705-Festival du livre 10 posts

 

Programme du  Festival  du Livre           6,7 et 8 mars 2009

Voyages dans l'univers méditerranéen

 

Sous la présidence de Bartolomé Bennassar,

                 

 

                                              

                                      

                          


Vendredi 6 mars

Rencontre avec

Trois écrivains : Abdelkader Djemaï, Nadine Aoun et Rachel Corenblit,   rencontreront des élèves des Lycées Monnerville et Clément Marot et d'une classe du Collège Gambetta, 

 

Cinéma ABC 21h

Projection du film « C'est beau une ville la nuit » 2006  Réalisé par Richard Bohringer. Avec Romane Bohringer

En présence du réalisateur et de Denis Charvet.

 

Samedi 7 mars                                                                                                

10 heures Ouverture du Festival

11h – 11h 30

Rencontre avec Fawaz Hussain pour son livre « Les Sables de Mésopotamie » éd. du Rocher

12 h Inauguration et visite du Salon. Présentation des auteurs.

12 h 30 Apéritif sous le chapiteau

Paroles Abdelkader Djemaï, Cécile Oumhani, Alain Vircondelet, Marie Rouanet .

13 heures déjeuner. 

14 h 15 h 

Rencontre avec Marie Rouanet : « Flamenca » un anti « Tristan » un art né dans les pays d'Oc à une époque où l'Occitanie était méditerranéenne.

15 h15 16 h15

 « L'Euro Méditerranée » par Béatrice Patrie députée européenne  (Aquitaine)  et Emmanuel Español, historien co-auteurs du livre « Méditerranée » aux éditions Actes - Sud (collection Sindbad)

16 h 30 -18 h

Table ronde

« Autour de la Méditerranée » : avec Bartolomé Bennassar, Pierre Gras, Jean- Noël Mouret, Nadine Aoun (libanaise) Salvatore Lombardo, Leïla Sebaï (tunisienne)

18 h-19 h Apéritif  littéraire

 Rencontre avec : 

Jacqueline Jondot et Abdelkader Djemaï autour du livre  « Le Caire qui bat »

A partir de 19 h 30

Dîner sous chapiteau  (sur réservation, voir contact)  

21h  Soirée lectures et contes ( participation 5 euros)

Lectures par Jean- Claude Caron d'extraits de «Traversées » un ouvrage écrit par Thierry Fabre rédacteur en chef de la Pensée de Midi et publié aux éd Actes  Sud

L'heure du conte avec Rachid Mendjeli. Conteur saharien (participation 5 euros)

 

Dimanche 8 mars

10 h -10 h 30

Ouverture : Sous la tente touareg de Ahmed Oussemane Maison du Sahara à Nuzejouls.

Paroles du désert: rassemblées par Maguy Vautier. Textes d'Isabelle Eberhardt  (Extraits de carnets) et d'Eveline Caduc «  Un et un égale un »

 Table ronde

« Les amoureux des  déserts »

10 h 45 - 12 h

Blanche de Richemont, Maguy Vautier, Alain Vircondelet, Fadela M'Rabet, Eveline Caduc, André Voisin  

A partir de 12 h 45

Déjeuner sous le chapiteau réservé aux écrivains et aux bénévoles.

14h -15h

Egypte ancienne (1ère partie)

Commentaire du DVD « Champollion et le Voyage en Egypte » par Sophie Ville de la Bibliothèque Patrimoniale du Pays de Cahors

Egypte ancienne (2ème partie)

15 h 15 -16 h 15

Conférence

« Déchiffrement des Hiéroglyphes » par Madame Pottier- Brillant, conservatrice du Musée des Ecritures de Figeac.

17-18 h 30

Conférence

La cuisine méditerranéenne : Trois plats méditerranéens

Le couscous : son origine berbère et sa diffusion en Europe occidentale par Mohamed Oubahli, historien de l'alimentation dans le monde arabo-musulman.

Deux plats  marocains

Deux plats rituels marocains à cuisson lente : la Dfina/Skina chez les juifs du Maghreb et la Tanjiya de tradition des corporations artisanales marocaines par Mohammed Habib Samrakandi (psychosociologue du fait religieux islamique , directeur de la revue « Horizons Maghrébins »

19h Clôture du Festival

 Exposition de photographies par le Collectif « Le 3ème Oeil »

 

Animations :

Atelier de calligraphie arabe par Saïd Benjelloun de l'Université du Mirail

Atelier de hiéroglyphes par Catherine Letartre, diplômée de l'Institut supérieur d'Egyptologie Kéops Paris

participation d'une relieuse d'Art (à confirmer

Atelier d'écriture touareg, le Tifinagh, par Ahmed Oussemane, nigérien

Exposition sur l'Egypte ancienne par une classe du Collège Gambetta

 

 

 

Manifestation organisée par les « Amis de la Bibliothèque »

Programmation : Gisèle Venries en collaboration avec Jean- Antoine Loiseau

 

Avec la participation de :

 La Librairie « La Renaissance »

La Maison de la Presse

Les Editions Arbouge

Les Editions THS

L'Hydre Editions

L'Association Les Polyglottes

La Bibliothèque sonore

Béatrice Patrie Députée européenne « Aquitaine »

Du Musée des Ecritures de Figeac

 

Vendredi soir dîner «  Chez JO »  (réservé aux écrivains)

Samedi et dimanche la Restauration et assurée par le Restaurant «  La         Chartreuse »

Samedi soir repas sur réservation. Avant le 1er mars. Tarif 20 euros

Contact : vbaldy@orange.fr


                      Contact Festival: 0565353697

                                           ou 0684162053                   

                                         06 87 32 76 4040                                     

gi.venries@laposte.net

 

Site : http://amislivrescahors.site.voila.fr

 

 

 _________________________________________________


 


 


















Article ajouté le 2009-01-14 , consulté 647 fois

Commentaires


livres le 06/03/2009 à 08:58:09
Ce Week-end livres et culture à Cahors.40 écrivains présents pour les dédicaces.
programme:
Aujourd'hui vendredi,Cinéma ABC, à 21 heures, projection du film « C'est beau une ville la nuit » (2006), réalisé par Richard Bohringer, avec Romane Bohringer, en présence du réalisateur et de Denis Charvet.

Samedi 7 mars : Ouverture du festival à 10 heures, de 11 heures-11 h 30, avec Fawaz Hussain pour son livre « Les Sables de Mésopotamie » ; de 14 heures à 15 heures, moment de lecture avec Marie Rouanet, « Flamenca, un anti Tristan » ; de 15 h 15 à 16 h 15, l'Euroméditerranée par Béatrice Patrie, députée européenne, et Emmanuel Espanol, historien coauteur du livre « Méditerranée » ; de 16 h 30 à 18 heures, table ronde autour de la Méditerranée ; de 18 heures à 19 heures, apéritif littéraire ; à partir de 19 h 30, dîner sous chapiteau, repas et spectacle : 20 €. À 21 heures, soirée lectures et contes.

Dimanche 8 mars : 10 heures, ouverture sous la tente touareg de Ousmane Ahmed, de la Maison du Sahara à Nuzéjouls. « Paroles du désert », par Maguy Vautier et Eveline Caduc ; table ronde 11 heures-12 h 30, les amoureux du désert. 14 h 15-15 heures, Égypte ancienne (première partie).

Commentaire du DVD « Champollion et le voyage en Égypte », de 17 heures à 18 h 30, conférence, « La cuisine méditerranéenne » ; à 19 heures, clôture du festival.

Les animations tout au long du festival : Exposition de photographies par le collectif « Le 3e Œil » ; atelier de calligraphie arabe ; atelier de hiéroglyphes ; d'écriture touareg, le Tifnagh, par Oussemane Ahmed, Nigérien ; participation d'une relieuse d'art ; exposition sur l'Égypte ancienne par une classe du collège Gambetta.

Pour tous renseignements : site www.amislivrescahors.site.voila.fr ; Tél. 0 565 353 697 ou 0 684 162 053 ou 0 687 327 640, et gi.venries@laposte.net.
Week end culture à Cahors le 03/03/2009 à 13:32:09
C'est Vendredi au cinéma ABC que commence le Festival du livre de Cahors avec un film de Richard Bohringer.Denis Charvet sera présent.
Samedi et dimanche de nombeux auteurs dédicaceront leurs ouvrages à l'Espace Clément Marot où se tiendront de nombreuses tables rondes.Voir ci-dessus.Je cite quelques noms;Olympia Alberti,Jean-Pierre Alaux,André Bercoff,Charles Farény,Marie Rouanet,Bartholome Bénassard....
Marc le 19/02/2009 à 20:36:41
"L'affaire de Reconquista de Espana",un livre de Charles et Henri Fareny del Bosque,aux éditions d'Albret.Un livre sur la résistance républicaine espagnole dans le Sud-Ouest 1942-1944.
chèque 15€ port compris (au lieu de 18€ aux amis du vieux Nérac,Mme Céline Piot,chemin des Aiguillons 47230 Lavardac
Voir visuel ci-dessus.
Au voleur! le 06/02/2009 à 17:06:18
Le collège Gambetta cambriolé.Cette nuit le bureau du principal,trésorier de l'association a été visité des ordinateurs emportés.Un moment les responsables du festival ont cru que les voleurs avaient emporté la serviette du trésorier avec toute la comptabilité et les carnets de chèques.
modérateur le 30/01/2009 à 23:26:25
Atos et Aramis posts supprimés car farcis de virus
Behnam Keryo le 30/01/2009 à 12:53:16
Le British Museum
présente Babylone

Iraq, berceau de l'Ecriture :

Du cunéiforme à l'araméen et à l'arabe
Samedi 7 Février 2009, 10.00–17.00
BP Lecture Theatre

Calligraphie araméenne avec notre compatriote
Behnam Keryo

Ces ateliers couvrent une variété de scripts et de styles d'écriture utilisés depuis quelques 5000 en Iraq en commençant par la première écriture le cuneiform, l'araméen et puis l'arabe accompagnés de démonstrations de calligraphie.


troisième oeil le 29/01/2009 à 09:55:36
Le collectif « Le 3ème Œil » participera au Festival du Livre des 6, 7 et 8 mars prochains.

Ces trois photographes cadurciens Jean- Claude Blaviel, Pierre Pétric et André Spinoza présenteront une trentaine de photos sur le thème de l’Egypte et du pourtour méditerranéen.

Il vous attendent sur le site du Festival à l’Espace Clément Marot, place Bessières à Cahors.

Livre et cuisine le 25/01/2009 à 17:20:57
Gigouzac organise sa fête du livre le dimanche 19 avril autour du thème de la cuisine traditionnelle du pays.Des dégustations sont prévues.
vircondelet le 22/01/2009 à 21:59:50
Séraphine
de la peinture à la folie
Auteur : Alain Vircondelet
Éditeur : Albin Michel, Paris

Résumé

A. Vircondelet retrace la vie de Séraphine Louis (1864-1942), artiste révélée par le critique d'art et galeriste Wilhelm Uhde. Célèbre dans les années 1920, elle sombra dans la folie et fut internée en hôpital psychiatrique où elle mourut de faim pendant la guerre.
Quatrième de couverture

Qui se souvient de Séraphine Louis, dite Séraphine de Senlis, née en 1864 et morte de faim, sous l'Occupation, à l'asile psychiatrique de Clermont-de-l'Oise, en 1942 ?

Qui se souvient de cette vie cachée, de ce destin prodigieux qui fit d'une humble femme de ménage un des plus grands peintres hallucinés du XXe siècle, cloîtré dans sa misérable cellule, luttant contre la faim et la tyrannie de ses délires ?

Alain Vircondelet livre ici un récit fort et bouleversant. L'épopée intime d'une autre Camille Claudel emportée dans la tourmente de l'Histoire et de la folie.

Etienne le 19/01/2009 à 07:47:34
INVITATION AUX ADHERENTS et AUX AMIS de LECTURES&LECTEURS

après la commande d'écriture de 3 textes sur le thème de l'illettrisme, Lectures et lecteurs est très fier de présenter le texte de Natahlie Fillion A Comme A lu par "l'auteure..."

C'est à l'issue d'un après midi de travail avec l'ADDA du lot et les compagnies de spectacle vivant du Lot que nous vous convions salle de la Bibliothèque à la lecture de A comme A...à Saint Pierre Toirac à 18h45

Ce texte sera lu pour la première fois en public et sera l'occasion d'un verre de l'amitié à la suite .


culture le 18/01/2009 à 17:49:13
6 ,7 ET 8 MARS

FESTIVAL DU LIVRE DE CAHORS

« VOYAGES Dans L’UNIVERS MEDITERRANEEN »

SOUS LA PRESIDENCE DE BARTOLOME BENNASSAR

45 écrivains, des conférences , des tables rondes, une exposition photos, une exposition sur l’Egypte par les élèves du Collège Gambetta, des ateliers de calligraphie, d’écriture berbère, une initiation aux hiéroglyphes, des dédicaces et ventes de livres tout au long du salon.

Vendredi 6 mars 21 h Cinéma ABC
« C’est beau une ville la nuit » en présence du réalisateur
Richard Bohringer. Présence de Denis Charvet

Samedi 7 et dimanche 8 mars Festival du livre.

PRESENCE DE JEAN – CLAUDE CARON
et du conteur SAHARIEN
RACHID MENDJELI
avec
ANDRE BERCOFF et Bien d’autres…

A bientôt
à L’Espace Clément Marot Cahors


Edmond JOUVE site : nadaillac.sosblog.fr | le 16/01/2009 à 21:13:50
Merci, mon cher Marco , pour ton hospitalité. Si quelque chose paraît possible avec l'ASOM, dis-le moi.
Le dossier Burundi avance :mon ancien étudiant est conseiller juridique du président ! Il est "actionné". Pas encore de nouvelles de la Francophonie. J'ai vu le programme :il est attrayant !
Avec Marcelle, je suis en cure à Dax. C'est rude !
Amitiés,
Edmond
Palais de regourd le 15/01/2009 à 20:52:33
ce soir à l'hôtel du département madame la préfète et les sous préfets,Aurélien Pradié et les élus UMP se sont fait artiller sur la politique sarkozienne.
Amigues le conseiller général délégué à la culture aurait pu écouter(et subventionner davantage) le président des Amis de la bibliothèque et gisèle Venries responsable de l'organisation du salon du Livre de Cahors invités du président Miquel.Ils ont besoin d'aides financières pour réussir ce festival qui intéresse les responsables de la Francophonie sollicités pour cette manifestation culturelle de bon niveau.
Marie odile Delcamp maire de Gourdon arriva vers 19h,retenue jusque là au tribunal pour témoigner en faveur des mis en examen dans l'affaire des gares de Gourdon et Souillac.Le président Miquel lui même a témoigné,comme Dominique Orliac la député.Libé,France 2 ont évoqué cette affaire.Le président Accomando présent ce soir n'a pas présidé aujourd'hui,c'est le juge Ravalec comme d'hab qui préside la correctionnelle.Mis en Délibéré en fin de journée,tout le monde s'est exprimé.
Devrait pas y avoir de casse grave.Et puis ce sera réglé à Paris probablement avant le jugement.C'est pas quand on ferme St Lazare qu'on devrait emmerder Gourdon!
Marie Rouanet le 14/01/2009 à 14:24:20
Entrée à l'Ecole normale supérieure en juillet 1952, ce n'est que dix ans plus tard qu'elle écrit ses premiers recits en occitan tout en menant parallèlement une carrière de chanteuse occitane. Elle devient en 1976 déléguée au patrimoine à la mairie de Béziers. En 1990, elle publie son grand succès 'Nous les filles' au long duquel elle raconte son enfance dans le Sud. S'ensuit quelques ouvrages remarqués comme 'La marche lente des glaciers', une réflexion mélancolique sur le vieillissement, ou son 'Petit traité romanesque de la cuisine' où elle faisait partager son amour du terroir. Dans 'Les Enfants du bagne', elle évoque le quotidien de ces enfants maltraités. Elle écrit le pendant de 'Nous les filles' intitulé 'Du côté des hommes' en 2001. Elle revient ensuite à sa passion, la cuisine, avec 'Mémoires de gout', sorte de madeleine de Proust. Enfin, à l'âge de 70 ans, elle publie 'Luxueuse austérité' dans lequel elle raconte ses souvenirs d'enfance, par des petits détails du quotidien.
Académie des sciences d'outremer le 14/01/2009 à 14:18:01
Un universitaire lotois,président de l'académie des sciences d'outremer.Voici le discours d'Edmond Jouve:
" Discours de transmission de Présidence pour l’année 2 009 Monsieur le Président Jacques Serre, Monsieur le Secrétaire perpétuel, Chères Consœurs, chers Confrères, Mesdames, Messieurs, Chers Amis,


Au moment où je m’assieds dans ce fauteuil, permettez-moi, de saluer quelques ombres prestigieuses qui, de cette place, nous font cortège : notre président fondateur, Albert Lebrun, le président Paul Doumer, le maréchal de France Louis - Hubert Lyautey, l’Administrateur Robert Delavignette, le président du Conseil René Pleven, et tant d’autres qui, à des degrés divers, ont illustré la France, « mère des arts, des armes et des lois ».




C’est à Robert Cornevin, dont le nom est encore présent dans bien des mémoires que je dois d’avoir le privilège de me trouver dans cette Compagnie . Il m’y appela en me conseillant de commencer par le commencement, c’est-à-dire de devenir « correspondant », ce qui advint le 6 mars 1981 . Six ans après, il estima que le temps était venu d’accéder au stade supérieur. Je devins donc titulaire le 4 décembre 1987 . Mon ancien professeur, le président François Luchaire, voulut bien me recevoir dans cette prestigieuse institution.




Et voilà que, par la vertu de vos suffrages… et de mon ancienneté, je me trouve dans le siège qui devrait être le mien jusqu’au 31 décembre. Ainsi le veut notre « règlement ».Celui-ci m’a paru encore assez flou quant aux détails de cette cérémonie et au contenu de mon discours. Disposant donc d’une certaine liberté, il m’a semblé que mon devoir était, d’abord, de rendre hommage à trois personnalités de notre Académie: Paul Bourdarie, Robert Cornevin, Jacques Serre.




Auparavant, cependant, je voudrais présenter mes vœux les plus chaleureux pour chacun de vous et chacune de vos familles. D’abord à notre premier de cordée, notre infatigable et valeureux Secrétaire perpétuel, M. Gilbert Mangin. Ensuite à nos chers Consoeurs et Confrères, y compris ceux que la maladie a atteints et a éloignés loin de nous. Bien entendu, je ne saurais omettre tous ceux qui travaillent pour nous au sein du Cabinet, de l’Administration, de la Comptabilité, des Publications , de la Bibliothèque et du Service de presse, sans oublier notre vigilante gardienne. Je sais combien leur tâche est ardue. Ils l’accomplissent néanmoins avec efficacité et avec le sourire. Nous ne les remercierons jamais assez.




Le temps est maintenant venu de vous présenter ceux que je pourrais appeler mes « parrains ».




Le nom de Paul Bourdarie s’imposait à moi à plus d’un titre. C’était un Lotois. Disposant moi-même de cette qualité, j’ai donc des devoirs particuliers à son égard. Né en 1864 , à Montfaucon, il est également mort dans le Haut Quercy, à Vayrac- où il repose -, le 21 février 1950 , à l’âge de 83 ans. Il avait abandonné sa charge de « perpétuel » sept ans plus tôt.




Paul Bourdarie fut un grand africaniste. A 29 ans, après quelques années


d’enseignement, il se consacre aux questions coloniales. En 1893, sous les auspices du prince d’Arenberg, il effectue une mission au Congo français où il étudie la culture du limonier - une variété de citronnier - au Gabon. Il se prononce pour les fermes expérimentales, la domestication de l’éléphant ( pour lutter contre le portage, considéré comme inhumain ) et, plus généralement, la défense de la faune africaine telle que prévue par la Convention internationale de Londres de 1900. Mon compatriote fut donc un précurseur du « développement durable, sans le savoir …




Il prêcha la bonne parole dans la « Revue indigène » . Fondée en 1 906 , elle paraîtra pendant un quart de siècle, diffusant des idées nouvelles pour son époque (et parfois pour la nôtre) : formation et respect des élites , sauvegarde des richesses naturelles, libération des esclaves , création de lieux de culte pour les Musulmans . A ce titre, il est à l’origine de la construction de la Grande Mosquée de Paris ( cela justifierait bien une plaque ! ). En 1910 , il se rend en Tunisie où l’influence de la Revue s’efforce de contrebalancer l’agitation des colons.


Enfin, Paul Bourdarie fonda l’Académie des Sciences coloniales au cours de l’année 1922 .En février, accompagné de Maurice Delafosse et du Gouverneur Alfred Martineau, professeur au Collège de France, il remit au sénateur Albert Sarraut, ancien ministre des Colonies, une note tendant à la création d’une nouvelle Académie. Fort de cet appui , celle-ci sera fondée le 8 juillet au siège de l’Alliance française au 101 boulevard Raspail , à Paris. Paul Bourdarie en devient alors Secrétaire perpétuel. La séance solennelle d’ouverture se déroula le 18 mai 1923 , à la Sorbonne, sous la présidence d’Albert Sarraut. C’est en cette circonstance que notre Académie reçut sa devise : « Savoir, comprendre, respecter, aimer ».


Robert Cornevin a des droits particuliers à notre respect et à notre souvenir. Né le 26 août 1919 à Malesherbes, dans le Loiret, d’une famille originaire de l’Yonne, à Sacy, pays de Restif de la Bretonne , il fut, lui aussi , un grand africaniste. Dès 1942 , il conduit la première croisière équatoriale des Auberges de jeunesse , ce qui donnera lieu à son premier article, lui qui en produira tant. Après des incursions au Sénégal, au Dahomey, en Algérie, en Inde et au Cambodge, le voici, avec sa chère femme , Marianne , et ses enfants, « roi de la brousse », dans le nord du Togo, chez les Bassari qu’il décrira si bien.


Revenu à Paris, il cumule les taches et les responsabilités. Docteur es lettres, il devient directeur du Centre d’Etudes et de documentation sur l’Afrique et l’Outre-mer où, comme l’écrit Hubert Deschamps, il règne « sur les revues, les journaux, les fiches, la photothèque, assurant un labeur énorme, sachant tout et animant tout, sans cesser un instant de produire et de coopérer » …Je parvins à l’amener avec moi en Libye – pays qu’il ne connaissait pas encore – pour la célébration de la fête nationale. Que croyez-vous qu’il fît le jour de la parade ? Il ouvrit la télévision et, dans sa suite, continua à mettre à jour sa correspondance, comme il l’avait fait dans l’avion ! …


Nous nous étions rencontrés à l’occasion de la publication d’un petit livre sur « La République du Mali » que j’avais fait paraître chez Berger-Levrault, en 1974 : cela fait 34 ans . Ne se laissant pas impressionner par mon « tiermondisme » parfois jugé dangereux, une amitié se nouera , de jour en jour, et rapprochera même nos familles – ma rencontre avec sa fille Hélène, à Tokyo, sera pour moi un bonheur - . Huit jours avant sa mort, en décembre 1988 …il me prend dans sa voiture brinquebalante et me dit tout de go : « Vous me remplacerez à la présidence de l’ADELF… disons dans deux ans et demi, et ensuite à l’Académie …mais là ce sera plus difficile ». Il ne croyait pas si bien dire ! Finalement , c’est la Providence qui me propose une session de rattrapage !




La troisième personnalité à laquelle je voudrais rendre hommage est celle de mon prédécesseur, le Président Jacques Serre .




Nous nous connaissons peu : nos carrières et nos vies ont été bien différentes, cependant, Cher Président, je vous ai observé . Et, dans les ennuis de santé que vous avez connus, j’ai vu avec quelle ardeur et quelle force de caractère vous avez lutté, mettant ainsi en échec les plus sombres pronostics. Puis vous êtes revenu comme si de rien n’était : alerte, précis, rigoureux, fraternel. Vous avez repris ce que j’avais pu contribuer à organiser en votre absence, comme si tout cela allait de soi, sans jamais oublier de remercier .Vous nous avez montré à quels miracles peut aboutir un sens élevé du Service public , ou, ce qui revient au même, du service d’autrui.


Il est vrai que, après avoir été à bonne école, votre vie fut à cette mesure.


Après avoir fait partie de l’« armée de l’ombre », - premier titre à notre respect - vous vous êtes envolé pour l’Afrique : le Niger, l’Oubangui-Centrafrique, la Côte d’Ivoire, ensuite la Guyane où vous avez servi la République, comme vous l’avez fait à Saverne et à Paris, auprès de plusieurs ministères …Vous avez aussi beaucoup écrit : sur le Niger, sur la RCA , sur les explorations du centre de l’Afrique, et même sur la campagne du Dahomey …


Voilà donc quelques rappels. J ’ai retenu, de ma longue carrière d’enseignant, qu’il faut, sans cesse, revenir sur des vérités premières pour que, en fin de compte, l’essentiel finisse par s’imprimer dans nos mémoires : « Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage »…




Mais peut-être n’attendez-vous pas seulement que je vous entretienne du passé : le futur est là, qui s’ouvre grand devants nous …et qu’il faudrait peut-être explorer, un tant soit peu.




Jacques Serre, Gérard Conac, Xavier de Planhol, et tous ceux qui les ont précédés nous ont montré la voie. S’engager sur les chemins qu’ils ont ouvert serait déjà un vaste programme. Nous tenterons d’y imprimer nos pas avec tous ceux qui voudront bien m’aider, en particulier notre 1er Vice-président, l’Ingénieur en chef Jacques Arrignon , notre 2ème Vice-président, l’Ambassadeur de France Paul Blanc, le Bâtonnier Roland Blanquer, président de la très active Société des Amis , M. le Préfet Jean Rigotard, qui souhaite sortir nos sections d’une certaine léthargie …et, bien entendu, mon épouse.




Vous me permettrez, ici, d’avoir une pensée pour nos chers disparus, en particulier pour ceux, nombreux, qui nous ont quittés en 2 008. Vous me permettrez, aussi, d’y ajouter le nom du Ministre Jacques Augarde dont l’appui me fut constant, ici comme ailleurs.


,


Comme d’autres l’ont fait avant moi, je voudrais marquer ma fugitive présidence par quelques orientations plus personnelles. L’Académie croule sous le poids des lauriers et des ans : si l’on ne veut pas qu’elle s’étouffe, sans doute faudrait-il la rajeunir quelque peu. L’Académie, en dépit des efforts consentis, est essentiellement masculine : sans doute faudrait-il la féminiser un peu plus. L’Académie est probablement un peu trop tournée vers l’hexagone et son pré carré : peut-être faudrait-il l’ouvrir davantage vers d’autres outre-mer .


D’où les quelques propositions que j’ai suggérées à notre Bureau et qui ont été retenues : demander une conférence au Dr Rana Kharouf-Gaudig, sur l’eau, dont elle est l’une des meilleures spécialistes, à Madame Annick Thébia-Melsan pour nous parler de la Guyane , « enjeu frontalier paradoxal » , à notre récent lauréat, le Recteur Charles Zorgbibe, pour nous entretenir de « Mirabeau, la question coloniale et la traite des Noirs » , au Professeur Bernard Chantebout pour traiter « Le Tiers Monde, concept obsolète ». Nous aimerions aussi que le Doyen Jacques Foviaux et les professeurs Jean-Paul Bled et Clément Mbom acceptent de nous faire profiter de leur science. L’idée d’un « forum électronique », émise récemment , par notre confrère le Président Christian Malet, me parait particulièrement séduisante.


Comme cela a parfaitement été fait précédemment, je souhaiterais que quelques- unes de nos actions fassent mieux connaître notre Académie à l’extérieur : j’ai proposé à notre Bureau que le Prince Henrik de Danemark – mon condisciple au lycée Gambetta de Cahors - soit appelé, - s’il en est d’accord - à siéger dans notre Académie. J’ai également suggéré que nos XVIIe Rencontres francophones du Pays de Quercy soient organisées, cette année, à la mi-septembre 2 009, en collaboration avec notre Académie et avec l’Association des Palmes académiques. Elles pourraient se tenir à Sarran, en Corrèze, et traiter de « Jacques Chirac et la Francophonie » dans le musée qui porte son nom. J’en ai déjà parlé à l’ancien chef de l’Etat – qui a paru intéressé. Enfin, des séances communes ont eu lieu – avec succès - avec d’autres Académies. C’est une idée qu’il faudrait poursuivre, et peut-être même approfondir.




Il est temps, maintenant de conclure.




Je souhaiterais qu’un politicologue salue la mémoire d’un collègue récemment disparu, celle du professeur Samuel Huntington ,décédé le 24 décembre 2 008 , à Martha’s Vineyard, dans le Massachusetts. Mais je voudrais, aussi , dire mon désaccord profond avec lui.


Huntington s’est rendu célèbre avec son livre sur « The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order », publié en français en 1997 , chez Odile Jacob, sous le titre « Choc des civilisations ».Ce livre annonçait des conflits liés aux différences entre cultures. Certains n’ont pas manqué de se produire. D’autres sont en cours ou se préparent.


Selon Huntington, « dans ce monde nouveau, la source fondamentale et première de conflit ne sera ni idéologique ni économique. Les grandes divisions au sein de l’Humanité et la source principale de conflit sont culturelles. Les Etats-nations resteront les acteurs les plus puissants sur la scène internationale, mais les conflits centraux de la politique globale opposeront des nations et des groupes relevant de civilisations différentes. Le choc des civilisations dominera la politique à l’échelle planétaire. Les lignes de fracture entre civilisations seront les lignes de front des batailles du futur ».




Doit-on s’attendre à voir un Occident assiégé par des civilisations hostiles, plus ou moins barbares ? Je ne le crois pas. Les civilisations peuvent aussi dialoguer entre elles. Elles peuvent coopérer, s’enrichir mutuellement, se féconder. Les organisations qui tentent ce pari sont nombreuses : la Francophonie est la plus proche de nous. Mais il y a aussi le Commonwealth, l’Union pour la Méditerranée, peut-être l’Europe demain, et, dans une certaine mesure, l’ONU et ses institutions spécialisées .

Pour éviter que le conflagration ne se produise, pour faire en sorte que les prophètes de malheur n’ aient pas le dernier mot , pour devenir des artisans de paix et non des foudres de guerre, nous devrons, sans cesse, être en état de veille. Nous devrons , encore et toujours, militer pour que la relève des générations se fasse dans l’harmonie et le dialogue. Pour y parvenir, notre Académie nous propose sa devise. Sachons tenir fermement la barre, comme on nous le recommandait naguère le président Gérard Conac. Ainsi, l’Autre ne nous fera plus peur . Au contraire, il alimentera nos rêves et nos espoirs. Il sera source d’enrichissement et de progrès pour l’Humanité tout entière.


Alors pourra se mettre en place une « mondialisation heureuse » au bénéfice de tous les hommes et de notre mère la Terre."

Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Cahors "

Retour aux articles
blog search directory

Recommander ce blog | Contacter l'auteur | Reporter un abus | S'abonner au blog Flux RSS du blog | Espace de gestion