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La laisse d'or : Jean Peyrelevade Prétentieux, richissime, acariâtre, opportuniste, Jean Peyrelevade est tout cela. Il se situe également au point de rencontre de l'univers des patrons qui plastronnent, des médias qui mentent et de la gauche qui capitule. Mais, désormais, Peyrelevade aimerait aussi passer pour le procureur d'un « capitalisme total » dont il a été un des principaux artisans – et profiteurs. Directeur adjoint de cabinet du Premier ministre Pierre Mauroy en 1981, il fait ensuite son nid (et sa pelote) dans la banque (Stern, puis l'UAP). Son grand ami Alain Minc, qu'il a beaucoup fréquenté à la Fondation Saint-Simon (en compagnie de Laurent Joffrin, Pierre Rosanvallon et Christine Ockrent), va veiller à ses intérêts. Il décrochera pour lui la direction du Crédit lyonnais en 1994. Peyrelevade l'admet : « C'est Minc qui a suggéré à Édouard Balladur de me nommer à la tête de la banque. » Le banquier socialiste financera alors plusieurs patrons surendettés – Pinault, Arnault, Lagardère – et les introduira au conseil d'administration du Lyonnais. Plus tard, retour d'ascenseur : Peyrelevade siégera au conseil de surveillance de Lagardère... Mais en restant de gauche. La preuve ? Pascal Lamy et DSK sont ses amis ! Une autre preuve ? Peyrelevade a appelé à voter Jospin en 2002 et, pour soutenir le « oui » au référendum européen, il a roucoulé à côté de son ami Philippe Val à l'émission « Mots croisés ». En 2000, avec plus de 3 millions de francs de revenus, Peyrelevade compte au nombre des cumulards les mieux payés de France (il siège alors dans huit conseils d'administration, lapant les jetons de présence comme un chiot du bon lait). La même année, le cumulard sermonne les salariés : « La France ne travaille pas assez. Si nous ne nous retroussons pas les manches, notre taux de croissance va encore s'affaiblir. » Et, aujourd'hui, sans se démonter, il réclame la suppression des stock-options et la présence obligatoire des salariés dans les conseils d'administration. Qui donc a introduit les stock-options au Crédit lyonnais et qui a voulu y supprimer la présence des salariés au conseil d'administration ? Jean Peyrelevade, bien sûr. |
Plan B
Fidèles au "che",Libé
Ils sont une petite chapelle de 4 000 fidèles. «Le nombre reste très stable», sans hémorragie ni frémissement, commente l'ex-sénateur Jean-Yves Autexier. Disciples de Jean-Pierre Chevènement depuis le Cérès, son ancien et influent courant au PS, ils l'ont suivi dans l'aventure du MDC puis au Mouvement républicain et citoyen (MRC). D'autres y militent pour la première fois, séduits par les idées républicaines du parti et ses positions anti-traités européens. Pourquoi y croient-ils ?
«Cap».Le MRC, qui tient son congrès au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) ce week-end, reste groupusculaire et peu audible dans le concert des voix de gauche. «Il faut parfois une certaine abnégation pour être au MRC, convient Autexier, accepter de développer des idées sans en récolter les fruits.» A les croire, les militants ont des raisons de se consoler. Rangés derrière un seul homme, ils gardent d'abord une foi inébranlable en leur «Che». «Beaucoup sont là pour lui, pour sa vision», vante l'un. «Il va nous remotiver au congrès, donner un cap», s'emballe un autre. Le président d'honneur du MRC pour incarner le renouveau ? «Tant qu'on a un homme avec cette aura, la question de la relève ne se pose pas vraiment, il est une référence pour nous», tranche Bruno Valentin, secrétaire fédéral de l'Aveyron.
Reprochant au PS de se concentrer sur des questions tactiques, ils disent avoir trouvé au MRC des débats de haute volée. «On n'a pas vocation à être un parti de masse, plutôt un parti d'idées», fait valoir Nasser Douidi (Val-d'Oise). «Ce n'est pas une grosse machine mais il y a de la matière grise», fanfaronne Béatrice Négrier, élue à la région Languedoc-Roussillon. Un entre soi où l'on cogite dur à l'abri des manœuvres d'appareil. Philippe Disant (Nord) vante «un parti stable idéologiquement».«On ne vient pas au MRC par hasard. Déjà il ne faut pas perdre le fil. Chevènement, parfois, c'est du bac + 5 !» lance Jean-Christophe Frachet, secrétaire de l'Essonne, qui a adhéré pour «le discours républicain et social le plus cohérent». D'autres citent l'idée de Nation, la laïcité, une «analyse de fond sur la mondialisation» et surtout l'Europe. Les non successifs au traité de Maastricht en 1992 - à l'origine du départ de Chevènement du PS -, à la Constitution en 2005 et au traité de Lisbonne ont attiré des militants qui «ne sont pas antieuropéens mais ne veulent pas de cette Europe-là», souligne Sylvain Guy (Paris).
«Massue».Mais un parti peut difficilement vivre de son champion et d'idées fraîches. Avec au compteur un député, trois maires de communes de plus de 20 000 habitants et 300 élus, la séquence électorale 2007-2008 le lui a sèchement rappelé. «Pour exister, il faut des élus, note Sylvain Guy, sinon on devient un club politique. Or, gagner seul, pour un petit parti, c'est très compliqué.» «On aimerait aller à la bataille nous-mêmes, mais on doit tenir compte des rapports de force», confie Claude Nicolet, premier secrétaire du Nord. Frustrant, parfois décourageant de faire campagne pour une tête d'affiche PS quand on tient à son indépendance«grand frère». Bruno Valentin se rappelle avoir vécu «d'abord comme un coup de massue» le retrait du Che de la présidentielle au profit de Royal : «On avait déjà les affiches de Jean-Pierre, mais il a pris une sage décision.»
Les chevènementistes espèrent rebondir en pesant sur la rénovation à gauche, via la création d'«un grand parti»«boussole républicaine». «On a l'analyse pour secouer la gauche mais on ne sait pas assez communiquer», décrypte Béatrice Négrier. Un ex-militant, plus sceptique : «En quoi le MRC a-t-il jusqu'ici influencé la gauche ?
"On est en pleine résurgence de la SFIO." Diagnostic amer du docteur Jean Glavany à propos de ce grand corps malade qu'est le PS.
La vie en rose.David Revault d'Allonnes
Et l'ancien ministre de l'Agriculture d'aligner les éléments politiques qui, à l'approche du congrès, font furieusement penser à un retour vers le passé, en l'occurence vers le vieux parti (1905-1969): "Quand on met bout à bout le délitement du pouvoir central, notre incapacité à avoir une stratégie unique d'alliances pour les municipales, la tentation du centre, la floraison de contributions des grands barons locaux qui font pression sur leurs élus, et la multiplication des candidats sur le thème "surtout pas une personnalité d'envergure", on est en plein dedans!"
Sans suprise, le député des Hautes-Pyrénées, proche de Lionel Jospin et à ce titre soutien de Bertrand Delanoë, n'est pas d'accord avec ceux qui expliquent qu'il faut éviter une "personnalité d'envergure", en l'occurence un présidentiable, au premier secrétariat: "C'était d'ailleurs mot pour mot ce que disait Mollet sur Mitterrand..."
Et, pour finir, de mettre en garde François Hollande contre la tentation de la glaciation: "Si au bout de dix ans, la seule ambition de François Hollande est de préserver ses chances pour 2012 par un jeu de billard à 17 bandes, le congrès va être raté!"
Que penser du constat de Glavany? Alors que la rénovation est dans toutes les bouches socialistes, la tendance à la SFIO-isation du PS constitue-t-elle un véritable risque?
vieenrose.blogs.liberation.fr/revault/2008/
un internaute ami m'adresse cet article de Marianne2.Il est provoquant mais il interpelle.Qu'en dites-vous? Marc Baldy
Une gauche faite d'illusions
Par Elie Arié, ancien secrétaire national à la Santé du Mouvement républicain et citoyen, qui considère que la gauche doit cesser de prêcher et de militer contre tout ce qu'elle ferait si elle était au pouvoir, notamment en matière de santé. Et se pencher sur les vrais dysfonctionnements.
Un thème récurrent est celui du
combat contre la fermeture des petits hôpitaux, dits «de proximité» : sans soutenir ouvertement ceux qui sont engagés dans ces combats d'arrière-garde (et pour cause!) la gauche a le tort de ne pas les décourager.
On sait pourtant que les regroupements d'hôpitaux, leur mise en réseau, la définition de «qui fait quoi» a été courageusement initiée par la gauche, et sera continuée par elle si elle revient au pouvoir.
On sait que la
FHF, Fédération Hospitalière de France, qui représente les hôpitaux publics, et qui est dirigée par l'ancien Ministre socialiste de la santé et de la sécurité sociale Claude Evin, soutient cette évolution.
On sait que l'époque de l'«hôpital qui fait tout» est révolue; on sait que,
plus l'activité d'un hôpital est faible, moins la sécurité y est garantie ; et qu'une maternité qui fait moins de 300 accouchements par an, c'est-à-dire moins d'un accouchement par jour, est une maternité à risques.
On sait que ceux qui manifestent contre la fermeture de ces petits hôpitaux et de ces petites maternités ne le font que pour préserver l'emploi local, mais que, lorsqu'eux-mêmes doivent se faire hospitaliser ou accoucher, ils vont dans des grands centres... et ils ont raison.
Ne pas entretenir les illusions On sait que la France manque cruellement (et manquera de plus en plus, avec le vieillissement de la population) de maisons de retraite médicalisées, d'hôpitaux de moyen et long séjour, de centres de rééducation, pour lesquels la proximité est indispensable.
Alors, il faut avoir le courage de ne pas entretenir les illusions de ceux qui s'imaginent que la gauche au pouvoir soutiendra leurs combats archaïques, et subventionnera l'emploi local aux dépens de la sécurité.
Il n'y a, en effet, pas grand'chose à redire sur
le «plan Larcher» sur les hôpitaux, ni sur la volonté de fondre les Agences Régionales de l' Hospitalisation avec les Unions Régionales des Caisses d'Assurance-Maladie pour constituer des Agences Régionales de Santé, de façon à harmoniser la médecine de ville avec la médecine hospitalière…une vieille revendication de la gauche, qui figure dans tous ses programmes-santé depuis 10 ans !
Rien , non plus, à redire sur les
déremboursements de médicaments à efficacité, faible, nulle ou non démontrée : démarche rationnelle commencée sous les gouvernements socialistes, et poursuivie sous Chirac puis Sarkozy ; rien, enfin, à redire sur ces vieilles revendications de la gauche que sont le parcours rationalisé de soins avec un médecin-traitant, l'introduction d'une part forfaitaire - non payée à l'acte - de la rémunération des médecins pour leurs activités de prévention, ou bien la remise en cause de la liberté totale d'installation.
L'opposition a mieux à faire Mais c'est sur d'autres points de la politique de santé du gouvernement que doivent porter les critiques de la gauche :
1. Un parti-pris purement idéologique de privatisation, en transférant une part croissante des remboursements sur les complémentaires (assurances privées, mutuelles, instituts de prévoyance ) aux dépens du financement par la Sécurité Sociale, qui, lui, est un financement solidaire réalisant une redistribution des revenus (chacun paye en fonction de ses revenus pour des soins en théorie identiques) ; non seulement les franchises (qui sont, pour l'instant, plafonnées à 50 euros par assuré et par an) mais l'ensemble du «reste à charge» des assurés, et qui, lui, n'est pas plafonné : dépassements des honoraires des spécialistes, tickets dits modérateurs, prothèses indispensables de toutes sortes (dentaires, auditives, lunettes), forfait journalier hospitalier, etc.
Une
étude de la Cour des comptes réalisée à la demande du Sénat révèle que les frais de gestion des complémentaires santé atteignent 25,4%, alors que ceux de l'assurance maladie n'atteignent que 5,4%.
D'autre part, cette étude montre que l'addition des différentes aides publiques consacrées à accroître le taux de couverture de la population par des assurances complémentaires
s'élève à un montant total de 7,6 milliards d'euros. Ce montant représente 35% du montant des prestations complémentaires versées. Il correspond aussi au coût, pour la collectivité, du déplacement du remboursement de certaines dépenses de l'assurance maladie obligatoire vers les assurances complémentaires. Qui a dit que le contribuable économisait lorsqu'on opérait des transferts de dépenses ?
2. Le mythe d'un financement d'organismes de lutte contre la maladie d'Alzheimer par les franchises médicales : le budget de l' Assurance-Maladie est «un tout», et si les franchises ont pour effet d'entraîner une baisse de la consommation et des dépenses, on imagine mal un gouvernement affecter ces économies à un autre poste, et ramener ainsi à son niveau antérieur un déficit qu'il aurait réussi à combler partiellement ;
3. Le statut des cliniques, qui, devant redistribuer des profits à leurs actionnaires, peuvent, à tout moment, se retirer de ce secteur s'ils ne le jugent pas assez lucratif, et faire s'effondrer un équilibre entre public et privé que le rapport Larcher tente péniblement de mettre sur pied : comme c'est le cas de la majorité des hôpitaux privés aux Etats-Unis, ceux-ci devraient avoir le statut de Fondations, qui sont obligées de réinvestir la totalité de leurs profits ;
4. Les effets d'annonce, comme le discours de Nicolas Sarkozy tenu lors de la Conférence nationale du handicap : rien sur les méthodes, le calendrier et, une nouvelle fois, sur les moyens.
5. Et la liste est non limitative…
On voit donc que l'opposition a mieux à faire que de «suivre ses troupes puisqu'elle en est le chef», et de condamner les réformes qu'en réalité elle approuve (ce fut déjà le cas lors du «plan Juppé» de 1995), qu'elle regrette de ne pas avoir eu le courage de mener, et sur lesquelles elle ne reviendra évidemment pas ; mais on ne peut que s'étonner de son silence sur ses divergences pourtant profondes avec le démantèlement de l'assurance-maladie solidaire.
Mercredi 18 Juin 2008 - 10:37
Article ajouté le 2008-06-18 , consulté 151 foisCommentaires
carla le 23/06/2008 à 16:58:17
La longue interview de Carla Bruni-Sarkozy dans Libération , samedi 21 juin, a boosté les ventes du quotidien qui a connu une hausse des ventes de 45% pour Paris intra-muros .
Un joli coup pour le directeur de la publication, Laurent Joffrin, qui avait, comme l’avait raconté Bakchich, dû composer avec le mécontentement de nombres de ses salariés. Selon le directeur délégué de la rédaction, l’interview de la Première dame a suscité environ 80% de réactions négatives de la part des Libénautes.
MRC81 le 21/06/2008 à 15:22:31
Les « chevènementistes » tarnais étaient réunis en Assemblée générale à Rabastens le mardi 17 juin.
Après avoir passé en revue la situation politique du pays et plus particulièrement la situation « difficile » de la gauche tarnaise après les «élections municipales et cantonales », le MRC 81 a débattu du projet de texte d’orientation proposé par J.P. Chevènement.
Ce texte, voté à l’unanimité, lance un appel à la refondation républicaine de la gauche.
En effet, trente-sept ans après le Congrès d’Epinay, la gauche française doit prendre un nouveau départ comme elle a su le faire à différentes étapes de son histoire : 1905- 1920- 1946- 1971. Le cycle d’Epinay est désormais révolu. Ce qui ne signifie pas que les objectifs originels – rassembler la gauche, reconquérir les couches populaires – aient perdu de leur pertinence, mais le monde a changé . Confronté au néoconservatisme libéral , le Parti Socialiste peine a trouver ses marques. C’est une refondation de toute la gauche qu’il faut préparer, avec toutes ses sensibilités et toutes ses cultures : social démocrate, républicaine, communiste, radicale, écologiste, etc…Rien ne serait plus contreproductif que de vouloir construire un parti révolutionnaire à côté d’un parti social-libéral. Ce serait donner un boulevard à Sarkozy.
Nicolas le 20/06/2008 à 22:49:04
Le Parti socialiste retrouve son unité… le temps d’une journée
Moi aussi j’y serai. Et je suis bien content de cette initiative fort opportune du groupe PS. Les députés d’opposition font pour la plupart un travail d’amendements et de propositions remarquable. Il faut que ce travail soit connu du plus grand nombre et qu’on arrête d’entendre l’habituel refrain "mais où est l’opposition, où est le PS ?", genre Balasko au moment de la crise du logement.
L’opposition, le groupe PS, les élus locaux PS, agissent chaque jour en assumant des milliers d’initiatives et d’actions au service des français.
Un exemple ? Un texte va venir en discussion la semaine prochaine à l’Assemblée (mercredi 25 juin). Il propose d’étendre le recours aux contrats de partenariats public-privé. La droite, au travers d’un texte qui n’intéresse personne, d’apparence technique (et donc rébarbative) se propose, par pure idéologie, de mettre à mal nos finances publiques et la qualité de nos services publics en confiant à quelques grands groupes privés un immense marché juteux, celui de la commande publique.
Prisons, Hôpitaux, universités… autant de cadeaux pour Vinci, Effage et Bouygues. Que fait la gauche dans ce combat sous-médiatisé ? Elle lutte avec ces armes, en proposant des amendements, en dénonçant un texte dont la visée est clairement de faire plaisir aux majors du BTP, dont certains ont été financeurs de la campagne présidentielle de Sarkozy…
La gauche défend la concurrence et les PME là où l’Ump propose l’oligopole et la concentration.La gauche défend la notion de qualité des services publiques. La gauche défend la bonne utilisation des deniers publics contre ce qui s’apprente, avec les PPP, à un habillage budgétaire extrêmement périlleux !
Voilà un exemple du combat permanent des parlementaires. Mais où sont les journalistes sur ce genre de texte ? Où est la mission d’informer le grand public sur des textes au premier abord difficiles d’accès mais dont les conséquences sur leur vie quotidienne sont incroyablement importantes ?
Alors oui le 23 juin, au Grand Rex, journalistes, entreprises, ONG, citoyens, venez nombreux pour voir et entendre concrètement ce qu’ont fait les députés PS pendant cette session parlementaire !
Nicolas, assistant parlementaire PS à l’Assemblée nationale.
Jeudi le 20/06/2008 à 19:41:58
La gauche n'est pas triste quoiqu'elle nous fasse pleurer parfois. Mais la droite elle dépasse vraiment tout. Je savais que le pouvoir rendait fou mais je vois qu'il rend con aussi. Peut être la situation était elle antérieure à la fonction ! C'est ainsi que j'ai entendu notre Président ce matin déclarer benoîtement que les animaux étaient des personnes humaines... On s'interroge sur la pertinence du propos mais aussi sur celle du personnage. Carla devait en ronronner.
RDA le 20/06/2008 à 13:12:24
Elle a dégainé la première. Avec quelques jours d'avance sur tous ses camarades, Marylise Lebranchu, députée du Finistère a présenté jeudi à quelques journalistes sa contribution pour le congrès, intitulée "Echos de campagne". Un texte au fondement très gramscien, où l'amie de Martine Aubry, qui annonce d'ores et déjà qu'elle signera la motion de la maire de Lille, revient sur le combat pour l'hégémonie culturelle remporté par Nicolas Sarkozy.
"Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on s'exonère de l'analyse, du travail sur les ressorts des victoires et des défaites, commente l'ancienne garde des Sceaux. Ce qu'il m'a semblé important de dire, c'est qu'on a perdu le combat culturel contre la droite. Il faut essayer de reprendre la main, au risque d'en prendre parfois plein la figure."
Suzanne le 20/06/2008 à 13:08:50
Sans compter une application des règles et statuts à géométrie variable,on a comme à la sfio un nombre impressionnant de collaborateurs d'élus dans les instances fédérales au service unique de leur patron dans l'espoir de conserver leur emploi puis de devenir élu un jour.Ainsi chez nous,le maire de cahors,premier fédéral du PS etait membre du cabinet de G.Miquel,quelques uns de ses conseillers municipaux employés du CG,la maire de Gourdon,et beaucoup d'autres depuis les dernières élections sont des responsables fédéraux du PS et des employés du conseil général du Lot. La vie des sections locales du PS et des fédérations est limitée à de l'occupationnel et à une absence totale de culture ou d'analyse politique des cadres locaux.La volonté des chefs, Miquel en a fait une règle,mais Malvy ou Launay ne le cèdent en rien,est d'avoir des subalternes qui étant moins bons qu'eux ne risquent pas de leur prendre la place...Nous ne citerons pas de nom,tous les lotois les connaissent. Tout cela c'est la SFIO ou même par certains côtés le PCF de Marchais,les radicaux avaient donné l'exemple. Bref la fin...
Mais le PS n'a pas de MITTERRAND...
BellaCiao le 19/06/2008 à 23:05:03
La révolution se fait aussi sur internet
La presse papier va mal : les crises du Monde, de la Tribune le montrent bien. Le web est quand à lui devenu un formidable outil de partage de l’information pour quiconque sait chercher (et trier) les millions de sites disponibles. Il y a de tout, du bon et du moins bon, et pour tout le monde : des sites des grands médias au petit site d’information alternative, du site regroupant tous les ouvrages socialistes en lecture libre au blog personnel d’opinion. Rapide tour d’horizon.
Avec l’arrivée d’Internet, beaucoup de personnes ont pris conscience que sans fonder leur propre journal, elles pouvaient enfin faire entendre leurs voix. Divers sites et blogs ont commencé à fleurir, ici et là, se proposant d’amener une information alternative ou encore une opinion dissidente.
Il y a les sites de collectifs importants comme le remuant Bellaciao qui, en plus de laisser les visiteurs publier articles et brèves au gré de leurs envies, se veut transmettre une vision alternative de notre société, par le biais du débat d’idées, allant de l’altermondialisme au renouveau de la gauche de la gauche. De nombreuses pétitions circulent sur le site (demande de libération pour Cesare Battisti, soutien à Marina Petrella etc), de même que des appels à des manifestations diverses et variées (conférence sur le droit de retour des Palestiniens, débat sur l’éducation etc).
PaSiDupes le 19/06/2008 à 22:55:22
Journée d’action du 17 juin : cortège funèbre sans les amis de la famille
Le PS moribond est-il encore connecté à la réalité syndicale ?
L’amère Royal a disparu ! La candidate battue a-t-elle rabattu son caquet ? Notez bien que camarades ne se sont pas montrés non plus, mais est-ce une excuse? Comment la fête pourrait-elle être belle si ses vedettes la boudent et l'hôte Thibault se fait un tour de reins?...
Les responsables socialistes brillaient par leur absence dans le cortège syndical parisien par cette belle journée du mardi 17 juin, pour la défense des 35 heures, en dépit d'un appel du PS à participer "massivement" aux manifestations.... La réduction du temps de travail ne les concerne donc plus ?
Comme d'habitude, seule la gauche du parti, avec ses stars de la politique, s'était déplacée pour la petite journée d'action intersyndicale (CGT, CFDT, FSU -derrière- et Sud-Solidaires, bien que non représentatif).
Seuls face à la "désertion" des socialistes, ils étaient fort dépités et marquaient leur différence et leur ancrage frontalier. Pour l'eurodéputé Benoît Hamon - comme le député des Landes, Henri Emmanuelli, ou le sénateur de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon , il s'agissait pourtant de défendre "la réforme la plus emblématique de la gauche". Alors, le reste...
Celle-ci était d'autant plus visible que, leur secrétaire nationale Marie-George Buffet en tête, les communistes étaient au côté du mouvement social, arborant le badge de leur parti. Il faut dire que si le PCF ne représente pas grand-chose au plan électoral, il anime encore la CGT et ses états satellites…
En queue de cortège, une quarantaine de militants du MJS, l'organisation de jeunesse du PS, ont fait ce qu'ils ont pu pour sauver l'honneur des grands frères socialistes, comme deux des adjoints au maire de Paris, Bruno Julliard, ex-président de l'UNEF, et Pascal Cherki, proches de Riton Emmanuelli.
Le Bureau national du PS avait récemment appelé à participer "massivement" aux manifestations, mais ils parlent plus qu’ils n’agissent, comme chacun sait. La veille, un porte-parole avait laissé croire à la venue de parlementaires, sans écarter une courte apparition du premier secrétaire François Hollande. Victime d’une probable lombalgie…
Morosité ambiante
Simplet Simpliste, Benoît Hamon ne voyait là qu'"hypocrisie". Pour Jean-Luc Mélenchon, la direction du PS considère les manifestants comme "des pions sur un échiquier". En somme, leurs états d’âmes intérieurs sont un déchirement. Un de plus à l’approche annoncée de la rénovation.
Au groupe socialiste à l'Assemblée nationale, on s’expliquait ! Il avait encore un « sentiment », qu’il est "très rare" que des parlementaires se joignent aux cortèges syndicaux ! Cette pudeur n'avait pas été de mise, cependant, au printemps 2006, au plus fort des manifestations anti-CPE, en présence des people de la socialie, Hollande et Delanoë, entre autres. Sa Cynique Majesté Royal, il est vrai, en 'républicaine respectueuse', ne se mêle guère à la plèbe…
Ils vont s'ouvrir les veines
"On abandonne les gens. On mérite notre sort, parfois [sic !]. Il est temps que ça change au PS!", morigéna Benoît Hamon, critiquant "ces socialistes qui occupent les médias pour parler d'eux", sans désigner Désirdavenir Royal. Ce rassembleur poursuivit avec … ses (mauvais) sentiments ! "Je suis heureux que les salariés se mobilisent mais je ne peux m'empêcher d'avoir une pointe de tristesse", sermonna encore l'ex-collaborateur de Martine Aubry des années 1997-2000.
De passage à Paris mardi, la Ch'tite Aubry, la "dame des 35 heures", n'était plus là non plus mercredi.
Venu "recharger les batteries", J.-Luc Mélenchon disait en avoir "marre". "Les gens [les militants le Désirdavenir Royal, sans doute...] ont l'impression que le PS n'est pas là[s'avoue-t-il négligeable?]. Et c'est à moi que les manifestants demandent des comptes!", soupirait l'ancien ministre, mal dans sa peau, appelant les partis de gauche "à donner un coup de main beaucoup plus fort au mouvement social".
Riri Emmanuelli souhaitait "qu'à l'Assemblée nationale, on mène un combat exemplaire contre cette régression totale" que représente selon lui la fixation de la durée du travail entreprise par entreprise. "Si le PS échoue à mobiliser toutes ses forces, je crains des lendemains difficiles pour lui", prédisait ce grognard du mitterrandisme, comme avant déjà et encore après Mitterrand, sous Jospin: c’est génétique ?
L’état suicidaire du PS ne me dit rien qui vaille…
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