722- Humour et politique 8 posts
dessin de Goubelle, pour Vendredi hebdo
ceinture noire et canne blanche....
"Ne soyez pas excessif,n'enseignez pas trop fort!"
recommandait un grand de la politique.Cette recommandation me revient à chaque fois que je lis ou que j'écoute des critiques du chef de l'Etat.Les critiques pour être crédibles doivent être mesurées et justes.
Hier au soir,à "Ripostes" l'excellente émission de Moati, Caroline la percutante journaliste de Charlie Hebdo illustrait ce propos à merveille.On s'attendait à pire de la part d'une journaliste d'un journal caustique."Après sa période Bling Bling Sarkozy tente de se comporter plus modestement.Il a assez bien réussi son virage pour gérer la crise".
Sa politique a largement échoué comme tous lescommentateurs
le constatèrent du député vert à l'éminent académicien qui ne passe pas pour un gauchiste. C'est que la stratégie "anglo saxonne" et libérale du candidat UMP s'est heurtée au mur de la réalité et de la crise.Il doit donc changer,ce qu'il fait relativement bien,sans renoncer à ses vieilles lunes.Le jugement est pondéré.
"Hélas, dit elle, pourquoi faut il que des caprices viennent tout gâcher,comme celui qui consiste à vouloir diriger les medias et nommer les PDG de France Télévision et de l'audiovisuel public?"
Ce caprice,car c'en est un trouve son aboutissement dans ce billet de Bruno Roger-Petit publié sur Le Post.Il revient sur la polémique Guillon/DSK mais il l'élargit à des considérations plus générales.Je vous fais juges.
Marc Baldy
"Les voyages en avion sont souvent funestes pour les hommes de pouvoir. C'est en avion que Lionel Jospin a perdu la présidentielle 2002 (pour mémoire: "Chirac est vieux, usé, fatigué") et c'est en avion que l'actuel chef de l'Etat vient de déclencher une bataille qui va lui coûter cher...
Ainsi a-t-on appris que le sixième président de la Ve République vient de se dénicher un adversaire à sa mesure: l'humoriste d'Inter Stéphane Guillon. Dans l'aeronef qui le ramenait d'Italie, le chef de l'Etat, comme il est de coutume, a papoté avec les journalistes. De cette conversation sur les grands problèmes du monde, de ces propos tenus "off", il a été retenu et porté à la connaissance du grand public que le chef de l'Etat n'apprécie pas l'humour de Stéphane Guillon dispensé sur France Inter, notamment les blagues relatives aux pulsions sexuelles de DSK et le côté "pot à tabac" de Martine Aubry.
Pourquoi tant de haine s'interroge-t-on ici et là? Penchez vous donc sur les deux thèmes relevés ici (sexualité et beauté) et vous découvrirez la réponse... Cela n'est surtout pas pour défendre Aubry et DSK que le président de la République se manifeste ainsi, c'est juste, parce qu'à l'instar de Joffre, il estime que la meilleure défense, c'est l'attaque, surtout lorsque l'on peut pratiquer l'attaque préventive...
Voici ce qui va advenir. En mai prochain, Jean-Paul Cluzel, président de Radio-France, ne sera pas reconduit dans ses fonctions. L'affaire Guillon a scellé son sort, c'est le chef de l'Etat qui l'a dit dans le même avion le ramenant de Rome. A la place, sera nommée une personnalité venue de la gauche, histoire de faire croire que l'ouverture continue, y compris dans les medias. Et cela ne sera pas Laurent Joffrin, contrairement à ce que l'on dit ici et là. Pourquoi? Parce qu'on le dit trop et que cela ne constituerait plus une surprise, or le chef de l'Etat se pique de surprendre, donc, ce sera une personnalité dont le nom n'aura jamais été évoqué... Logique... De plus, faut-il le rappeler, c'est lui tout seul qui nomme les présidents de l'audiovisuel public maintenant et il ne va pas se priver de faire joujou avec les rumeurs d'ici mai prochain...
Une fois nommée, cette personnalité dira le plus grand bien du bilan Cluzel. Nécessairement, elle sera interrogée sur le cas Guillon... Et là, royale, indépendante, elle dira tout le bien qu'elle pense de ce "talent formidable", de ce "bel esprit français, quel grand humoriste..." Et Guillon se dira, "Je suis trop fort les mecs...J'ai niqué Sarko!"
Et puis viendra l'été. Le nouveau président de Radio France (et ses directeurs divers et variés) travailleront à la grille de rentrée d'Inter... Il y aura des "inflexions de ligne éditoriale", "des réaménagements de grille", "des orientations stratégiques rénovées", "le choix de privilégier de nouvelles formes d'impertinence", etc...
Et à la mi-août, c'est tellement plus romantique, Stéphane Guillon apprendra, par la grâce d'un écho de Renaud Revel, Emmanuel Beretta ou Guy Dutheil, qu'il ne figure plus dans cette grille de rentrée. Il ne sera pas viré, non, surtout pas! Simplement, les nouveaux choix éditoriaux auront imposé son départ, départ vécu comme "douloureux" par le nouveau président de Radio France. C'est ce qu'il dira, en tout cas, à la conférence de presse consacrée à la présentation des nouveaux programmes d'Inter. Il s'y montrera même rassurant, car il y déclarera: "Nous recherchons avec Stéphane, qui a bien compris qu'on ne pouvait pas faire autrement, tous les moyens de prolonger notre collaboration le plus rapidement possible..." Enfin, le nouveau président rappellera à l'ensemble de la presse qu'il a été nommé alors qu'il était de "gauche", qu'il l'ont tous écrit, et que par conséquent, il ne peut être "suspect de complaisance à l'égard du pouvoir" et que tout cela n'a rien à voir avec le cas Guillon...
Lorsque nous en serons là, nous méditerons tous. Nous méditerons sur le fait que France Inter, son président, son équipe de direction, ses animateurs, ses journalistes, ses techniciens, ses salariés, ses collaborateurs plus ou moins réguliers, qui tous présentent un bon bilan alliant audience et qualité des programmes, soient ainsi sanctionnés, car il s'agira bien d'une sanction, tout simplement parce que le chef de l'Etat, chef suprême des medias de ce pays, redoutait une blague de Guillon sur ses moeurs et son physique...
Nous méditerons alors sur la psychologie si particulière de notre président de la République. Pas trop longtemps quand même... Sinon, ça nous foutera trop les jetons..." Bruno Roger-Petit (Le Post)
Liberté de la presse

dessin de Delize yahoo cartoons
Commentaires
couscous le 19/03/2009 à 12:37:29
Vous savez quel est le nouveau surnom de Ségolène Royal ?
Réponse : Couscous ! mais pourquoi, coucous ?
Réponse : Parce qu'elle fait beaucoup de boulettes, elle a un pois chiche dans la tête et elle pédale dans la semoule : C'est un couscous Royal !
Tian(Rue 89) le 16/03/2009 à 09:21:19
C’est une lettre d’un prêtre qui commence à buzzer sur le net.
La lettre du père Gérard Bessière porte un titre sans équivoque :
« J’ai excommunié Benoît XVI ».
A 81 ans, le père Bessière de Luzech, dans le Lot, est en quelque sorte entré en résistance contre sa hiérarchie !
Au départ cette lettre était destinée à des amis.
Et les amis du curé l’ont relayée sur le net.
« Hier, un quotidien italien titrait : « Le pape excommunié par un prêtre français » raconte dans La Dépêche le père Bessière.
« J'ai excommunié le pape alors que lui venait de lever l'excommunication des évêques intégristes. Depuis fin janvier, j'ai cessé de nommer l'évêque de Rome dans la prière eucharistique. Pendant la messe, je fais une parenthèse… » raconte le prêtre.
Et de se justifier : . « J'use de ma liberté, je n'ai jamais été sanctionné cela tient au fait que j'aborde ces questions avec humour ».
Dans sa lettre, le père Bessière écrit que « dans les églises anciennes, écrit-il, quand il y avait des chamailleries, on cessait de faire mention pendant la messe des camarades avec lesquels on était en pétard. »
Et là , comme le prêtre de Luzech est en « pétard » avec le pape Benoît XVI, il ne mentionne plus son nom…
Et d’affirmer « J'ai constaté le malaise de beaucoup de chrétiens, je suis un peu leur voix. »
Une révolte qui fait suite à la bienveillance du pape pour les évêques intégristes et notamment avec le négationniste Williamson.
A-t-il peur des sanctions de sa hiérarchie?
« Pourvu que je ne me fasse pas traiter de schismatique ... » dit-il en s’amusant…
La lettre de Gérard Bessière se trouve sur TC
tête à claques le 09/03/2009 à 18:22:08
Frédéric Lefebvre,député parce qu'il est suppléant de Santini secrétaire d'Etat de circonstance est la plus belle tête à claque du bistro de Marco(voir le sondage à gauche sur la page d'accueil).Et pourtant il avaiy fort à faire avec Besson Hortefeux et Morano...Lisez plutôt.
Juan de Sarkofrance:
"Frédéric Lefebvre est coutumier des intimidations verbales. Rappelez vous son échange avec Benoit Hamon, il y a quelques semaines, quand il lâcha que l’élu corse Talamoni était "à la limite du terrorisme".
Mais le porte-parole de l’UMP a également excellé sur le front de la crise. Quelques heures après l’annonce de l’explosion du chômage en janvier, il déclare : "La stratégie du plan de relance commence déjà à porter ses fruits.". Vendredi 6 mars, il explique sur "L’arène des piques", la nouvelle émission politique, "100% féminine de LCI radio", que "la crise est une catastrophe naturelle et on va vers les victimes". Frédéric Lefebvre n’est-il pas la catastrophe naturelle de l’UMP ? Il bosse peu, préfère les cercles de lobbying, comme le Club Parlementaire, les couloirs de l’Assemblée, et les caméras de télévisions."
Martine le 04/03/2009 à 12:50:28
On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui.Moi je ne ris pas quand il fait passer un DSK un peu porté sur le sexe pour un violeur et un agresseur.Ii est court le chemin du fayotage au dénigrement:lécher puis lyncher,stratégie des médias bien connue.S'en prendre au physique des gens ou à cette histoire de cul c'est petit.
Que dirait on si DSK avait traité l'humoriste de PD?Qu'il mérite la prison.Rien de plus dangereux que les moralistes anglosaxons.
Je préfère Clintion qui se faisait faire des pipes, que Bush le néocon puritain.
detoutetderien le 04/03/2009 à 11:05:58
Comme c'est le cas pour toutes ses prestations, concernant DSK, Guillon n'a fait que commenter une réalité. A sa manière, certes..., mais commenter une réalité quand même. C'est peut être là ou Guillon est subversif, il n'invente rien, il n'affabule pas, il s'empare simplement de la réalité, il "la met en lumière", il braque son projecteur sur elle, il éclaire certains aspects réels qui étaient moins visibles auparavant, il crée "des reliefs qui se dissimulaient auparavant sous des platitudes" (sic).
Ce qui gêne peut être le plus pour les "victimes" de Guillon, c'est que partant de la réalité, il met en lumière leurs faiblesses, leurs limites, pire pour eux, il en vient à démythifier leurs personnages, il dénoue les mystifications.
Par exemple, c'est flagrant pour DSK. Le parcours publique de DSK est parsemé, jonché (?) d'erreurs, de faiblesses. Son aventure hongroise du FMI est la dernière (connue...) en date. Lui, le superman de "l'économie politique progressiste", la "grosse tête", "l'homme qui relancerait la France dans la bonne voie", etc., il se serait fait piéger comme un enfant de coeur.
Comme nombre de personnages publiques, DSK ne serait il en réalité qu'une sorte de fiction médiatique attendue par un certain public : tels "les cadres et les professions libérales de gauche", férus d'efficacités en tous genres, mais plus ou moins culpabilisés par leur réussite (?), les supporters de DSK : l'une des formes modernes du paternalisme ?
Et patatras, voila qu'en quelques mots, Guillon démonte la fiction DSK...
C'est peut être ce que craint le plus Sarkozy, que Guillon finisse par le ramener lui aussi à la réalité de ce qu'il est : un "cas psychologique" hors de l'ordinaire, mais un de ceux qui fascinent les foules qui ont besoin de "héros", genre Robin des Bois.
jacouti le 03/03/2009 à 18:58:36
Sarkozy veut tout régenter.C'est un autocrate.Il décide de tout et nomme les présidents de l'audiovisuel
public se moquant de la séparation des pouvoirs.Ainsi il aurait décidé pour Radio France de virer Cluzel.
Voici Le Post:
"Le 26 février dernier, un écho du Parisien laissait entendre que Nicolas Sarkozy avait déjà fait son choix et qu'il souhaitait nommer un journaliste à ce poste. Le Point affirme quant à lui que le président souhaiterait placer une personnalité "apolitique".
En 2010, le président nommera également le président de France Télévisions, si Patrick de Carolis n'est pas reconduit.
Mais le président de la République choisira-t-il une personnalité de gauche, de droite, apolitique, un homme ou une femme?
Parmi les successeurs potentiels de Jean-Paul Cluzel, plusieurs noms circulent (que des hommes!). Etat des lieux.
1. Laurent Joffrin - Directeur de la rédaction de Libération
C'est Renaud Revel qui évoque cette hypothèse sur son blog. L'Elysée aurait ainsi indiqué que l'actuel directeur de la rédaction de Libération serait dans la short-list de l'Elysée.
Laurent Joffrin a eu plusieurs prises de bec avec le président de la République, dont l'une a marqué les esprits: elle s'est déroulée lors des voeux de Nicolas Sarkozy à la presse en janvier 2008, au cours desquels Laurent Joffrin n'avait pas hésité à parler de "monarchie"... Ce qui n'avait évidemment pas plu au chef de l'Etat.
Laurent Joffrin, a beaucoup vadrouillé entre Libé et le Nouvel Obs, deux titres clairement orientés à gauche. Dans sa jeunesse, le journaliste a d'ailleurs également milité aux Jeunesses socialistes et siégé à la direction des MJS. Pas de doute, Laurent Joffrin est de gauche.
Pour Renaud Revel, sa nomination serait "une vraie surprise et un coup politique pour Nicolas Sarkozy. Sa nomination aurait valeur de symbole: un choix d'ouverture habile qui tairait les contestations de l'opposition, où l'on a sévèrement critiqué le nouveau mode de désignation des patrons de chaînes par l'exécutif."
Claude Soula, journaliste au Nouvel Obs, estime également qu'en nommant Laurent Joffrin, Nicolas Sarkozy réaliserait un coup de maître et ceci pour une raison: "Joffrin est un opposant patenté. Quelle belle prise de guerre s'il acceptait le poste! Après ca, comment pourrait-on dire, nous les médias de gauche, que Sarkozy n'est pas démocrate? Tous nos reproches tomberont à plat.
2.. Bruno Patino - Directeur de France Culture
C'est un confidentiel du Figaro publié le week-end du 28 février indique que l'Elysée aurait choisi Bruno Patino, l'actuel directeur de France Culture.
La République des Lettres revient sur le parcours de Bruno Patino. Il a été correspondant pour Le Monde, chargé de mission à la direction internationale de Canal+, directeur général et président du Monde interactif et vice-président du directoire du groupe Le Monde.
Bruno Patino a conduit, à la demande de Christine Albanel, une commission sur le livre numérique l'année dernière.
Il a également co-présidé les états généraux de la presse d'octobre 2008 à janvier 2009. Bruno Patino était chargé du groupe consacré à la presse numérique.
Le journaliste s'est présenté en 2008 à Sceaux sur une liste mêlant 20 divers droite et 16 sans étiquette, dont Bruno Patino.
3. Denis Jeambar - Ancien patron de L'Express
Emmanuel Berreta, journaliste médias du Point, penche plutôt pour Denis Jeambar.
Le journaliste raconte ainsi que "Dans l'avion qui le ramenait de Rome, Nicolas Sarkozy a confié à quelques journalistes qu'il souhaitait nommer un journaliste "apolitique" à la présidence de Radio France". (Il aurait écarté le nom de Jean-Marie Colombani, ancien patron du Monde et fondateur du site internet Slate.fr, lancé tout récemment en février.)
Wikipédia retrace la carrière de Denis Jeambar. Il a commencé sa carrière à Paris Match avant d'être recruté par l'équipe fondatrice du Point. il deviendra par la suite chef du service politique de l'hebdomadaire. Il enchaîne ensuite à la direction d'Europe 1 avant de succéder à Christine Ockrent à la direction de L'Express. Depuis 2006, Denis Jeambar a arrêté sa carrière de journaliste pour prendre la direction des Editions du Seuil. Il est en effet auteur ou co-auteur de 16 livres, dont Accusé Chirac, levez-vous!.
Denis Jeambar apolitique, vraiment?
La République des Lettres a considéré plusieurs de ses éditos comme reflétant les opinions de la droite néo-conservatrice.
internaute le 03/03/2009 à 09:44:16
Très bon article ! Et pour ceux qui pensent que Guillon est trop acerbe voire haineux, il s'agit d'humour et il sert tout le monde, en appuyant sur les bons boutons tout en lachant des vérités qu'il exagère, tout simplement! Alors quand on n'aime pas, eh bien on évite d'écouter, mais interdire un humoriste parce qu'il ne plait pas au despote de service...des préfets mutés...etc...
Sarko n'est qu'un triste individu à l'égo plus que démesuré qui ferait mieux de s'occuper du peuple de France !
L'émission d'Yves Calvi hier au soir abordait ce sujet preuve qu'il est pile poil dans l'actualité.
vilain petit canard le 03/03/2009 à 09:32:51
S' intéresser au futur directeur de France-Inter pas mal comme nouveau sport cérébral au jeu des pronostics, mais soyons FOU et ce soir je me sens jokefull (?) , ce serait comique que le prochain soit Jack, même pas besoin de dire le nom (Arf-arf)
Commentaires
couscous le 19/03/2009 à 12:37:29Vous savez quel est le nouveau surnom de Ségolène Royal ?
Réponse : Couscous ! mais pourquoi, coucous ?
Réponse : Parce qu'elle fait beaucoup de boulettes, elle a un pois chiche dans la tête et elle pédale dans la semoule : C'est un couscous Royal !
Tian(Rue 89) le 16/03/2009 à 09:21:19
C’est une lettre d’un prêtre qui commence à buzzer sur le net.
La lettre du père Gérard Bessière porte un titre sans équivoque :
« J’ai excommunié Benoît XVI ».
A 81 ans, le père Bessière de Luzech, dans le Lot, est en quelque sorte entré en résistance contre sa hiérarchie !
Au départ cette lettre était destinée à des amis.
Et les amis du curé l’ont relayée sur le net.
« Hier, un quotidien italien titrait : « Le pape excommunié par un prêtre français » raconte dans La Dépêche le père Bessière.
« J'ai excommunié le pape alors que lui venait de lever l'excommunication des évêques intégristes. Depuis fin janvier, j'ai cessé de nommer l'évêque de Rome dans la prière eucharistique. Pendant la messe, je fais une parenthèse… » raconte le prêtre.
Et de se justifier : . « J'use de ma liberté, je n'ai jamais été sanctionné cela tient au fait que j'aborde ces questions avec humour ».
Dans sa lettre, le père Bessière écrit que « dans les églises anciennes, écrit-il, quand il y avait des chamailleries, on cessait de faire mention pendant la messe des camarades avec lesquels on était en pétard. »
Et là , comme le prêtre de Luzech est en « pétard » avec le pape Benoît XVI, il ne mentionne plus son nom…
Et d’affirmer « J'ai constaté le malaise de beaucoup de chrétiens, je suis un peu leur voix. »
Une révolte qui fait suite à la bienveillance du pape pour les évêques intégristes et notamment avec le négationniste Williamson.
A-t-il peur des sanctions de sa hiérarchie?
« Pourvu que je ne me fasse pas traiter de schismatique ... » dit-il en s’amusant…
La lettre de Gérard Bessière se trouve sur TC
tête à claques le 09/03/2009 à 18:22:08
Frédéric Lefebvre,député parce qu'il est suppléant de Santini secrétaire d'Etat de circonstance est la plus belle tête à claque du bistro de Marco(voir le sondage à gauche sur la page d'accueil).Et pourtant il avaiy fort à faire avec Besson Hortefeux et Morano...Lisez plutôt.
Juan de Sarkofrance:
"Frédéric Lefebvre est coutumier des intimidations verbales. Rappelez vous son échange avec Benoit Hamon, il y a quelques semaines, quand il lâcha que l’élu corse Talamoni était "à la limite du terrorisme".
Mais le porte-parole de l’UMP a également excellé sur le front de la crise. Quelques heures après l’annonce de l’explosion du chômage en janvier, il déclare : "La stratégie du plan de relance commence déjà à porter ses fruits.". Vendredi 6 mars, il explique sur "L’arène des piques", la nouvelle émission politique, "100% féminine de LCI radio", que "la crise est une catastrophe naturelle et on va vers les victimes". Frédéric Lefebvre n’est-il pas la catastrophe naturelle de l’UMP ? Il bosse peu, préfère les cercles de lobbying, comme le Club Parlementaire, les couloirs de l’Assemblée, et les caméras de télévisions."
Martine le 04/03/2009 à 12:50:28
On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui.Moi je ne ris pas quand il fait passer un DSK un peu porté sur le sexe pour un violeur et un agresseur.Ii est court le chemin du fayotage au dénigrement:lécher puis lyncher,stratégie des médias bien connue.S'en prendre au physique des gens ou à cette histoire de cul c'est petit.
Que dirait on si DSK avait traité l'humoriste de PD?Qu'il mérite la prison.Rien de plus dangereux que les moralistes anglosaxons.
Je préfère Clintion qui se faisait faire des pipes, que Bush le néocon puritain.
detoutetderien le 04/03/2009 à 11:05:58
Comme c'est le cas pour toutes ses prestations, concernant DSK, Guillon n'a fait que commenter une réalité. A sa manière, certes..., mais commenter une réalité quand même. C'est peut être là ou Guillon est subversif, il n'invente rien, il n'affabule pas, il s'empare simplement de la réalité, il "la met en lumière", il braque son projecteur sur elle, il éclaire certains aspects réels qui étaient moins visibles auparavant, il crée "des reliefs qui se dissimulaient auparavant sous des platitudes" (sic).
Ce qui gêne peut être le plus pour les "victimes" de Guillon, c'est que partant de la réalité, il met en lumière leurs faiblesses, leurs limites, pire pour eux, il en vient à démythifier leurs personnages, il dénoue les mystifications.
Par exemple, c'est flagrant pour DSK. Le parcours publique de DSK est parsemé, jonché (?) d'erreurs, de faiblesses. Son aventure hongroise du FMI est la dernière (connue...) en date. Lui, le superman de "l'économie politique progressiste", la "grosse tête", "l'homme qui relancerait la France dans la bonne voie", etc., il se serait fait piéger comme un enfant de coeur.
Comme nombre de personnages publiques, DSK ne serait il en réalité qu'une sorte de fiction médiatique attendue par un certain public : tels "les cadres et les professions libérales de gauche", férus d'efficacités en tous genres, mais plus ou moins culpabilisés par leur réussite (?), les supporters de DSK : l'une des formes modernes du paternalisme ?
Et patatras, voila qu'en quelques mots, Guillon démonte la fiction DSK...
C'est peut être ce que craint le plus Sarkozy, que Guillon finisse par le ramener lui aussi à la réalité de ce qu'il est : un "cas psychologique" hors de l'ordinaire, mais un de ceux qui fascinent les foules qui ont besoin de "héros", genre Robin des Bois.
jacouti le 03/03/2009 à 18:58:36
Sarkozy veut tout régenter.C'est un autocrate.Il décide de tout et nomme les présidents de l'audiovisuel
public se moquant de la séparation des pouvoirs.Ainsi il aurait décidé pour Radio France de virer Cluzel.
Voici Le Post:
"Le 26 février dernier, un écho du Parisien laissait entendre que Nicolas Sarkozy avait déjà fait son choix et qu'il souhaitait nommer un journaliste à ce poste. Le Point affirme quant à lui que le président souhaiterait placer une personnalité "apolitique".
En 2010, le président nommera également le président de France Télévisions, si Patrick de Carolis n'est pas reconduit.
Mais le président de la République choisira-t-il une personnalité de gauche, de droite, apolitique, un homme ou une femme?
Parmi les successeurs potentiels de Jean-Paul Cluzel, plusieurs noms circulent (que des hommes!). Etat des lieux.
1. Laurent Joffrin - Directeur de la rédaction de Libération
C'est Renaud Revel qui évoque cette hypothèse sur son blog. L'Elysée aurait ainsi indiqué que l'actuel directeur de la rédaction de Libération serait dans la short-list de l'Elysée.
Laurent Joffrin a eu plusieurs prises de bec avec le président de la République, dont l'une a marqué les esprits: elle s'est déroulée lors des voeux de Nicolas Sarkozy à la presse en janvier 2008, au cours desquels Laurent Joffrin n'avait pas hésité à parler de "monarchie"... Ce qui n'avait évidemment pas plu au chef de l'Etat.
Laurent Joffrin, a beaucoup vadrouillé entre Libé et le Nouvel Obs, deux titres clairement orientés à gauche. Dans sa jeunesse, le journaliste a d'ailleurs également milité aux Jeunesses socialistes et siégé à la direction des MJS. Pas de doute, Laurent Joffrin est de gauche.
Pour Renaud Revel, sa nomination serait "une vraie surprise et un coup politique pour Nicolas Sarkozy. Sa nomination aurait valeur de symbole: un choix d'ouverture habile qui tairait les contestations de l'opposition, où l'on a sévèrement critiqué le nouveau mode de désignation des patrons de chaînes par l'exécutif."
Claude Soula, journaliste au Nouvel Obs, estime également qu'en nommant Laurent Joffrin, Nicolas Sarkozy réaliserait un coup de maître et ceci pour une raison: "Joffrin est un opposant patenté. Quelle belle prise de guerre s'il acceptait le poste! Après ca, comment pourrait-on dire, nous les médias de gauche, que Sarkozy n'est pas démocrate? Tous nos reproches tomberont à plat.
2.. Bruno Patino - Directeur de France Culture
C'est un confidentiel du Figaro publié le week-end du 28 février indique que l'Elysée aurait choisi Bruno Patino, l'actuel directeur de France Culture.
La République des Lettres revient sur le parcours de Bruno Patino. Il a été correspondant pour Le Monde, chargé de mission à la direction internationale de Canal+, directeur général et président du Monde interactif et vice-président du directoire du groupe Le Monde.
Bruno Patino a conduit, à la demande de Christine Albanel, une commission sur le livre numérique l'année dernière.
Il a également co-présidé les états généraux de la presse d'octobre 2008 à janvier 2009. Bruno Patino était chargé du groupe consacré à la presse numérique.
Le journaliste s'est présenté en 2008 à Sceaux sur une liste mêlant 20 divers droite et 16 sans étiquette, dont Bruno Patino.
3. Denis Jeambar - Ancien patron de L'Express
Emmanuel Berreta, journaliste médias du Point, penche plutôt pour Denis Jeambar.
Le journaliste raconte ainsi que "Dans l'avion qui le ramenait de Rome, Nicolas Sarkozy a confié à quelques journalistes qu'il souhaitait nommer un journaliste "apolitique" à la présidence de Radio France". (Il aurait écarté le nom de Jean-Marie Colombani, ancien patron du Monde et fondateur du site internet Slate.fr, lancé tout récemment en février.)
Wikipédia retrace la carrière de Denis Jeambar. Il a commencé sa carrière à Paris Match avant d'être recruté par l'équipe fondatrice du Point. il deviendra par la suite chef du service politique de l'hebdomadaire. Il enchaîne ensuite à la direction d'Europe 1 avant de succéder à Christine Ockrent à la direction de L'Express. Depuis 2006, Denis Jeambar a arrêté sa carrière de journaliste pour prendre la direction des Editions du Seuil. Il est en effet auteur ou co-auteur de 16 livres, dont Accusé Chirac, levez-vous!.
Denis Jeambar apolitique, vraiment?
La République des Lettres a considéré plusieurs de ses éditos comme reflétant les opinions de la droite néo-conservatrice.
internaute le 03/03/2009 à 09:44:16
Très bon article ! Et pour ceux qui pensent que Guillon est trop acerbe voire haineux, il s'agit d'humour et il sert tout le monde, en appuyant sur les bons boutons tout en lachant des vérités qu'il exagère, tout simplement! Alors quand on n'aime pas, eh bien on évite d'écouter, mais interdire un humoriste parce qu'il ne plait pas au despote de service...des préfets mutés...etc...
Sarko n'est qu'un triste individu à l'égo plus que démesuré qui ferait mieux de s'occuper du peuple de France !
L'émission d'Yves Calvi hier au soir abordait ce sujet preuve qu'il est pile poil dans l'actualité.
vilain petit canard le 03/03/2009 à 09:32:51
S' intéresser au futur directeur de France-Inter pas mal comme nouveau sport cérébral au jeu des pronostics, mais soyons FOU et ce soir je me sens jokefull (?) , ce serait comique que le prochain soit Jack, même pas besoin de dire le nom (Arf-arf)