable - que, même face à un effort important, on retrouve la sérénité et qu'on reconstruise une image positive aux yeux des Français.

Est-ce à dire qu'il y aura des listes autonomes du PRG aux régionales ?

Nous n'en sommes pas là. Le PRG a toujours dit haut et fort que la victoire était au prix de l'unité. Je l'avais dit à Martine Aubry au moment des européennes. Il n'y a pas eu de radicaux de gauche sur les listes du Parti socialiste. Quand je vois le résultat, je me dis que je ne m'étais pas trompé ! Mais, si rassemblement il y a, cela devra se faire dans le respect de ses alliés. Ce qui n'est pas la propension naturelle du PS.

Finalement, aujourd'hui, ne vous sentez-vous pas plus proche des radicaux valoisiens de Jean-Louis Borloo que du PS ?

La question ne s'est jamais posée en ces termes. Nous sommes de gauche et dans l'opposition. Mais les radicaux sont des républicains laïcs et donc ils sont partisans d'une opposition constructive. Tout le contraire de ce que fait le PS et d'autres à gauche.


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