Commentaires
DeSourceSure le 17/02/2009 à 09:31:49
Et s'il n'avait jamais appuyé sur la gâchette ? Et si "l'assassin du préfet Erignac" (comme l'a appelé Nicolas Sarkozy lors de son arrestation) ne s'appelait pas Yvan Colonna ? Depuis le début de la semaine, le procès en appel du berger corse ajoute tous les jours des doutes à la flopée de zones d'ombres entourant ce meurtre.Après les dernières révélations,l'accusé reproche aux magistrats d'être "en service commandé" pour le "faire condamner au nom de la raison d'Etat". C'est que l'arrestation de Colonna a été un des plus grands succès de Sarkozy, ministre de l'Intérieur, tout heureux d'avoir pu annoncer le 4 juillet 2003 en conférence de presse : "La police française vient d'arrêter Yvan Colonna, l'assassin du préfet Erignac".Le même Sarkozy qui s'asseyait déjà sur la présomption d'innocence, le 10 juillet 2002, pendant la campagne pour la réélection de Chirac. "Vous êtes sur la piste d'Yvan Colonna ?", a demandé Olivier Mazerolles au ministre de l'Intérieur. "Nous sommes sur la piste de tous les assassins. Et notamment de l'assassin d'un préfet de la République", lui a-t-il répondu, en paraissant très sûr de son arrestation. Condamné avant son procès, le militant indépendantiste pourra-t-il être jugé en toute indépendance ? Sera-t-il considéré comme un bouc émissaire ou un meurtrier ? Il y a fort à "présumer" qu'un certain ministre de l'Intérieur devenu Président préfèrerait la seconde hypothèse.
ego president le 16/02/2009 à 22:29:26
Dans Les Echos,Laurent Fabius député de Seine-Maritime dit espérer "des résultats concrets, en particulier pour le pouvoir d'achat et l'emploi" de la réunion entre le président et les syndicats mercredi.
Comme "c'est dans ces deux domaines que se situent les premières attentes", il juge "très paradoxal" que l'ordre du jour évoqué par le chef de l'Etat "ne porte pas principalement sur les demandes des partenaires sociaux, mais sur ses propres propositions: ni les syndicats, ni le patronat ne demandent, à ma connaissance, une baisse prioritaire de l'impôt sur le revenu".
"Je suis frappé et surpris qu'il n'essaie même pas de nouer un dialogue politique ni de considérer avec un minimum d'intérêt les propositions de l'opposition", poursuit M. Fabius.
"Tout remonte à l'Elysée. C'est l'ego présidence", accuse-t-il. "Et Nicolas Sarkozy, avec son style particulier, ajoute le conflit à la crise".
Le responsable PS s'interroge sur la baisse de l'impôt sur le revenu proposée par M. Sarkozy: "les 15 millions de foyers les plus pauvres qui ne paient pas l'impôt sur le revenu seront exclus de ce dispositif".
Il juge "pas très sérieux" de remplacer la taxe professionnelle par la taxe carbone. "S'il faut modifier la TP, il vaut mieux, selon moi, regarder vers la valeur ajoutée. Et il me paraît indispensable de garder un lien entre les collectivités locales et les sociétés qui y sont implantées pour que celles-là soient incitées à continuer d'accueillir des entreprises", poursuit l'ancien locataire de Bercy.
secret défense le 14/02/2009 à 22:44:00
Retour dans l'Otan : 420 millions d'euros sur cinq ans
Le retour de la France dans l'Otan coutera 420 millions d'euros sur cinq ans, affirme la Lettre A, citant une récente étude du ministère de la Défense. Soit 84 millions par an. Cette enveloppe sera essentiellement destinée à payer les surcoûts des soldes des personnels rejoignant les organismes militaires intégrés de l'Alliance. Pour l'instant, précise la lettre confidentielle, ces dépenses ne sont pas prévues dans la loi de programmation militaire.
backchich le 13/02/2009 à 17:39:06
Affaire Kouchner : que l’accessoire ne fasse pas oublier l’essentiel.
1) Kouchner a « trahi » la gauche pour des raisons de bien être personnel. Il voulait la place à n’importe quel prix et au prix de n’importe quel reniement.
2) Kouchner a opté pour les choix internationaux de la droite américaine qui se trouve être les mêmes que ceux de son ami Sarkozy:ceux des néoconservateurs.
3) Kouchner est, ainsi le symptôme baroque de la vraie rupture sarkozienne, celle qui casse avec quarante de diplomatie gaullienne et qui font revenir la France dans le Commandement intégré de l’OTAN par la plus petite porte, c’est-à-dire sans aucune espèce de contrepartie diplomatique ni militaire.
Déchiraquisation diplomatique et vraie rupture
Restait à faire le ménage en « déchiraquisant » la place et en dénichant les perles rares susceptibles d’assurer la mise en œuvre technique de cette « nouvelle diplomatie » française.
Laurent Fabius le 13/02/2009 à 13:19:46
Depuis 1966 et la décision historique du Général de Gaulle, un consensus s’était établi sur la position de notre pays à l’égard de l’OTAN : allié des Etats-Unis mais pas aligné. Cette position, qui fait de nous des partenaires loyaux mais indépendants, correspond à nos intérêts et contribue à l’audience internationale de la France.
L’intention de M. Sarkozy de rompre prochainement avec cette attitude constante depuis plus de 40 ans, au prétexte d’obtenir des commandements d’ailleurs mineurs, constitue une triple faute : nous aligner dorénavant sur les Etats-Unis, exclure toute évolution vers une réelle défense européenne, affaiblir la position internationale de la France : ce serait un recul considérable qui briserait le consensus national alors que la mission d’un chef de l’Etat est au contraire de le renforcer.
Nombreux sont les Français de toutes opinions qui ne l’acceptent pas. C’est pourquoi un débat national est indispensable sur ce sujet, dont je demande qu’il soit conclu par un vote.
M. Sarkozy est Président de la République, il n’est pas propriétaire du destin de notre pays. Il ne lui appartient pas, par préjugé idéologique, de rompre avec les intérêts supérieurs de la France.
Otan suspend ton cours... le 11/02/2009 à 22:42:39
Bonjour l'Europe indépendante,Sarkozy ramène la France dans le commandement intégré de l'Otan.Paul Quilès a jugé dangereuse la décision de Sarkozy de faire revenir la France dans le commandement militaire intégré de l'OTAN, dans une tribune publiée par Le Figaro. La décision de Nicolas Sarkozy est dangereuse, parce que porteuse de risques pour la qualité des relations transatlantiques. Elle est de plus inutile, alors même que le statut de la France dans l'OTAN était accepté par les Etats-Unis et ne nuisait en rien à la relation franco-américaine, écrit l'ancien ministre de la défense.
'DÉCISION UNILATÉRALE'
La veille, le bureau national du PS avait demandé au président de la République de revenir sur sa décision unilatérale et l'organisation d'un débat parlementaire suivi d'un vote avant avril.Rien ne justifie à nos yeux une telle décision prise sans débat, alors qu'elle ébranle les fondements de la politique étrangère française, estime le PS.
Questions orales le 11/02/2009 à 14:43:55
Laurent Fabius a interrogé mardi François Fillon à propos des déclarations inexactes de Nicolas Sarkozy sur la nomination du Président de France télévisions. Il a demandé si le Président de la République avait "menti" ou fait un "revirement" en affirmant que l’opposition serait désormais associée à cette nomination.
Monsieur le Premier ministre,
Cela ne vous étonnera pas, nous n’avons pas la même appréciation des propos du président de la République à la télévision.
Par rapport à l’ampleur de la crise, beaucoup de Français ont été déçus par la minceur et par le flou des pistes esquissées. De nombreux et graves oublis : le mot même de pouvoir d’achat n’a pas été prononcé par le chef de l’Etat. La situation grave de la Guadeloupe n’a pas été évoquée alors même que le président de la République doit être le garant de la cohésion nationale et sociale.
Beaucoup d’approximations, ainsi par exemple sur la taxe professionnelle, etc... beaucoup de mensonges : les engagements non tenus pour l’acierie de Gandrage, sur les emplois supprimés dans l’éducation nationale, sur la situation scolaire, sur l’audiovisuel.
Il m’est bien sûr impossible d’évoquer chacun de ces sujets en une minute, c’est pourquoi j’aborderai le dernier point, l’audiovisuel, car il a valeur de test.
A la télévision jeudi dernier, le président de la République s’est félicité du vote intervenu la veille, le mercredi, au Parlement sur l’audiovisuel : le président de l’audiovisuel public, a dit M. Sarkozy, devra désormais être nommé avec l’approbation des trois cinquièmes des commissions parlementaires compétentes, ce qui suppose donc l’accord de l’opposition. C’est absolument faux. La veille, le Parlement avait exclu cette proposition que nous avions formulée, nous l’opposition.
Deux explications sont possibles. Ou bien, dans la nuit du mercredi au jeudi, le président de la République a réfléchi et il s’est rendu à nos arguments. Ou bien, devant quinze millions de Français, M. Sarkozy a prononcé un énorme mensonge.
D’où ma question simple, Monsieur le Premier ministre, à laquelle je vous demande de répondre de façon simple : les propos de M. Sarkozy sur la nomination du Président de l’audiovisuel public sont-ils un revirement ou un mensonge ?
caniches le 10/02/2009 à 12:13:56
Sarko en Irak,c'est pour concurrencer Barak Obama,...sans les moyens.Il est accompagné de Kouchner qui a demandé la démission du premier ministre de Bagdad lors de sa dernière visite.Le bouquin de Péan a tout juste.Kouchner et Sarkozy sont des néoconservateurs américains.Ils marchent dans les pas de Bush.L'armée et l'agression militaire puis l'humanitaire et les contrats.Bonjour les droits de l'homme!!!Après la réintégration de la France dans l'OTAN,les deux caniches de Bush doivent faire se retourner de Gaulle dans sa tombe.
Malvy le 09/02/2009 à 10:32:49
« En annonçant la suppression de la taxe professionnelle pour 2010, Nicolas Sarkozy n’ a pas vu que s’il donnait satisfaction aux entrepreneurs qui la paient et à Mme Parisot, il prenait le risque très sérieux de compromettre un certain nombre d’investissements dès 2009, à un moment ou l’économie française a besoin d’être relancée.
Comment les collectivités pourront-elles décider de lancer un certain nombre de projets si elles ignorent ce que seront leurs recettes dès l’année prochaine ? Si ces recettes compenseront le manque à gagner de la TP ? Et surtout si elles seront évolutives ? Bien des élus vont y réfléchir à deux fois avant de s’engager sur des opérations pour lesquelles ils devront emprunter et pour lesquelles les collectivités devront rembourser pendant 15 à 20 ans.
Nicolas Sarkozy s’est trompé. Il connaît mal le dossier. Comme il connaît mal les collectivités locales, si ce n’est à travers Neuilly et les Hauts-de-Seine qui ne sont pas particulièrement représentatives de l’ensemble des collectivités, Départements et Régions.
Ce que reçoivent les collectivités au titre de la TP s'élève non pas à 8 milliards d'euros, mais au moins à 28 milliards d'euros dont 18 sont payés par les assujettis et 10 par le gouvernement au titre de compensations diverses", a affirmé Martin Malvy, par ailleurs président de l'Association des petites villes de France (APVF).
Que la taxe professionnelle inventée par Jacques Chirac en 1975 soit un impôt contre-performant, cela est une évidence. Mais s’il ne dit pas très vite par quel autre impôt il entend le remplacer, Nicolas Sarkozy va paralyser les collectivités locales. La TP représente 100 % des recettes fiscales des communautés d’agglomération ou de communes, ayant uniformisé les taux de la taxe sur leur territoire, de 40 à 50 % des recettes des conseils généraux et plus de 50 % de celles des Régions, qui n’émargent à la fiscalité locale que pour un peu moins de 8% des prélèvements. Il faut analyser sérieusement et sereinement ce que risquent d’être les conséquences de l’annonce sommaire du Président de la République. Il faut imaginer les réactions possibles des maires ou présidents de Communautés, de Départements ou de Régions, dont le montant des investissements qu’ils décident s’élevait en 2007, dernier chiffre connu, à 45 milliards d’euros soit 73 % de l’investissement public, loin donc devant l’État et la Sécurité sociale.
Anna le 08/02/2009 à 17:22:04
Les autres ont voté pour que tu deviennes président. Je n’ai toujours pas compris comment ils ont pu se faire avoir par toi. Tu es moins sûr de toi me semble-t-il. J’ai même pensé que si tu le pouvais, tu laisserais tout tomber. A moins que ce ne soit une de tes blagues encore, quand tu as laissé entendre l’autre soir que président, finalement, c’est pas si bandant que ça. Les Français ne t’aiment pas et ceux qui t’aiment encore c’est juste parce que tu leur permets de garder leur privilèges. Même dans tes rangs ça jase, enfin en tous les cas tous ceux qui ne sont pas concernés par ton favoritisme, parce qu’il est vrai que ceux-là sont encore nombreux. Les grands patrons, les millionnaires, tes potes des chaînes télé privées et des grands journaux, le Medef, les banquiers… Il y a aussi ceux qui ne sont pas forcément très riches mais qui se servent de toi parce qu’ils sont néo conservateurs, comme toi. Comme ton nouvel ami Kouchner que tu défends en public comme si c’était ton frère. Ton frère en idéologie, le néo-conservatisme, celui qui a mis Bush au pouvoir, puis toi chez nous, celui qui fait dire au bon docteur que le monde social français est ringard, que le modèle à suivre c’est le capitalisme financier. Celui aussi qui était d'accord pour faire la guerre en Irak. Et d’utiliser une des armes redoutables de ce courant, accuser ceux qui les égratignent ou les démasquent, d’être des antisémites. Moi je ne savais pas qu’on n’a pas le droit d’utiliser des mots comme « cosmopolitisme ». Péan non plus ne savait pas. Tu crois qu’ils vont lui faire un procès comme à Siné ?
anna-1.blogs.nouvelobs.com/
Refais le Monde Avant Qu'il Ne Te Refasse! le 08/02/2009 à 11:28:17
90 minutes.
Pour une émission qui dura combien ?
7 minutes.
Quand Nicolas donna raison à la dame.
Celle qui représentait le français lambda : toi, moi, nous.
La dame du reportage.
Le premier de “Face à La Crise”, l’émission.
Il a dit, Nicolas :
”Cette dame a raison !”
Et quoi qu’elle a dit la dame ?
Elle a dit :
”C’est pas nous qui sommes responsables de la crise, et pourtant c’est nous qui allons la payer !”
Et donc, il a dit, Nicolas :
”Cette dame a raison !”
Voilà.
Au bout de 7 minutes, tout était dit.
[J’y reviendrai demain, vendredi, en détail, notamment sur le fait que ça ne va rien nous coûter - mais oui, mais oui ... - aussi sur le désopilant : “Le Nouvel Observateur, c’est ce journal qui disait que j’avais envoyé un SMS ?” pour évacuer le fait que ce serait, d'après le NouvelObs, des collaborateurs de l'Elysée qu'auraient filé des infos à Péan pour te ventiler l'arrogant Kouchner - tu portes plainte Bernard, sinon t'as l'air d'un con, un peu ... - mais encore sur le fait que l'immobilisme c'est bien lui, oui, c'est Sarkozy et SURTOUT comment par des appels du pied, des yeux, des mains, Nicolas Sarkozy alertait Mâhâme Ferrari et M’sieur Pijadas – Oui, c’est asez cocasse, mais Nicolas il l’appelle Pijadas, Pujadas … – pour faire taire ou réduire le temps d’antenne d’Alain Duhamel, le seul à poser les bonnes - mais très théoriques - questions. Et d’ailleurs, ce n’est pas un hasard si Duhamel passa derrière Guy “brushing” Lagache, soit assez tard, donc quand l’audience baissait mécaniquement…]
www.sagephilippe.20minutes-blogs.f
olivier le 08/02/2009 à 10:27:18
usé,fatigué,fatigant(Raphael Anglade-Betapolitique)
"Il sera le président le plus haï de la 5ème, et plus se creusera le fossé entre lui et la nation, plus il sera aigri et nuisible...C’est un pervers narcissique, quelqu’un qui marche au fantasme , le fantasme d’être aimé, adulé, chéri, d’être "Le Phallus National". Mais il se prend le réel en pleine gueule. Ce réel, c’est que ses références idéologiques ne peuvent rien pour aider les gens qu’il veut voir l’aimer, gens qui au contraire voient peu à peu qui se cache derrière ce masque de type "plein de bon sens". Ce mec est dangereux et il n’a pas fini de nous le prouver."olivier cosme
observateur le 07/02/2009 à 16:53:50
LA REPUBLIQUE DES PYRENEES
Jean-Marcel Bouguereau
"On pouvait difficilement imaginer que l'intervention du Président de la République suffise à calmer les angoisses et à convaincre syndicats et manifestants qui, le 29, avaient certes défilé contre les effets de la crise mais surtout contre lui. Car comment croire un Président qui, il y a peu, s'affichait avec les grandes fortunes et portait au pinacle le néo-libéralisme le plus débridé, allant, même si on l'a oublié, jusqu'à proposer un système de sub-primes "à la française"? Le même qui, aujourd'hui, condamne les paradis fiscaux, les parachutes dorés, les bonus des traders et propose, à la Jacques Delors, de mieux répartir les profits en trois tiers égaux (pour les actionnaires, les travailleurs et les investissements). Même si Nicolas Sarkozy a déjà montré ses capacités de pragmatisme, on serait méfiant à moins devant ses talents de caméléon. (...)"
LE COURRIER PICARD
Francis Lachat
"(...) (Nicolas Sarkozy) a annoncé, quand même, la suppression de la taxe professionnelle. Lançant du même coup un formidable débat entre les collectivités locales, inquiètes de perdre une partie du financement de leurs actions, et les entreprises, trop heureuses de voir leurs charges sérieusement amputées. Au point qu'on peut se demander si l'ouverture de ce débat ne ressemble pas à un nouveau rideau de fumée. En le mettant sur le tapis, sans apparemment avoir une idée précise de la manière dont il va mettre en oeuvre ce projet, en restant très flou sur les compensations possibles, et sur les modalités de mise ne place, en donnant des chiffres approximatifs, il donne ainsi l'impression de lancer un ballon d'essai. En espérant peut-être que le débat attendu sur les mesures sociales sera moins virulent, et que la voix des syndicats sera couverte par le brouhaha des collectivités locales."
NORD-ECLAIR
Patrick Pépin
"(...) S'adressant visiblement aux couches sociales qui, sous la pression des effets de la crise, sont en train de le lâcher, le Président a gauchi le contenu de son discours. Proposant un rééquilibrage des bénéfices réalisés entre le capital et le travail, il nous a refait le coup de la participation avec des accents sociaux-démocrates. Lui qui n'avait que le mot mondialisation à la bouche, le voilà qui propose maintenant, pour le maintien de l'emploi, que cessent les délocalisations, notamment dans l'industrie automobile. Façon nouvelle d'annoncer un protectionnisme, jadis banni au rang des désuétudes nationales. Le brouillage idéologique a été à son comble. Et nous étions en droit de nous demander quelles sont les bases doctrinales du Président. En d'autres termes, quelle est la ligne politique du gouvernement de la France. (...)"
LA REPUBLIQUE DU CENTRE
Jacques Camus
"(...) Avec cette morgue qui le caractérise, Nicolas Sarkozy a usé et abusé de la situation et de la docilité de ses interlocuteurs. La faute en revient, hélas, essentiellement aux journalistes, incapables d'exercer un "droit de suite" après des réponses insatisfaisantes, et sans doute victimes d'une impréparation sur le fond des sujets abordés. Tout se passe comme si l'honneur d'interviewer le chef de l'État constituait, en soi, un signe de reconnaissance incitant à la déférence. Ce n'est pas pour autant qu'il faille, à l'inverse, tomber dans l'agressivité gratuite ou l'irrévérence. Incontestablement, un modèle journalistique français reste à inventer pour ces interviewes présidentielles. Sinon, autant faire appel à de simples animateurs et intituler l'émission: "Questions à un champion"!
Commentaires
DeSourceSure le 17/02/2009 à 09:31:49Et s'il n'avait jamais appuyé sur la gâchette ? Et si "l'assassin du préfet Erignac" (comme l'a appelé Nicolas Sarkozy lors de son arrestation) ne s'appelait pas Yvan Colonna ? Depuis le début de la semaine, le procès en appel du berger corse ajoute tous les jours des doutes à la flopée de zones d'ombres entourant ce meurtre.Après les dernières révélations,l'accusé reproche aux magistrats d'être "en service commandé" pour le "faire condamner au nom de la raison d'Etat". C'est que l'arrestation de Colonna a été un des plus grands succès de Sarkozy, ministre de l'Intérieur, tout heureux d'avoir pu annoncer le 4 juillet 2003 en conférence de presse : "La police française vient d'arrêter Yvan Colonna, l'assassin du préfet Erignac".Le même Sarkozy qui s'asseyait déjà sur la présomption d'innocence, le 10 juillet 2002, pendant la campagne pour la réélection de Chirac. "Vous êtes sur la piste d'Yvan Colonna ?", a demandé Olivier Mazerolles au ministre de l'Intérieur. "Nous sommes sur la piste de tous les assassins. Et notamment de l'assassin d'un préfet de la République", lui a-t-il répondu, en paraissant très sûr de son arrestation. Condamné avant son procès, le militant indépendantiste pourra-t-il être jugé en toute indépendance ? Sera-t-il considéré comme un bouc émissaire ou un meurtrier ? Il y a fort à "présumer" qu'un certain ministre de l'Intérieur devenu Président préfèrerait la seconde hypothèse.
ego president le 16/02/2009 à 22:29:26
Dans Les Echos,Laurent Fabius député de Seine-Maritime dit espérer "des résultats concrets, en particulier pour le pouvoir d'achat et l'emploi" de la réunion entre le président et les syndicats mercredi.
Comme "c'est dans ces deux domaines que se situent les premières attentes", il juge "très paradoxal" que l'ordre du jour évoqué par le chef de l'Etat "ne porte pas principalement sur les demandes des partenaires sociaux, mais sur ses propres propositions: ni les syndicats, ni le patronat ne demandent, à ma connaissance, une baisse prioritaire de l'impôt sur le revenu".
"Je suis frappé et surpris qu'il n'essaie même pas de nouer un dialogue politique ni de considérer avec un minimum d'intérêt les propositions de l'opposition", poursuit M. Fabius.
"Tout remonte à l'Elysée. C'est l'ego présidence", accuse-t-il. "Et Nicolas Sarkozy, avec son style particulier, ajoute le conflit à la crise".
Le responsable PS s'interroge sur la baisse de l'impôt sur le revenu proposée par M. Sarkozy: "les 15 millions de foyers les plus pauvres qui ne paient pas l'impôt sur le revenu seront exclus de ce dispositif".
Il juge "pas très sérieux" de remplacer la taxe professionnelle par la taxe carbone. "S'il faut modifier la TP, il vaut mieux, selon moi, regarder vers la valeur ajoutée. Et il me paraît indispensable de garder un lien entre les collectivités locales et les sociétés qui y sont implantées pour que celles-là soient incitées à continuer d'accueillir des entreprises", poursuit l'ancien locataire de Bercy.
secret défense le 14/02/2009 à 22:44:00
Retour dans l'Otan : 420 millions d'euros sur cinq ans
Le retour de la France dans l'Otan coutera 420 millions d'euros sur cinq ans, affirme la Lettre A, citant une récente étude du ministère de la Défense. Soit 84 millions par an. Cette enveloppe sera essentiellement destinée à payer les surcoûts des soldes des personnels rejoignant les organismes militaires intégrés de l'Alliance. Pour l'instant, précise la lettre confidentielle, ces dépenses ne sont pas prévues dans la loi de programmation militaire.
backchich le 13/02/2009 à 17:39:06
Affaire Kouchner : que l’accessoire ne fasse pas oublier l’essentiel.
1) Kouchner a « trahi » la gauche pour des raisons de bien être personnel. Il voulait la place à n’importe quel prix et au prix de n’importe quel reniement.
2) Kouchner a opté pour les choix internationaux de la droite américaine qui se trouve être les mêmes que ceux de son ami Sarkozy:ceux des néoconservateurs.
3) Kouchner est, ainsi le symptôme baroque de la vraie rupture sarkozienne, celle qui casse avec quarante de diplomatie gaullienne et qui font revenir la France dans le Commandement intégré de l’OTAN par la plus petite porte, c’est-à-dire sans aucune espèce de contrepartie diplomatique ni militaire.
Déchiraquisation diplomatique et vraie rupture
Restait à faire le ménage en « déchiraquisant » la place et en dénichant les perles rares susceptibles d’assurer la mise en œuvre technique de cette « nouvelle diplomatie » française.
Laurent Fabius le 13/02/2009 à 13:19:46
Depuis 1966 et la décision historique du Général de Gaulle, un consensus s’était établi sur la position de notre pays à l’égard de l’OTAN : allié des Etats-Unis mais pas aligné. Cette position, qui fait de nous des partenaires loyaux mais indépendants, correspond à nos intérêts et contribue à l’audience internationale de la France.
L’intention de M. Sarkozy de rompre prochainement avec cette attitude constante depuis plus de 40 ans, au prétexte d’obtenir des commandements d’ailleurs mineurs, constitue une triple faute : nous aligner dorénavant sur les Etats-Unis, exclure toute évolution vers une réelle défense européenne, affaiblir la position internationale de la France : ce serait un recul considérable qui briserait le consensus national alors que la mission d’un chef de l’Etat est au contraire de le renforcer.
Nombreux sont les Français de toutes opinions qui ne l’acceptent pas. C’est pourquoi un débat national est indispensable sur ce sujet, dont je demande qu’il soit conclu par un vote.
M. Sarkozy est Président de la République, il n’est pas propriétaire du destin de notre pays. Il ne lui appartient pas, par préjugé idéologique, de rompre avec les intérêts supérieurs de la France.
Otan suspend ton cours... le 11/02/2009 à 22:42:39
Bonjour l'Europe indépendante,Sarkozy ramène la France dans le commandement intégré de l'Otan.Paul Quilès a jugé dangereuse la décision de Sarkozy de faire revenir la France dans le commandement militaire intégré de l'OTAN, dans une tribune publiée par Le Figaro. La décision de Nicolas Sarkozy est dangereuse, parce que porteuse de risques pour la qualité des relations transatlantiques. Elle est de plus inutile, alors même que le statut de la France dans l'OTAN était accepté par les Etats-Unis et ne nuisait en rien à la relation franco-américaine, écrit l'ancien ministre de la défense.
'DÉCISION UNILATÉRALE'
La veille, le bureau national du PS avait demandé au président de la République de revenir sur sa décision unilatérale et l'organisation d'un débat parlementaire suivi d'un vote avant avril.Rien ne justifie à nos yeux une telle décision prise sans débat, alors qu'elle ébranle les fondements de la politique étrangère française, estime le PS.
Questions orales le 11/02/2009 à 14:43:55
Laurent Fabius a interrogé mardi François Fillon à propos des déclarations inexactes de Nicolas Sarkozy sur la nomination du Président de France télévisions. Il a demandé si le Président de la République avait "menti" ou fait un "revirement" en affirmant que l’opposition serait désormais associée à cette nomination.
Monsieur le Premier ministre,
Cela ne vous étonnera pas, nous n’avons pas la même appréciation des propos du président de la République à la télévision.
Par rapport à l’ampleur de la crise, beaucoup de Français ont été déçus par la minceur et par le flou des pistes esquissées. De nombreux et graves oublis : le mot même de pouvoir d’achat n’a pas été prononcé par le chef de l’Etat. La situation grave de la Guadeloupe n’a pas été évoquée alors même que le président de la République doit être le garant de la cohésion nationale et sociale.
Beaucoup d’approximations, ainsi par exemple sur la taxe professionnelle, etc... beaucoup de mensonges : les engagements non tenus pour l’acierie de Gandrage, sur les emplois supprimés dans l’éducation nationale, sur la situation scolaire, sur l’audiovisuel.
Il m’est bien sûr impossible d’évoquer chacun de ces sujets en une minute, c’est pourquoi j’aborderai le dernier point, l’audiovisuel, car il a valeur de test.
A la télévision jeudi dernier, le président de la République s’est félicité du vote intervenu la veille, le mercredi, au Parlement sur l’audiovisuel : le président de l’audiovisuel public, a dit M. Sarkozy, devra désormais être nommé avec l’approbation des trois cinquièmes des commissions parlementaires compétentes, ce qui suppose donc l’accord de l’opposition. C’est absolument faux. La veille, le Parlement avait exclu cette proposition que nous avions formulée, nous l’opposition.
Deux explications sont possibles. Ou bien, dans la nuit du mercredi au jeudi, le président de la République a réfléchi et il s’est rendu à nos arguments. Ou bien, devant quinze millions de Français, M. Sarkozy a prononcé un énorme mensonge.
D’où ma question simple, Monsieur le Premier ministre, à laquelle je vous demande de répondre de façon simple : les propos de M. Sarkozy sur la nomination du Président de l’audiovisuel public sont-ils un revirement ou un mensonge ?
caniches le 10/02/2009 à 12:13:56
Sarko en Irak,c'est pour concurrencer Barak Obama,...sans les moyens.Il est accompagné de Kouchner qui a demandé la démission du premier ministre de Bagdad lors de sa dernière visite.Le bouquin de Péan a tout juste.Kouchner et Sarkozy sont des néoconservateurs américains.Ils marchent dans les pas de Bush.L'armée et l'agression militaire puis l'humanitaire et les contrats.Bonjour les droits de l'homme!!!Après la réintégration de la France dans l'OTAN,les deux caniches de Bush doivent faire se retourner de Gaulle dans sa tombe.
Malvy le 09/02/2009 à 10:32:49
« En annonçant la suppression de la taxe professionnelle pour 2010, Nicolas Sarkozy n’ a pas vu que s’il donnait satisfaction aux entrepreneurs qui la paient et à Mme Parisot, il prenait le risque très sérieux de compromettre un certain nombre d’investissements dès 2009, à un moment ou l’économie française a besoin d’être relancée.
Comment les collectivités pourront-elles décider de lancer un certain nombre de projets si elles ignorent ce que seront leurs recettes dès l’année prochaine ? Si ces recettes compenseront le manque à gagner de la TP ? Et surtout si elles seront évolutives ? Bien des élus vont y réfléchir à deux fois avant de s’engager sur des opérations pour lesquelles ils devront emprunter et pour lesquelles les collectivités devront rembourser pendant 15 à 20 ans.
Nicolas Sarkozy s’est trompé. Il connaît mal le dossier. Comme il connaît mal les collectivités locales, si ce n’est à travers Neuilly et les Hauts-de-Seine qui ne sont pas particulièrement représentatives de l’ensemble des collectivités, Départements et Régions.
Ce que reçoivent les collectivités au titre de la TP s'élève non pas à 8 milliards d'euros, mais au moins à 28 milliards d'euros dont 18 sont payés par les assujettis et 10 par le gouvernement au titre de compensations diverses", a affirmé Martin Malvy, par ailleurs président de l'Association des petites villes de France (APVF).
Que la taxe professionnelle inventée par Jacques Chirac en 1975 soit un impôt contre-performant, cela est une évidence. Mais s’il ne dit pas très vite par quel autre impôt il entend le remplacer, Nicolas Sarkozy va paralyser les collectivités locales. La TP représente 100 % des recettes fiscales des communautés d’agglomération ou de communes, ayant uniformisé les taux de la taxe sur leur territoire, de 40 à 50 % des recettes des conseils généraux et plus de 50 % de celles des Régions, qui n’émargent à la fiscalité locale que pour un peu moins de 8% des prélèvements. Il faut analyser sérieusement et sereinement ce que risquent d’être les conséquences de l’annonce sommaire du Président de la République. Il faut imaginer les réactions possibles des maires ou présidents de Communautés, de Départements ou de Régions, dont le montant des investissements qu’ils décident s’élevait en 2007, dernier chiffre connu, à 45 milliards d’euros soit 73 % de l’investissement public, loin donc devant l’État et la Sécurité sociale.
Anna le 08/02/2009 à 17:22:04
Les autres ont voté pour que tu deviennes président. Je n’ai toujours pas compris comment ils ont pu se faire avoir par toi. Tu es moins sûr de toi me semble-t-il. J’ai même pensé que si tu le pouvais, tu laisserais tout tomber. A moins que ce ne soit une de tes blagues encore, quand tu as laissé entendre l’autre soir que président, finalement, c’est pas si bandant que ça. Les Français ne t’aiment pas et ceux qui t’aiment encore c’est juste parce que tu leur permets de garder leur privilèges. Même dans tes rangs ça jase, enfin en tous les cas tous ceux qui ne sont pas concernés par ton favoritisme, parce qu’il est vrai que ceux-là sont encore nombreux. Les grands patrons, les millionnaires, tes potes des chaînes télé privées et des grands journaux, le Medef, les banquiers… Il y a aussi ceux qui ne sont pas forcément très riches mais qui se servent de toi parce qu’ils sont néo conservateurs, comme toi. Comme ton nouvel ami Kouchner que tu défends en public comme si c’était ton frère. Ton frère en idéologie, le néo-conservatisme, celui qui a mis Bush au pouvoir, puis toi chez nous, celui qui fait dire au bon docteur que le monde social français est ringard, que le modèle à suivre c’est le capitalisme financier. Celui aussi qui était d'accord pour faire la guerre en Irak. Et d’utiliser une des armes redoutables de ce courant, accuser ceux qui les égratignent ou les démasquent, d’être des antisémites. Moi je ne savais pas qu’on n’a pas le droit d’utiliser des mots comme « cosmopolitisme ». Péan non plus ne savait pas. Tu crois qu’ils vont lui faire un procès comme à Siné ?
anna-1.blogs.nouvelobs.com/
Refais le Monde Avant Qu'il Ne Te Refasse! le 08/02/2009 à 11:28:17
90 minutes.
Pour une émission qui dura combien ?
7 minutes.
Quand Nicolas donna raison à la dame.
Celle qui représentait le français lambda : toi, moi, nous.
La dame du reportage.
Le premier de “Face à La Crise”, l’émission.
Il a dit, Nicolas :
”Cette dame a raison !”
Et quoi qu’elle a dit la dame ?
Elle a dit :
”C’est pas nous qui sommes responsables de la crise, et pourtant c’est nous qui allons la payer !”
Et donc, il a dit, Nicolas :
”Cette dame a raison !”
Voilà.
Au bout de 7 minutes, tout était dit.
[J’y reviendrai demain, vendredi, en détail, notamment sur le fait que ça ne va rien nous coûter - mais oui, mais oui ... - aussi sur le désopilant : “Le Nouvel Observateur, c’est ce journal qui disait que j’avais envoyé un SMS ?” pour évacuer le fait que ce serait, d'après le NouvelObs, des collaborateurs de l'Elysée qu'auraient filé des infos à Péan pour te ventiler l'arrogant Kouchner - tu portes plainte Bernard, sinon t'as l'air d'un con, un peu ... - mais encore sur le fait que l'immobilisme c'est bien lui, oui, c'est Sarkozy et SURTOUT comment par des appels du pied, des yeux, des mains, Nicolas Sarkozy alertait Mâhâme Ferrari et M’sieur Pijadas – Oui, c’est asez cocasse, mais Nicolas il l’appelle Pijadas, Pujadas … – pour faire taire ou réduire le temps d’antenne d’Alain Duhamel, le seul à poser les bonnes - mais très théoriques - questions. Et d’ailleurs, ce n’est pas un hasard si Duhamel passa derrière Guy “brushing” Lagache, soit assez tard, donc quand l’audience baissait mécaniquement…]
www.sagephilippe.20minutes-blogs.f
olivier le 08/02/2009 à 10:27:18
usé,fatigué,fatigant(Raphael Anglade-Betapolitique)
"Il sera le président le plus haï de la 5ème, et plus se creusera le fossé entre lui et la nation, plus il sera aigri et nuisible...C’est un pervers narcissique, quelqu’un qui marche au fantasme , le fantasme d’être aimé, adulé, chéri, d’être "Le Phallus National". Mais il se prend le réel en pleine gueule. Ce réel, c’est que ses références idéologiques ne peuvent rien pour aider les gens qu’il veut voir l’aimer, gens qui au contraire voient peu à peu qui se cache derrière ce masque de type "plein de bon sens". Ce mec est dangereux et il n’a pas fini de nous le prouver."olivier cosme
observateur le 07/02/2009 à 16:53:50
LA REPUBLIQUE DES PYRENEES
Jean-Marcel Bouguereau
"On pouvait difficilement imaginer que l'intervention du Président de la République suffise à calmer les angoisses et à convaincre syndicats et manifestants qui, le 29, avaient certes défilé contre les effets de la crise mais surtout contre lui. Car comment croire un Président qui, il y a peu, s'affichait avec les grandes fortunes et portait au pinacle le néo-libéralisme le plus débridé, allant, même si on l'a oublié, jusqu'à proposer un système de sub-primes "à la française"? Le même qui, aujourd'hui, condamne les paradis fiscaux, les parachutes dorés, les bonus des traders et propose, à la Jacques Delors, de mieux répartir les profits en trois tiers égaux (pour les actionnaires, les travailleurs et les investissements). Même si Nicolas Sarkozy a déjà montré ses capacités de pragmatisme, on serait méfiant à moins devant ses talents de caméléon. (...)"
LE COURRIER PICARD
Francis Lachat
"(...) (Nicolas Sarkozy) a annoncé, quand même, la suppression de la taxe professionnelle. Lançant du même coup un formidable débat entre les collectivités locales, inquiètes de perdre une partie du financement de leurs actions, et les entreprises, trop heureuses de voir leurs charges sérieusement amputées. Au point qu'on peut se demander si l'ouverture de ce débat ne ressemble pas à un nouveau rideau de fumée. En le mettant sur le tapis, sans apparemment avoir une idée précise de la manière dont il va mettre en oeuvre ce projet, en restant très flou sur les compensations possibles, et sur les modalités de mise ne place, en donnant des chiffres approximatifs, il donne ainsi l'impression de lancer un ballon d'essai. En espérant peut-être que le débat attendu sur les mesures sociales sera moins virulent, et que la voix des syndicats sera couverte par le brouhaha des collectivités locales."
NORD-ECLAIR
Patrick Pépin
"(...) S'adressant visiblement aux couches sociales qui, sous la pression des effets de la crise, sont en train de le lâcher, le Président a gauchi le contenu de son discours. Proposant un rééquilibrage des bénéfices réalisés entre le capital et le travail, il nous a refait le coup de la participation avec des accents sociaux-démocrates. Lui qui n'avait que le mot mondialisation à la bouche, le voilà qui propose maintenant, pour le maintien de l'emploi, que cessent les délocalisations, notamment dans l'industrie automobile. Façon nouvelle d'annoncer un protectionnisme, jadis banni au rang des désuétudes nationales. Le brouillage idéologique a été à son comble. Et nous étions en droit de nous demander quelles sont les bases doctrinales du Président. En d'autres termes, quelle est la ligne politique du gouvernement de la France. (...)"
LA REPUBLIQUE DU CENTRE
Jacques Camus
"(...) Avec cette morgue qui le caractérise, Nicolas Sarkozy a usé et abusé de la situation et de la docilité de ses interlocuteurs. La faute en revient, hélas, essentiellement aux journalistes, incapables d'exercer un "droit de suite" après des réponses insatisfaisantes, et sans doute victimes d'une impréparation sur le fond des sujets abordés. Tout se passe comme si l'honneur d'interviewer le chef de l'État constituait, en soi, un signe de reconnaissance incitant à la déférence. Ce n'est pas pour autant qu'il faille, à l'inverse, tomber dans l'agressivité gratuite ou l'irrévérence. Incontestablement, un modèle journalistique français reste à inventer pour ces interviewes présidentielles. Sinon, autant faire appel à de simples animateurs et intituler l'émission: "Questions à un champion"!