733-In Vino Satanas 5 posts


Vins de Cahors                           

                                                                                     

Vins de Cahors                                                                 
     
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Pour ceux, nombreux, qui s'intéressent (au vin et) aux vins, et notamment au vins de Cahors, l'une des richesses du département du Lot, je publie ici de larges extraits d'un forum passionnant du Nouvel observateur.Marc Baldy



                                                                                     Albas fête le vin de Cahors avec Le bon air est dans les caves
                                                                            Le bon air est dans les caves et
                                                                            la fête du vin de Cahors à Albas




Forum du NouvelObs.


 Denis Saverot, directeur de la rédaction de La Revue du vin de France depuis 2000  est l'auteur de "In Vino Satanas", paru chez Albin Michel en 2008 (avec Benoist Simmat), un brûlot dans lequel il fait le point sur l'image du vin français, la vision qu'en ont les hommes politiques et les aberrations d'un système qui fait tout pour empêcher le développement d'un produit qui a fait la renommée de la France et qui participe pour beaucoup à ses exportations.










Question

Finalement, le vin tres haut de gamme ne fait-il pas partie de ces produits qui n'ont pas vraiment de prix, si ce n'est celui que l'on est pret a y mettre: ainsi des milliardaires peuvent-ils payer des fortunes pour de pretendues oeuvres d'art contemporain qui trouveraient facilement leur place dans une decharge publique...

 

Réponse : Oui c'est vrai, Alain Dominique Perrin, ancien patron de la marque Cartier et vigneron à Cahors explique que les plus grands vins ne sont plus dans le marché du luxe, mais dans le marché de l'art. Un marché qui fonctionne au coup de cœur et qui est régit par la rareté. La grande Romanée Conti, c'est 6000 bouteilles par an. Or, il y a dans le monde aujourd'hui, en Chine, aux États-Unis, en Russie, bien plus de 1000 "grandes fortunes" prêtes à payer n'importe quelle somme pour en avoir une caisse…

Question

Les exportations de pinard francais se portent plutot bien, non ? Pourraient-elles mieux se porter, selon vous ?

 

Réponse : Oui, la France a exporté deux années de suite pour plus de 6 milliards d'euros de vin, c'est remarquable. Cela fait 130 Airbus, près de 300 TGV de la dernière génération. Et pourtant, vous n'entendrez jamais le président de la République s'en féliciter, ni le chef du gouvernement. En Espagne, le roi se déplace pour inaugurer la splendide Bodega Marques de Riscal. Et nous, nous dépensons de l'argent public pour expliquer que le vin donne le cancer ! Sur le fond, la France brille dans le monde par la qualité et la diversité de ses vins de propriété. Mais il est dommage que les coopératives par exemple ne parviennent pas à se regrouper d'avantage pour créer des marques, par exemple des "Danone" ou des "L'Oréal" du vin. Car pour exporter par exemple aux États-Unis, il faut être capable de livrer beaucoup de vin chaque année, et de nombreux petits producteurs français (il y en a plus de 140 000 en France) n'ont pas la taille critique pour développer les exportations.

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Question

Avez vous lu le texte du patron de l'Institut national du Cancer hier dans le Monde ? Qu'en pensez vous ?

 

Réponse : Les autorités sanitaires jouent volontiers les tartuffes. Le Pr Maraninchi dirige l'Inca (Institut national du Cancer) et pourtant : jusqu'à il y a très peu de temps, il était un fumeur compulsif (et je ne suis pas certain qu'il a arrêté). Avec lui comme avec d'autres, c'est "faîtes ce que je dis, pas ce que je fais". La plupart des pourfendeurs du vin aiment le boire en privé, c'est le cas du docteur Got ou d'Alain Rigaud, le président de l'Anpaa. Mais il prétendent en privé que leurs messages ne s'adressent pas aux élites, mais au peuple qu'il faut selon eux protéger contre ses propres excès. C'est un peu comme la chasse : on laisse les grandes fortunes chasser dans les chasses privées, mais on aimerait bien faire disparaître le chasseur du dimanche, avec son treillis fripé et son langage fleuri…

Question

En 20 ans la consommation de vin a diminué de 50%, ce qui n'a pas n'a pas empêché le nombre de cancer d'augmenter ? Que pensez vous de cet hygiénisme de plus en plus affirmé ?

 

Réponse : C'est délirant ! En effet, la consommation de vin a été diminuée par deux depuis 1960. Mais le nombre de cancers a explosé (on est de mémoire à près de 150 000 par an) et surtout la France est devenu sous l'égide de nos autorités sanitaires le premier consommateur au monde d'anxiolytiques et d'antidépresseurs (60 millions de boîtes l'an passé). Mais pour les élites urbaines et bo-bo, le vin est resté un symbole de la ruralité et même d'un certain archaïsme (le vin "corrupteur du peuple"). On préfère donc que les gens soient mis sous tutelle chimique à coup de Lexomil délivré par des blouses blanches, c'est plus hygiénique. Et cela rassure les dirigeants : si, en 1789, le peuple de Paris avait bu aussi peu de vin qu'aujourd'hui et avait pris autant d'antidépresseurs qu'aujourd'hui, il n'y aurait pas eu de Révolution.

Question

Ne ferait-on pas mieux de s'occuper des pesticides dans les vignobles plutôt que des risques de boire plus d'un verre par jour ? Et que pensez vous des "vins naturels" ?

 

Réponse : Après avoir beaucoup traité chimiquement sa vigne, la France fait aujourd'hui marche arrière. C'est un progrès. La vigne a en effet absorbé depuis 10 ans un tiers des 95 000 tonnes de pesticides épandus chaque année. C'est trop ! Mais attention, le vin naturel n'existe pas : le seul vin naturel, c'est le vinaigre. C'est l'homme qui, par son travail, a appris à conserver le vin, a effacer ses défauts et maladies (ascescence, piqûre, etc.). Les vins bios ont des qualités, ils sont notamment plus digestes. Mais tous les parfums et odeurs naturellement présents sur terre ne sont pas nobles ni agréables. Il faut le génie de l'homme pour réussir de grands produits.

Question

Les prix des grands crus de Bordeaux mais aussi des champagnes ont suivi les primes des traders : quand on est pourri de fric, on veut s'offrir ce qu'il y a de plus chers et les producteurs été ravis de capter cette clientèle. Dans le même temps, le prix du tonneau de Bordeaux sup n'a jamais été aussi bas. Ne croyez-vous pas que le prix des grands crus devrait baisser d'au moins 80% pour renouer avec le monde réel ?

 

Réponse : Le marché et en particulier les amateurs attendent en effet une baisse importante des prix des Bordeaux. Il faut dire que les prix étaient devenus fous : château Cheval Blanc coûtait 120 francs en primeur en 1993, 130 euros en 2001 puis 400 euros la bouteille en 2005… Dans le même temps, le tonneau de 900 litres de bordeaux oscille entre 650 et 900 euros… Tant de différence, c'est insoutenable.

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Question

Pourquoi les vins sont ils aussi chers ?

 

Réponse : Les très grands vins sont très chers car ils sont rares et très demandés (lire réponse précédente). La médiatisation des grandes étiquettes a mondialisé le marché. Jusqu'à il y a 30 ans, seuls un petit groupe d'initiés et de gens cultivés connaissaient l'existence de ces grands vins. Aujourd'hui, n'importe quel milliardaire Chinois sait que l'on peut spéculer en achetant des grands bordeaux, qu'une bouteille de château Ausone 2005 payée 500 euros en première tranche en mai 2006 valait 1300 euros quelques semaines plus tard… Mais attention, il y a aussi beaucoup de vins de Bordeaux, bien faits et agréables, qui sont vendus entre 3 et 4 euros la bouteille… En réalité, il y a désormais deux familles de vin. Les intouchables (étiquettes mondialement célèbres et recherchées) et les autres…

Question

Quelle est l'argument central de votre livre. Le vin est diabolisé ?

 

Réponse : Ce n'est pas un argument, c'est un constat. Il faut aller en Australie pour lire dans un stade de rugby : "buvez du vin de Bordeaux". En France, c'est interdit. Les Italiens ou les Espagnols sont fiers de leurs vins. En France, Bertrand Delanoë, à peine élu à la mairie de Paris, s'est empressé de vendre les plus belles bouteilles de la cave de l'Hôtel de Ville aux enchères. Comme si ces grands vins lui brûlaient les doigts… Et on dépense aujourd'hui de l'argent public pour expliquer que le vin donne le cancer. Pendant ce temps, les Américains s'enthousiasment pour leurs vignobles de Californie et d'Oregon…

Question

Pouvez vous nous dire comment les législations étrangères se distinguent des notres en matiere de vin ?

 

Réponse : La France a l'un des régimes les plus sévères en matière de communication sur le vin. On ne peut par exemple pas faire de publicité sur le vin à la télévision. Le quotidien Le Parisien a été condamné pour avoir publié un article sur les champagnes à la veille de Noël (l'article a été jugé trop favorable et assimilable à de la publicité : or, il n'y avait pas la mention légale "à consommer avec modération"). Je pense personnellement que cette offensive hygiéniste est soutenue en sous main par l'industrie pharmaceutique qui organise méthodiquement le remplacement du vin (qui est aussi le plus civilisé des anxiolytiques naturels) par ses pilules du bonheur et autres tranquillisants. Les gens qui rentrent chez eux après une dure journée de travail ne prennent plus un verre de saint-véran, ils prennent un cachet ! Maintenant, il faut aussi reconnaître que si la loi Évin a été votée en 1991 en France, c'est avec l'accord du vignoble ! Car cette loi a un effet protectionniste. En interdisant la pub sur le vin à la télé, on a empêché les grandes marques étrangères (Gallo, Mondavi, Torres, Freixenet, Constellation Brands, etc.) de se faire connaître en France. On a vitrifié le marché avec 98,5% de parts de marché pour les producteurs français ! Le problème aujourd'hui est qu'un produit sur lequel on ne peut pas communiquer est condamné au déclin. Cela accélère la baisse de la consommation.

Question

Que pensez vous des discussions autour de la réforme de l'AOC et des nouveaux critères de l'INAO ?

 

Réponse : La France a inventé le système des appellations, hiérarchisées selon le principe de l'origine géographique. Mais ce système sélectif a été dévoyé : on a laissé les vignerons créer près de 600 appellations, c'est trop. En plus, ce sont les producteurs qui jugeaient eux-même de la qualité des vins. Autant dire que le système n'était plus très sélectif, ce qui a conduit a vendre des vins médiocres sous le label de l'AOC (ce que nos amis Anglais, par exemple, n'ont jamais compris). Il fallait donc réformer le système. Mais la multiplicité des acteurs (appellations), des syndicats de producteurs, de négociants, etc., des interprofessions aux ramifications multiples, tout cela empêche de prendre les mesures sévères qui conviendraient. On le voit en Languedoc : la création d'une marque unique Vin du Sud est bloquée car il y a là-bas trois interprofessions qui tiennent la région et veulent conserver leurs privilèges… Il est très difficile dans notre pays de revenir sur les avantages acquis, même lorsque l'on n'a plus les moyens de les distribuer…

Question

Le guide Parker c'est vraiment LA référence en matière de vins ?

 

Réponse : L'Américain et très francophile Robert Parker a révolutionné la notation des vins. Le premier, il a rédigé des notes destinées au consommateur lambda et non pas aux seuls œnophiles initiés. Son travail (c'est un très grand dégustateur et un gros travailleur) a tout de suite séduit la communauté des amateurs américains puis le reste du monde qui pouvaient enfin lire une présentation des vins claire et accessible. Le problème est que Robert Parker défend un certain style de vins qu'il aime plus que les autres : il apprécie les vins puissants, démonstratifs, musculeux, très sensuels. Les vignerons, notamment bordelais, s'en sont rendu compte. Alors, pour espérer être bien noté par Parker et vendre leurs vins plus vite et plus cher, certains se sont mis à profiler, à modeler leurs vins pour entrer dans les canons de Parker. Ils ont ainsi contribué à uniformiser le style des vins. Mais ce n'est à l'origine pas de la faute de Robert Parker lui-même qui n'a fait que défendre les vins qu'il aimait ! Aujourd'hui, le public réclame un retour à davantage de diversité.

Lire toutes les questions et réponses: nouvelobs.com
                
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LePost
Ecoutez Hervé Morin , l' océan est assez grand pour aller naviguer en toute liberté et en sécurité. La plupart des Français se sentent conçernés, enfin presque...











Article ajouté le 2009-04-10 , consulté 260 fois

Commentaires


Anti Fadas le 13/04/2009 à 11:31:37

Ah ! Cette bluette chantée par Michel Simon, sur des paroles de Serge Gainsbourg ! Quel bonheur !


D'avoir vécu le cul
Dans l'herbe tendre
Et d'avoir su m'étendre
Quand j'étais amoureux

J'aurais vécu obscur
Et sans esclandre
En gardant le cœur tendre
Le long des jours heureux

Pour faire des vieux os
Faut y aller mollo
Pas abuser de rien pour aller loin

Pas se casser le cul
Savoir se fendre
De quelques baisers tendres
Sous un coin de ciel bleu

Pas se casser le cul
Savoir se fendre
De quelques baisers tendres
Sous un coin de ciel bleu.

www.lantifadas.midiblogs.com
Titine le 13/04/2009 à 11:03:43
Ce papier est plein de bon sens mes invités préfèrent les petits vins sans grandes étiquettes qui ont un goût de fruits.Hier j'ai donné le choix entre un vin de Bordeaux prestigieux pour déguster l'agneau pascal et une bouteille de Gigondas 2007 achétée au Lidl.Ils ont préféré le second qui les as ravis.C'est dire qu'entre Les Noces de Cana, un Cahors 2007 à 18,50€ et un Cahors basique à 5€ mon choix est vite fait.(Une boutique cadurcienne propose un carton de 6 bouteilles de Pailhas à 20€,pratiquement le carton au prix de la bouteille de Noces de Cana!)

Même remarque pour les fromages de chèvre dit "Rocamadour".La famille Armand Vignals les vend sur le marché de Cahors à 3,30€ les 6.On les trouve à Toulouse,Paris,ou Biarritz à 1,30 pièce!

Revenons à la simplicité et à la modération.
Serge le 11/04/2009 à 19:53:40
On a beau connaître l’expression « mer de plastique » et avoir vu des reportages sur Almería, plonger dans l’univers des serres provoque une sueur froide, et un triste diagnostic : il y a pire que la Beauce en France.
Emmanuelle Helio


Sur plusieurs kilomètres entre Huelva et Palos, les serres de fraises et de framboises s’étendent à perte de vue, même les vergers de pêchers sont plastifiés pour avancer la maturité des fruits. Mais ce qui m’a fait le plus peur en arrivant, c’est le « hors-sol » resté jusqu’alors pour moi un concept abstrait… Pour faire connaissance avec mon nouvel environnement, je suis partie marcher dans une forêt de pins derrière le village où je loge. Des fraises à un mètre du sol, aussi rouges qu’un mois d’août ensoleillé, et reliées par le bas et le haut à une perfusion identique à celle des hôpitaux. Des fraises malades, peut être ? Non, du tout : des fraises hors-sol…

« Hors-sol » cela signifie qu’on a du sol, mais qu’on ne l’utilise pas, et qu’au-dessus on plante les fraises dans des étagères pleines de fibre de noix de coco. Je comprendrais qu’on plante les fraises en l’air parce qu’il n’y a plus de place par terre, mais planter en l’air pour planter en l’air, quel intérêt ? En réalité, ce flottement des fraises nous révèle que ce n’est pas le sol de Huelva qui fournit des fraises ou des framboises à toute l’Europe, il n’est qu’un support. Les serres se sont installées sur des sablières, passées chaque année avant la plantation au bromure de méthylène afin de les désinfecter. En fait, la terre du coin ou bien une étagère de fibres de noix de coco, dans l’esprit des exploitants de fraises c’est pareil. La terre de Huelva n’entre en rien dans la production des fraises, les seuls ingrédients locaux sont l’eau et le soleil. Tout le reste vient d’ailleurs : les plants, la main d’œuvre, le plastique, les engrais, les pesticides.

En effet, la fraise de Huelva que vous pourrez trouvez dès le mois de janvier dans les étals des supermarchés n’est pas plus espagnole que moi, la variété « Camarosa » a été élaborée dans les laboratoires de l’Université Californienne de Davis. Chaque campagne de plantation suppose de payer des « royalties » à ses inventeurs, environ 1800 euros par hectare et par an. Semée dans le nord de l’Espagne (dans les pépinières de Castilla y Léon) en juillet, puis replantées en Andalousie à partir de septembre octobre, elle sera mangée en France, en Angleterre ou aux Pays-Bas… Les fraises sont donc tout aussi nomades que les 30.000 travailleurs venus des Pays de l’Est, du Maroc ou du Sénégal pour les ramasser.

Selon les calculs des multinationales de l’agroalimentaire et des centrales de grande distribution, les fraises de Huelva seraient de « l’or rouge ». Je n’ai jamais été douée en mathématiques, mais si on retire à cet or rouge, les coûts de tous les intrants indispensables à ce mode de culture et de commercialisation, que reste-t-il de l’or ? Jugez plutôt : coût en carburant de tous les déplacements (Nord de l’Espagne-Andalousie ; Pays de l’Est/Maroc/Sénégal-Andalousie, Andalousie-Europe du nord), coût du plastique non recyclé, coût des pesticides, coût de la réfrigération pour l’emballage et le transport). Je ne suis pas sûre que l’inventeur de l’expression « or rouge » soit beaucoup plus doué que moi…en mathématiques, j’entends, parce qu’en commerce international, il ne doit sûrement pas être mauvais.

Dans le rapport de deux étudiantes Françaises venues étudier le « système fraisier » de la province de Huelva (1), on peut lire qu’une diminution du prix de la fraise de 15 %, ou encore le paiement des journaliers agricoles au même niveau de salaire qu’un ouvrier (46 €/jour au lieu de 35 €) mettrait de nombreuses petites exploitations en danger. Ce qui signifie que la production locale ne peut exister qu’à deux conditions : d’une part que les prix ne baissent pas (ce qui est peu probable étant donné la dépendance des agriculteurs au marché international) et d’autre part en exploitant sciemment la main d’œuvre participant à la récolte.

Ah, j’allais oublier, les fraises ne sont pas seulement « pesticidées » jusqu’à la moelle, elles sont aussi produites dans des serres qui s’étendent au pied d’un pôle industriel. Huelva est une ville ouvrière, on y raffine le pétrole, fabrique de la peinture, extrait du gaz, produit de l’engrais. Certains soirs, alors que j’habite à dix kilomètres de la raffinerie, l’odeur du gazole envahit tout le village. Alors si jamais en ouvrant une barquette de fraise, loin là bas chez vous, la cuisine se met à sentir la station service, c’est que la fraise aura pris le goût d’un élément omniprésent dans sa production (pétrole des déplacements, pétrole pour fabriquer le plastique des serres, et émanations de la raffinerie).

Piquette le 11/04/2009 à 12:53:24
Vin rosé 87% des Français refusent la production de vin rosé obtenu à partir du mélange de vin rouge et de vin blanc. 61% d'entre eux se disent même certains de ne pas en acheter, alors que l'UE a levé l'interdiction de ce type de production.
blackisphere le 10/04/2009 à 17:09:11
“Les Cahors sont meilleurs que la plupart des vins de Bordeaux, les grands crus mis à part, et je suis surprise par leur diversité et leur complexité aromatiques, enfin le 2005 est vraiment très bon” , Elin Mc Coy, journaliste aux Etats-Unis

Du 3 au 8 avril 2009, Elin Mc Coy, célèbre journaliste américaine (Etats-Unis) a parcouru le vignoble de Cahors à l’invitation de l’UIVC.

Elle a visité plusieurs producteurs et négociants représentatifs du dynamisme actuel de l’appellation à l’export : Château de Haute Serre, Château Lagrézette, Château Croisille, Château Chambert, Château Haut Monplaisir, Domaine Les Roques de Cana, Château Combel la Serre, Domaine Cosse Maisonneuve, Société RVSO, Maison Rigal, Compagnie France Malbec.

A l’initiative de l’UIVC, Elin Mc Coy a lors de son séjour déjeuné avec le Maire de Cahors et le Président du Conseil Général du Lot. Elle a aussi rencontré les organisateurs du Cahors Blues Festival.

Enfin et surtout, l’UIVC lui a organisé une dégustation des vins qui seront présentés aux journalistes et acheteurs de la Côte Est des Etats-Unis, le 12 mai, à New York. Soit environ 80 vins de 40 propriétés au total.

Elin Mc Coy a pu durant son séjour apprécier de vieux Cahors, ainsi par exemple le Clos Triguedina 2000, le Château Eugénie 1990, le Château du Cèdre 1993 et même un Impernal 1983 ! Et ce en présence de Laurent Marre, sommelier gérant de L’Epicurvin.

Son appréciation globale des vins de l’appellation est très positive, et même plutôt à l’avantage de Cahors face à la qualité de l’offre argentine présente aux Etats-Unis. Elle le confirmera le 12 mai en intervenant elle-même lors du séminaire - dégustation que l’UIVC va organiser pour la presse et les acheteurs à New York.

Parmi les vins qu’elle a particulièrement aimés : Château du Cèdre, Château les Hauts d’Aglan, Château Haut Monplaisir, Château de Haute Serre, Château Croisille, Château Pineraie, Château La Caminade, Château Combel la Serre,...

www.blackisphere.fr

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