628-Modèle italien?13 posts

dessin de Barrigue,Le Matin on line
par Eric Dupin
La défaite du Parti démocrate italien devrait faire réfléchir les socialistes français. Malgré un vote utile en sa faveur, l'alliance de centre-gauche conduite par Walter Veltroni a été défaite par la coalition de Silvio Berlusconi, battu de peu en 2006. Les deux personnalités les mieux placées pour prendre la tête du PS - Ségolène Royal et Bertrand Delanoë - avaient pourtant en commun une admiration déclarée pour ce qu'est devenue la gauche transalpine. La présidente de Poitou-Charentes a plusieurs fois vanté "l'exemple italien" d'une gauche qui choisit son leader grâce à une vaste consultation populaire. Dans une interview à "Libération" en date du 22 octobre 2007, Royal estimait, en référence à la création du Parti démocrate, que "l'alliance, contre la droite, entre un parti issu du parti communiste et un parti du centre, d'inspiration chrétienne, est très intéressante". S'inspirant explicitement de ce précédent, elle annonçait "des recompositions entre centre et PS en France".
Si Delanoë s'est gardé de faire des appels du pieds au Modem aussi voyants que sa rivale, il voyait lui aussi d'un très bon oeil la mutation de la gauche italienne. "Le parti démocrate est un modèle pour le parti socialiste français", a ainsi titré une interview du maire de Paris le quotidien "La Reppublica" du 9 avril. "Avec Veltroni, je suis sûr que les choses peuvent changer", s'enthousiasmait Delanoë, ajoutant que "son programme et son honnêteté sont une opportunité formidable pour l'Italie".
L'avait-il vraiment lu ? Le programme du candidat Veltroni n'était qu'une enfilade de platitudes centristes peu susceptibles de mobiliser un électorat qui a d'ailleurs moins participé au scrutin qu'il y a deux ans. Comme l'a admis Paolo Franchi, directeur du quotidien de centre gauche Il Riformista, "Veltroni est sans doute aujourd'hui plus proche de François Bayrou que de Ségolène Royal". Même si le leader du PD a appartenu à l'ancien PCI, le nouveau parti fait la part belle à l'héritage démocrate-chrétien et aux accointances avec les puissances économiques. "Je ne suis pas de gauche", avait-il avoué au quotidien espagnol "El Pais".
Au cours de sa campagne, Veltroni avait cherché à copier certaines recettes de Barack Obama au point de reprendre son slogan de campagne ("Yes, we can" devenant "Si, puo fare"). Mais vif est le contraste entre l'évolution des gauches italienne et américaine. Héritière d'un long passé sous hégémonie communiste, la première n'en finit pas de dériver vers la droite tandis que la seconde, réveillée par l'ampleur de la crise économique, renoue avec certains fondamentaux de la pensée progressiste. Si Obama n'as pas encore gagné, Veltroni a bel et bien perdu. Avis au PS.
Les murmures d'Etic Dupin
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www.copier-coller.com "Il faudra leur rappeler cette leçon simple que si l'on veut battre la gauche y a qu'avec....euh.. pardon si l'on veut battre la.. gauche.. (rires dans la salle) on peut toujours le faire en votant... à droite mais si on veut battre la gauche avec.. la droite ...mais si on veut BATTRE LA DROITE C'EST AVEC LA GAUCHE !!!"
François HOLLANDE
Article ajouté le 2008-04-14 , consulté 202 foisCommentaires
Victoire au poing le 20/04/2008 à 16:55:16
En novembre,Xavier Bertrand, ministre du Travail et de la Famille, mentait sans vergogne en déclarant que les familles touchées par cette révision à la baisse des allocations ne perdraient absolument rien. Regardez, c’est édifiant: Hervé Féron, député socialiste de Meurthe-et-Moselle, tentait déjà d’alerter les Français sur ce dispositif passé inaperçu.
Sans pour autant faire de cette note une justification ou une promotion, voilà un exemple concret de l’action des députés socialistes à l’Assemblée Nationale. Le débat, Hervé Féron a tenté de l’initier au sein de l’hémicycle; la réponse cinglante et peu courtoise de Bertrand montre à quel point le gouvernement voulait à tout prix étouffer la polémique dans l’oeuf et faire en sorte que cette mesure passe inaperçue. Face à une faible médiatisation des nouveaux députés et à la volonté du gouvernement de ne pas évoquer le sujet, cette mesure a été vite oubliée et surprend quelque peu les Français qui se rendent compte qu’elle sera appliquée au 1er mai.MJS
Abbé Siclaite,membre de la curie le 17/04/2008 à 18:19:54
Gérard Miquel et le Syded au secours de Naples?
Veltroni ne s'est pas rendu à Naples pendant sa campagne parce que le Maire,de son parti n'a pas su trouver une solution pour ses ordures qui s'entassent et puent.Berlusconi a promis de régler le problème,d'y y tenir un conseil des ministres et d'y passer 2 jours par semaine.Et pourtant ça pue.Miquel pourrait être appelé à régler le problème.S'il prenait la place de Bassolino ou un poste de ministre,la place sénateur du Lot,de questeur et de président du conseil général du Lot serait libre....
La troisième ville d'Italie est tenue par la gauche et par le président de la région Campanie, Antonio Bassolino du Parti démocrate de Walter Veltroni. Il doit passer en procès pour escroqueries dans sa gestion des ordures. Ilo a eu la bonne idée de confier à l'entreprise Impregilo la construction de sept centres de retraitement des déchets, tous défectueux. Si le centre-ville a été nettoyé, 40 000 tonnes d'ordures s'amoncellent à la périphérie et 10 000 tonnes en ville. Il faut y ajouter les 7,5 millions de tonnes d'ordures compressées qui attendent d'être brulées dans l'un des incinérateurs construit par Impregilo, au fonctionnement hypothétique.
Silvio Berlusconi a promis de tenir son premier conseil des ministres dans la ville et d'y être trois jours par semaine tant que le problème ne sera pas réglé. Ces promesses lui ont permis de faire un très bon score .
tournesol le 17/04/2008 à 11:30:27
Bien malin celui ou celle qui saura donner un ordre de grandeur aux nains qui doivent gérer l'histoire.
Le chef de la droite italienne Silvio Bertusconi dont la petite taille fait les délices des caricaturistes vient d'affirmer qu'il est "plus grand que le président français".
SARKOZY mesure 1,65 M
POUTINE 1,67 M
BERLUSCONI 1,71 M
regardez l'Histoire et tentez de trouver la taille des grands hommes que sont, parait il, Mussolini, Hitler et Napoléon Bonaporte.. vous comprendrez alors que plus les "petits politiques" sont des hargneux et des roquets, plus ils sont dangereux pour le reste du monde !
mais l'histoire, comme la mode, n'est qu'un éternel renouvellement.
trésor de bienfaits le 16/04/2008 à 15:50:30
En tout état de cause, à mon avis, (la gauche) ne doit pas se couper du gauchisme, ni tenter de l'absorber. Il en est l'aiguillon nécessaire, ce qui peut l'empêcher de vieillir, de même qu'il peut constituer une réserve de voix si on ne veut pas que la protestation se réfugie davantage dans une idéologie d'extrême-droite.
ARROUET le 16/04/2008 à 13:32:25
Il faut quand même voir que la droite en général n'a pour seul moteur que l'argent. Attention, ne me faites pas dire que ce moteur n'anime jamais des gens de gauche; malheureusement, il se trouve que d'aucun que je connais, sont mus par l'appât du gain. Mais, ce serait, dirais-je de façon optimiste, l'exception qui confirme la règle.
Simplement, non contents d'avoir géré Gourdon d'une manière tellement imbécile qu'ils ont amené cette petite ville au bord du gouffre financier, mais vous verrez bientôt qu'ils donneront à M.O. DELCAMP des leçons de gestions en plus des reproches sur les indemnités.
Ah, nous somme bien dans le département patrie de Poujade ! Ils sont allés gratter là où en fait cela les chatouille le plus, l'argent !
A Cahors, ils n'ont pas encore sorti cet argument mais il ne faut pas s'impatienter. Après des années de gabegie, de laisser-aller, de surrendettement imbécile, je ne désespère pas de voir Lecuru donner des leçons de bonne gestion lui qui a applique pendant des années la technique classique du bouchage de trou en en créant un nouveau plus important encore. Qui n'a jamais voulu comprendre qu'il ne pouvait dépenser au delà des possibilités de la ville. Et ce sont ces gens qui viennent demander des comptes à M.O. Delcamp ? La droite la plus bête du monde n'est pas encore morte, mais la plus moche est entrain de naître.
La rumeur le 16/04/2008 à 12:42:58
Marie Odile est une personne estimable qui ne perçoit que 50 % des indemnités auxquelles elle a droit.Elle reverse aussi sa part de 10 % à sa section.
Quand on voit qui prend l'épée pour voler à son secours...
Perdons avec Ségolène le 16/04/2008 à 11:55:02
Très chic cette idée de perdre avec Ségolène.Sa désignation sans problème,sa percée dans les sondages et une branlée à la clef c'était tout de même mieux que jospin.Encore,remettez nous ça.
Marc le 16/04/2008 à 09:46:56
Chacun ici a le droit d'interpréter les résultats des élections italiennes ou françaises,je ne conteste donc pas les récents commentaires qu'ils soient contraires ou pas à ma vision des choses.
J'ai,ce matin,saisi ma souris pour voler "au secours" de Marie-Odile Delcamp, Maire de Gourdon.Un opposant l'a accusée de "se sucrer" en indemnités,accusations reprises par la rumeur et même,sous le manteau par de bons et bonnes camarades.
Marie-Odile,qui se consacre à plein temps à présent à son mandat ne prend pas toutes les indemnités qui lui sont dues.On se demande bien pourquoi ceux qui en ont le plus besoin prennent moins que ceux qui, plus à l'aise, n'ont aucun complexe à prendre ce qui leur est dû!
De nombreux maires de communes moins difficiles à gérer que Gourdon n'ont pas ces scrupules.
Je ne suis pas un fanatique de la parité mais je suis heureux que des femmes,comme Marie-Odile, aient gagné, ici au premier tour,un mandat par leurs seules capacités.Si le Maire de Gourdon était un homme,personne n'aurait posé la question.
Je suis certain que la commune de Gourdon va rapidement reprendre toute sa place sur la scène départementale.J'apporte tout mon soutien à Marie Odile et à son conseil municipal.
Perdons avec le Tout sauf Ségolène le 16/04/2008 à 09:25:00
Je lis vos posts et permettez-moi de vous dire que vous ne lisez les événements politiques italiens que dans le but de délégitimer SR.
Vous oubliez certaines choses:primo, il faut remarquer qu'il n'y a plus d'élus communistes dans les deux chambres italiennes alors que leur entrée date de 1944.
L'extrème gauche italienne est inexistente car elle n'a pas (encore ?)trouvé son facteur qui la rendrait plus glamour.Cette disparition ou marginalisation des extrèmes confirment cette tendance lourde que le débat politique "glisse vers la droite": En France et en Italie, l'extrème droite a "fusionné" avec le parti de droite dominant alors que la gauche est éclatée.
Les chiffres renforcent cette idée d'une droitisation du débat: le clivage gauche droite s'est renforcé en France alors qu'en Italie la gauche a perdu beaucoup de terrain pour arriver à une situtaion favorable à la droite.
Si la gauche perd les élections nationales, ce n'est pas en raison de l'orientation des alliances ou de son positionnement.Il s'agit plutôt d'une incapacité à savoir utiliser la communication politique dans un environnement politique ( volontairement?) inquiétant.
En effet, les candidats de droite ont naturellement un profil adapté aux exigences du rapport direct avec les électeurs favorisé ou imposé par le formatage médiatique dans un environnement politique et international dominé par les crises terroristes,crises des ressources ( energies, finances,sanitaires ).Dans un tel contexte, rassurer l'électeur suppose une schématisation du discours politique,par des concepts minimalistes débités en phrases courtes,un appareil politique totalement dévoué à la cause du candidat,look bling-bling tendance Jack Bauer,mise en avant de sa vie privée avec famille et conviction religieuse-ex: dans un récent passé Chirac,Bush,puis Sarko et aujourd'hui Berlu.
Les candidats de gauche par construction intellectuelle ne rentrent pas ( encore?) dans cette attitude.Le programme est plus sophistiqué, avec ses inévitables contradictions dans un souci de sincérité.
De plus, la gauche est de tradition parlementariste alors que la droite est plébiscitaire et ce quel que soit le régime constitutionnel en place.Par conséquent, l'idéal du collectif qui se traduit par un effacement du candidat derrière son parti se conjugue mal avec les règles de la communication politique directe et laisse un message brouillé.Par exemple, lors de la dernière présidentielle, l'électorat se représentait facilement Sarko avec l'UMP loin derrière en ordre serré tandis que l'image de Ségolène Royal était "floutée" dans l'imaginaire des électeurs par la question de savoir où se situaient réellement "les éléphants"-faisant bloc derrière ou alors lui empoisonnant la campagne présidentielle?
Nous sommes dans un régime hyper-présidentiel et nous devons en tirer les inévitables leçons politiques mais aussi de communication politique.
Conclusion:ne faisons pas comme en 2007.Choisissons dès 2008 le candidat PS aux présidentielles 2012.Puis nous aurons 4 ans pour présenter un programme taillé sur mesure pour ce candidat, qu'il pourra décliné dans les médias et familiarisé dans l'esprit des électeurs.Nous aurons ainsi une chance de construire une société plus juste.
Ronoë Delayal le 15/04/2008 à 18:28:36
W. Veltroni ne s’est-il pas fait lui-même l’allié objectif de cette droite pure et dure en refusant tout accord avec la gauche de gauche quitte à favoriser la victoire de S. Berlusconi, ce qui s’est en effet produit ?
Et que dire du SPD qui préfère lui aussi perdre les élections et même gouverner avec la droite plutôt que de faire alliance avec die Linke ?
Chez nous la gauche dite -improprement- de gouvernement préfère manifestement ne pas gouverner (comme en Italie) ou gouverner avec la droite (comme en Allemagne) plutôt que de remettre en cause les dogmes libéraux.
La "gauche pas trop de gauche " ça existe. Ça s'appelle la droite.C'st sur ce positionnement à la veltroni,le refus de la gauche et l'appel au centre que S.Royal a perdu la présidentielle.L'espagnol Zapaterro a gagné sur cette position parce qu'il n'avait pas Sarko le démago en face de lui et parce que la droite liée à l'église d'extrême droite là bas est "cramée".
Royal a échoué avec ce positionnement. Rien ne dit que Delanoë (l'héritier de Jospin), qui est allé soutenir Veltroni, ou DSK, ou Aubry, la fille de Delors, tireraient mieux leur épingle du jeu en choisissant la même ligne. A moins de considérer que Royal n'a échoué que parce qu'elle était trop cloche - ce qui n'est qu'une partie du diagnostic.
Pierre H. le 15/04/2008 à 15:01:23
La gauche italienne est sonnée. Elle avait déjà perdu la partie avec l’échec de la coalition surréaliste de Romano Prodi, qui a implosé au bout de 20 mois; elle a échoué malgré la campagne digne et respectable de Walter Veltroni, qui a tellement voulu se positionner au centre-gauche qu’il en a perdu en route une partie de ses électeurs. A l’image de la gauche française après sa défaite l’an dernier, la gauche italienne va devoir se réinventer pour espérer revenir un jour au pouvoir.Pierre Haski Rue89
flamand rose le 14/04/2008 à 23:18:41
Veltroni a refusé 2 alliances : Celle d'avec l'extrême gauche et celle avec le centre ne voulant pas suivre l'exemple de Romano Prodi qu'une telle coalition a mené à l'échec.
Vous dites "Au cours de sa campagne, Veltroni avait cherché à copier certaines recettes de Barack Obama ". Il a aussi chercher à copier S Royal et sa démocratie participative. Après avoir échoué en France, cette manière de faire de la politique vient de subir le même échec en Italie.
Le parti démocrate italien a également copié les socialistes français en organisant des primaires et comme S Royale Veltroni a été plébiscité. Mais comme la candidate française il en est finalement sorti affaibli. En politique c'est peut être un signe de modernité voire de démocratie interne mais ce n'est pas un gage de réussite. Aux Etats Unis également la primaire est virulente et risque de laisser des traces.
Enfin Contrairement aux socialistes français Veltroni est un grand admirateur des Etats Unis d' Amérique.
tryphon le 14/04/2008 à 22:58:40
Il n'empêche, tout ceci est bien triste. Nous aimons l'Italie. Est-elle obligée après nous avoir montrer le chemin de la droite idiote, spectaculaire et démago, d'y revenir. Sarko/ Berlusconi! Quelle lamentable situation! Ou est le plus court chemin vers l'Espagne?
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