dessin de chimulus,dessinateur de presse,pour Rue89
Ce n'est pas parce que ce blog s'efforce d'être convivial et interactif,parce qu'il a pris la forme d'un bistro politique, forme favorable aux échanges informels,que nous abandonnons les réflexions de fond.Nous hébergeons aujourd'hui Emmanuel Todd qui s'exprimait en décembre dans "Sud-Ouest".J'ai alors mis cette interview en mémoire,le temps de "laisser murir" et d'en vérifier la pertinence.
Dans quel Etat l'Europe sortira t'elle de la crise? Comment analyser les "réponses" de la France de l'Europe et des grands pays? Cette crise économique et financière peut elle déboucher sur une crise sociale comme en Guadeloupe?
Pour Emmanuel Todd c'est la baisse du pouvoir d'achat et de la demande qui a conduit à la crise.Les Etats occidentaux remettent en marche la machine à délocaliser et à baisser les salaires en injectant des capitaux dans le système.La désunion entre la France et l'Allemagne nous prive du meilleur levier....Todd dénonce l'irresponsabilité sociale des élites, la prolétarisation des classes moyennes et annonce l'instabilité sociale.
C'était en décembre.Depuis, la grande grève du 29 janvier, la crise des Antilles puis de la Réunion,l es luttes sociales en cours prouvent qu'il ne s'est pas trompé.Plus inquiétant il évoque le retour de l'Etat "monstre froid" et la nécessité d'un protectionnisme européen.
Dans quel état l'Europe sortira-t-elle d'une crise économique dont chacun pense qu'elle s'aggravera en 2009 ?
Devant la possibilité d'un effondrement des échanges mondiaux, la situation de l'Europe est moins catastrophique que celle des États-Unis ou de la Chine, parce que son commerce extérieur reste relativement équilibré, grâce notamment à la puissance exportatrice de l'Allemagne. À l'inverse, l'économie américaine est massivement déficitaire. Si les échanges s'arrêtaient, le niveau de vie américain chuterait de 20 %. Quant à la Chine, elle ferait un grand bond en arrière. L'Europe est redevenue, depuis l'implosion de l'industrie américaine, le centre de gravité industriel et technologique de la planète. En raison des forces productives dont elle dispose.
L'Europe aurait donc moins besoin d'être protégée que les États-Unis ?
Ce n'est pas ce que je veux dire. Si on pense à l'effet du libre-échange sur les divers pays, il est clair que la première grande victime a été l'économie américaine, qui subit le choc de la concurrence européenne, japonaise et maintenant chinoise. L'industrie européenne n'a pas été détruite, mais le libre-échange a mis la pression sur les salaires, provoqué des délocalisations et tiré le niveau de vie vers le bas. Toutefois, l'Europe est à un stade de détérioration beaucoup moins avancé que les États-Unis.
Comment analysez-vous les réponses politiques en Europe pour faire face à la crise actuelle ?
La crise actuelle n'est pas seulement la conséquence de la crise des subprimes, elle a commencé au moment où le niveau de vie avait déjà baissé partout en Europe. N'inversons pas les choses. Les dirigeants occidentaux refusent cependant de voir que c'est la diminution du pouvoir d'achat et de la demande qui a conduit à la crise. En réinjectant de l'argent, comme ils le font aujourd'hui, les gouvernements remettent en marche la machine à délocaliser et à tirer les salaires vers le bas.
La politique de Gordon Brown au Royaume-Uni consistant à relancer la consommation est absurde, car ses effets seront temporaires. Quant aux Allemands, qui comptent exclusivement sur la demande extérieure, ils n'ont rien compris. Finalement, chaque pays européen montre son tempérament. Les Anglais parient sur le crédit et l'endettement. Les Français sont dans une sorte de néo-gaullisme de l'investissement. Et les Allemands sont dans la rigidité et le refus de renforcer la demande intérieure. Si ces divergences nationales empêchent une action commune réfléchie, cela va peut-être conduire les pays européens à envisager enfin une remise en question du libre-échange et à comprendre que seul un protectionnisme à l'échelle continentale pourra faire remonter les salaires et la demande. Encore faut-il pour cela que la France et l'Allemagne s'entendent, ce que ne semble pas avoir compris Nicolas Sarkozy, responsable de la brouille entre nos deux pays.
Après les émeutes déclenchées par les jeunes Grecs, doit-on s'attendre à une mobilisation de la jeunesse en France, où le malaise est perceptible, et peut-être à des affrontements sociaux de grande ampleur dans toute l'Europe ?
Il est difficile de généraliser. Les réactions à la crise ne seront pas les mêmes partout. En France, le libre-échange ne profite plus, depuis une dizaine d'années, qu'à une toute petite fraction de la population. L'appauvrissement a gagné une large majorité de citoyens. Or, le système éducatif produit 33 % de bacheliers par an dans une génération. Est en train de se créer une vaste classe moyenne supérieure par l'éducation mais avec des revenus en pleine érosion. Ce sont les jeunes diplômés sacrifiés par le système économique. Cette situation ne peut mener qu'à des troubles sociaux et politiques. Tant que les classes populaires étaient les seules à souffrir du libre-échange, les systèmes sociaux étaient stables. Maintenant que les classes moyennes commencent à en pâtir, l'instabilité sociale va s'aggraver.
Nous ne sommes, certes, pas en 1929, mais la leçon de cette crise historique est que tous les pays n'avaient pas réagi de la même manière. La France a eu le Front populaire. Les États-Unis, le New Deal. L'Angleterre, un conservatisme mou. Et l'Allemagne, le nazisme. Les tempéraments nationaux restent très différents. En ce qui concerne la France, une résurgence des conflits de classes est probable. Ailleurs, je ne sais pas. Comment réagiront l'Italie et l'Allemagne, qui souffrent également ?
Une dérive autoritaire est-elle à redouter ?
Nous assistons aujourd'hui, en France, à une course de vitesse entre la remontée d'une vraie gauche (ce qui se passe au Parti socialiste est très intéressant) et une tentation autoritaire à droite. Les signes sont clairs. Le paradoxe du sarkozysme, c'est une grande agitation doublée d'un autoritarisme naturel. Il faut prendre très au sérieux les bavures policières, l'obsession du sécuritaire, la mise en tutelle de l'audiovisuel, y compris par l'intermédiaire du propriétaire de TF1. Lorsque l'État se met à servir directement les intérêts des grands groupes privés, cela rappelle de bien mauvais souvenirs. Et arrêtons de penser que le retour de l'État est lié à la gauche. L'État fort au service du capital, c'est le fascisme.
Cela dit, restons raisonnables : la France a une vraie culture libérale qui la met à l'abri du fascisme. Le pire qu'elle ait produit, ce sont les divers régimes bonapartistes. La forme française classique de l'autoritarisme de droite est une dictature non fasciste. Mais après tout, Nicolas Sarkozy a été élu à cause de la peur et de l'insécurité, il pourrait, demain, être tenté de profiter d'une flambée de violence.
Y a-t-il un risque, en Europe, de retour des nationalismes ?
Je n'y crois pas. On pourrait évidemment le craindre à cause de la création, chez nous, d'un ministère du Blablabla et de l'Identité nationale, ainsi que du discours officiel sur la fierté d'être français. Mais je le ressens plutôt comme un nationalisme parodique. La réalité est que nous sommes dans un vide de croyance collective. L'ultra-individualisme dominant ne laisse pas d'espace au véritable sentiment national. Le risque n'est pas dans le retour du nationalisme mais plutôt dans l'émergence de l'État « monstre froid ». C'est-à-dire de l'État en tant que système de pouvoir pur.
D'ailleurs, le déficit de sentiment national dans les classes supérieures fait partie du problème actuel caractérisé par l'irresponsabilité sociale des élites. Un pays qui accepte le libre-échange, les délocalisations et l'ouverture aveugle des frontières n'est pas menacé de nationalisme.
Aujourd'hui, cela fait 114 jours que Julien Coupat est en prison.
Le parquet général de la cour d'appel de Paris s'est opposé à cette demande de remise en liberté.
La cour d'appel rendra sa décision le vendredi 13 mars à 14h.
Julien Coupat est le dernier membre du "groupe de Tarnac", encore placé en détention provisoire.
Mis en examen pour "direction d'une association de malfaiteurs et dégradations en relation avec une entreprise terroriste", il est détenu à la prison de la Santé à Paris, malgré la demande de libération d'un juge de la détention et de la liberté, en décembre dernier.
L'affaire porte sur le sabotage de lignes TGV en France dans la nuit du 7 au 8 novembre. Des crochets constitués de fers à béton avaient été placés sur plusieurs caténaires. Un autre sabotage, le 26 octobre, en Moselle avec une méthode identique, est aussi l'objet de l'enquête.
Pour son père, Gérard Coupat, Julien est un "prisonnier politique", un "otage de la République."
Article ajouté le 2009-03-06 , consulté 210 fois
Commentaires
JM Bouguereau le 20/03/2009 à 10:33:22
LA REPUBLIQUE DES PYRENEES
Jean-Marcel Bouguereau
"(...) La concomitance du débat sur le bouclier fiscal et le 'niet' du Président de la République fait symbole. Symbole de l'injustice vécue dans un pays qui ne supporte plus de voir le gouffre se creuser entre les bonus pour les uns et le chômage partiel (ou total) pour les autres, sentiment qui se traduit par une baisse du moral des ménages en février. L'inflexibilité de Nicolas Sarkozy est un jeu dangereux, car la prochaine échéance sera celle du 1er Mai. Comme le souligne Bernard Thibault 'le Président nous dit 'nous sommes dans une crise sans précédent', et en même temps, il dit: 'je maintiens toutes les réformes que j'ai décidées+. (...) Il faut accepter d'examiner d'autres réponses que celles qui ont été défendues depuis de longues années. Les salariés en ont assez d'être les victimes d'une crise dont ils ne sont pas responsables. 'Comment après une telle démonstration de force, le gouvernement peut-il rester immobile?' Même Nicolas Dupont-Aignan (ex-UMP), a estimé jeudi que 'l'inertie' de l'exécutif n'était 'plus tenable', réclamant davantage de 'justice fiscale'!"
Haski le 20/03/2009 à 10:29:20
Le bouclier fiscal : un chèque moyen de 368 261 euros...
Didier Migaud, le président PS de la commission des finances de l'Assemblée, révélait mercredi que les 834 contribuables les plus riches (patrimoine de plus de 15,5 millions d'euros) ont touché chacun, au titre du bouclier fiscal, un chèque moyen de 368 261 euros du fisc, « soit l'équivalent de trente années de Smic ». Un chiffre qui a des allures de provocations à la veille d'une journée d'action.
Pendant que les manifestants défilaient par un temps magnifique, l'Assemblée nationale rejetait un amendement déposé par un député UMP, René Couaneau, qui visait à suspendre le bouclier fiscal pour les revenus 2009, afin de donner « un signal fort à l'opinion ». Ses collègues de la majorité ne l'ont pas entendu ainsi, et ils ne furent que deux UMP à voter l'amendement au côté de l'opposition, suivant ainsi les consignes de fermeté de l'Elysée.
Le « signal fort » n'a donc pas été envoyé, et l'équation reste non résolue. Nicolas Sarkozy sait qu'il devra vivre avec une impopularité croissante pendant cette période de crise et de montée du chômage. Mais il lui faut éviter une explosion sociale comme la France a plusieurs fois montré qu'elle en était capable.
Malgré le message de fermeté des derniers jours, le président et ce qui lui reste de gouvernement vont devoir réajuster le tir. L'autisme n'est pas de mise dans un tel contexte. Pierre Haski
Mediapart le 19/03/2009 à 16:34:02
Un quart d'heure d'agressivité et de rage. Un pur moment furieux. Entre règlements de compte au débotté et discours programmatique au coin du zinc. Un débit à la Darry Cowl (moins le zézaiement), un ton à la Bernard Blier (période Audiard), une gestuelle à la Louis de Funès (cf. Oscar, Pouic-Pouic).
Voici la version mixée par Médiapart. La totalité de la vidéo se trouve sur le site de l'Elysée
Des citations d'auteurs à la mode (Carla Bruni, «Y'a quelqu'un qui m'a dit»). Un public attentif, parfois dubitatif, à tout le moins surpris voire inquiet. Dans une allocution improvisée devant les salariés d'Alstom d'Ornans (Doubs), mardi 17 mars, Nicolas Sarkozy a répondu à ses détracteurs du moment et a assené quelques sentences qui ne tarderont pas à devenir aussi cultes que les plus belles brèves de comptoirs de Jean-Marie Gourio:
«L'écologie, c'est pas qu'y ait que des jardins»;
«Je crois en mes convictions»;
«Si y'en a qu'ça les démangent d'augmenter les impôts...»;
«Avec l'allongement de la durée de la vie, y'aura de plus en plus de gens qui voudront partir faire des tours en croisière».
Le président de la République s'en est pris, dans l'ordre:
à certains des députés UMP (dont François Baroin) opposés à l'intégration de la France dans l'OTAN,
à d'autres (dont René Couanau) soucieux d'en finir avec le bouclier fiscal,
à certains sénateurs UMP (dont Jean-Pierre Raffarin) favorables à un geste en réponse à la journée de protestation sociale de jeudi 19 mars,
à certains des élus de la majorité plus occupés par les batailles au sein de leur propre camp (le duel Pécresse-Karoutchi; les têtes de listes aux prochaines régionales) que par la défense de la politique gouvernementale,
à certains ministres ravis de la disparition du G7, cette fameuse rencontre informelle des ministres chouchous du sarkozysme,
à quelques uns de ses propres collaborateurs à l'Elysée, qui commencent à trouver gênante cette manie présidentielle à passer ses vacances sur des yachts de milliardaires ou dans des résidences de grand luxe.
Le matin, avant de gagner Ornans, le président de la République avait réuni l'état-major de sa majorité à l'Elysée pour un traditionnel petit-déjeuner. Le ton était monté très fort. Notamment avec le patron des députés UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, qui à la sortie avait reconnu «une vraie engueulade». Ceci explique-t-il cela?
Quoi qu'il en soit, il faut prendre le temps de regarder cette vidéo ( sur le site de l'Elysée). La ressemblance du sourcil à la fin, façon Jean Lefebvre (celui des gendarmes) ne manque d'intriguer. Tout y passe: le mépris pour les journalistes, les "sachants", pour l'ancienne direction d'Alstom, la contre-publicité récurrente pour Siemens (le concurrent allemand d'Alstom) à la limite de l'incident diplomatique, la morgue à l'égard de certains de ses "amis" d'aujourd'hui dont la rigidité vertébrale laisse à désirer et à l'égard de ses ennemis d'hier... L'air de rien, Nicolas Sarkozy aura dynamité la fonction présidentielle comme personne. Conclusion présidentielle: «J'avais pas prévu de vous dire tout ça mais ça m'a fait bien plaisir de vous le dire.» Le chef de l'Etat n'est jamais autant lui-même que lorsqu'il improvise.
Benoit 13 et 3 le 17/03/2009 à 22:46:59
Ce pape est un criminel irresponsable.Sa dernière saillie,en Afrique,contre le préservatif "qui agraverait" les choses est aussi scandaleuse que celle du prélat qui nie les fours crématoires.
Mettre les préservatifs à l'index n'est pas la solution,c'est sur le gland qu'il faut l'installer très saint siège.Il faudrait d'ailleurs essayer de réduire le nombre de pédophiles frustrés par tant de traditions stupides.
On peut comprendre les réticences des seigneurs de l'église,et même de toutes les églises à desserrer les règles éthiques et morales, à "moderniser" leurs pratiques.L'avortement parfois nécessaire et autorisé par la loi dans certaines limites ne peut pas devenir un acte banal ou un moyen de contraception.On peut comprendre que le pape prêche la fidélité et l'abstinence aux fidèles.Mais de là à tolérer ses conneries aussi sanglantes il y a de la marge.
Quand on songe que cette religion se veut une religion d'amour!!!
chevènement le 16/03/2009 à 11:23:41
Talk de Jean-Pierre Chevènement sur figaro.fr,ce soir;
A la veille du débat au Parlement sur la politique étrangère et le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan, Jean-Pierre Chevènement, vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées à la Haute assemblée, se prononcera sur cette volonté de Nicolas Sarkozy officialisée mercredi. Une décision controversée en France mais saluée à l'étranger, notamment par la chancelière Angela Merkel et le diplomate en chef de l'Union européenne et ancien secrétaire général de l'Otan, Javier Solana.
Candidat à l'élection présidentielle de 2002, Jean-Pierre Chevènement, qui a soutenu la sociale-libérale Ségolène Royal à la présidentielle de 2007, s'exprimera sur l'avenir de la gauche et notamment celui de son parti, noyé entre différentes mouvances. Le président du MRC se prononcera sur les élections européennes de juin, notamment sur sa possible alliance avec le « front de gauche » que constituent le PCF de Marie-George Buffet et le Parti de Gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon.
Ex-président du conseil régional de Franche-Comté, Jean-Pierre Chevènement donnera également son sentiment sur la réforme des collectivités locales et les propositions remises par le comité Balladur à Nicolas Sarkozy le 5 mars, en vue d'orienter l'élaboration d'ici l'été d'un projet de loi sur cette réforme, qui serait déposé au Parlement en automne.
Ministre de la Recherche sous Pierre Mauroy, ministre de l'Éducation nationale sous Laurent Fabius, ministre de la Défense sous Michel Rocard puis ministre de l'Intérieur du gouvernement Jospin, le président de la Fondation Res Publica répondra par ailleurs aux questions de Guillaume Tabard sur la réforme du travail législatif, adoptée par le Sénat mi-février. Il s'exprimera enfin sur la crise économique et sociale dans les Antilles, alors que la commission des Finances du Sénat a renforcé et réorienté jeudi les incitations fiscales en faveur du développement de l'outre-mer et du logement social, dans le cadre du projet de loi sur le développement de l'outre-mer (Lodeom) qu'il a adopté jeudi soir.
courage Filons le 10/03/2009 à 19:36:59
Fillon va t'il remplacer Barroso?Celui-ci a perdu ses soutiens.Or Sarko en a marre de ses ministres pieds nikelés.Il pourrait changer de premier ministre et pousser Fillon à Bruxelles.Avant les européennes s'affolent les observateurs.
Anna le 10/03/2009 à 19:20:19
Forum Social Mondial ....nous demandons de :
. Mettre les Nations unies, réformées et démocratisées, au cœur de la réforme du système financier, car le G20 n’est pas un forum légitime pour apporter les réponses adéquates à cette crise systémique.
. Etablir des mécanismes internationaux, permanents et contraignants, de contrôle des mouvements de capitaux.
. Mettre en œuvre un système monétaire international fondé sur un nouveau système de réserve et incluant la création de monnaies de réserve régionales, afin d’en finir avec la suprématie du dollar et d’assurer la stabilité financière internationale.
. Mettre en œuvre un mécanisme global de contrôle public et citoyen des banques et des institutions financières. L’intermédiation financière doit être reconnue comme un service public garanti à tous les citoyens du monde et doit être sortie des accords commerciaux de libre échange.
. Interdire les fonds spéculatifs et les marchés de gré à gré, sur lesquels sont échangés les produits dérivés et autres produits toxiques hors de tout contrôle public.
. Eradiquer la spéculation sur les matières premières, à commencer par les produits alimentaires et énergétiques, par la mise en œuvre de mécanismes publics de stabilisation des prix.
. Démanteler les paradis fiscaux, sanctionner leurs utilisateurs (individus, compagnies, banques et intermédiaires financiers) et créer une organisation fiscale internationale chargée d’enrayer la concurrence et l’évasion fiscales.
. Annuler la dette insoutenable et illégitime des pays appauvris et établir un système responsable, démocratique et juste de financement souverain au service du développement durable et équitable.
. Etablir un nouveau système international de répartition des richesses par la mise en œuvre d’une fiscalité plus progressive au niveau national et par la création de taxes globales (sur les transactions financières, sur les activités polluantes et sur les grosses fortunes) pour financer les biens publics mondiaux.
Nous appelons les associations, les syndicats et les mouvements sociaux à converger pour créer un rapport de force citoyen en faveur de ce nouveau modèle. Nous les appelons à multiplier les mobilisations partout dans le monde, notamment face au G20, dès le 28 mars 2009.
Belém, le 1er février 2009.
talibans le 09/03/2009 à 08:57:20
interdiction de l'alcool,du tabac pour les jeunes,interdiction des lois à la con pour le gouvernement et le parlement,interdiction des déclarations grotesques pour le chef de l'Etat,interdiction d'excommunication pour les talibans du vatican à l'égard des petites victimes de viol qui ont du avorter.La connerie est en marche,il faut l'arrêter.
Franky le 08/03/2009 à 09:48:17
cela fait quand meme 2 mecs (coupat et colonna) qui sont en prison et que les "preuves" qui les accusaient s'effondrent, c'est drole depuis un certain temps il ne faut pas gener ou il faut un coupable a tout prix.heureusement que le monsieur accusé d'avoir envoye les lettres anonymes a notre cher president avait un bon alibi enfin 30 heures tout de meme pour verifier
Cassoulet "Cette histoire ridicule relève des agissements d'une république bananière. On a jeté ce gars en pature aux médias, et maintenant on ne veut pas le laisser sortir de peur que la folie médiatique se retourne contre ceux qui l'ont déclenchée.
Vous savez quand il va sortir coupat? le jour ou il y aura un gros truc qui va accaparer tous les journalistes. On pourra le libérer en douce, sans risquer le scandale devant une foret de caméras.
C'est à gerber "
Dugué le 07/03/2009 à 16:40:51
Tableau II. Les plans de relance. Comme on le soupçonne, l’économie étant devenue anti-fordienne, elle ne peut plus miser sur un cycle vertueux de l’augmentation des salaires. L’économie étant dirigée par des élites qui veulent du profit et ont perdu le sens de la philanthropie, ont compensé la baisse des salaires par une multiplication du crédit doublé d’un effet pyramidal, autrement dit, une escroquerie légale. Du coup, les institutions censées assurer le fonctionnement de l’économie ont été en mauvaise posture. Et les Etats ont décidé de plan de relance mais en vérité, ils n’ont fait que pallier en jouant des mêmes principes que l’économie actuelle et ses déficiences. Comment l’expliquer ?
Le profit est une instance qui se plaque sur l’économie, une sorte de vampire financier. Mais les limites de la succion ont été atteintes, d’où cette crise qui pour une bonne part, est alimentée par le psychisme, ses peurs, l’irrationalité des agents économiques. Les Etats ont décidé de gigantesques plans de relance. L’économie réelle, source de rendement du capital, est devenue moins rentable. Vous avez sans doute remarqué la baisse de la bourse. En fait, les investisseurs ont compris qu’en l’état actuel des choses, il faut mieux placer l’argent sur cette planche de salut que sont les obligations du trésor. Certes, ce n’est pas énorme comme rendement mais c’est plus sûr que la bourse. Quelle triste sort que ces hussards de la finance obligés de se replier sur des valeurs de père de famille. Voilà le premier paradoxe mais le second est plus étonnant. C’est l’effet pervers de ces effets de relance qui par le biais des bons du trésor, attirent les capitaux et font baisser la bourse. Etonnant ! Et au final, oh surprise, qui va payer ? Eh bien les contribuables car à un moment, il faudra bien que les finances de l’Etat se rééquilibrent. Du coup, le rendement du capital aura été assuré grâce au citoyen par le biais de la fiscalité, au lieu de l’être par le travailleur. Ce qui ne change rien parce que le citoyen fiscalisé est aussi un travailleur qui verra son pouvoir d’achat amputé. La seule issue positive étant une fiscalité équilibrée qui permettre un juste réajustement des revenus mais on peut en douter. Bref, une arnaque de plus et comme aurait dit Weber, l’Etat a le monopole de la violence légitime mais il a aussi le monopole de l’arnaque légitime. Lyonnais, Natixis, Paulson etc.
Au final, que voit-on ? Eh bien que les Etats, avec leurs possibilités régaliennes de lever des crédits, deviennent des acteurs économiques comme les autres (c’est un des traits de ce que j’avais appelé le national-capitalisme) Sur le marché des produits d’épargne, il existe bien des formules, dont les traditionnelles actions émises par les grands groupes, échangées sur les places boursières. Les déficits budgétaires créés à l’occasion de cette crise ne font qu’assurer au profit des rendements assurés et les Etats se comportent comme une multinationale aux activités globales conduites sur un territoire, qui verse les dividendes moyennant une addition payée par le contribuable. On pourra certes dire que cette exploitation du citoyen est plus morale car les hauts revenus sont sollicités et les pauvres exempts de verser l’obole (ce qui est faux avec les impôts locaux qui touchent toutes les populations et qui risquent d’augmenter car l’Etat se désengagera pour éviter de trop plomber la dette) Enfin, il y a aussi à craindre une faillite des Etats qui à force de créer de l’endettement, ne pourront plus rembourser, sauf en empruntant à nouveau. Cette pratique n’étant guère différente de la fameuse pyramide de Ponzi devenue célèbre grâce aux fonds d’investissement Madoff.
Le système du profit a bien fonctionné. Parmi les épargnants, certains ont bien tiré leur épingle du jeu ces dix dernières années, s’ils ont su investir et se retirer aux bons moments. Sans compter les énormes profits tirés du marché immobilier et locatif. D’autres ont perdu un peu de pouvoir d’achat, beaucoup ont perdu leur emploi. Et le show must go on. Tout dépend de la capacité à réagir de la machine économique co-pilotée de plus en plus par les Etats. Et les citoyens, quelle sera leur réaction ?
En conclusion, le système de la dette est devenue un des éléments servant à assurer la rémunération du capital, mais par des voies et des circuits pas très clairs. Les Etats pratiquent un double jeu. Officiellement ils protègent l’économie et les citoyens. Mais une analyse montre qu’ils participent aussi à l’exploitation des citoyens et à la machine à profit. Il n’y a pas d’issue pour l’instant.
Agoravox Bernard Dugué (fin)
Bernard le 07/03/2009 à 16:38:38
Et comme disait Coluche, s’ils nous prennent pour des cons, c’est que nous devons bien l’être un peu. Une crise, des grands discours, des bons mots, des plans de relance. Le bon peuple n’y croit pas. Il a raison bien qu’il ne puisse expliquer les raisons. En deux temps, voici deux tableaux de la situation économique et financière.
Tableau I. La banque populaire et les caisses d’épargne sont des banques mutualistes héritées de l’économie sociale. La première caisse d’épargne a vu le jour en 1818 à l’initiative de deux philanthropes souhaitant encourager l’épargne populaire. Philanthrope, un mot devenu désuet en cette époque de marchandisation sans vergogne de l’humain. Les caisses d’épargne ont prospéré et joué un rôle social éminent en collectant l’épargne populaire, en finançant des projets d’intérêt public, avec l’appui et l’aide légitime de l’Etat. Puis est arrivé le temps de la sauvagerie des banques d’affaire. L’une des causes majeures de la crise actuelle, c’est la politique financière des dernières années visant à confondre les activité des banques de dépôt avec celle des banques d’affaire. Du coup, des actifs toxiques ont contaminé la gestion de bon père de famille des déposants.
Le plus extravagant dans cette affaire, c’est que ces vieilles institutions mutualistes, qu’on croyait protégées de la voracité capitaliste par une immunité éthique, ont été transformées, instrumentalisées en levier de casino financier et devinez par qui, Monsieur Pérol, membre fondateur de Natixis, entreprise au triste destin comme Eurotunnel. Et encore, Eurotunnel, qui a grugé des petits porteurs, a une utilité sociale alors que Natixis, du vent, de l’argent parti en fumée sur le casino financier. Une action divisée par 20. Notamment parce que les caisses d’épargne n’ont pas la culture de la City et n’étaient pas préparées à jouer ce rôle. D’ailleurs, ayant un proche dans cette institution, le virage des caisses d’épargne n’a rien de surprenant. Les employés ont été dressés pour « mépriser » le client, et faire du profit en le considérant comme une vache à lait. Cette dérive est absurde et inquiétante. C’est comme si la police se mettait d’un coup à faire des braquages de banque.
Et le grand ordonnateur de cette opération a été François Pérol, un gars super que Sarkozy décrit trois fois comme compétent. C’est vrai que l’aventurisme financier et économique signe un individu compétent, comme JM Messier le fut (sic). Quand le Lyonnais a joué dans les investissements à risque, le PDG a été débarqué et le contribuable a payé. C’était l’étape première du « foutage de gueule » du pouvoir. La phase deux, c’est Pérol, qui a bâti le géant aux pieds d’argile Natixis, qui affiche des pertes considérables. Et le plus extravagant, c’est que Pérol soit mis aux commandes de cette fusion bancaire aux activités plus que bancales. Ils nous prennent pour des cons. Le contribuable a payé pour le Lyonnais, il paiera pour les erreurs économiques actuelles mais il ne faut pas le dire. Chutt…
Bernard Dugué Agoravox extrait
Antifadas le 07/03/2009 à 16:34:22
Les points communs entre le Moyen-Age et la période actuelle ne manquent pas :
— le fantastique décalage entre riches et pauvres ;
— une société gouvernée par une élite issue de castes héréditaires et de moules réservés (grandes écoles) ;
— le peu de valeur accordé à la vie humaine ;
— le retour de l'esclavage, en Chine et en Asie d’abord, déjà en Europe et en Amérique ;
— le retour à la Loi du plus fort imposée au mépris des Droits de l’homme (Guantanamo n’est pas encore fermé…) ;
— le retour des empires totalitaires (USA, Chine, Russie);
— le retour de l'obscurantisme (islamistes, néo-chrétiens évangélistes américains, explosion des sectes) ;
— le retour aux guerres de religion (charia islamiste et « croisades » de Bush dont Obama aura bien du mal à s’extirper) ;
— le recul de la culture et de l'éducation, le retour de l'illettrisme, l’abrutissement de la jeunesse par le truchement des jeux informatiques, et, parallèlement, l’accès à l'éducation réservé aux plus riches ;
— la réapparition des « bandits de grands chemins » et des pirates en mer. Retour à une insécurité des transports (attaque sur les autoroutes, « home jacking », etc.)
— le retour des épidémies et des maladies qui avaient été éliminées depuis un siècle. La typhoïde, la tuberculose, la diphtérie et la gale ont fait leur réapparition en Occident à cause du développement de la misère. La peste et le choléra sont à nouveau en progression dans certains pays du tiers-monde. En attendant la peste aviaire transmissible d’humain à humain ! ;
— le retour des pratiques tribales (piercings, tatouages, organisation en tribus des exclus, etc.) ;
— la mode « gothique » (les modes étant souvent un révélateur des tendances sociales à venir) ;
— le retour de la sorcellerie et des rites de magie noire ;
— l’influence prédominante des ordres occultes et des sociétés secrètes ésotériques parmi les élites dirigeantes (Skull and Bones, Bohemians Club…)
— une population de plus en plus misérable et inculte, décérébrée par les médias de masse au service des mercantis, dont la seule fonction est de fournir des esclaves à l'élite. D'autant plus qu'avec la surpopulation, l'esclavage est finalement le mode de production le plus approprié et le moins coûteux, surtout si les machines devaient être un jour paralysées par les pénuries d'énergie.
— etc.
La chape de plomb du Moyen age a duré 12 à 13 siècles… Bonjour l’avenir !(extraits de l'antifadas)
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JM Bouguereau le 20/03/2009 à 10:33:22LA REPUBLIQUE DES PYRENEES
Jean-Marcel Bouguereau
"(...) La concomitance du débat sur le bouclier fiscal et le 'niet' du Président de la République fait symbole. Symbole de l'injustice vécue dans un pays qui ne supporte plus de voir le gouffre se creuser entre les bonus pour les uns et le chômage partiel (ou total) pour les autres, sentiment qui se traduit par une baisse du moral des ménages en février. L'inflexibilité de Nicolas Sarkozy est un jeu dangereux, car la prochaine échéance sera celle du 1er Mai. Comme le souligne Bernard Thibault 'le Président nous dit 'nous sommes dans une crise sans précédent', et en même temps, il dit: 'je maintiens toutes les réformes que j'ai décidées+. (...) Il faut accepter d'examiner d'autres réponses que celles qui ont été défendues depuis de longues années. Les salariés en ont assez d'être les victimes d'une crise dont ils ne sont pas responsables. 'Comment après une telle démonstration de force, le gouvernement peut-il rester immobile?' Même Nicolas Dupont-Aignan (ex-UMP), a estimé jeudi que 'l'inertie' de l'exécutif n'était 'plus tenable', réclamant davantage de 'justice fiscale'!"
Haski le 20/03/2009 à 10:29:20
Le bouclier fiscal : un chèque moyen de 368 261 euros...
Didier Migaud, le président PS de la commission des finances de l'Assemblée, révélait mercredi que les 834 contribuables les plus riches (patrimoine de plus de 15,5 millions d'euros) ont touché chacun, au titre du bouclier fiscal, un chèque moyen de 368 261 euros du fisc, « soit l'équivalent de trente années de Smic ». Un chiffre qui a des allures de provocations à la veille d'une journée d'action.
Pendant que les manifestants défilaient par un temps magnifique, l'Assemblée nationale rejetait un amendement déposé par un député UMP, René Couaneau, qui visait à suspendre le bouclier fiscal pour les revenus 2009, afin de donner « un signal fort à l'opinion ». Ses collègues de la majorité ne l'ont pas entendu ainsi, et ils ne furent que deux UMP à voter l'amendement au côté de l'opposition, suivant ainsi les consignes de fermeté de l'Elysée.
Le « signal fort » n'a donc pas été envoyé, et l'équation reste non résolue. Nicolas Sarkozy sait qu'il devra vivre avec une impopularité croissante pendant cette période de crise et de montée du chômage. Mais il lui faut éviter une explosion sociale comme la France a plusieurs fois montré qu'elle en était capable.
Malgré le message de fermeté des derniers jours, le président et ce qui lui reste de gouvernement vont devoir réajuster le tir. L'autisme n'est pas de mise dans un tel contexte. Pierre Haski
Mediapart le 19/03/2009 à 16:34:02
Un quart d'heure d'agressivité et de rage. Un pur moment furieux. Entre règlements de compte au débotté et discours programmatique au coin du zinc. Un débit à la Darry Cowl (moins le zézaiement), un ton à la Bernard Blier (période Audiard), une gestuelle à la Louis de Funès (cf. Oscar, Pouic-Pouic).
Voici la version mixée par Médiapart. La totalité de la vidéo se trouve sur le site de l'Elysée
Des citations d'auteurs à la mode (Carla Bruni, «Y'a quelqu'un qui m'a dit»). Un public attentif, parfois dubitatif, à tout le moins surpris voire inquiet. Dans une allocution improvisée devant les salariés d'Alstom d'Ornans (Doubs), mardi 17 mars, Nicolas Sarkozy a répondu à ses détracteurs du moment et a assené quelques sentences qui ne tarderont pas à devenir aussi cultes que les plus belles brèves de comptoirs de Jean-Marie Gourio:
«L'écologie, c'est pas qu'y ait que des jardins»;
«Je crois en mes convictions»;
«Si y'en a qu'ça les démangent d'augmenter les impôts...»;
«Avec l'allongement de la durée de la vie, y'aura de plus en plus de gens qui voudront partir faire des tours en croisière».
Le président de la République s'en est pris, dans l'ordre:
à certains des députés UMP (dont François Baroin) opposés à l'intégration de la France dans l'OTAN,
à d'autres (dont René Couanau) soucieux d'en finir avec le bouclier fiscal,
à certains sénateurs UMP (dont Jean-Pierre Raffarin) favorables à un geste en réponse à la journée de protestation sociale de jeudi 19 mars,
à certains des élus de la majorité plus occupés par les batailles au sein de leur propre camp (le duel Pécresse-Karoutchi; les têtes de listes aux prochaines régionales) que par la défense de la politique gouvernementale,
à certains ministres ravis de la disparition du G7, cette fameuse rencontre informelle des ministres chouchous du sarkozysme,
à quelques uns de ses propres collaborateurs à l'Elysée, qui commencent à trouver gênante cette manie présidentielle à passer ses vacances sur des yachts de milliardaires ou dans des résidences de grand luxe.
Le matin, avant de gagner Ornans, le président de la République avait réuni l'état-major de sa majorité à l'Elysée pour un traditionnel petit-déjeuner. Le ton était monté très fort. Notamment avec le patron des députés UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, qui à la sortie avait reconnu «une vraie engueulade». Ceci explique-t-il cela?
Quoi qu'il en soit, il faut prendre le temps de regarder cette vidéo ( sur le site de l'Elysée). La ressemblance du sourcil à la fin, façon Jean Lefebvre (celui des gendarmes) ne manque d'intriguer. Tout y passe: le mépris pour les journalistes, les "sachants", pour l'ancienne direction d'Alstom, la contre-publicité récurrente pour Siemens (le concurrent allemand d'Alstom) à la limite de l'incident diplomatique, la morgue à l'égard de certains de ses "amis" d'aujourd'hui dont la rigidité vertébrale laisse à désirer et à l'égard de ses ennemis d'hier... L'air de rien, Nicolas Sarkozy aura dynamité la fonction présidentielle comme personne. Conclusion présidentielle: «J'avais pas prévu de vous dire tout ça mais ça m'a fait bien plaisir de vous le dire.» Le chef de l'Etat n'est jamais autant lui-même que lorsqu'il improvise.
Benoit 13 et 3 le 17/03/2009 à 22:46:59
Ce pape est un criminel irresponsable.Sa dernière saillie,en Afrique,contre le préservatif "qui agraverait" les choses est aussi scandaleuse que celle du prélat qui nie les fours crématoires.
Mettre les préservatifs à l'index n'est pas la solution,c'est sur le gland qu'il faut l'installer très saint siège.Il faudrait d'ailleurs essayer de réduire le nombre de pédophiles frustrés par tant de traditions stupides.
On peut comprendre les réticences des seigneurs de l'église,et même de toutes les églises à desserrer les règles éthiques et morales, à "moderniser" leurs pratiques.L'avortement parfois nécessaire et autorisé par la loi dans certaines limites ne peut pas devenir un acte banal ou un moyen de contraception.On peut comprendre que le pape prêche la fidélité et l'abstinence aux fidèles.Mais de là à tolérer ses conneries aussi sanglantes il y a de la marge.
Quand on songe que cette religion se veut une religion d'amour!!!
chevènement le 16/03/2009 à 11:23:41
Talk de Jean-Pierre Chevènement sur figaro.fr,ce soir;
A la veille du débat au Parlement sur la politique étrangère et le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan, Jean-Pierre Chevènement, vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées à la Haute assemblée, se prononcera sur cette volonté de Nicolas Sarkozy officialisée mercredi. Une décision controversée en France mais saluée à l'étranger, notamment par la chancelière Angela Merkel et le diplomate en chef de l'Union européenne et ancien secrétaire général de l'Otan, Javier Solana.
Candidat à l'élection présidentielle de 2002, Jean-Pierre Chevènement, qui a soutenu la sociale-libérale Ségolène Royal à la présidentielle de 2007, s'exprimera sur l'avenir de la gauche et notamment celui de son parti, noyé entre différentes mouvances. Le président du MRC se prononcera sur les élections européennes de juin, notamment sur sa possible alliance avec le « front de gauche » que constituent le PCF de Marie-George Buffet et le Parti de Gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon.
Ex-président du conseil régional de Franche-Comté, Jean-Pierre Chevènement donnera également son sentiment sur la réforme des collectivités locales et les propositions remises par le comité Balladur à Nicolas Sarkozy le 5 mars, en vue d'orienter l'élaboration d'ici l'été d'un projet de loi sur cette réforme, qui serait déposé au Parlement en automne.
Ministre de la Recherche sous Pierre Mauroy, ministre de l'Éducation nationale sous Laurent Fabius, ministre de la Défense sous Michel Rocard puis ministre de l'Intérieur du gouvernement Jospin, le président de la Fondation Res Publica répondra par ailleurs aux questions de Guillaume Tabard sur la réforme du travail législatif, adoptée par le Sénat mi-février. Il s'exprimera enfin sur la crise économique et sociale dans les Antilles, alors que la commission des Finances du Sénat a renforcé et réorienté jeudi les incitations fiscales en faveur du développement de l'outre-mer et du logement social, dans le cadre du projet de loi sur le développement de l'outre-mer (Lodeom) qu'il a adopté jeudi soir.
courage Filons le 10/03/2009 à 19:36:59
Fillon va t'il remplacer Barroso?Celui-ci a perdu ses soutiens.Or Sarko en a marre de ses ministres pieds nikelés.Il pourrait changer de premier ministre et pousser Fillon à Bruxelles.Avant les européennes s'affolent les observateurs.
Anna le 10/03/2009 à 19:20:19
Forum Social Mondial ....nous demandons de :
. Mettre les Nations unies, réformées et démocratisées, au cœur de la réforme du système financier, car le G20 n’est pas un forum légitime pour apporter les réponses adéquates à cette crise systémique.
. Etablir des mécanismes internationaux, permanents et contraignants, de contrôle des mouvements de capitaux.
. Mettre en œuvre un système monétaire international fondé sur un nouveau système de réserve et incluant la création de monnaies de réserve régionales, afin d’en finir avec la suprématie du dollar et d’assurer la stabilité financière internationale.
. Mettre en œuvre un mécanisme global de contrôle public et citoyen des banques et des institutions financières. L’intermédiation financière doit être reconnue comme un service public garanti à tous les citoyens du monde et doit être sortie des accords commerciaux de libre échange.
. Interdire les fonds spéculatifs et les marchés de gré à gré, sur lesquels sont échangés les produits dérivés et autres produits toxiques hors de tout contrôle public.
. Eradiquer la spéculation sur les matières premières, à commencer par les produits alimentaires et énergétiques, par la mise en œuvre de mécanismes publics de stabilisation des prix.
. Démanteler les paradis fiscaux, sanctionner leurs utilisateurs (individus, compagnies, banques et intermédiaires financiers) et créer une organisation fiscale internationale chargée d’enrayer la concurrence et l’évasion fiscales.
. Annuler la dette insoutenable et illégitime des pays appauvris et établir un système responsable, démocratique et juste de financement souverain au service du développement durable et équitable.
. Etablir un nouveau système international de répartition des richesses par la mise en œuvre d’une fiscalité plus progressive au niveau national et par la création de taxes globales (sur les transactions financières, sur les activités polluantes et sur les grosses fortunes) pour financer les biens publics mondiaux.
Nous appelons les associations, les syndicats et les mouvements sociaux à converger pour créer un rapport de force citoyen en faveur de ce nouveau modèle. Nous les appelons à multiplier les mobilisations partout dans le monde, notamment face au G20, dès le 28 mars 2009.
Belém, le 1er février 2009.
talibans le 09/03/2009 à 08:57:20
interdiction de l'alcool,du tabac pour les jeunes,interdiction des lois à la con pour le gouvernement et le parlement,interdiction des déclarations grotesques pour le chef de l'Etat,interdiction d'excommunication pour les talibans du vatican à l'égard des petites victimes de viol qui ont du avorter.La connerie est en marche,il faut l'arrêter.
Franky le 08/03/2009 à 09:48:17
cela fait quand meme 2 mecs (coupat et colonna) qui sont en prison et que les "preuves" qui les accusaient s'effondrent, c'est drole depuis un certain temps il ne faut pas gener ou il faut un coupable a tout prix.heureusement que le monsieur accusé d'avoir envoye les lettres anonymes a notre cher president avait un bon alibi enfin 30 heures tout de meme pour verifier
Cassoulet "Cette histoire ridicule relève des agissements d'une république bananière. On a jeté ce gars en pature aux médias, et maintenant on ne veut pas le laisser sortir de peur que la folie médiatique se retourne contre ceux qui l'ont déclenchée.
Vous savez quand il va sortir coupat? le jour ou il y aura un gros truc qui va accaparer tous les journalistes. On pourra le libérer en douce, sans risquer le scandale devant une foret de caméras.
C'est à gerber "
Dugué le 07/03/2009 à 16:40:51
Tableau II. Les plans de relance. Comme on le soupçonne, l’économie étant devenue anti-fordienne, elle ne peut plus miser sur un cycle vertueux de l’augmentation des salaires. L’économie étant dirigée par des élites qui veulent du profit et ont perdu le sens de la philanthropie, ont compensé la baisse des salaires par une multiplication du crédit doublé d’un effet pyramidal, autrement dit, une escroquerie légale. Du coup, les institutions censées assurer le fonctionnement de l’économie ont été en mauvaise posture. Et les Etats ont décidé de plan de relance mais en vérité, ils n’ont fait que pallier en jouant des mêmes principes que l’économie actuelle et ses déficiences. Comment l’expliquer ?
Le profit est une instance qui se plaque sur l’économie, une sorte de vampire financier. Mais les limites de la succion ont été atteintes, d’où cette crise qui pour une bonne part, est alimentée par le psychisme, ses peurs, l’irrationalité des agents économiques. Les Etats ont décidé de gigantesques plans de relance. L’économie réelle, source de rendement du capital, est devenue moins rentable. Vous avez sans doute remarqué la baisse de la bourse. En fait, les investisseurs ont compris qu’en l’état actuel des choses, il faut mieux placer l’argent sur cette planche de salut que sont les obligations du trésor. Certes, ce n’est pas énorme comme rendement mais c’est plus sûr que la bourse. Quelle triste sort que ces hussards de la finance obligés de se replier sur des valeurs de père de famille. Voilà le premier paradoxe mais le second est plus étonnant. C’est l’effet pervers de ces effets de relance qui par le biais des bons du trésor, attirent les capitaux et font baisser la bourse. Etonnant ! Et au final, oh surprise, qui va payer ? Eh bien les contribuables car à un moment, il faudra bien que les finances de l’Etat se rééquilibrent. Du coup, le rendement du capital aura été assuré grâce au citoyen par le biais de la fiscalité, au lieu de l’être par le travailleur. Ce qui ne change rien parce que le citoyen fiscalisé est aussi un travailleur qui verra son pouvoir d’achat amputé. La seule issue positive étant une fiscalité équilibrée qui permettre un juste réajustement des revenus mais on peut en douter. Bref, une arnaque de plus et comme aurait dit Weber, l’Etat a le monopole de la violence légitime mais il a aussi le monopole de l’arnaque légitime. Lyonnais, Natixis, Paulson etc.
Au final, que voit-on ? Eh bien que les Etats, avec leurs possibilités régaliennes de lever des crédits, deviennent des acteurs économiques comme les autres (c’est un des traits de ce que j’avais appelé le national-capitalisme) Sur le marché des produits d’épargne, il existe bien des formules, dont les traditionnelles actions émises par les grands groupes, échangées sur les places boursières. Les déficits budgétaires créés à l’occasion de cette crise ne font qu’assurer au profit des rendements assurés et les Etats se comportent comme une multinationale aux activités globales conduites sur un territoire, qui verse les dividendes moyennant une addition payée par le contribuable. On pourra certes dire que cette exploitation du citoyen est plus morale car les hauts revenus sont sollicités et les pauvres exempts de verser l’obole (ce qui est faux avec les impôts locaux qui touchent toutes les populations et qui risquent d’augmenter car l’Etat se désengagera pour éviter de trop plomber la dette) Enfin, il y a aussi à craindre une faillite des Etats qui à force de créer de l’endettement, ne pourront plus rembourser, sauf en empruntant à nouveau. Cette pratique n’étant guère différente de la fameuse pyramide de Ponzi devenue célèbre grâce aux fonds d’investissement Madoff.
Le système du profit a bien fonctionné. Parmi les épargnants, certains ont bien tiré leur épingle du jeu ces dix dernières années, s’ils ont su investir et se retirer aux bons moments. Sans compter les énormes profits tirés du marché immobilier et locatif. D’autres ont perdu un peu de pouvoir d’achat, beaucoup ont perdu leur emploi. Et le show must go on. Tout dépend de la capacité à réagir de la machine économique co-pilotée de plus en plus par les Etats. Et les citoyens, quelle sera leur réaction ?
En conclusion, le système de la dette est devenue un des éléments servant à assurer la rémunération du capital, mais par des voies et des circuits pas très clairs. Les Etats pratiquent un double jeu. Officiellement ils protègent l’économie et les citoyens. Mais une analyse montre qu’ils participent aussi à l’exploitation des citoyens et à la machine à profit. Il n’y a pas d’issue pour l’instant.
Agoravox Bernard Dugué (fin)
Bernard le 07/03/2009 à 16:38:38
Et comme disait Coluche, s’ils nous prennent pour des cons, c’est que nous devons bien l’être un peu. Une crise, des grands discours, des bons mots, des plans de relance. Le bon peuple n’y croit pas. Il a raison bien qu’il ne puisse expliquer les raisons. En deux temps, voici deux tableaux de la situation économique et financière.
Tableau I. La banque populaire et les caisses d’épargne sont des banques mutualistes héritées de l’économie sociale. La première caisse d’épargne a vu le jour en 1818 à l’initiative de deux philanthropes souhaitant encourager l’épargne populaire. Philanthrope, un mot devenu désuet en cette époque de marchandisation sans vergogne de l’humain. Les caisses d’épargne ont prospéré et joué un rôle social éminent en collectant l’épargne populaire, en finançant des projets d’intérêt public, avec l’appui et l’aide légitime de l’Etat. Puis est arrivé le temps de la sauvagerie des banques d’affaire. L’une des causes majeures de la crise actuelle, c’est la politique financière des dernières années visant à confondre les activité des banques de dépôt avec celle des banques d’affaire. Du coup, des actifs toxiques ont contaminé la gestion de bon père de famille des déposants.
Le plus extravagant dans cette affaire, c’est que ces vieilles institutions mutualistes, qu’on croyait protégées de la voracité capitaliste par une immunité éthique, ont été transformées, instrumentalisées en levier de casino financier et devinez par qui, Monsieur Pérol, membre fondateur de Natixis, entreprise au triste destin comme Eurotunnel. Et encore, Eurotunnel, qui a grugé des petits porteurs, a une utilité sociale alors que Natixis, du vent, de l’argent parti en fumée sur le casino financier. Une action divisée par 20. Notamment parce que les caisses d’épargne n’ont pas la culture de la City et n’étaient pas préparées à jouer ce rôle. D’ailleurs, ayant un proche dans cette institution, le virage des caisses d’épargne n’a rien de surprenant. Les employés ont été dressés pour « mépriser » le client, et faire du profit en le considérant comme une vache à lait. Cette dérive est absurde et inquiétante. C’est comme si la police se mettait d’un coup à faire des braquages de banque.
Et le grand ordonnateur de cette opération a été François Pérol, un gars super que Sarkozy décrit trois fois comme compétent. C’est vrai que l’aventurisme financier et économique signe un individu compétent, comme JM Messier le fut (sic). Quand le Lyonnais a joué dans les investissements à risque, le PDG a été débarqué et le contribuable a payé. C’était l’étape première du « foutage de gueule » du pouvoir. La phase deux, c’est Pérol, qui a bâti le géant aux pieds d’argile Natixis, qui affiche des pertes considérables. Et le plus extravagant, c’est que Pérol soit mis aux commandes de cette fusion bancaire aux activités plus que bancales. Ils nous prennent pour des cons. Le contribuable a payé pour le Lyonnais, il paiera pour les erreurs économiques actuelles mais il ne faut pas le dire. Chutt…
Bernard Dugué Agoravox extrait
Antifadas le 07/03/2009 à 16:34:22
Les points communs entre le Moyen-Age et la période actuelle ne manquent pas :
— le fantastique décalage entre riches et pauvres ;
— une société gouvernée par une élite issue de castes héréditaires et de moules réservés (grandes écoles) ;
— le peu de valeur accordé à la vie humaine ;
— le retour de l'esclavage, en Chine et en Asie d’abord, déjà en Europe et en Amérique ;
— le retour à la Loi du plus fort imposée au mépris des Droits de l’homme (Guantanamo n’est pas encore fermé…) ;
— le retour des empires totalitaires (USA, Chine, Russie);
— le retour de l'obscurantisme (islamistes, néo-chrétiens évangélistes américains, explosion des sectes) ;
— le retour aux guerres de religion (charia islamiste et « croisades » de Bush dont Obama aura bien du mal à s’extirper) ;
— le recul de la culture et de l'éducation, le retour de l'illettrisme, l’abrutissement de la jeunesse par le truchement des jeux informatiques, et, parallèlement, l’accès à l'éducation réservé aux plus riches ;
— la réapparition des « bandits de grands chemins » et des pirates en mer. Retour à une insécurité des transports (attaque sur les autoroutes, « home jacking », etc.)
— le retour des épidémies et des maladies qui avaient été éliminées depuis un siècle. La typhoïde, la tuberculose, la diphtérie et la gale ont fait leur réapparition en Occident à cause du développement de la misère. La peste et le choléra sont à nouveau en progression dans certains pays du tiers-monde. En attendant la peste aviaire transmissible d’humain à humain ! ;
— le retour des pratiques tribales (piercings, tatouages, organisation en tribus des exclus, etc.) ;
— la mode « gothique » (les modes étant souvent un révélateur des tendances sociales à venir) ;
— le retour de la sorcellerie et des rites de magie noire ;
— l’influence prédominante des ordres occultes et des sociétés secrètes ésotériques parmi les élites dirigeantes (Skull and Bones, Bohemians Club…)
— une population de plus en plus misérable et inculte, décérébrée par les médias de masse au service des mercantis, dont la seule fonction est de fournir des esclaves à l'élite. D'autant plus qu'avec la surpopulation, l'esclavage est finalement le mode de production le plus approprié et le moins coûteux, surtout si les machines devaient être un jour paralysées par les pénuries d'énergie.
— etc.
La chape de plomb du Moyen age a duré 12 à 13 siècles… Bonjour l’avenir !(extraits de l'antifadas)