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Dessin du jour : Rigueur, le gros mot à ...
dessin de DelizeYahoo! cartoons:"le gros mot à ne pas dire:rigueur"

Il suffit de parcourir articles et commentaires de ce blog,nous sommes au coeur de l'actualité ce soir:

mission humanitaire pour tenter de sauver Ingrid et libérer les otages des Farc;

envoi de soldats français en Afghanistan et refus de l'opinion;

profond changement de notre politique étrangère et glissement vers l'atlantisme;Otan;

alignement sur les Etats Unis, plus précisément sur la politique de Bush juste avant son départ;

pouvoir d'achat,prochaine visite à Cahors de Sarkozy,sectes,laïcité en danger;

commentaires sur l'après  municipales dans nos communes,à prendre parfois avec humour;

ici chacun est libre à l'intérieur de quelques règles simples;

en même temps nous réintroduisons l'utilisation du point virgule!

Nous évoquerons prochainement le glissement du parti socialiste lui-même vers le DLC,le réseau dit "Démocratic Leader Council" regroupant la droite "conservatrice" du parti démocrate aux Etats-Unis,la "troisième voix" de Tony Blair et Gordon Brown et Schröder en Europe.

De ce dernier point nous reparlerons évidemment;la préparation du Congrès de Toulouse nous apportant chaque jour la preuve que dans le parti dominant de la gauche,"tout est possible" en terme d'évolution,le meilleur comme le pire.Parti "rose orange" dont parle Paul Ariès et "pressions extérieures" sur le vieux parti social démocrate? ou parti social républicain doté d'une stratégie à gauche? 

Je remercie les internautes qui contribuent par leurs commentaires à l'intérêt de ce blog.

  le 3 avril 2008,23h40                                 Marc Baldy


Autoritaire

Dessin du jour : Autoritaire ...





Article ajouté le 2008-04-03 , consulté 405 fois

Commentaires


le franc-tireur le 18/04/2008 à 23:37:48
La bonne conscience occidentale se polarise sur les robes safran des moines tibétains, laissant de côté la surexploitation des centaines de millions de ming-gong.
Le Tibet m'agace. Entendons-nous bien, pas les Tibétains, mais le Tibet, l'idée du Tibet. Le Tibet, cette bonne conscience universelle, cette utopie pour bobos friqués en mal de spiritualité, cette destination pour amateurs européens de trekking qui finiront par avoir besoin d'itinéraires balisés et de toilettes publiques sur les contreforts himalayens. Le Dalaï-Lama m'agace aussi, beaucoup. Il est devenu une manière de référence obligée, avec respect obligatoire dès qu'on évoque son nom et sa personne. Tous ceux qui de par le monde tentent aussi de libérer leur peuple, notamment en Amérique latine, les Chavez, les Morales, sont suspectés d'être des dictateurs, des généraux Alcazar en puissance. En revanche, le dalaï-lama n'a que des qualités. Qu'il se prétende la réincarnation de Bouddha n'a pas l'air de choquer plus que ça un vieux pays cartésien comme le nôtre, bien plus prompt par les temps qui rampent à moquer les Catholiques qui croient à la résurrection des corps. La religion, c'est toujours mieux chez les autres, c'est bien connu. Que le projet politique du Dalaï-Lama reste une restauration théocratique ne choque pas plus que ça les intellectuels qui ont pris option droits de l'homme au baccalauréat des apparitions médiatiques. Jérome Leroy Franc-tireur 31 et marianne2 lire la suite
Gamelle le 17/04/2008 à 18:06:00
Gamelle UMP à Marseille,la CUM au PS
Eugène Caselli, président de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, a été élu jeudi à la surprise générale président de la communauté urbaine de Marseille qui regroupe 18 communes, succédant à l'UMP Jean-Claude Gaudin qui ne se représentait pas.
M. Caselli a été élu avec 79 voix, devançant l'UMP Renaud Muselier, ancien premier adjoint de M. Gaudin à la mairie de Marseille, qui recueille 77 voix. Un bulletin blanc a été comptabilisé.

Fin mars, après la réélection de M. Gaudin à la mairie de Marseille, Renaud Muselier, 48 ans, avait annoncé qu'il briguerait la présidence de la communauté urbaine et ne souhaitait pas être reconduit comme premier adjoint, jugeant être "plus utile" à MPM. "Le plus déterminant pour nos communes et pour Marseille, c'est la communauté urbaine, c'est là qu'il y a 80% de tous les pouvoirs, de toutes les décisions", avait-il dit.
Il estimait alors disposer d'une "marge sérieuse" pour être élu président avec "au moins 80 sièges" sur 157. Il avait aussi décliné une proposition d'entrer dans le gouvernement Fillon pour se "consacrer entièrement à la ville et à sa communauté urbaine".
Selon M. Muselier, la répartition des principales fonctions à la suite des municipales avait fait l'objet d'un accord entre les parlementaires marseillais UMP: le député Roland Blum est devenu premier adjoint de M. Gaudin et le député Guy Teissier devait devenir, en remplacement de M. Muselier, président d'Euroméditerranée,
Le Matin le 16/04/2008 à 17:43:38
Si une victoire de M. Obama en Caroline du Nord est donnée comme acquise par la plupart des commentateurs, la situation est plus indécise dans l'Indiana. De nombreux experts estiment que le candidat qui remportera cet Etat aura de grandes chances de remporter l'investiture démocrate.

Mme Rodham Clinton est condamnée à gagner avec une large marge la Pennsylvanie et l'Indiana si elle veut conserver intactes ses ambitions présidentielles. Il ne reste qu'une dizaine de primaires d'ici le 3 juin, date des dernières consultations en vue de départager les deux rivaux démocrates.

Pour le moment, M. Obama a gagné dans plus d'Etats que Mme Clinton, il compte davantage de délégués que sa rivale et a engrangé plus de voix que la sénatrice de New York. Une victoire de Mme Clinton en Pennsylvanie et dans l'Indiana ne lui permettrait pas de rattraper son retard en nombre de délégués (surtout si l'écart avec son rival est faible) mais pourrait inciter les "super délégués" indécis à se prononcer en sa faveur
kane85 le 13/04/2008 à 08:59:09
our combler le déficit de la Sécu nos gouvernants nous font payer :

- 1 euro sur chaque consultation médicale
- des contrôles intensifiés des arrêts de maladie
- une consultation de généraliste avant une consultation de spécialiste
- 18 euros de notre poche en franchise médicale, par exemple, sur un traitement de 91 euros

Ces mesures sont destinées, nous dit-on à combler ce fameux trou qui s'élève, à ce jour, à 11 milliards...

Or, qu'en est-il de l'Etat sur ses reversements à la Sécu ?

- Une partie des taxes sur le tabac non reversée : 7,8 milliards
- Une partie des taxes sur les alcools non reversée : 3,5 milliards
- Une partie des primes d'assurance automobiles, destinée à la Sécu, non reversée : 1,6 milliards
- La taxe sur industries polluantes non reversée : 1,2 milliards
- La part de TVA, destinée à la Sécu, non reversée : 2 milliards
- Le retard de paiement pour contrats aidées : 2,1

Qu'en est-il des entreprises pour ses paiements à la Sécu :

- Retard de reversement de cotisations : 1,9 milliards

Allez, on sort la calculette : 20,1 milliards d'euros manquent dans les caisses de la Sécu et ce n'est pas de notre fait.

On continue avec la calculette : le soi-disant et fameux déficit de la Sécu actuel de 11 milliards d'euros devrait, en réalité, être un excédent de 9 milliards d'euros, si les responsables de la Sécu avaient fait leur boulot en recouvrant les créances et si l'Etat et les entreprises versaient leur dû.

Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécurité Sociale.
le veilleur le 13/04/2008 à 08:52:14
Le but de la Sécu n'est pas d'être forcément "équilibrée", c'est de soigner les Français dans le respect de la solidarité. Mais plutôt que pénaliser les malades, il vaudrait mieux taxer les revenus financiers, et sanctionner les médecins libéraux qui profitent du système, dépassent les honoraires, parfois en trichant, et se font payer des we au soleil par les labos !
le veilleur le 12/04/2008 à 19:23:40
chronique de Roland Hureaux à lire dans marianne2.fr:

Fonction publique : le désastre annoncé de la «culture du résultat»
Le désossement de la fonction public au nom de l'efficacité, en plus d'être inefficace, sclérose à coup d'obsession du chiffre ce qui reste des services publics, apportant démotivation et perversion des objectifs.

Porcinet le 12/04/2008 à 15:05:43
Sale temps pour le président Poncelet.Gérard Miquel n'invitera pas son ami le président du Sénat à venir inaugurer le Nouveau Conseil général.Poncelet qui bénéficie de la présomption d'innocence a des ennuis avec la justice.ça tombe mal pour lui.En setembre il y a des élections au Sénat et le président sera renouvelable.Coupable ou innocent cette affaire le grille pour la présidence.ça tombe bien pour ses concurrents.On ne va pas le plaindre,à son âge,il peut prendre sa retraite.
AFP-Nouvelobs.com:
"Des élections sénatoriales auront lieu fin septembre et le renouvellement du mandat du président sera en jeu à la rentrée d'octobre.
Christian Poncelet précise que, "s'il a pris acte avec mépris et sérénité des allégations sans preuves proférées contre lui, il n'hésitera pas à l'avenir à engager toute action judiciaire pour protéger son honneur et la vérité".
Selon l'expertise des écoutes citée par Marianne, "l'analyse des transcriptions d'une trentaine d'écoutes téléphoniques a permis de confirmer la teneur des échanges" entre Christian Poncelet et son ami.
Cet ami, Jean-Claude Bertoldi, qui travaillait pour la Sogea, une entreprise de travaux publics filiale de Vinci, a été mis en examen et incarcéré pour "escroquerie, abus de biens sociaux et faux en écritures privées" dans le cadre d'une autre enquête judiciaire, menée à Créteil, à l'occasion de laquelle les écoutes incriminées avaient été réalisées.
Dans l'une de ces écoutes, datée du 8 février 2007, et citée par le Monde et Marianne, Christian Bertoldi explique à un autre interlocuteur au sujet d'une opération: "le petit Poncelet a pris 10% de 80.000 euros".
Interrogé par la police le 14 mars 2007, l'homme d'affaire a, selon le Monde, expliqué que la Sogea souhaitait obtenir un chantier dans les Vosges, et qu'en cas de succès il avait été convenu de verser 8.000 euros à M. Poncelet. Il s'était rétracté ensuite.
Magouilles à l'Elysée le 11/04/2008 à 18:39:31
une cellule,à l'Elysée travaille à tuer Bayrou et le modem.Voir sur Rue89,jusqu'où va la politicaillerie sarkozienne."L'argent qui pourrit tout jusqu'à la conscience des hommes",le pouvoir qui tend à devenir absolu.
Hypocrate le 10/04/2008 à 23:12:25
L'hopital est au coeur de notre ville.Il soigne des milliers de malades et fournit un emploi à des centaines de personnes.Il serait intéressant que des médecins hospitaliers et des usagers informés s'expriment ici.

Comment éviter que les médecins dans certaines spécialités désertent l’hôpital public pour aller dans des cliniques privées où les rémunérations sont bien plus attractives ? Cette question est, parmi d’autres, au cœur du rapport de la Commission de concertation sur les missions de l’hôpital, remis jeudi 10 avril à l’Élysée, par le sénateur Gérard Larcher.

Chargée de préparer une réforme de l’hôpital, cette commission s’est intéressée à ce problème : la perte d’attractivité du secteur public hospitalier. Autrefois, l’hôpital était un lieu prestigieux par les médecins qui rêvaient d’y faire carrière.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui :85% des jeunes chirurgiens diplômés en France partent s’installer dans des cliniques où leur rémunération est quatre à cinq fois supérieure
De plus en plus de praticiens font eux aussi le choix d’une activité libérale devenue très concurrente.

Il faut donner aux hôpitaux les moyens de recruter ou de garder leurs médecins.

Un grand nombre de postes ne sont pas pourvus dans les hôpitaux. 16 % des postes de praticiens hospitaliers plein-temps et 30 % des postes à temps partiel sont vacants en hirurgie,anesthésie,
néphrologie, obstétrique,etc...Les infirmières manquent.Les PH fuit les postes où il faut assurer des gardes fréquentes.

Ce n'est pas en supprimant les hopitaux hors de Toulouse et en renforçant encore le pouvoir des directeurs,ou en pratiquant une logique comptable que nous soignerons mieux les patients.

gros mot le 10/04/2008 à 19:37:14
Pour combler le trou de la sécu,bakchich révèle que,malgré les dénégations,le gouvernement augmentera un d'un point la CRDS.
on s’oriente vers une augmentation honteuse et brutale de la CRDS au mois d’août et vers un espoir étrange, celui de la reprise de l’inflation… Comme le répète à l’envie Charles de Courson, le célèbre député de la Marne et spécialiste des questions budgétaires, un point d’inflation rapporte 3 milliards de TVA… Bonne vieille inflation qui permet de prendre discrètement ce que l’on ne veut pas prendre « frontalement » par la rigueur,gros mot proscrit du vocabulaire sarkozien.
L'ANTI FADAS le 10/04/2008 à 12:33:01
Ensemble créeons des emplois.Le gouvernement supprime les 20 euros de réduction pour les télédéclarants (déclarations par Internet).

Le calcul de l'ÉTAT : 7 millions de télédéclarants en 2007, ça fait un"cadeau"de 140 millions d'euros !

Cette économie représente MOINS DE 1% des 15milliards d'euro distribués généreusement l'été dernier aux plus riches sous le doux nom de "BOUCLIER FISCAL", et qui sera renouvelé chaque année !!!

Faisons donc tous notre DÉCLARATION SUR PAPIER cette année !

Si tout le monde suit, l'ÉTAT sera bien obligé d'embaucher pour faire saisir nos feuilles !

NOUS, AU MOINS, ON CRÉERA PEUT-ÊTRE DES EMBAUCHES !

ENSEMBLE CRÉONS DES EMPLOIS !
Pétaud le 09/04/2008 à 23:07:09
Un minitre ça ferme sa gueuele ou ça démissionne,
constatait chevènement.Avec Sarkozy c'est la cour du roi Pétaud:une ministre ça ouvre sa gueule et ça reste,au besoin avec des excuses.La preuve Amara,Yade,NKM
NKM le 09/04/2008 à 18:31:19
Nathalie Kosciusko-Morizet a dénoncé un "concours de lâcheté et d'inélégance" à l'Ump à propos du texte OGM, visant Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé.
Bayrou"Elle a été courageuse et sympathique dans la prise de position qui a été la sienne.Elle a été plus franche que la plupart de ceux qui s'expriment et je trouve que ça mérite un coup de chapeau", a-t-il poursuivi.Elle apporte de la fraîcheur dans un monde en décomposition.Vous connaissez les régimes qui exigent des excuses?s'il y a des excuses, ce n'est pas un signe de très bonne santé".

La secrétaire d'Etat à l'Ecologie a été contrainte de présenter ses excuses,par Fillon.C'est pitoyable.Et cela nous la rend sympathique.

Le textesur les OGM a été adopté à une courte majorité (249 voix contre 228)la plus faible depuis que la droite est au pouvoir.
flamme éteinte le 07/04/2008 à 19:08:30
On ne voulait pas des JO à Paris. De toute façon l'esprit de Coubertin est mort depuis longtemps.
Savez-vous qui était ce Coubertin ? Un raciste, mysogyne, et pro hitlerien.
Même si cette journée donne une impression de farce, je trouve qu'elle est méritée et Delanoë, même s'il est le maire que nous voulions pour Paris, s'est montré timoré au point que la Chine avait menacé l'Hôtel de Ville de rétorsion avant le passage de la flamme et qu'elle nous a fait un affront de plus en refusant qu'elle y entre.

Toutes choses dont il faudra se rappeler et boycotter tous ensemble les jeux lorsqu'ils seront diffusés (en différé).
AFP le 07/04/2008 à 13:47:00
Sarkozy planqué dans un camion du Syded lors de son arrivée à la Préfecture du Lot!
Jean-Marc Vayssouze-Faure,très inquiet pour la sécurité et le maintien de l'ordre dans une ville de Cahors très hostile à Sarkozy a demandé au président du conseil général très expérimenté de lui prêter main forte pour cette difficile journée de demain.Un camion du Syded transportera le président de la République incognito, entre l'aérodrome et la Préfecture.Ce véhicule sera lui-même encadré par les véhicules de collecte des OM de la communauté de communes remplis de forces de sécurité.Le scénario a été inspiré par le transport de la flamme aujourd'hui à Paris qui a du utiliser un bus pour éviter les manifestants.
Comme on le voit, la nouvelle municipalité est très inspirée.
Le Post le 07/04/2008 à 12:27:37
Cahors,Sarkozy attendu de pied ferme
"sarkozy,c'est un cahors normes!!!! ”

"Allez les Cadurciens ! Osez ! Osez ! On compte sur vous pour défendre la fonction publique bien mise à mal, sous couvert de ce OSE ridicule... C'est OSE foutre le feu, oui ! C'est dans le plan com ? ”

“ J'espère que les Cadurciens vont lui rendre son séjour le plus chaotique possible! ”
Régis le 07/04/2008 à 11:56:41
Prise d'un bateau en otage par des pirates.Excellent papier dans Libération qui explique l'impossibilité d'attaquer dans laquelle se trouvent les forces armées françaises.Les internautes sont furieux de cette "capitulation" qui devrait se terminer avec une valise de billets.Voici une réaction,celle de Régis:

"Je suis d'accord avec l'auteur, l'affaire se résoudra surement d'ici quelques jours ou quelques semaines par une valise de billets. Je pense que Kouchner dira
qu'il y aura eu des négociations, mais qu'il n'il n'y a pas eu de rançon. C'est ce qui se passe habituellement.
Pour tous les gens qui espèrent un assaut et espèrent avoir un remake de 1994, pensez aux membres d'équipage de la marine marchande et à leur famille avant toute chose".
Laurent le 07/04/2008 à 10:47:58
Avant l'arrivée de Sarkozy,demain mardi à 8h20,sur France Inter,Laurent Fabius expliquera la démarche idéeologique "de la réforme" UMP rejetée par les lotois qui manifesteront.
Invité de RTL, Laurent Fabius a dénoncé la démarche idéologique "ultralibérale" qui s’apprête à annoncer un train de mesures visant à faire des économies dans les dépenses publiques. "J’ai l’impression qu’on confond réforme de l’Etat, nécessaire, et régression de l’Etat qui serait mauvaise", a dit le socialiste. "Il écope en fermant partout les service de l’Etat. C’est extrêmement concret : cela veut dire des professeurs en moins, des infirmières en moins, des policiers en moins, plus de difficultés pour les collectives locales et je pense que cela va se traduire par un tour de vis supplémentaire très durement vécu et probablement pas efficace".
Mardi noir le 06/04/2008 à 16:25:36
Mardi Sarkozy sera accueilli par des manifs:CGT,
Lycéens,Défenseurs du train de Gourdon et Souillac...Même au commissariat ça gronde.

Une liste noire syndicale et officieuse:
Après les tribunaux, les petits commissariats de police sont-ils eux aussi dans le collimateur ? C'est la crainte des syndicats de police, notamment de l'Unsa (classée à gauche) qui, depuis quelques semaines, agite le chiffon rouge. « Le ministère a indiqué qu'une réflexion était engagée », observe Didier Martinez, secrétaire régional adjoint de l'Unsa Police, qui concède ne disposer pour l'instant que de « bruits ». Dans le microcosme syndical, une liste noire des fermetures en Midi-Pyrénées circule. Carmaux, Graulhet, Mazamet pour le Tarn ; Castelsarrasin pour le Tarn-et-Garonne ; Decazeville et Millau pour l'Aveyron ; Pamiers pour l'Ariège et Saint-Gaudens pour la Haute-Garonne y figurent. Mais aussi les commissariats de Cahors, Auch et Foix, ce qui reviendrait ni plus ni moins, dans ces départements, au départ de la police. « Il n'y a aucun projet de suppression de commissariat ou de brigade », indique-t-on au ministère de l'Intérieur. À peine concède-t-on « une réflexion » et, tout au plus, une éventuelle « adaptation à la marge ». « Ici comme ailleurs, rien n'a été abordé à cette heure », affirme pour sa part Jean-François Carenco, le préfet de région Midi-Pyrénées. Dans un contexte de crise des finances publiques, on voit mal cependant comment l'organisation des forces de l'ordre échapperait à la rigueur. Le préfet l'admet volontiers : « Police comme gendarmerie doivent faire des efforts ».

D'autre part, la gendarmerie attend la loi organique qui fixera le cadre de son passage sous la houlette du ministère de l'Intérieur. Et une nouvelle répartition police-gendarmerie encore floue. En ce qui concerne la Haute-Garonne, Jean-François Carenco assure qu'il est contre une éventuelle fermeture du commissariat de St Gaudens.
nouvelobs le 04/04/2008 à 18:41:24
Voici les principales mesures de modernisation des politiques publiques, annoncées vendredi 4 avril par le chef de l'Etat, selon le rapport du ministre du budget Eric Woerth:

FONCTIONNAIRES :

- Confirmation de l'objectif de non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux entre 2009 et 2011
- Les réformes représentent "environ 7 milliards d'euros d'économies à l'horizon 2011"

LOGEMENT :

-Abaissement de 10% du plafond de ressources donnant droit à un logement HLM et indexation de celui-ci sur l'indice des prix, à l'image des loyers
- Expérimentation d'un loyer progressif en fonction des revenus dans le parc HLM
- Mise en place d'un relèvement des surloyers
- Recentrage des aides à l'investissement locatif sur les besoins prioritaires
- Rénovation du 1% logement et de sa gouvernance

SANTE :

- Confirmation de la création des agences régionales de santé ayant des accords avec l'assurance-maladie (dans le cadre de la future loi sur l'organisation de la santé déjà annnoncée pour la rentrée)

ECONOMIE :

-Concentration des aides à l'innovation aux entreprises de moins de 5.000 salariés
-Création d'une Haute autorité chargée de garantir l'indépendance du système statistique
-Création d'une Haute autorité de la Concurrence issue de la clarification des compétences entre le Conseil de la concurrence et la Direction générale de la Concurrence, consommation et répression des fraudes
-Création d'un centre national d'appels pour les consommateurs.

EMPLOI FORMATION PROFESSIONNELLE :

- Limitation des contrats aidés aux personnes les plus éloignées de l'emploi
- Réexamen de l'ensemble des dispositifs d'exonération spécifiques de charges sociales

DEFENSE :

- Création de l'ordre de 90 bases de défense dotées d'un commandement propre, soutenant les unités relevant de leur secteur géographique et devenant les seuls formations administratives de la défense au niveau local
- Confier à l'état-major des armées le pilotage d'ensemble des soutiens

AFFAIRE ETRANGERES :

- Clarification de la responsabilité en matière de visas entre le ministère des Affaires étrangères et le ministère de l'Immigration
- Transformation d'une trentaine d'ambassades en postes de présence diplomatique à format allégé

OUTRE-MER :

- Réexamen d'éléments particuliers de la fonction publique d'Outre-mer (comme les congés bonifiés) et de certaines indemnités spécifiques de retraite
- Extinction progressive du dispositif de surpensions versées aux fonctionnaires allant s'installer Outre-mer pour leur retraite, sans y avoir travaillé une durée minimale

ADMINISTRATION :

- Suppression d'une trentaine de structures d'administration centrale ou d'organismes divers en rapprochant celles aux missions complémentaires (ex: fusion service statistique du ministère de l'Industrie avec ceux de l'INSEE)
- Rassemblement des structures de l'Etat en huit directions régionales
- Accroissement de la dématérialisation de la déclaration et du paiement des impôts (impôt sur le revenu, puis taxe d'habitation et taxe foncière)
bakchich le 04/04/2008 à 18:34:33
Réforme de l'Etat,un rapport explosif

Une réforme de l’Etat déjà plombée par
www.bakchich.info

Alors que le Président de la République doit prononcer un discours jugé important sur la « modernisation des politiques publiques » et la « réforme de l’Etat », la lecture de ce rapport, mis au placard depuis deux ans, mérite le détour. D’autant que, selon nos informations, la « réforme de l’Etat » annoncée depuis des lustres, serpent de mer politique, a des allures de Titanic. Le chantier de la « revue générale des politiques publiques », vaste kärcherisation de toutes les dépenses de l’Etat initiée par l’Elysée, est en train de tourner au vinaigre.

En coulisses, les ministères s’étripent sur les budgets qui risquent d’être gelés, voire annulés, pour cause de rigueur ou de sauve-qui-peut. La confusion règne sur l’avenir budgétaire du « plan banlieue » (signé Fadela Amara), du « revenu de solidarité active » (défendu par Martin Hirsch) ou du « Grenelle de l’environnement » (cher à Jean-Louis Borloo). La marmite scolaire bout, pour cause de réductions d’effectifs, tandis que le ministère de la Défense, qui doit envoyer 1 000 soldats de plus en Afghanistan, va être contraint de jongler avec ses cagnottes avant de faire une croix sur certains programmes d’armement.
Des lettres aux préfets qui se téléscopent

Pis : la zizanie règne même au ministère de l’Intérieur et des collectivités territoriales, le cœur du pouvoir régalien, piloté par Michèle Alliot-Marie (MAM). Le Premier ministre, François Fillon, a envoyé, le 19 mars, une longue lettre à tous les préfets, qu’il doit réunir prochainement, expliquant leur feuille de route dans le malström de la décentralisation. Un plan d’action jugé assez obscur, où les régions doivent se renforcer, les départements se développer… et les préfets, derniers représentants d’un Etat en miettes, jouer un rôle « déterminant » dans la concertation de tout le monde !

Prenant sa plus belle plume, Daniel Canepa, passé de la place Beauvau à la préfecture de région Nord-Pas-de-Calais, a aussi écrit, mi-mars, en tant que président de l’association du corps préfectoral, à tous les préfets pour dire le mal qu’il pensait des réformes en cours, engagées, selon lui, « en dépit du bon sens ». Et le sieur Canepa, qui a toujours l’oreille de Guéant, de tirer à boulets rouges sur le ministère. Du côté de MAM, les oreilles ont sifflé. Et les préfets, ballottés et déshabillés de nombreux pouvoirs, ne savent plus qui écouter, ni par où commencer !

Pendant ce temps, la France s’enfonce dans la crise économique et sociale et l’Etat part toujours en quenouilles… « Quand il est urgent, c’est déjà trop tard » disait Talleyrand…

A vous de juger, maintenant, du contenu de ce rapport détonant, qui pronostiquait quelques explosions…
Les scénarios à l’horizon 2010-2020 : si la France allait dans le mur !

1-Le premier scénario est titré « Une France incertaine dans un monde tumultueux »

Il s’agit de la simple extrapolation des tendances passées. Rien de très farce, en vérité : un « état récessif et graduel », de « déclin progressif que rien ne paraît de nature à enrayer », avec une économie « atone », un chômage « endémique », des institutions publiques réduites à « l’impuissance »…

Le rapport précise : « la multiplication des niveaux d’administration publique et le double processus de décentralisation et de déconcentration, l’un et l’autre largement inachevés, forment un maquis dans lequel les acteurs ont embourbés et qui entraîne une désaffection des citoyens vis-à-vis de la chose publique. » Bref, le tableau actuel est sombre, et l’avenir peu réjouissant, dans un climat général « d’incertitude » et de « demande croissante de sécurité à laquelle s’efforce prioritairement de répondre la puissance publique en appelant en permanence au dévouement et à la compétence de ses agents- qui courent au plus pressé ». De quoi vous mettre le blues pour la journée.

2-Le deuxième scénario, plus noir, traite de « l’implosion de la société française dans un monde tumultueux ».

Le contexte international est alors marqué par la dégradation de la situation, une Union européenne réduite à une zone de libre-échange, des délocalisations industrielles massives. Le chômage s’accroît, tout comme les inégalités sur le marché du travail et le poids des dépenses de retraites et de dépendance des personnes âgées.

Résultat : « La privatisation de nombreux services publics et le repli de l’Etat dans une fonction de maintien de l’ordre et d’ajustement au jour le jour, malgré une aggravation de la situation, permettent de résister péniblement à des explosions majeures ». Les experts travaillant pour le ministère de l’intérieur sont décidément très euphoriques !

3-Le troisième scénario va encore plus loin dans la cata. Il est titré « Décomposition de la France dans un monde traumatisé ».

Accrochez vos ceintures pour la descente aux enfers. A l’extérieur, ce scénario cumule les catastrophes écologiques, l’aggravation du terrorisme, le repli des Etats-Unis sur « fortress America », des troubles en Asie et au Moyen-Orient, l’expansionnisme russe, l’ébullition méditerranéenne et des conflits européens « générés par l’éventuelle adhésion de la Turquie ».

A tous ces malheurs, s’ajoutent, au plan domestique, des heurts entre générations et des révoltes sociales. « Des explosions majeures interviennent dans les banlieues mais aussi parmi les étudiants et sont relayées par une grande partie des classes moyennes qui voient leur situation se dégrader. » Le spectre d’une crise majeurs, type mai 1968, mais en bien pire !

Les effets sont désastreux : « les personnes les mieux nanties n’ont qu’une idée : partir à l’étranger. Se développe une économie souterraine qui échappe à tout contrôle. Le mécontentement général de la population se traduit par un climat de défiance généralisée, par une évasion fiscale sans précédent. »

De plus, les auteurs de ce scénario ne voient pas ce que l’Etat peut faire : « Les pouvoirs publics, manifestement surpris par l’ampleur des événements, n’ayant pas eux-mêmes réussi à moderniser leur administration et à accroître l’efficacité de leurs services, se trouvent cernés de toute part par les urgences et incapables d’y faire face ».

Du coup, une bombe politique se profile, avec la menace d’un régime autoritaire : « plusieurs gouvernement successifs ayant ainsi été obligés de démissionner car ils étaient totalement discrédités, tant en raison de leur discours décalé que de leur inefficacité sur le terrain, une crise politique majeure s’instaure, favorisant quelques partis extrêmistes qui, la démagogie étant devenue inopérante, prêchent pour le rétablissement d’un ordre public par voie autoritaire ». N’en jetez plus !

La place Beauvau, sous Sarko, n’écartait donc aucun cauchemar. La conclusion se voulait rassurante : « Cette évolution à moyen et à long terme, bien qu’elle soit tout à fait possible, n’est en rien inéluctable ». « Possible » quand même ! Mais, ouf, après s’être faits peur, les experts passaient aux deux autres scénarios, forcément plus roses, ceux-là.

4-Le quatrième scénario est baptisé « Refondation française dans un monde en "coo-pétition" ».

Sarkozystes dans le ton, les auteurs parlent, là, de « plusieurs ruptures importantes » par rapport à la situation actuelle. Un climat de coopération-compétition (baptisé coo-pétition) s’installe entre les grands blocs économiques, Etats-Unis, Europe, Chine, etc. L’Union européenne s’élargit à 30 membres et un noyau dur de 5 à 7 pays (dont la France et l’Allemagne) « forme une Europe de type fédérale qui se propose de mettre en oeuvre une politique d’inspiration sociale démocrate en s’inspirant du modèle scandinave ».

A l’intérieur « les réformes qui s’imposaient en France mais qu’aucun gouvernement n’avait réussi à mettre en œuvre en raison des rigidités inhérentes à la société française, peuvent enfin être appliquées, de sorte que s’instaure un système d’inspiration de type « flex-sécurité » marqué par une beaucoup plus grande mobilité sur le marché du travail ».

Dès lors, emportés dans leur élan, les auteurs foncent, sabre au clair, vers un monde enchanteur : « Ainsi, les baronnies de toute sorte (grands et petits corporatismes, féodalités locales, groupes de pression divers) propres à la société française, y compris les problèmes des grands corps au sein de l’appareil d’Etat, sont-elle abolies au profit d’un système dans lequel l’accès à l’emploi est beaucoup plus aisé, les périodes de chômage beaucoup plus courtes, la mobilité professionnelle et/ou géographique nettement améliorée ».

Et ce Nirvana n’est pas fini : « simultanément, est engagée une réforme fiscale de grande ampleur permettant tout à la fois de remédier au déficit public et/ou à l’opacité d’un système qui finissait par nuire à sa légitimité ». Au passage, pan sur l’opaque blockhaus de Bercy !

Cependant, il y a des contreparties : « Un nouveau contrat social est ainsi instauré aux alentours des années 2010 marqué par une très grande simplification des dispositifs de protection sociale, y compris l’introduction, par exemple, de clauses empêchant aux allocataires (Rmistes, chômeurs…) de s’installer dans un système d’assistance sociale nuisible aussi bien au plan social qu’économique et financier. » Par ailleurs, une « réforme de grande ampleur s’accompagne d’une redéfinition claire des missions imparties à l’Etat qui, ce faisant, devient à la fois plus modeste, plus moderne et davantage stratège ».

Evidemment - rappelons que ce rapport date de mars 2006, plus d’un an avant les présidentielles - les auteurs l’affirment : « un tel scénario ne saurait apparaître qu’à une condition : qu’une volonté politique claire et forte, tant au plan européen qu’au plan intérieur, s’affirme et reconnaisse l’utilité d’une Europe fédérale et d’un niveau inférieur d’administration publique, celui des régions »(…) « Cela implique manifestement une rupture fondamentale par rapport au scénario tendanciel actuel, y compris en raison de la remise en cause des statuts et de la reconnaissance des fonctions et des compétences sur le seul critère des objectifs poursuivis par la fonction publique ». Une vraie rupture.

On croirait que Sarko y a puisé quelques discours de campagne…

5-Le cinquième scénario, original, est titré « fragmentation et négociations généralisées »

Il ausculte une autre piste. Le précédent scénario étant incertain, puisque l’initiative doit venir « d’en haut », celui-là est basé, dans un climat international de même nature, sur une « floraison d’initiatives venant "de la France d’en bas", initiatives au plan économique, social et citoyen qui, dans un contexte de vacance presque totale du pouvoir central, se déploient sur le terrain, font apparaître l’utilité de rétablir des liens qui amènent, de bas en haut, une action vigoureuse de coordination et d’orchestration de ces actions dispersées ».

On croirait presque écouter du Ségolène (mais sans Ségolène au pouvoir !).

Dans cette hypothèse, la France bouge grâce aux élus locaux qui entament une « rénovation radicale de la société française » : les communes se regroupent, 6 à 10 grandes régions se constituent, aux côtés d’un « Etat modeste » recentré sur ces missions régaliennes et de coordination.

Pour les experts du ministère de l’Intérieur, qui se situent alors en 2020, ce scénario du futur pourrait émerger ainsi :« A l’issue des troubles importants que la société française a connus au cours des années 2006-2012 durant une période où les pouvoirs publics s’étant avérés manifestement incapables de contrôler les événements, ce sont cette fois les représentants de la société civile et les élus en premier lieu qui explorent ensemble les fondements d’une nouvelle constitution marquée par une réhabilitation du pouvoir parlementaire et la redéfinition du pouvoir exécutif, sur des bases assurément plus modestes mais autrement mieux définies ».

Etonnante fiction qui pronostique, alors que Sarko est en poste place Beauvau, des troubles à venir durant plus d’un quinquennat ! Sur un ton très « Ah, ça ira, ça ira ! », le rapport évoque, pour les dépasser, la tenue de « nouveaux états généraux » et d’un « Congrès de Versailles » dont les leitmotiv sont « la transparence et l’efficacité ». Des réformes en surgissent : réforme fiscale, élargissement de la CSG à l’ensemble des revenus, etc. On se pince !
Conclusion ? Le jeu est ouvert, mais les deux derniers scénarios sont « peu vraisembables »

Sur lequel de ces 5 scénarios, dont aucun n’échappe à des conflits, des crises et des ruptures, les experts du ministère de l’Intérieur pariaient-ils secrètement début 2006 ?

« Aucun de ces cinq scénarios ne prétend raconter à l’avance et de manière parfaitement homogène ce que sera l’avenir du contexte international, de l’économie et de la société française » écrivent les auteurs du rapport qui, prudents, estiment alors que l’avenir est « très largement ouvert ».

Néanmoins, il semble certain, à leurs yeux, « que le scénario tendanciel tel qu’il est, constitue une menace réelle » et que « des alternatives existent » en fonction des réactions de la société et du « rôle plus ou moins énergique que peut jouer l’Etat dans la prise de conscience des enjeux auxquels le pays est confronté et, a fortiori, dans l’introduction de politiques dont l’inspiration peut être très différente ». Autrement dit : selon les élections…

Mais, dans ces dernières pages, le rapport n’est pas particulièrement optimiste : les cinq à dix années à venir seront marquées, selon les auteurs, par « une instabilité croissante, la multiplication des facteurs de tensions et des conflits de toute nature » comme le révèlent les trois premiers scénarios. Pas très encourageant ! Quant aux deux derniers scénarios, qui « supposent une refondation du pacte républicain par le haut ou par le bas », ils « apparaissent peu vraisemblables à court et moyen terme, compte tenu des inerties régnantes et de l’impossibilité de changer la société par décret ». Pas sympa pour Sarko, ce passage (page 555) !
Le ministère de l’intérieur peut disparaître

Quant au ministère régalien de l’Intérieur, objet initial de l’étude prospective, il n’est guère mieux loti. Il est déjà confronté actuellement aux cloisonnements administratifs, à l’inflation législative, aux forces centrifuges et au « processus inachevé de décentralisation ». Les auteurs estiment (page 554) dans ce contexte, qu’en cas d’immobilisme, il est « sans doute condamné à la dislocation ». Les premières mesures de modernisation et de restructuration de l’administration centrale ne pourront s’avérer « efficaces que si elle s’inscrivent dans une démarche, à moyen et long terme, de réformes permettant réellement de redonner au ministère de l’Intérieur le prestige et la légitimité qui furent les siennes ».

Bon courage et bonne journée quand même !
Rue89 le 04/04/2008 à 18:25:13
....Lorsque la croissance ralentit, les recettes fiscales s'érodent. C'est un phénomène naturel, universel et intemporel. Chercher à compenser cette érosion par des hausses d'impôts ou des baisses de dépenses ne fait qu'aggraver la situation. Car la croissance ralentit alors davantage, ce qui mine un peu plus les recettes fiscales... Les économistes suggèrent donc de laisser jouer les "stabilisateurs automatiques", comme ils disent, c'est à dire de laisser le déficit gonfler, quitte à le réduire plus hardiment quand reviendra la croissance. Les plus keynésiens suggèrent même de creuser franchement le déficit, pour aider la machine à redémarrer. Sont-ils fous? C'est souvent l'idée qu'on a d'eux en France, mais pas forcément ailleurs. Pour relancer l'économie, les Américains n'hésitent jamais à distribuer l'argent public (parfois même sous forme de chèques, comme l'a fait George W.Bush!) sans se soucier trop, à court terme, de l'équilibre budgétaire.

Qu'il soit nécessaire de rationaliser l'Etat et ses dépenses ne fait pas de doute. Mais on confond dans ce débat deux sujets: la réforme de l'Etat et le pilotage conjoncturel. Ces quelques milliards "économisés" auraient pu être redistribués d'une autre façon, via d'autres dépenses plus intelligentes ou plus juste, ou via des baisses d'impôts (TVA sur les produits de première nécessité, par exemple). Tel n'a pas été le choix du président, qui préfére tenter de stopper la dérive du déficit. En termes économiques, cela n'a pas grand sens, mais voilà: la France doit honorer ses engagements européens, qui passent par le respect du fameux plafond de déficit public de 3% du PIB. Alors que la France s'apprête à présider l'Europe, le 1er juillet, Nicolas Sarkozy a choisi de donner un gage à l'orthodoxie ciselée à Maastricht. Mais on est ici assez loin de la rationalité économique.

Pascal RichéRue89
Sarkoland le 04/04/2008 à 18:20:22
Ici ce n'est pas Sarkoland.Cahors n'est pas Neuilly et le Lot les Hauts de Seine.Les services de l'Etat en cours de réforme dans notre département sont sur les dents.Ils travaillent depuis deux semaines d'arrache pied pour maîtriser le bordel qui va se déclencher Mardi avec la venue de Sarko le dévalué.Ils ont du souci à se faire: manifs,sécurité,maintien de l'ordre,circulation,stationnement,locaux,controles des bâtiments des accès,des personnes devant approcher le chef de l'Etat.
Sans compter les fonctionnaires mécontents,les services ont à redouter:les lycéens,les profs mécontents,les syndicats pour les retraites et le pouvoir d'achat,les paysans,les anti OGM,les éleveurs de porcs en difficulté,les viticulteurs,les avocats,les profession de santé,les hospitamliers, et les défenseurs des services publics à commencer par les comités de défense du train de Gourdon et Souillac....et la liste n'est pas finie.
Depuis une semaine tous les services de l'Etat ne
préparent que la venue de Sarko qui ne sera pas chez nous sur ses terres. Manifs, bordel et le tintouin sont prévus par les syndicats.
le Lot n'est pas Sarkoland comme à Neuilly.
Le commisariat et la police,les RG,la gendarmerie,les CRS venus d'ailleurs qu'il faut héberger eyt planquer,les VO sont sur les dents mais aussi tous les services extérieurs de l'Etat de l'exDDa à l'ExDDE en passant par l'Inspection académique les impôts,et tout le tintoin.

jacques S. le 04/04/2008 à 08:05:30
Le 5ème rapport de la Mivilude a été remis hier au premier ministre
C'est mercredi matin que Jean-Michel Roulet, président de la Miviludes, a remis son 5ème rapport au premier ministre, dont il dépend.



Rapport rémis après la polémique née le mois dernier après les propos de la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, estimant que hormis ce travail annuel, "la Miviludes ne fait rien" et que les sectes étaient un non problème en France.

Ce rapport fait notamment le point sur le phénomène du satanisme qui concernerait de près ou de loin environ vingt-cinq mille personnes en France, dont 80 % de moins de 21 ans.

Il pointe aussi le néochamanisme et l'usage d'une substance, le datura, plante courante aux fleurs très parfumées et réputée toxique, qui tend à remplacer l'iboga, inscrit au tableau des stupéfiants.

"Les sectes évoluent mais elles sont toujours là", estime Jean-Michel Roulet, qui remarque qu'à partir de 2000, elles se sont "engouffrées" dans le domaine de l'accomplissement de soi, les unes dans l'humanitaire, les autres dans les techniques de "recherche de son moi profond".

Le travail sur la mémoire est une des bases de la psychanalyse, en revanche "le 'faux souvenir induit résulte de techniques d'autosuggestion ou d'une influence indue qu'exercent certains thérapeutes". Ceux-ci "manipulent" le patient en l'amenant à se rappeler des abus – souvent à caractère sexuel – subis dans la petite enfance qui constituent le "syndrome du faux souvenir induit", dévastateur pour le patient lui-même et pour sa famille. Le phénomène est apparu aux Etats-Unis dans la seconde moitié du XXe siècle et "se développe de manière inquiétante en France".

Autre risque d'embrigadement avec l'application au coaching en entreprise de la théorie des "constellations systémiques", inventée par l'Américaine Virginia Safir à partir de l'observation des tribus en pays zoulou : le groupe – en l'occurrence l'entreprise – fonctionne comme un corps biologique où chacun a un rôle précis. Une des dérives est de considérer que chacun fait partie du groupe et que c'est au groupe de tout décider pour lui.

Le rapport 2007 consacre un chapitre à la "stratégie d'influence de la mouvance sectaire à l'international", notamment auprès de l'OSCE et particulièrement d'un de ses organismes, le BIDDH (Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme).

Plusieurs mouvements – la Miviludes cite la scientologie, les raéliens et les témoins de Jéhovah – viennent y dénoncer la lutte contre les dérives sectaires au nom des atteintes à la liberté religieuse. Toutes les interventions étant publiées, elles ont de ce fait une diffusion et une respectabilité assurées.

Une autre technique est de mettre en cause les acteurs de la lutte contre les dérives sectaires, en visant les personnes elles-mêmes ou en mettant en cause le bien-fondé des subventions dont elles bénéficient.

Pour aller plus loin :

@ Le site de la Mivilude : www.miviludes.gouv.fr/


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