725-Justice de liberté et justice de sécurité 21 posts / talk chevènement /Soutien Rue89

De très nombreuses personnalités politiques,des journalistes,des dessinateurs,prennent la défense de RUE89 , choqués par les suites policières données à l'affaire de la vidéo de « Sarkozy off »,

Goubelle, dessinateur : 

Dessin de Goubelle


Chimulus, dessinateur : 

Dessin de Chimulus


Charb, dessinateur de presse à Charlie Hebdo : 

Dessin de Charb

Voir les commentaires ci-dessous.

                                           ***********

 

Frénésie sécuritaire, frénésie législative,menaces sur l'indépendance de la justice et sur les droits de l'homme autant de risques pour l'Etat de Droit estiment juristes et universitaires qui viennent de publier un livre très opportun sous la direction de Laurent Mucchielli (Editions La Découverte).

L'excellent Sud-Ouest Dimanche aborde ce sujet aujourd'hui dans son édition du 8 mars.Nous y consacrons ce billet ,totalement en phase avec les préoccupations
d'actualité et les travaux du parlement (Affaires Colonna, Affaire de Julien Coupat, révoltes sociales des Antilles et de la Réunion, pressions sur la presse, loi sur l'audiovisuel public, interpellations musclées, remise en cause de l'indépendance de la justice,etc... On pourrait multiplier les exemples.Je souhaite que les visiteurs de ce blog réagissent à ces propos.
                                                                                               Marc Baldy

Vivrions-nous sous un « Patriot Act » qui ne dirait pas son nom ?

Ce qui est clair, c'est que le contenu de ces lois met parfois en péril certains principes fondamentaux du droit : l'indépendance des magistrats (que met en péril l'idée des « peines planchers »), le respect des droits de la défense (que met en péril l'idée de jugements immédiats), l'atténuation de la responsabilité des mineurs (que met en péril la volonté d'effacer les frontières d'âge), l'individualisation de la peine, c'est-à-dire sa détermination en fonction de la personnalité des mineurs et non simplement de leurs actes (que met également en péril l'idée de jugements immédiats ainsi que celle de calcul automatique des peines en cas de récidive). Sans parler du style de gouvernement et de la façon dont les décisions des magistrats sont surveillées à Paris.

Pour Robert Badinter, la France est passée « d'une justice de liberté à une justice de sûreté ».

Vous êtes d'accord ?

C'est bien la tendance. C'est pourquoi il est fondamental de rappeler que les principes généraux du droit d'une part, l'indépendance de la justice d'autre part, sont deux des piliers de l'État de droit et donc de la démocratie.

Comment expliquez-vous l'indifférence de l'opinion et des médias, même s'ils commencent à s'y intéresser ?

La stratégie de communication sécuritaire consiste à opposer les « gentils citoyens » aux « méchants délinquants ». C'est ce que beaucoup de nos concitoyens se disent, alors qu'ils ne sont pas vraiment concernés. Certains adhèrent aussi à cette représentation du monde très manichéenne qui légitime la simple répression. Quant aux médias, je crois qu'ils sont de plus en plus rivés à l'immédiateté, incapables de prendre du recul et de faire de véritables enquêtes, et donc de plus en plus dépendants de la communication des pouvoirs publics.

Un chapitre du livre démonte les manipulations dont font l'objet les statistiques officielles sur la baisse de la délinquance...

Ce chapitre montre en effet comment, pour atteindre les objectifs fixés à l'avance par le sommet de l'État, les policiers et les gendarmes sont amenés à privilégier la quantité sur la qualité. Pour « faire du chiffre », ils vont ainsi arrêter davantage de fumeurs de joints et d'étrangers sans papiers. Ils vont aussi mettre davantage de monde en garde à vue (plus de 70 % d'augmentation depuis 2001 !) sans que cela débouche toujours sur des procédures qui iront loin en justice.

On commence à parler ici ou là de « résistance », de « désobéissance civile ».

Le corps social serait-il en train de se réveiller ?

Que ce soit dans le corps enseignant, à l'hôpital, dans les services sociaux, dans la justice, dans la recherche, on voit qu'un ras-le-bol s'exprime actuellement un peu partout face à une façon de gouverner de plus en plus autoritaire et méprisante. Nous sommes en démocratie, il faut espérer que ceci se traduise surtout en mouvements sociaux légaux et plus tard dans les urnes.

Les libertés publiques et individuelles sont-elles vraiment menacées ?

Là encore, je crois que c'est indéniablement une tendance et un risque pour le présent et l'avenir sur lequel il faut être extrêmement vigilant et réactif. Certes, du point de vue juridique, nous avons un Conseil constitutionnel pour mettre des limites. Mais l'expérience montre que le gouvernement peut jouer autour de ces limites. Et puis surtout, dans la pratique, nous avons aujourd'hui un président et un gouvernement qui renouent avec une volonté de contrôler le débat public et de faire taire les opposants qu'on croyait disparue.

Qu'est-ce qui vous fait dire cela ?

Quand on voit un préfet et un directeur de la Sécurité publique mutés parce qu'une petite manifestation a déplu au chef de l'État, quand on voit des magistrats convoqués à Paris pour justifier leurs décisions ou leurs propos, quand on voit la volonté de contrôler les médias et l'information, quand on voit la volonté de restreindre les droits de l'opposition parlementaire, quand on voit les petits trucages avec les évaluations et les statistiques, on se pince pour être bien sûr qu'on vit toujours dans une grande démocratie...

1. « La Frénésie sécuritaire. Retour à l'ordre et nouveau contrôle social », de Laurent Mucchielli, éd. La Découverte, 2008, 140 p., 10€.

Auteur : Recueilli par
Pierre-Marie Lemaire
pm.lemaire@sudouest.com


 dessin de chimulus dessinateur de presse,publié sur son blog


PS:les commentaires d'une décision de justice n'engagent que leurs auteurs



«Nous sommes tributaires d'une alliance qui obéit au tropisme de la politique américaine» s'insurge Jean-Pierre Chevènement, sénateur MRC du Territoire de Belfort.

 


 


 


 













Article ajouté le 2009-03-08 , consulté 299 fois

Commentaires


le taulier le 31/03/2009 à 18:09:33
Soutien Rue89.De très nombreuses personnalités choqués par les suites policières données à l'affaire de la vidéo de « Sarkozy off »ont adressé des messages de soutien et de sympathie à toute l'équipe de Rue89.Nous publions en tête de cet article quelques dessins d'humour postés par Chimulus,Charb et Goubelle.On peut lire une partie de ces réactions sur Rue89 bien sûr, mais aussi sur de nombreux blogs dont LePost.Nous soutenons évidemment Pierre Haski et Rue89, la liberté d'expression et la démocratie. Le Taulier

Bruno Masure, journaliste :

On veut renvoyer la talentueuse équipe de Rue89 à la niche ! ! ! Parce que vos aboiements gênent la tranquillité de l'Elysée ? Je suis bien évidemment totalement à vos côtés.

Quand on prétend être Président, on mesure ses paroles en public et surtout on les assume... De plus, Nicolas Sarkozy prétend qu'« il ne ment jamais », donc il n'y a pas de problème !

France3 voudrait-il donner des gages (bien maladroits !) au pouvoir ? J'espère que la justice saura faire la part des choses. Haut les coeurs !

Daniel Schneidermann, directeur de la publication d'ArrêtSurImages :

La plainte de la direction de France3 contre Rue89 s'inscrit à l'évidence dans une stratégie d'intimidation à l'égard des medias Internet. Elle ne m'effraie pas : je suis certain que mes confrères de Rue89 refuseront d'indiquer leurs sources, comme c'est le devoir, dans ces circonstances, de tout journaliste, et que l'épisode n'entravera nullement leur liberté d'investigation.

Je suis plus effaré, ces jours-ci, par la perspective de la non reconduction par le pouvoir du président de Radio France, en dépit d'un bilan positif, au seul prétexte que le genre d'humour pratiqué dans la tranche matinale de France Inter déplait au président de la République. Cela ne me fait pas rire du tout.

Eric Halphen, vice-président du TGI de Paris :

Dans une démocratie digne de ce nom, l'une des priorités est la liberté de l'information à partir du moment où celle-ci est vérifiée. Quand les images se bornent à rapporter des situations réelles, ce ne sont pas elles qui sont critiquables mais éventuellement les personnes représentées. Dans ces cas-là, une plainte en justice ajoute au ridicule.

Ligue des droits de l'homme :

Deux journalistes de Rue89 sont convoqués le 1er avril par la police judiciaire. Qu’ont-ils fait ? Le site diffuse depuis le 1er juillet une vidéo du président Sarkozy quelques minutes avant son interview au journal de France3. On le voit furieux contre un technicien qui ne lui a pas dit « bonjour », rappeler à un journaliste qu’il avait protesté contre sa mise au placard, dire que les manifestations en France, « ça va changer“…

Officiellement, l’Elysée n’a fait aucune démarche, mais dès le lendemain, l’avocat de France3 écrivait à Rue89 en prétendant que la chaîne du service public avait des droits sur cette vidéo en tant que productrice de l’émission et entreprise de communication audiovisuelle. Il demandait la cessation immédiate de la diffusion de la vidéo, et la révélation des sources. Le site d’information n’ayant pas déféré à cette injonction, une plainte a été déposée, et il s’est trouvé un procureur de la République à Paris pour ne pas la classer sans suite.

La Ligue des droits de l’homme, qui a lancé depuis un an une réflexion sur les médias, s’inquiète de cette grave dérive : les attaques incessantes du pouvoir et de l’UMP contre la presse, la multiplication des perquisitions, gardes à vue et autres procédés pour obtenir des journalistes qu’ils livrent leurs sources sont intolérables

justice ou complice ? le 29/03/2009 à 11:00:41
Dans le ténébreuse affaire Colonna, il y a un élément curieux quand on parle de "justice".
Quand Colonna a t il condamné l' assassinat du prefet?
Si il est innocent, pourquoi ne se désolidarise t il pas des assassins?
Alors justice ou complice?
Anna le 28/03/2009 à 19:06:58


« La journée d’hier [jeudi] a été l’occasion de pseudos rebondissements dans l’affaire dite de Tarnac.
Dans un premier temps, un article du journal Le Monde revient à nouveau sur l’enquête judiciaire : une journaliste ayant visiblement eu accès à l’intégralité du dossier d’instruction. Décrivant sur toute une page ce qu’elle y a découvert, elle en arrive à cette conclusion (la même que tous ceux qui ont pu accéder à ces informations) : la justice ne dispose d’aucun élément matériel permettant d’étayer l’accusation "d’association de malfaiteur en relation avec une entreprise terroriste". L’article détaille par ailleurs les mesures toujours plus délirantes qui furent mises en oeuvre pour surveiller Julien pendant plusieurs mois : écoutes, caméras dans les arbres, intervention des services financiers, courrier ouvert, filatures, enquêtes de voisinage, etc.
Quelques heures après la sortie de cet article, l’accusation s’est fendue d’une brève contre-attaque. "Non non le dossier n’est pas vide" : la police prétend avoir "découvert" plusieurs documents informatiques permettant de légitimer l’accusation de terrorisme : des textes évoquant l’ouvrage "l’Insurrection qui vient", une quittance EDF ("qui aurait pu servir à d’éventuelles falsification"), et un "manuel" de 60 pages (!) expliquant la fabrication de bombes artisanales. La police et le parquet sont visiblement à la peine pour tenter de relancer l’intérêt pour cette affaire. Personne ne croira sérieusement à la "découverte", sur des ordinateurs saisis il y a 4 mois déjà, de "nouveaux" documents accablants. Il ne faut pas plus de quelques heures pour faire le tour d’un disque dur. Une partie du matériel informatique a d’ailleurs été inspectée durant les gardes à vues. Ces documents sont-ils si crédibles qu’il n’a même pas été nécessaire de les évoquer plus tôt dans l’enquête ? Où découlent-ils de pures falsifications ? Ces basses manoeuvres sont celles d’une accusation visiblement en perte d’arguments.
Malgré la grossièreté de telles opérations, il n’en a pas fallu beaucoup plus à certains médias pour relayer cette information "croustillante", participant (encore une fois) pleinement à cette nouvelle opération de propagande (qui vise à faire oublier la faiblesse du dossier d’instruction). La police se délecte : elle a non seulement réussi à réactiver l’imaginaire terroriste (grâce au simple mot "bombe"), mais elle prétend à partir de ces "nouveaux éléments" pouvoir user de cette spécificité française qu’est l’accusation d’"association de malfaiteur en relation avec une entreprise terroriste" - qui permet des condamnations préventives sur des présomptions d’intention, même quand aucun acte ne peut être imputé aux inculpés. Gageons que ces pseudo révélations feront long feu, comme nombre d’éléments dans cette affaire qui, avant d’être totalement décridiblisés, furent brandis victorieusement par les fins limiers de la SDAT. Il serait d’ailleurs temps que l’accusation cesse de se ridiculiser jour après jour. »
http anna-1.blogs.nouvelobs.com/
vengeance le 28/03/2009 à 18:36:41
La justice ce n'est pas la vengeance.Si Colonna a tué il doit être sévèrement condamné.Le problème c'est que l'on n'a pas de preuve et surtout que de toute évidence la sentence a été prononcée AVANT le procès.Pas de défense,le jugement est donc entaché et fait honte à la justice et à la démocratie.L'histoire jugera.
Téaction sur nouvelObs.com:

"Et c'est vous qui vous moquiez de la justice belge?
Pas de quoi pavaner en France non plus!

A ce que je vois politique et justice ne font qu'un!

Où va-t-on, si l'on condamne un homme quand il n'existe aucune preuve, juste des présomptions?

Quand on monte un dossier à charge et seulement à charge et que l'on fait disparaître ce qui pourrait être à décharge, un inculpé n'est-il donc plus présumé innocent tant que la justice n'a pas apporté de preuve de la culpabilité?

Est-ce réellement suffisant pour condamner si lourdement un être humain qui clame son innocence depuis le début, mais qu'un président de la république à proclamé coupable dès la première heure de son arrestation?

Elle est belle votre justice!

Le doute doit toujours profiter à l'accusé... et ici il y a des doutes avérés et évidents pour n'importe quel esprit objectif et impartial.

Il ne fait pas bon être arrêté en France si c'est à l'inculpé de prouver son innocence... cela semble devenir une habitude"
Calas le 27/03/2009 à 19:37:57
Je n'ai aucune sympathie pour la folle idéologie de Colonna.
Lui même ne m'est pas sympathique...
Le verdict est tombé :

- Nous savons maintenant que le doute ne doit plus bénéficier à l'accusé.
- Nous voyons qu'il y a une troisième branche de la magistrature, la magistrature couchée.
- Ce procès n'est qu'une imposture de justice ! La memoire du Préfet Erignac est bafouée par cette enquête baclée, terminée par notre maigret présidentiel.

En fait, nous sommes revenus aux belles heures du Gaullisme, la justice à la botte, la télé à la niche, la presse couchée. Je ne croyais pas pouvoir revenir à ces heures sombres...
Rue 89-Le Post le 25/03/2009 à 16:41:19
Rue 89 a reçu une convocation de la police judiciaire pour le 1er avril et comme le précise le site "Pour le coup ce n'est pas une farce" dans un article mis en ligne mardi soir.

En juin dernier, Rue 89 frappe un gros coup avec cette vidéo off de Sarkozy. On y voit Nicolas Sarkozy s'agacer notamment de l'impolitesse d'un technicien et menacer la rédaction en clamant "ça va changer tout ça." Puis il plaisante sur la placardisation de Gérard Leclerc... Avant de suggérer à Paul Nahon de l'interroger sur le fait divers du week-end précédent.

La vidéo a fait un tabac, en à peine deux jours, elle est vue plus de 100 000 fois et depuis juin dernier, plus de 2 millions de fois: 2 238 683 pour être précis.

On avait appris par la suite que la vidéo avait été récupérée par Augustin Scalbert, journaliste à Rue 89, qui se trouvait dans les locaux de Fance 3 ce soir là pour couvrir les manifestations des salariés. Il avait confié au Post "Personne n'a voulu piéger Nicolas Sarkozy."

A l'époque, France 3 n'avait pas réagi immédiatement, mais quelques jours plus tard, la chaîne avait décidé de porter plainte pour "vol, recel et contrefaçon." Pierre Haski, le directeur de la publication de Rue 89, avait d'ailleurs écrit qu'un conseiller de l'Eysée croisé quelques jours plus tard lui avait lâché: "Il a fallu insister pour que France 3 porte plainte".

Dix mois après, donc, Rue 89 est convoqué par la police judiciaire.

Sur Le Post, Pierre Haski, le directeur de la publication de Rue 89 affirme: "Nous sommes sereins, nous avons fait notre boulot".

Vous attendiez vous à cette convocation, si longtemps après la publication de la vidéo?
"Honnêtement, non, parce que cette histoire commence vraiment à dater. On pensait que l'affaire allait être classée sans suite. Au début, on s'attendait à ce qu'il se passe quelque chose, mais comme rien n'arrivait, on a un peu oublié..."

C'est sûrement une convocation pour vous demander comment vous avez récupéré la vidéo... Allez-vous donner vos sources?
"C'est évident que c'est le but, et non nous n'allons pas les donner. Cette convocation a pour but également de préparer l'étape suivante, qui est la mise en examen. Mais peut-être que la police ne va pas juger cela nécessaire car nous avons fait notre travail dans une absolue bonne foi avec pour objectif une totale transparence de l'information sur un personnage important, le chef de l'Etat."

Vous ne regrettez donc absolument pas la mise en ligne de la vidéo?
"Non. Nous pensons que c'est un document sur le président de la République dans l'exercice de ses fonctions. Nous ne sommes pas allés mettre une caméra dans les toilettes de l'Elysée! Il n'y a rien d'illégal."

Ce ne sont quand même pas vos images, ce sont celles de France 3...
"Ces images sont mises à la disposition de toutes les télés qui en font la demande. Nous sommes un site internet, mais nous faisons également de la vidéo. Nous pouvions récupérer ces images dans le cadre du droit de citation. Nous n'étions les seuls à y avoir accès. Ces images sont transmises via des canaux de diffusion et les autres chaînes y avaient accès, même CNN."

D'accord, mais ce sont quand même des images qui ne s'inscrivent pas dans le cadre d'une émission, elles sont prises avant...
"Si le président avait eu une attaque cardiaque, tout le monde aurait pris ces images et personne n'aurait crié au scandale et je ne pense pas que France 3 aurait dit que les autres médias n'avaient pas le droit de les utiliser."

Vous ne divulguerez donc jamais vos sources?
"Ah, je ne sais pas, sous le coup de la torture! Mais ce qui est sûr, c'est que je ne me rend pas à la convocation de la police pour lui donner des informations."

Si une mise en examen est décidée, qu'allez-vous faire?
"Je demande l'asile politique en Chine! Plus sérieusement, on se préparera au procès. Mais nous sommes sereins, nous avons fait notre boulot. Et c'est ce qu'on dira."

Plus globalement, assiste-t-on à une prise de "contrôle" des médias?
"Disons que cela s'inscrit dans le cadre de la réactivité du président sur son image. C'est quand même le président qui porte plainte plus vite que son ombre! On a bien compris que c'était l'Elysée qui est derrière cela. D'ailleurs, je suis persuadé que d'ici la fin de son mandat Nicolas Sarkozy aura battu le record de plaintes déposées pendant un mandat, si ce n'est pas déjà fait. En France, l'outrage à la présidence est devenu un crime majeur. On l'a vu avec le 'Casse toi pauvre con' entre autres. Ce n'est pas seulement la presse qui est menacée. Il y a une judiciarisation de l'image présidentielle qui est plus absurde qu'inquiétante. Mais finalement, dans quelques temps, de tout cela, il n'en restera que le ridicule."

(Sources: Rue 89, Le post)
St Quentin le 24/03/2009 à 19:40:11
L'obsession de la sécurité:
La visite de Nicolas Sarkozy "donne des suées aux autorités chargées de sa sécurité", d'après Le Courrier Picard. "Les services de sécurité sont sur les dents".
Cette fois, on ne dépasse pas les 700 policiers mobilisés pour 1600 habitants, il y a près d'un mois, à Daumeray (Maine-et-Loire) ou les 1265 gendarmes déployés lors d'un déplacement dans la Drôme le 3 mars. Mais tout de même: "ce sont près d'un millier de policiers et CRS qui seront affectés ce mardi à Saint-Quentin pour la sécurité du président et de sa suite", selon Le Courrier Picard.
"Des centaines de policiers et de gendarmes seront déployées tout au long du parcours qu'empruntera Nicolas Sarkozy, essentiellement dans le centre-ville de Saint-Quentin", indique L'Aisne Nouvelle. "Des CRS devraient également être déployés en masse".

Ville morte!
Des barrières de sécurité déjà installées autour du palais des sports où Nicolas Sarkozy fera son discours, des panneaux d'interdiction de circuler et de stationner partout dans le centre-ville... 72 rues vidées "le centre de Saint-Quentin est quasi mort", écrit L'Union qui détaille le dispositif mis en place. "Du jamais vu qui va créer sûrement une énorme pagaille dans l'après-midi", selon Le Courrier Picard.
Tout ça pour parler à des militants et électeurs UMP invités à profusion,à l'abri des contestations.Sarko parle à l'UMP.La France attend qu'il termine sa campagne électorale et montre digne de sa charge.

catherine Coutard le 24/03/2009 à 19:01:23
Echec des négociations MRC/PG/PC pour la constitution de listes du front de gauche

Nous avons transmis un texte sur la nécessaire réorientation de la construction européenne, en particulier face à la crise, à toute la gauche mi-janvier. (cf site MRC)
Alors qu’une crise majeure du capitalisme va frapper des millions de personnes, le PS n’a été capable d’une discussion avec personne, enfermé dans le règlement de ses dissensions.

Pour donner toutes ses chances à un accord politique dynamique et de qualité avec le front de gauche, nous avons passé des heures en discussion sur le fond et en amendements, nos négociateurs ont fait preuve de beaucoup de patience voire d’abnégation et nous avons repoussé notre CN de 8 jours.

Malheureusement, une partie des directions nationales du PG et du PCF ne voulait pas d’un accord respectueux de l’identité et de la dignité de chacun. J’y vois là une erreur politique majeure : par rapport aux Français qui attendent des réponses à la crise et du neuf à gauche et par rapport aux militants sincères de toutes ces organisations. A défaut de pouvoir faire des listes de toute la gauche, j’étais très favorable à cet accord qui me paraissait une possible étape utile de la refondation républicaine de la Gauche. Le PCF et le PG ne me semblent pas l’avoir compris.

(Le MTC demandait 9 candidats sur 138 (69 titulaires et 69 suppléants)

Il n’y avait pas d’accord honorable possible et c’est bien triste. Ceux qui l’ont emporté dans les directions nationales du PCF et du PG portent une lourde responsabilité face aux Français et aux sympathisants de gauche.


olivier le 24/03/2009 à 18:51:17
Le bâtonnier de Paris au secours de Colonna

Ce matin, dans une tribune libre publiée par Libération, Me Christian Charrière-Bournazel, le bâtonnier de Paris, avalise le blocage de la justice.
Il se solidarise en effet officiellement avec les avocats qui avaient décidé de déserter (avec leurs clients) les récents procès du braqueur Antonio Ferrara (en novembre dernier) et du nationaliste corse Yvan Colonna (ce mois-ci).
"Le chef" des avocats parisiens facilite même la tenue des procès sans défense.

L’avocat-déserteur
Jusqu’ici, lorsqu’un accusé refusait d’assister à son procès et récusait ses conseils, les avocats étaient commis d’office et se devait de continuer à assister aux audiences, sous peine de sanctions disciplinaires.
Me Charrière-Bournazel annonce aujourd’hui officiellement qu’il n’engagera aucun procédure de sanction contre les avocats ayant refusé d’être commis d’office dans les deux procès.
Il légalise donc la posture de « l’avocat déserteur ».
Il ouvre ainsi la voie à une nouvelle stratégie de « défense de rupture ».

Une justice « birmane »
Un accusé qui estime aller vers une condamnation certaine a donc maintenant la possibilité de s’attirer la sympathie de l’opinion et la retourner contre la justice.
Parce qu’évidemment, une condamnation édictée sans avoir eu l’occasion de se défendre, ni par soi-même, ni par l’intermédiaire des avocats, est une condamnation largement discréditée, pratiquement illégitime.
Quitte a être condamné, autant donc soigner sa popularité en se posant en martyr emprisonné par une « junte birmane », selon le bon mot d’un des avocats de Colonna.
olivier Toscer La République bananière
www.dossierssignales.blogs.nouvelobs.com/
sarkofrance.20minutes.fr le 22/03/2009 à 11:08:04
Pauvre Nicolas Sarkozy, la presse a raillé sa dernière déconvenue américaine. Barack Obama a écrit ... à l'ancien président français Jacques Chirac: "Je suis certain que nous pourrons au cours des quatre années à venir collaborer ensemble dans un esprit de paix et d'amitié afin de construire un monde plus sûr".

Lire aussi: Le Nouvel Obs
la vraie vérité ? le 19/03/2009 à 16:57:22
Colonna "aurait dû franchir le pas"...
Colonna devait tuer le préfet mais il s'est dégonflé.
Du coup,pour des raisons diverses chacun fait comme si.Ses comparses pour le punir,lui pour"sauver l'honneur et devenir un martyr",la justice pour sacraliser la vérité officielle proclamée par sarkozy.Thèse de Ariane Chemin et Marie-France Etchegoin du NouvelObs cette semaine

..."Tout se joue en quelques minutes. Dans son box, "Yvan" est, comme toujours, aux aguets : il sait que chaque mot prononcé sera soupesé, chaque hésitation interprétée. Alessandri parle d'une voix lente et lasse. Il a été condamné en 2003 et depuis, il remâche l'échec de son projet fou : comment a-t-il pu croire que le meurtre d'un préfet pouvait libérer la Corse de ses démons ? Dans sa cellule, il lit tout ce qui peut l'aider à comprendre comment "on peut tuer un homme sans défense, un homme qui ne vous a rien fait". Lui a laissé pousser ses cheveux en prison. Il a grossi. Il semble aussi déprimé et résigné que Colonna est affûté et combatif. "Je suis le tireur", répète-t-il, comme lors du premier procès Colonna en 2007. "Yvan n'était pas sur les lieux." C'est ce qu'Alain Ferrandi et Didier Maranelli, autres membres du commando déjà condamnés, viennent d'expliquer avant lui. C'est ce que Colonna veut entendre.

Alessandri pourrait s'arrêter là, comme les autres. Mais il ajoute : "Il y a un point sensible… Quelque chose que je n'ai jamais dit…" Colonna se fige. "Après le premier procès, poursuit le militant nationaliste, le père d'Yvan avait compris que le commando en voulait à son fils pour quelque chose. Aujourd'hui, je veux le dire en face à Yvan." Colonna se raidit un peu plus. "Quand j'ai fait le choix de la violence clandestine, j'ai espéré qu'Yvan ferait partie du groupe. Pour être cohérent avec son discours, il aurait dû franchir le pas. Il a laissé Ottaviani [NDLR : le chauffeur du groupe] et Maranelli partir au charbon, alors que c'est lui qui aurait dû y aller."
Pour la première fois depuis l'arrestation du commando, en 1999, un nouveau scénario s'ébauche, qui trace une "troisième voie" entre culpabilité et innocence. Colonna "aurait dû franchir le pas"… Que veut dire Alessandri ? Que son ami tenait le même "discours" que le commando et qu'il n'est pas passé à l'acte ? Mais s'il a laissé deux conjurés "partir au charbon" à sa place, c'est qu'il savait ce qui se tramait. Pourquoi est-ce lui qui aurait "dû y aller" ? Parce qu'il était le chef ? S'est-il défilé après avoir planifié l'assassinat avec les autres ? Si oui, quand ? Quelques mois avant le 6 février 1998, quelques jours, quelques heures, quelques minutes ?"
vérité officielle le 19/03/2009 à 12:34:24
Le procès en appel d'Yvan Colonna se poursuit devant la cour d'assises de Paris spécialement composée. Voici une semaine que l'accusé et sa défense ont claqué la porte de l'audience. Mais les témoins continuent de défiler. La décision ayant été prise d'accoucher d'un verdict aux forceps, on en vient à se demander s'il n'aurait pas mieux valu lancer immédiatement les plaidoiries des parties civiles et le réquisitoire, plutôt que de faire mine de s'intéresser à des dépositions qui, en l'absence de débat contradictoire, n'ont pour ainsi dire aucun sens.

Certains, comme Martin Ottaviani, chauffeur du commando qui assassina le préfet Erignac le 6 février 1998, Jeanne Ferrandi, ex-épouse du chef des conjurés, ou Marcel Istria, également condamné en 2003, refusent de s'exprimer «en l'absence de M. Colonna et de ses avocats». D'autres jouent le jeu. C'est le cas de Valérie Dupuis, l'ex-compagne de Didier Maranelli, entendue mercredi depuis Ajaccio par visioconférence.

Arrêtée avec son ami en mai 1999, c'est elle qui introduira le nom d'Yvan Colonna dans la procédure. «Je n'ai jamais menti en garde à vue», souligne la jeune femme qui se décrit comme «psychologiquement fragile». Elle précise que, pendant sa rétention à la Division nationale antiterroriste, «un monsieur d'un certain âge m'a fait comprendre, en me parlant très gentiment, que si je me taisais, je risquais moi aussi d'aller en prison. Comme rien ne passe avant ma petite fille, j'ai décidé de dire la vérité». À noter qu'il n'est pas fait mention de pressions ou de menaces scandaleuses.


Les seules questions qui vaillent

À la fois franche et prudente, Mme Dupuis, qui a refait sa vie, explique d'emblée qu'elle peut «dire des choses sur Didier Maranelli mais rien sur Yvan. Je ne voudrais pas l'enfoncer parce que je ne sais rien de cette histoire. On ne sait pas aujourd'hui s'il est innocent ou coupable, et je ne peux pas dire si le fait qu'il soit venu chez moi, à Cargèse, a un rapport ou pas avec ce procès». «Je l'ai vu une seule fois à la maison, c'était après les événements», rappelle-t-elle, qualifiant ainsi l'assassinat du préfet. Invitée par le président à préciser la date de ce conciliabule apparemment très bref entre MM. Colonna et Maranelli, le témoin n'hésite pas : «Le 7 février, entre 9 heures et 10 heures du matin». Et de relater que, depuis le crime et cette entrevue, son ex-compagnon était devenu méfiant, quasi paranoïaque, allant jusqu'à brûler des vêtements comme s'il craignait qu'ils ne le compromettent.

Comme la défense boycotte l'audience, assumant les conséquences de cette désertion judiciaire, personne ne pose à Mme Dupuis les seules questions qui vaillent. Nul ne lui rappelle que Didier Maranelli, à cette barre, a déclaré le 6 mars dernier qu'Yvan Colonna n'était jamais venu à son domicile et qu'en tout état de cause, le 7 février 1998, il se trouvait non pas à Cargèse mais chez ses parents, à Cristinacce. Pas une voix ne pointe une faiblesse du dossier : selon la version soutenue par l'accusation, Yvan Colonna se trouvait, ce 7 février au matin, à Ajaccio, chez Alain Ferrandi, comme en attestent l'épouse de celui-ci et celle de Pierre Alessandri. Une lecture linéaire du dossier permet donc de démontrer que l'accusé - qui fut le premier à s'en étonner après son arrestation - jouissait d'un prodigieux don d'ubiquité, se trouvant simultanément en deux endroits distants d'une cinquantaine de kilomètres.

Un procès sans défense, ce n'est rien d'autre que la validation faussement critique d'une thèse écrite à l'instruction, avec l'alibi tendancieux d'une oralité unijambiste. Il est plus que temps d'en finir avec cet appel mort-né.
lefigaro.fr
bruno Roger-Petit le 18/03/2009 à 18:17:13
Personnellement, les prises de position de l'Eglise de Rome en matière de moeurs me paraissent hors du monde d'aujourd'hui (en fait là, je le dis poliment, mais j'ai plutôt tendance à bouffer du curé, et sous toutes ses formes), mais je ne m'en indigne pas. J'ai plutôt tendance à considérer que c'est d'abord le problème de ceux qui se déclarent catholiques. Pourquoi? Parce que je n'en suis pas. Parce que je n'en attends rien. Parce que je ne veux pas faire du faux-derchisme politiquement correct sur le dos le l'Eglise, (j'en fais déjà assez ailleurs me diront certains...)
jean paul Garraud,député UMP le 17/03/2009 à 20:34:51
Sans surprise, la commission de la Chancellerie présidée par Philippe Léger préconise la disparition du juge d’instruction au profit d’un juge de l’enquête et de la liberté qui serait en charge de la détention provisoire et qui pourrait, à la demande des parties, imposer au Parquet la réalisation d’actes.

De telles pré-conclusions, directement inspirées de la parole présidentielle, ne rendent que plus urgente la demande de création d’une commission d’enquête à l'Assemblée nationale que j’ai déposée depuis le 28 janvier 2009, cosignée en l’état par 83 députés de la majorité. Je souhaite, en effet, qu’à l’exemple de la Commission sur l’affaire d’Outreau, nous travaillions, opposition et majorité réunies, bien en amont du projet de loi qui nous serait soumis.

A titre personnel et en conscience, je pense que, malgré les qualités éminentes des membres de la commission, il y a lieu de craindre le pire si ces conclusions recevaient un jour application dans notre droit positif.

Je ne participerai pas à la condamnation du juge d’instruction sous prétexte que certains ont mal fait leur travail. J’en ai aussi connu d’excellents qui ont pris tous les risques pour faire éclater la manifestation de la vérité et qui, d’ailleurs, n’en ont jamais été remercié.

Je connais aussi de mauvais députés. Faut-il pour autant supprimer l’Assemblée nationale ?

La commission Léger veut en réalité créer un « super juge » de la liberté et de la détention. On a donc tout faux puisqu’il faudrait, au contraire, totalement supprimer le JLD, notamment responsable de l’incarcération des innocents d’Outreau !

Alors, de deux choses l’une. Soit, on se dirige vers le « juge arbitre » à l’anglo-saxonne, juge unique et donc juge inique pour la détention provisoire, avec un parquet forcément indépendant pour garantir l’égalité des armes avec la défense et pour se conformer à la jurisprudence européenne pour qui le ministère public français n’est pas conforme à l’article 5 de la CEDH (Arrêt Medvedyev 10 juillet 2008).

Soit on réforme la procédure d’instruction dans le droit fil des conclusions de la commission d’enquête sur l’affaire d’Outreau, on poursuit l’application des pôles d’instruction instaurés par la loi du 5 mars 2007 qui crée une véritable collégialité à partir du 1er janvier 2010.

Je ne veux polémiquer avec personne mais il est de ma responsabilité de dénoncer les risques d’une procédure pénale accusatoire qui est longue, couteuse, inégalitaire et qui n’évite en rien l’erreur judiciaire.

Au lieu de se laisser séduire par des idées intellectuellement satisfaisantes, préservons une collégialité de magistrats indépendants qui conduiront les enquêtes les plus graves, gardons des vrais magistrats du parquet qui conduiront quant à eux une politique pénale sur tout le territoire national, réservons les fonctions d’instruction à l’élite du corps judiciaire, revalorisons les fonctions essentielles de greffier d’instruction, généralisons les juridictions interrégionales spécialisées qui luttent efficacement contre le crime organisé, étendons encore les droits des victimes et les droits de la défense.

Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins, ne cédons pas aux vieux démons du politiquement correct, ce serait impardonnable et trop grave de conséquences.

Valérie Carro le 16/03/2009 à 23:31:04

Baromètre BVA:
Les principaux enseignements de la vague témoignent d’une radicalisation accrue du mécontentement social :



- On note une confirmation d’une très grande impopularité de la politique économique du gouvernement

- Un rejet de la décision de Total de supprimer 555 postes dans la foulée de l’annonce de bénéfices record

- Une colère sociale plus forte que jamais avec un soutien de 3 Français sur 4 au mouvement social du jeudi 19 mars prochain

MRC le 16/03/2009 à 23:24:12
«Nous sommes tributaires d'une alliance qui obéit au tropisme de la politique américaine» s'insurge Jean-Pierre Chevènement, sénateur MRC du Territoire de Belfort.
Pradines le 16/03/2009 à 11:57:53
Marc Baldy,conseiller général du canton et les services du conseil général et de la Caf du Lot participeront cet après midi à la réunion de centre social de Pradines et de son club de prévention.

"On est bien loin d'avoir, à Pradines, les problèmes des banlieues des grandes métropoles, tout au plus quelques attitudes d'incivilité… Mais il faut peut-être en rechercher la raison dans le travail préventif qui est quotidiennement effectué dans la commune.

Situé aux escales, le Centre social de Pradines dialogue tous les jours avec les jeunes Pradinois, qu'ils soient encore à l'école primaire, au collège ou déjà adultes, souvent à la recherche d'une occupation, voire d'une identité.

Créé en janvier 1999, par une volonté municipale, le centre social est dirigé par le Centre communal d'action sociale, dont l'organisme est présidé par le maire, secondé par Marie-Claire Tassan-Solet, adjointe chargée des affaires sociales, et le nouveau directeur M. Picard. Il est placé sous la responsabilité de Patrice Foltier, éducateur spécialisé, et compte également un agent d'accueil, de secrétariat et d'animation en la personne de Charlotte Deslandes. Habib Bendouma, animateur et médiateur de rue, va quant à lui à la rencontre des jeunes pour les inciter à venir au centre, à les associer à des projets, afin qu'à terme, ils parviennent à gérer leur vie seuls.

1 531 jeunes par an

Pendant les vacances scolaires et durant l'été, quasiment tous les jours, une activité est prévue. Entre 2001 et 2008, 12 255 jeunes ont participé à 1 073 activités différentes, soit une moyenne 134 activités et 1 531 jeunes par an.

Certaines activités, d'ailleurs, ne sont pas destinées qu'aux jeunes. Elles concernent aussi les familles, qu'il est très important d'impliquer afin d'éviter qu'elles ne se désengagent complètement. Spéléo, futsall, randonnées… il y en a pour tous les goûts. Aussi, toute personne ayant des idées et voulant donner de son temps est invitée à contacter le centre social au 05 65 20 21 55"

le correspondant local de La Dépêche
Anna le 15/03/2009 à 23:25:25
Gardés à vue

En France on peut être mis en garde à vue parce qu’on traverse la rue lorsque le feu est rouge. Hier j’ai assisté avec d’autres passants à la fouille d’un sac à dos d’un jeune homme. Les force de l’ordre étaient au nombre de 4 dont une femme. Ca se passait derrière la gare. Ils ont tout vidé. Le sac était gros et tout était bien rangé pour que ça tienne dedans. Je suppose que le jeune homme a d’abord été contrôlé (sa tête faisait de lui un expulsable potentiel) et devait être en règle. Ca doit être rageant pour quatre policiers de faire chou blanc. Il faut faire du chiffre. C’est un ordre venu d’en haut. Alors ils insistent. Un type avec une tête comme ça, cache sûrement des trucs prohibés dans son sac. De sa trousse de toilette ils ont sorti un petit flacon. Il est passé de mains en mains. Ils l’ont regardé puis ouvert et reniflé. Un connaisseur n’a rien reconnu d’illégal. Décidément. Le fouillé a tout remis dans son sac, lentement, méticuleusement plié. On a compris qu’il ne lui arriverait rien. Je suis partie. Nous étions nombreux à regarder et les commentaires allaient bon train. « Ils ont le droit, on est près d’une frontière. Le contrôle au faciès aujourd’hui, c’est autorisé. On ne peut pas faire grand-chose. » L’un des policiers nous avaient regardé fixement pour nous faire comprendre qu’on devait circuler. Et on est resté plantés. La France vous surveille messieurs les flics. Pas assez encore, mais ça vient.
www./anna-1.blogs.nouvelobs.com/
LM le 10/03/2009 à 22:01:17
un criminel au vatican ,on en est sûr! C'est la morale qu'il assassine.
Ange-Marie le 10/03/2009 à 21:44:05
Personnellement, ce procès me rappelle celui de Ranucci. Pas dans les faits bien sûr. A l'époque il régnait une certaine psychose en France avec les meurtres d'enfants, et il fallait à tout prix un coupable pour rassurer l'opinion publique. Ils ont arreter Ranucci et ne l'ont plus laché! Meme Giscard a subi la pression et a refusé sa grace! Aujord'hui il faut un coupable pour consoler la veuve Erignac! Tout le monde, flics, procureur,juges disent que c'est Colonna alors c'est forcément lui. Même Sarko l'a dit! Evez vous déja vu la justice se déjuger? Yvan Colonna n'est pas le tueur point barre.
Manip le 10/03/2009 à 12:13:06
Après les documents classés secret défense, ce sont maintenant des lieux que notre hyper président veut classer dans cette catégorie : Les ministères, l'Elysée... C'est paraît il nécessaire pour la sécurité nationale !!! Ouais, c'est surtout nécessaire pour empêcher toute intrusion de juges comme cela s'est déroulé dans le passé !
La liberté progresse...
Colonna le 09/03/2009 à 18:35:58
NOUVEAU SCÉNARIO DU CRIME

Pierre Alessandri a suscité l'émotion de la veuve du préfet en racontant un scénario détaillé du crime. Le soir du 6 février 1998, il attendait le préfet avec Alain Ferrandi - déjà condamné à perpétuité - près du théâtre Kalliste, où le représentant de l'Etat devait se rendre à un concert, a-t-il dit.

Les supposés autres "coupables oubliés" se trouvaient plus haut dans la rue, a-t-il dit. En voyant le préfet déposer son épouse en voiture au théâtre, le groupe a cru qu'il partait et a donc décidé d'abandonner son projet, a-t-il raconté.

"C'est au moment où on allait partir qu'on l'a croisé (le préfet, ndlr) en descendant la rue. J'ai pris la décision de lui tirer dessus", a dit Pierre Alessandri.

"Vous allez tirer sur un homme qui ne vous a rien fait, sans défense, il est inutile d'expliquer dans quel état psychologique on pouvait être. J'ai tiré, voilà, je lui ai tiré dans la nuque", a-t-il ajouté.

Entre 1999 et 2003, jusqu'à l'arrestation d'Yvan Colonna après quatre ans de fuite, il avait accusé avec un luxe de détails ce dernier d'avoir joué ce rôle, a rappelé le président, lisant ses dépositions.
justice vaticane le 09/03/2009 à 12:17:40
"Le viol est moins grave que l'avortement", justifie le Vatican après l'excommunication d'une mère brésilienne et de médecins, pour l'avortement d'une fillette de 9 ans. L'enfant avait été violée par son beau-père qui, lui, n'est pas excommunié.
marianne le 08/03/2009 à 20:25:03
Après le buzz médiatique, le silence un peu honteux
A Julien Coupat, le gros bonnet des Brigades rouges du Plateau de Millevache, succèderaient « Les 1000 combattants – Cellule 34 » (signature des courriers) terrés dans les vallées de la Montagne noire. Après "l’ultra gauche anarcho-autonome », une nouvelle menace cachée contre l’ordre public qui fait vibrer la pulsion de mort des foules.

Seulement voilà : le premier suspect arrêté, répondant à tous les critères, était innocent. Le Parisien, de honte, a enfoui le sujet : faisant sa une le 4 mars sur l’affaire qui mettait la police « sur les dents », il rétrograde l’arrestation du suspect en page 13 le lendemain avant de faire disparaître le corpus delicti de ses colonnes. Le petit Dylan, 7 ans, séquestré toute sa vie à Millau prend le relais de l’émotion et l’enquête continue sans bruit.Ce soir le bruit des jeunes d'Outreau tués par le RER couvrira le couac des médias.

Le temps de rêver à une nouvelle affaire Kennedy, au Président martyr ou au peuple vengé, le long travail d’enquête est retourné dans l’ombre des labos et des bureaux de la Police judiciaire qui visent à empêcher le suspect de passer éventuellement à l’acte.On a honte ici ou là d'un certain M.Bauer...

« Aux Etats-Unis, la traque d’Unabomber avait duré 18 ans », rappelle un journaliste de RTL. Différence notable : le seul chef d’accusation réel dont disposent les enquêteurs sur le mystérieux « corbeau » est celui de menaces à l’encontre d’un haut représentant de l’Etat. Les actes de terrorisme d’Unabomber avaient fait trois morts et 29 blessés. Mais la comparaison était si tentante : pourquoi s’arrêter à quelques chiffres ?


Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Politique "

Retour aux articles
blog search directory

Recommander ce blog | Contacter l'auteur | Reporter un abus | S'abonner au blog Flux RSS du blog | Espace de gestion