741- Pour cacher la merde au chat... 11 posts


7 mai 2009

pour le bilan il faudra attendre(dessin de chimulus)

2 ANS 2 quinquennat.jpg
http://blabladezinc.20minutes-blogs.fr/


Avez-vous noté que le président de la république vient de boucler sa seconde année à l'Elysée, mercredi dernier? Avez-vous comme moi, une fois n'est pas coutume, trouvé cet "anniversaire" relativement discret?Il est vrai que la conjoncture ne se prête guère à la fête!Et pourtant...


Souvenez-vous ,tout avait démarré par un dîner de têtes au Fouquet's,  un séjour sur un yacht et beaucoup de 'bling bling", comme si le nouveau président avait une revanche à prendre sur la société des people, des riches et des pussants, des frustrations de gosse à assouvir.PPDA avait trop bien deviné ce fantasme,il l'a payé un peu plus tard.Aussitôt après Sarkozy a lancé ses réformes,toutes en même temps,sans attendre les résultats.


La seconde année,celle qui se termine, a montré par la crise économique, sociale, financière, morale, écologique, que le président avait tout faux.Ses idées pour période prospère appliquées à contre temps ont aggravé le fiasco,souligné l'impréparation,l'imprévoyance, et le contresens  qui a consisté à détruire le modèle français pour ressembler au modèle anglo-saxon au moment où il s'effrondre.Si nous allons un peu moins mal que les autres, c'est précisément parce que notre modèle était solidaire et social et qu'il en reste encore des lambeaux.Ce n'est pas parce que Bayrou l'écrit avec talent qu'il convient de nier l'évidence.


On comprend donc que cet anniversaire soit un peu escamoté, d'autant que le cap des deux ans est difficile à franchir comme le relève fort justement Bruno Dive, éditorialiste de Sud-Ouest.Au milieu du gué les bilans sont souvent en demi-teinte, les élections perdues (municipales de 1983 pour Mitterrand, régionales de 2004,dissolution de 97  pour Chirac).Du coup Sarkozy,à Nîmes,ce soir là,s'est tourné vers les européennes...pour "cacher la merde au chat"comme on dit le peuple des bistrots.


Depuis la crise,il a d'ailleurs changé de discours.Il a cependant gardé les mauvaises habitudes en tenant un meeting électoral partisan alors que tout commande à un président de la République, de d'oublier son clan et de se souvenir qu'il est le président de tous les Français.

 Marc Baldy


Bon anniversaire, président

Dessin du jour : Bon anniversaire, président ...
dessin de Delize Yahoo! cartoons




Article ajouté le 2009-05-09 , consulté 303 fois

Commentaires


PAC le 26/05/2009 à 19:02:26
Le 14 mai 2009, l'Express détaillait la moisson des élus :



""Les parlementaires agriculteurs se montrent fort discrets sur les aides que leur verse Bruxelles. Et pour cause : ils sont parmi les exploitants les mieux lotis. Pour vivre heureux, vivons cachés. Rémy Pointereau a toujours défendu, jalousement, son pré carré. En l'espèce, ses hectares de céréales. (...) Avec un peu de patience et le secours d'Infogreffe (les informations légales), on apprend que le sénateur (UMP) du Cher a touché 122 400 euros entre 2007 et 2008, au titre de sa propriété de Sermelles. (...)

La famille Pointereau [fait] partie des 9,8 % d'agriculteurs qui ont drainé 36 % des aides directes supérieures à 50 000 euros par bénéficiaire. Ils sont quelques-uns, parmi nos 23 sénateurs et nos 15 députés estampillés agriculteurs, à passer cette barre.

Ainsi en est-il, au Sénat, d'Alain Vasselle, dans l'Oise (143 300 euros), de Bruno Sido, en Haute-Marne (133 700 euros en association avec son épouse), et de Benoît Huré, en Champagne-Ardenne (62 300 euros pour le Gaec Carpentier et Huré). (...)

Est-ce pour cela que les grands élus de la République se font si discrets sur l'argent qui leur est versé par Bruxelles ? Un fin connaisseur commente : "La publication des aides confirme qu'ils occupent le dessus du panier." Ainsi appartiennent-ils majoritairement aux territoires des grandes et moyennes cultures - céréales au Nord et maïs au Sud - et aux régions laitières.

La France des petites exploitations est quasiment absente de la représentation nationale.

Il n'est pas étonnant, alors, de voir les sénateurs UMP, emmenés par leur président, Henri de Raincourt, ancien gros céréalier de l'Yonne, s'attaquer au moratoire sur les OGM"".
Maurice Allais le 23/05/2009 à 18:01:06
Pour un protectionnisme européen Vous ne le lirez pas ailleurs : le professeur Maurice Allais, seul Prix Nobel français d'économie, est privé de médias. Et pourquoi ? Parce que, hier libéral, adversaire du communisme, hostile à l'étatisme, partisan d'une Europe fédérale, il réclame aujourd'hui une autre Europe : qui protège ses travailleurs contre le dumping social.
/www.fakirpresse.info/frontoffice
caffe DANFACE le 19/05/2009 à 17:24:18
Xavier Denamur, restaurateur engagé contre la baisse de la TVA dans la restauration, n'en revient pas. Il vient de recevoir un courrier d'un genre unique : coté pile « TVA à 5,5% engagement pris, promesse tenue » et côté face un bulletin d'adhésion à l'UMP. Le tout accompagné d'une lettre de Xavier Bertrand, secrétaire général du parti présidentiel dont la vocation serait « pédagogique », précise l'UMP à l'Est Républicain. Voici sa réaction.

20 833 euros, c'est le gain supposé pour chaque restaurateur de cette baisse de la TVA, qui coûte à l'Etat 2,5 milliards d'euros. Un joli cadeau à l'approche des Européennes qui ne devrait pourtant pas permettre de créer de vrais emplois ni de baisser réellement les prix, ni de réaliser des investissements tangibles. Voilà bien de quoi proposer un bulletin d'adhésion à l'UMP. Rue89

Anhtelme le 17/05/2009 à 15:46:29
Profession politique rapporte qu'un des proches de Rachida Dati avoue que l'actuelle garde des sceaux pourrait ne pas sièger au parlement européen.Chacun sait en effet que cela ne la branche pas,qu'elle est contrainte et forcée de se présenter mais qu'elle ira travailler chez Bolloré où elle sera mieux payeé.
Quand on sait que Barnier sera commissaire européen on se rend compte que ceux qui voteront UMP perdront leur voix.
vincent Jauvert le 11/05/2009 à 23:07:49
A quoi joue Bernard Kouchner?



En laissant planer le doute sur son vote du 7 juin, le populaire ministre des Affaires étrangères cherche-t-il à monnayer son soutien à Nicolas Sarkozy et conserver son poste si convoité au Quai d'Orsay?



A-t-il peur d'être remplacé lors du remaniement ministériel de l'après élections européennes, que Claude Guéant a d'ores et déjà annoncé?



A l'évidence.



Pourtant cette éventualité semble s'être éloignée ces derniers mois.



Les différents diplomates que j'ai interrogés récemment se disent, pour la plupart, convaincus que Kouchner restera leur patron après le 7 juin, même si beaucoup espèrent secrètement le retour d'Alain Juppé, très aimé au Quai.



Ils estiment que Nicolas Sarkozy n'a pas intérêt à se séparer du symbole de l'ouverture, qui, en dépit des affaires Rama Yade et Péan, demeure l'un des hommes politiques préférés des Français et qui, dans l'ensemble, ne lui pose pas de problème majeur, malgré quelques accrochages à propos de Kadhafi, de la Géorgie ou de Gaza.



Ils disent que la tension entre Kouchner et ses interlocuteurs à l'Elysée (les véritables architectes de la diplomatie française), Jean-David Levitte en particulier, tension qui a été très forte il y a quelques mois et qui pouvait laisser penser que Kouchner était menacé, cette tension donc a baissé de plusieurs crans.



Ils ajoutent que Bernard Kouchner dispose d'un atout important auprès de Sarkozy: sa relative popularité aux Etats-Unis et sa proximité avec quelques membres de l'administration Obama (Holbrooke et, dans une certaine mesure, Hillary Clinton).



Certains cependant insistent sur le fait que la méthode de travail, souvent désordonnée, du ministre, ses déclarations à l'emporte pièce désarçonnent, irritent voire désespèrent nombre de ses interlocuteurs étrangers dont certains ont fait part de leur mécontentement à l'Elysée.



Cependant les diplomates rencontrés disent aussi que, si la rumeur d'un éventuel remplacement de Kouchner par une autre icône de la gauche, Jack Lang, a bel et bien circulé dans les couloirs du Quai il y a quelques semaines, cette hypothèse semble ne plus être à l'ordre du jour.



Pour l'instant, en tous cas.



PS: Bernard Kouchner vient d'annoncer que finalement il votera pour la liste de Michel Barnier (dans son communiqué il n'est pas fait mention de l'UMP...).



Pourquoi ce ralliement?



Sans doute donc parce qu'il se sentait bel et bien menacé et qu'il devait devait des gages à Nicolas Sarkozy.



Aussi parce qu'après une séparation de corps de deux ans, le temps du divorce d'avec le PS est venu.



Quoi qu'il en soit, depuis cet après midi, à la question posée en titre, la réponse est "oui évidemment".
http /globe.blogs.nouvelobs.com/
valmy le 11/05/2009 à 19:24:51
putain encore Coppé à la télé ce soir,sur canal+!Depuis 1 mois il couche dans le studio,il y est tous les jours!la campagne de 2017 commence....
Marc le 10/05/2009 à 23:40:20
Quand je me souviens de notre joie le 10 mai 1981...J'en ai encore des frissons!
Bruno Valentin le 10/05/2009 à 16:48:19
Appel de « République et Socialisme »
Fidèles à l’esprit et à l’oeuvre de la Révolution Française et de la Commune,nous sommes républicains.
Fidèles à la pensée de Jaurès et à l’oeuvre du Front populaire et du Conseil National de la Résistance, nous sommes socialistes.Par cette double fidélité, nous entendons agir pour un objectif : la République
Sociale, c'est-à-dire pour que les concepts républicains d’égalité, de liberté, de fraternité et de laïcité ne soient pas seulement des mots désincarnés mais se déclinent dans la société toute entière de manière perceptible et vivante et dans tous
les domaines, y compris dans le domaine économique et social.
Cet objectif nous impose d’agir dans le présent afin de redonner à notre peuple l’espoir et la recherche d’un nouvel idéal qui lui font défaut depuis plusieurs
décennies.Or, aujourd’hui, le peuple souffre. Partout, la crise sociale fait sentir ses effets : chômage, précarité, pouvoir d’achat en berne, conditions de travail toujours plus difficiles sont le lot de la majorité de nos compatriotes, tandis qu’une petite minorité étale sans vergogne richesse et privilèges. C’est la conséquence du système libéral qui, loin de s’atténuer malgré son échec patent, poursuit ses ravages partout dans notre pays, détruisant une à une les conquêtes sociales obtenues par deux siècles de luttes.
Face à cette situation, nos concitoyens ne baissent pas les bras, comme le prouvent les résistances face aux fermetures d’usines et aux délocalisations,
aux attaques contre l’éducation nationale, la santé publique et les services publics ou le succès des manifestations du 29 janvier et du 19 mars.
Mais cette réponse par les luttes ne suffit pas. Il faut donner à celles-ci un débouché politique, faute de quoi il ne restera plus rien de l’héritage dont nous
sommes porteurs.

Ce débouché ne peut sortir ni du social-libéralisme qu’incarne aujourd’hui le Parti Socialiste, ni de la démarche pseudo-révolutionnaire du NPA. L’un et
l’autre font le jeu de la droite et du libéralisme : le premier en soutenant de facto la « concurrence libre et non faussée » de l’Europe libérale incarnée par le traité de Lisbonne, le second en refusant de facto toute alliance susceptible de vaincre les libéraux dans les urnes.
Seule une large union des socialistes de conviction, des communistes, des républicains progressistes, des antilibéraux, des syndicalistes, et de tous les
citoyennes et citoyens attachés aux valeurs de la République et du Socialisme nous paraît à même de répondre à l’attente de notre pays.
Mas cette union ne se construira pas en un jour. Des jalons sont nécessaires.
Et c’est dès maintenant que nous devons y travailler.
C’est pourquoi nous appelons toutes celles et tous ceux qui ont voté non le 29 mai 2005, toutes celles et tous ceux qui refusent le dogme européiste de la
« concurrence libre et non faussée », toutes celles et tous ceux qui se battent contre les menaces pour la santé publique contenues dans la loi Bachelot,
toutes celles et tous ceux qui se battent pour une éducation et une recherche de qualité, toutes celles et tous ceux qui veulent défendre nos services publics
et en créer de nouveaux, toutes celles et tous ceux qui refusent la fatalité du chômage et de la précarité, toutes celles et tous ceux qui veulent défendre la laïcité, à soutenir notre combat pour offrir un autre avenir à notre peuple en rejoignant
*République et Socialisme.

Pour rejoindre cet appel, adressez un mél à :
republiqueetsocialisme@yahoo.fr
ou écrivez à République et Socialisme c/o Lucien Jallamion 44 bis rue Philippe de Girard
75018 Paris.

Pour ceux d’entre nous qui veulent aller plus loin, il est possible de s’engager dès maintenant aux côtés du Front de Gauche.
Le rassemblement qu’incarne le Front de Gauche à l’occasion des élections européennes du 7 juin nous paraît, en effet, l’occasion de construire les premiers jalons de cette alternative.
Catabronda le 10/05/2009 à 16:37:56
Si,il y en a un:François Berléand,socialiste qui a vôté Bayrou et qui finalement aime ce que fait Sarkozy et est heureux que Ségolène Royal ne soit pas pésidente.
BRUNO le 10/05/2009 à 13:04:17
"il n'y a pas grand chose à fêter au terme de deux mandats" c'est De Villepin qui le dit
The Economist le 09/05/2009 à 21:52:00
La couverture est assez drôle : Nicolas Sarkozy, sur la première marche du podium, regarde d'un air moqueur Angela Merkel qui fait grise mine sur la deuxième, et Gordon Brown et les « Anglo-Saxons » qui disparaissent dans la troisième. C'est la revanche du « modèle français », selon l'un de ses principaux pourfendeurs traditionnels : l'hebdomadaire libéral britannique The Economist.

Cette « nouvelle hiérarchie en Europe », qui met la France en tête de liste, est doublement paradoxale : d'abord, évidemment, parce qu'elle est définie par The Economist, qui n'a jamais caché ses critiques vis-à-vis du « modèle français » ; mais aussi parce que c'est Nicolas Sarkozy qui l'incarne sur ce montage de couverture, alors qu'il en a été, lui aussi, l'un des détracteurs !

Dans son dossier, l'hebdomadaire britannique tente une modeste autocritique en reconnaissant qu'il a fait partie de ceux qui considéraient que le modèle de l'Europe continentale poussé à l'extrême par la France était « sclérosé », « trop dominé par l'Etat », et que le salut résidait dans « une dose de réformes libérales à l'anglo-saxonne »…
Colbert règne de nouveau à Paris !

Mais il consacre dans sa dernière édition trois pages à démontrer que le rôle de l'Etat, le système de protection sociale français, et les résidus de « colbertisme » permettaient aujourd'hui à la France de s'en tirer mieux que les autres pays industrialisés face à la récession.

»Jean-Baptiste Colbert règne de nouveau à Paris. Et, plutôt que de s'opposer au dirigisme, les Britanniques et les Américains s'emploient à l'imiter. »

Le magazine analyse très bien le deuxième paradoxe de cette découverte : le fait que Nicolas Sarkozy en soit aujourd'hui l'incarnation, alors que, note The Economist, « il a été en partie élu Président de la France en expliquant que le modèle français était moribond, et en vantant les louanges des modèles britannique et américain ». C'est le même homme qui a pris la tête de croisade contre « le laisser-faire capitaliste », souligne à juste titre le magazine.

Ce paradoxe illustre d'une certaine manière la grande chance de Nicolas Sarkozy, qui n'a pas eu le temps d'introduire en France les réformes de libéralisation qui ont provoqué la catastrophe financière ailleurs. On se souviendra qu'il avait en particulier vanté pendant sa campagne un système de prêts immobiliers à la subprime, dont le monde entier réalise aujourd'hui à ses dépens les périls.

Cette inacapacité à introduire ces réformes en France permet aujourd'hui à un « born again » Sarkozy de se présenter en néo-dirigiste européen aux réunions du G-20, et de revendiquer un rôle de leadership au nom de valeurs auxquelles il ne croyait pas il y a peu…
Rue89
Malakine le 09/05/2009 à 21:46:12
l’Europe c’est une catastrophe en temps normal, mais elle est le seul espoir pour l’Humanité et le monde lorsqu’elle est présidée par Sarkozy ! Oserais t-on rappeler à notre président que l’élection qui vient n’est pas celle du président de l’Europe qui serait élu au suffrage universel et qu’il n’est pas candidat à cette fonction ? Il serait d’ailleurs intéressant de savoir quels seraient les candidats que soutiendraient l’UMP pour les postes de Président de la commission et du conseil, si le traité de Lisbonne venait à être approuvé. Un clone de Sarkozy probablement, mais qui ? Barroso et Junker ? Ces nuls qui ont fabriqué cette Europe passive et impuissante ?

Faut-il que l’UMP n’ait vraiment plus rien à dire et à proposer, ni sur l’Europe, ni sur la réponse à la crise, ni sur la refondation du capitalisme, pour tenter de transformer ainsi l’élection européenne en un plébiscite sur la personne de Sarkozy et ses qualités de chef, son énergie, sa volonté, son courage… Nous voilà donc rendu au degré zéro de la politique. Sarkozy n’a plus qu’un atout : c’est celui qui fait le plus de bruit. Et plus qu’un argument : Il se donne à fond et fait de son mieux.

Un plébiscite après tout, pourquoi pas. Mais en cas de défaite, c’est la porte !
/www.marianne2.fr/Sarko-a-Nimes-apres-moi,-le-deluge!
Refais le Monde Avant Qu'il Ne Te Refasse le 09/05/2009 à 21:26:07
Villemur Bientôt Ville Morte

Tout d’abord rappeler que MOLEX se situe à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) à 33 km au nord de Toulouse, que c’est une usine de "connectique" automobile fournissant essentiellement le groupe PSA Peugeot Citroën.
Que d’autre part, cette entreprise appartenant autrefois à la SNECMA fut rachetée en 2004 par le groupe américain MOLEX.
Qu’enfin, l’usine se portait plutôt bien financièrement vu que pour l’année 2008, le bénéfice dégagé se montait à 1 200 000 €.

Malgré cet excellent bilan comptable, en décembre dernier, il est signifié aux salariés (près de 300 personnes) que la production va être délocalisée en Slovaquie, donc que le site haut-garonnais va fermer et ses salariés goûter aux joies du tout frais et "dysfonctionnant" Pôle Emploi.
Des salariés qui vont progressivement découvrir que depuis 2004, soit depuis le rachat de leur entreprise par le groupe américain MOLEX, leur savoir-faire a été disséqué, étudié, dupliqué même, afin de l'exploiter et de l’implanter ailleurs, dans un pays (La Slovaquie, donc) où la main d’œuvre est bien meilleur marché qu’en France.
Bref, les gars se sont fait entuber copieux.

Et l’on voudrait qu’ils restent sages et tranquilles ?
Qu’ils encaissent en silence et sans moufter ?
Comment veux-tu que leurs souffrances, leur colère ne s’expriment pas ?
Et comment avoir le culot de déclarer la comprendre (la colère) tout en la condamnant (quand elle s’exprime) ?
Ah qu’ils soient en colère, passe encore, mais diantre, en venir à séquestrer un gérant et une DHR, là, c’est trop, c’est inacceptable, mais c’est quoi cette histoire ?
Et pourquoi c’est inacceptable ? M’enfin parce que c’est de la violence, madame ! De la VI-O-LEN-CE !

Et pourquoi pas du terrorisme, non plus ?

De la violence, tu dis ?
Et ce qu’on leur a fait, ce qu’on leur a mis profond dans le cul, c’est quoi ?
Un acte de bienveillance, peut-être ?

Quoi qu’il en soit, les gars de MOLEX ont, le 20 avril dernier, retenu en leur usine (qui ne leur appartient plus depuis maintenant 5 ans) 26 heures durant, le co-gérant de la filiale française du groupe (Marcus Kerriou) et la directrice des ressources humaines (Coline Colboc).
Ils ne les ont pas giflés, fouettés, molestés, pas même violés.
Ils leur ont, en revanche, fourni matelas et nourriture. Puis les ont “libérés” le lendemain soir venu. Le mardi 21 avril 2009 à 21 heures.

Bigre !
Comme c’est violent, dis-donc !
J’en reste pantois !

Suite à cet acte qualifié donc de “violence”, des négociations furent engagées (tiens donc ..) !
Elles se sont soldées par un accord en début de cette semaine qui pourrait se résumer ainsi :

L’usine ne fermera pas le 30 juin prochain comme prévu … mais le 31 octobre 2009.

Du coup, partout, on peut lire ou entendre que, hourra, les gars de chez MOLEX ont gagné 4 mois, ou 4 mois avec sursis.
Ce qui n’est pas exact.
La réalité est autre, elle est terrifiante.

Car que dit-il, cet accord ?

Il dit effectivement que la fermeture est repoussée de quatre mois mais qu’il est impératif de “revitaliser le site” afin de convaincre le groupe PSA de faire travailler les sous-traitants français et non pas américains et/ou d’attirer un éventuel "repreneur".

”Revitaliser le site” ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que de l'argent a été injecté [2,5 M€] mais aussi que les objectifs de production ont été revus à la hausse par la direction. Et pas qu’un peu. Ça ressemble même à “Mission Impossible” ! [“Je ne sais pas si les gars arriveront à assurer le volume de production exigé.” a même déclaré Denis Parise, secrétaire général CGT du Comité d’Entreprise].
D’autre part, le groupe PSA n’a-t-il pas reçu de l’État et dans le cadre d'un plan de sauvetage de l’industrie automobile française une somme conséquente en échange de quoi, ce groupe s’engageait à ne pas délocaliser et à faire travailler les sous-traitants français ?
Est-ce à dire que PSA ne respecterait pas l’accord passé avec le gouvernement ? Bref, que PSA et les américains de MOLEX seraient, dans cette histoire, cul et chemise au détriment des 300 salariés de Villemur-sur-Tarn ?
Si c’est le cas, et y’a de fortes probabilités que ce le soit, les gars de chez MOLEX viennent de se faire enculer une seconde fois ! Car derrière cet échange - on vous file quatre mois de rabiot, les gueux ! - il y a comme condition de produire plus que de raison afin de compenser la perte que les dirigeants ont consentie, perte de profits il va sans dire, tant leur usine slovaque est potentiellement bien plus rémunératrice que celle de Haute-Garonne, ne serait-ce que par la masse salariale réduite de près de moitié.

Quatre mois d’esclavage, de travaux forcés, voilà ce qu’ils ont, en réalité, gagné, les MOLEX.
Quatre mois ferme !

Comme quoi, tu vois, il n’y a point besoin d’aller en justice, porter plainte contre X pour séquestration, mon beau patron ! La justice, c’est toi qui la fait.
Et les plaintes, ce sont celles des ouvriers que tu vas faire marner.
Ceux qui ne t’ont ni giflé, ni fouetté, ni violé, mais t’ont fourni matelas et nourriture.

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