750-Quand Jaurès administrait Toulouse (Jean-Michel Ducomte ) 4 posts
Jean-Michel Ducomte est un homme de conviction,calme pondéré,récuisant toute affirmation extrémiste.C'est également un homme de culture,nourri aux écrits des penseurs humanistes.Son cheval de bataille ? La République et son indissociable compagne la laïcité. « Cette dernière implique un effort permanent d'explications et un travail constant d'éducation » souligne-t-il. Aussi n'hésite-t-il pas à prendre son bâton de pèlerin pour en vanter les vertus. Il participe partout en France à de nombreuses conférences sur la question, rédige plusieurs ouvrages sur le sujet pour tous les publics et n'omet jamais de rappeler les idéaux républicains au détour d'un cours d'histoire politique à l'Institut des Sciences Politiques à Toulouse où il enseigne. Décidément très cohérent dans son parcours, il est vice-président de la ligue nationale de l'enseignement, une vieille dame de 136 ans volontiers taxée de « laïcarde » et préside le Cercle Condorcet (1) de Midi-Pyrénées. Son implication au sein de nombreux clubs et associations de pensée, ne lui fait pas oublier pour autant de battre le pavé. Sa participation à l'ouvrage « Front National, le parti de l'Anti-France » en est l'illustration. Défenseur des grands principes républicains à la ville, il l'est aussi à la cour. Avocat spécialisé dans le droit européen, il traite des problèmes de contentieux liés au droit rural, essentiellement des dossiers relatifs aux jachères et aux quotas, et de contestations sur l'application des normes européennes. Un moyen de lutter aux côtés d'un monde rural souvent malmené face à la « Toute Puissance de Bruxelles ». *** 1) Cercle Condorcet : Créé en 1986 par la ligue nationale de
l'enseignement, il regroupe de nombreux universitaires, responsables
économiques et militants associatifs prêts à engager une réflexion
commune sur les moyens « d'instaurer une société nouvelle face aux
mutations technologiques, à la mondialisation, à l'individualisme et à
l'émergence d'une société à deux
vitesses ». **** Jean-Michel Ducomte a bien voulu préfacer mon premier livre "Boulevard Gambetta".Voici son dernier ouvrage à paraître en juin chez Privat: |
L'Année Jaurès en quelques dates(L'humanité.fr)
Mai. Création et diffusion de supports pédagogiques dans les écoles de Toulouse.
17 mai. Colloque (salle du Sénéchal) à l'initiative
de l'Humanité, « Jean Jaurès, mouvements populaires et révolution ».
Juin. Publication du livre Quand Jaurès administrait Toulouse, de Jean-Michel Ducomte (Éditions Privat).
12 juin. Lecture, par Jean-Claude Drouot, d'articles signés par Jaurès dans la Dépêche, à l'occasion du Marathon des mots (salle des Illustres, à Toulouse).
20 juin. Colloque à Paris (à La Bellevilloise)
à l'initiative du journal l'Humanité, avec le concours de la Société des amis de l'Humanité : « Jaurès,
le journalisme et la presse ».
Du 22 au 28 juin. Premières représentations
de la pièce la Valise de Jaurès, au Théâtre du Pavé de Toulouse, avec le comédien Jean-Claude Drouot dans le rôle de Jaurès.
Tout l'été. Exposition retraçant la vie de Jaurès dans la cour de l'hôtel de ville (Capitole).
14 juillet. Concert et feu d'artifice sur les allées Jean-Jaurès, à Toulouse.
12 et 13 septembre. Présentation de la Valise
de Jaurès à la Fête de l'Humanité (La Courneuve). Colloque sur Jaurès et la gauche.
18, 19 et 20 septembre. Week-end spécial Jaurès
à la Cinémathèque de Toulouse. Publication du livre Jaurès à la Dépêche (Éditions Privat/la Dépêche du Midi).
25 et 26 septembre. Représentations de la Valise de Jaurès au Théâtre National de Toulouse.
***
Il était légitime que la ville(Toulouse) dans la laquelle Jean Jaurès a assumé des fonctions de gestion, en qualité d'adjoint au maire, a enseigné la philosophie, s'est révélé un chroniqueur assidu dans les colonnes de la Dépêche, se souvienne de ce qu'il a été, de ce qu'il fit, de ses idées. 


Commentaires
Le modérateur le 22/06/2009 à 10:02:07L'accès au blog était difficile durant tout le week end.Je n'ai pas pu donner d'information sur ce livre de Jean-Michel Ducomte paru Jeudi dans les librairies toulousaines et qui d'ores et déjà marche très bien.Dimanche les moustaches du président de la Ligue de l'Enseignement frémissaient de satisfaction.
Nous invitons tous les amis de Jaurès et de la Ligue de l'Enseignement,tous ceux de Jean-Michel à faire l'acquisition de cet ouvrage.Il serait étonnant que nous ne trouvions pas une occasion pour l'inviter à le dédicacer à Cahors.Marc Baldy
Toulousaing le 18/06/2009 à 13:51:56
Jaurès,jean c'était tout de même autre chose que le Louis XLV à Talonnetttes qui occupe l'Elysée tant que Valls et Moscovici se croient capables de le remplacer!
jean-jacques Rouch le 17/06/2009 à 22:57:23
...En suivant les réalisations de Jaurès en tant qu'adjoint au maire en charge des affaires scolaires et universitaires, c'est toute la pensée du philosophe qui trouve son prolongement. Et son incarnation. Ainsi, comme le souligne Pierre Cohen, maire, dans sa préface, il s'agit bien de remettre en lumière « l'action et l'engagement de Jaurès ».
Mais le mérite des recherches de Jean-Michel Ducomte est bien d'en montrer les prémices. De les mettre en perspective avec la pensée politique du grand homme dans sa globalité. Ainsi faut-il lire ces pages en ayant à l'esprit que ces trois années où Jaurès siège au Capitole (1890-1893), sont entièrement sous tendues par une réflexion longuement et fortement murie, détaillée et exposée, livrée même au grand public, dans des textes fondateurs comme cette « Lettre aux instituteurs » ou cet article sur « l'Université de Toulouse », publiées dans La Dépêche, en 1888 et 1890. Les travaux de Ducomte montrent aussi que Jaurès ne se limite pas à cette seule sphère « scolaire ». On notera les retranscriptions des incessantes joutes oratoires qui opposent Jaurès, le normalien républicain, à Charles de Fitte, le typographe blanquiste. Un grand débat entre les gauches, d'une saisissante actualité. DDM
Jean Jaurès le 06/06/2009 à 16:39:27
Discours pour la laïque Janvier 1910 :
« Je trouve médiocres les hommes qui ne savent pas reconnaître dans le présent la force accumulée des grandeurs du passé et le gage des grandeurs de l’avenir. Je ne méconnais donc pas le présent. Mais enfin il n’est qu’un moment dans l’humanité en marche. »
Jean Jaurès