563-Maires à l'épreuve 10 posts
Voici une bonne analyse des municipales.L'idée de ce billet courait dans ma tête mais je ne saurais mieux faire.Mon article aurait été beaucoup plus régional et local,ce qui m'aurait valu des accusations de parti pris....Bref,papier à lire et à déguster avec un regard sur les villes voisines.Au fond pourquoi ne pas reprendre cette analyse et la décliner pour notre région? Je m'y mettrais si c'est nécessaire.Qu'en dites vous? Marc Baldy

"Le pesant contexte national n'empêchera pas les facteurs locaux d'influer sur le résultat des élections municipales. Même dans les communes urbaines où le scrutin est politisé, l'électeur sanctionne la performance de son maire. Si la gauche a toutes les chances d'agrandir son territoire communal en mars, les basculements de villes ne seront pas à sens unique. L'équation locale produit toujours des mouvements à contre-courant de la tendance nationale.
La théorie des « cycles municipaux », formulée par Pierre Martin, explique ces spécificités locales (1). Etudes statistiques serrées à l'appui, le politologue démontre tout d'abord que l'impact personnel du maire sortant est maximal à l'issue de son premier mandat. Ce facteur est, en règle générale, positif. L'auteur évoque même un « état de grâce » qui durerait tout au long de cette première phase d'exercice du pouvoir. Le maire nouvellement élu acquiert automatiquement une forte notoriété qui l'avantage ensuite sur ses concurrents. Un atout plus présent dans les grandes cités, où rares sont les personnages connus de l'électeur moyen, contrairement à ce qui se passe dans les communes rurales.
Selon ce schéma, la réélection probable des socialistes Bertrand Delanoë, à Paris, et Gérard Collomb, à Lyon, ne saurait surprendre. Ces deux édiles du PS ont été élus de justesse en 2001, mais ils ont ensuite réussi à incarner leur ville. En fin de premier mandat, ils n'apparaissent guère menacés.
Dans certains cas, toutefois, l'impact personnel du maire peut se révéler négatif ou insuffisamment positif pour assurer sa première réélection. A Strasbourg, Fabienne Keller (UMP) ne s'est pas assez imposée pour être à l'abri d'une défaite et d'un retour de la gauche à l'hôtel de ville. A Rouen, Pierre Albertini (divers droite) est, de l'avis général, en danger d'être battu après avoir été élu de justesse il y a sept ans (51,3 % des suffrages exprimés).
La thèse du cycle municipal stipule encore que les maires ne peuvent compter sur une prime à l'ancienneté. Au contraire, le phénomène d'usure du pouvoir les guette tous, même si leur manière d'agir peut en différer les conséquences. Autrement dit, il faut être vraiment mauvais pour être battu à l'issue de son premier mandat. Mais il faut être très bon pour être réélu à de nombreuses reprises.
Vues de près, les causes d'un échec municipal sont rarement mystérieuses. Trois facteurs principaux mettent en danger une équipe sortante. Il y a d'abord les divisions qui la minent, notamment en écho aux dérives autoritaires de l'édile. Battue aux dernières élections législatives, l'UMP Brigitte Le Brethon part en position défavorable à Caen en raison de la division de la droite. A Reims aussi, les conflits internes à la majorité de droite pourraient lui coûter une ville conservée de justesse en 2001 (51,6 %) et où, de plus, le maire ne se représente pas.
Or cette absence dans la compétition du vainqueur précédent est un second facteur de fragilité pour l'équipe en place. Une gauche gravement divisée risque d'en faire les frais à Belfort où Jean-Pierre Chevènement (MRC), élu maire en 1977, ne se représente pas. A Dieppe, c'est le PCF qui pourrait tirer profit, à la tête d'une liste d'union de la gauche, de l'absence d'un maire sortant lourdement battu aux législatives et remplacé par un candidat de droite qui peine à assumer son bilan.
Le mandat de trop est la troisième raison classique d'une déroute municipale. Même doté de réelles qualités politiques et/ou managériales, un élu finit toujours pas lasser l'électeur. Jean-Marie Rausch (divers droite) tente le diable, à Metz, en postulant à un septième mandat à soixante-dix-huit ans. A Nancy, la présence de la soeur de Rachida Dati sur la liste d'André Rossinot (UMP), candidat à un cinquième mandat, ne le met pas à l'abri de la défaite dans une ville où la gauche s'est renforcée lors des derniers scrutins.
Pour lutter contre l'usure du pouvoir, une stratégie prisée de longue date par les élus locaux est celle de l'ouverture. Elle a été mise en oeuvre par Jean-Claude Gaudin (UMP) à Marseille, en fin de deuxième mandat, avec le ralliement de l'ancien dirigeant socialiste Philippe Sanmarco. Mais son adversaire socialiste lui a rendu la monnaie de sa pièce en séduisant un ancien proche de Charles Pasqua. Les Marseillais arbitreront peut-être ce duel en pensant à la gestion municipale concrète...
Certaines villes, où existe une discordance entre le tempérament local et la couleur du maire, résisteront, enfin, difficilement à une remise en cohérence dans l'hypothèse d'une forte poussée générale de la gauche. On songe ici à Toulouse, gérée par la droite depuis 1971, mais qui a toujours penché à gauche et où l'impact personnel de Dominique Baudis a disparu. De même, Saint-Brieuc, où la gauche totalisa 58,4 % des voix au second tour de la présidentielle, pourrait revenir dans le giron socialiste. La raison locale doit être forte pour conjurer une puissante dynamique nationale." Eric Dupin
(1) Pierre Martin, « Les Elections municipales en France depuis 1945 », La Documentation française, 2001.
Article publié dans Les Echos du 15 février 2008.
Article ajouté le 2008-02-15 , consulté 282 foisCommentaires
Unissez-vous le 17/02/2008 à 21:09:59
- Cahors (Lot): la droite divisée risque de perdre cette ville conquise en 2001, mais la gauche part elle aussi en ordre dispersé
Marc le 17/02/2008 à 16:52:39
MAIRIES QUI PEUVENT BASCULER
De la droite vers la gauche:
- Bordeaux (Gironde): Alain Juppé joue sa survie politique après sa cuisante défaite aux législatives en tentant de conserver sa mairie, que rêve de lui ravir le socialiste Alain Rousset. L'ancien Premier ministre part toutefois favori après l'accord conclu avec le MoDem local
- Caen (Calvados): Brigitte Le Brethon (UMP) est menacée par le président PS de la région Basse-Normandie Philippe Duron, qui l'a battue aux législatives
- Cahors (Lot): la droite divisée risque de perdre cette ville conquise en 2001, mais la gauche part elle aussi en ordre dispersé
- Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) : Christophe Sirugue (PS), jeune président du conseil général, part à la conquête de la ville dirigée par Michel Allex (UMP), qui ne se représente pas
- Chartres (Eure-et-Loir): le scrutin s'annonce délicat pour le maire UMP Jean-Pierre Gorges, dont l'élection de député a été annulée
- Châteauroux (Indre): le socialiste Jean-Yves Gateaud a de grands espoirs de reprendre une ville perdue par la gauche en 2001
- Laval (Mayenne): battu aux législatives, François d'Aubert (UMP) tente de garder sa mairie face au socialiste Guillaume Garot, son tombeur en juin
- Marseille (Bouches-du-Rhône): le socialiste Jean-Noël Guérini, à la tête d'une gauche unie pour la première fois depuis la mort de Gaston Defferre, pourrait inquiéter l'UMP Jean-Claude Gaudin donné faviri par les sondages.
- Quimper (Finistère): l'ancien maire socialiste Bernard Poignant a de très bonnes chances de reconquérir l'une des dernières villes bretonnes contrôlées par la droite
- Rouen (Seine-Maritime): le maire centriste Pierre Albertini aborde le scrutin en position très délicate face à la nouvelle députée socialiste Valérie Fourneyron
- Saint-Brieuc (Côte d'Armor): Danielle Bousquet espère ravir à Bruno Joncour (MoDem) cette ville de gauche jusqu'en 2001
- Strasbourg (Bas-Rhin): le PS, fort de ses 50,85% aux législatives, nourrit quelques espoirs dans la capitale alsacienne dirigée depuis 2001 par Fabienne Keller (UMP)
- Toulouse (Haute-Garonne): le socialiste Pierre Cohen rêve de faire basculer la ville rose, dirigée par le centre-droit depuis 36 ans mais qui vote à gauche depuis toujours.
De la gauche vers la droite:
- Angers (Maine-et-Loire): l'UMP espère conquérir cette ville ancrée à gauche depuis 1977.C'est pas gagné!
- Belfort (Territoire de Belfort): les divisions PS-MRC dans l'ancien bastion de Jean-Pierre Chevènement qui a démissionné pour laisser la mairie à un poulain,pourraient profiter à l'UMP Damien Meslot
- Chambéry (Savoie): l'UMP Xavier Dullin, allié au MoDem, part avec de bonnes chances face à la sortante socialiste
- Charleville-Mézières (Ardennes): la députée UMP Bérengère Poletti part à la conquête de la préfecture des Ardennes, dirigée par Claudine Ledoux (PS)
- Chelles: l'UMP pense pouvoir conquérir la deuxième ville de Seine-et-Marne, gérée par le lotois bourrian Jean-Paul Planchou (PS)
- Lyon (Rhône): l'ancien ministre Dominique Perben rêve de conquérir la deuxième ville de France, passée à gauche en 2001. Le maire socialiste Gérard Collomb part néanmoins largement favori. L'UMP lorgne aussi sur plusieurs villes de l'agglomération comme Saint-Priest, Bron et Villeurbanne
- Montpellier: emmenée par Jacques Domergue, l'UMP espère faire tomber la capitale languedocienne, dirigée par Hélène Mandroux (PS), héritière de Georges Frèche
- Romans (Isère): l'UMP nourrit des espoirs de victoire dans l'ancienne capitale de la chaussure, à gauche depuis 1977
- Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône): l'UMP espère reprendre cette ville socialiste depuis 2001
- Schiltigheim (Bas-Rhin): dans cette ville de l'agglomération strasbourgeoise, l'UMP soutient un candidat du parti de Jean-Marie Bockel, Gauche Moderne
- Tourcoing (Nord): le très controversé député apparenté UMP Christian Vanneste accusé d'hommophobie a de bonnes chances de succéder au sortant socialiste Jean-Pierre Balduyck, qui ne se représente pas
- Viry-Châtillon (Essonne): Jean-Marie Vilain (Nouveau centre, soutenu par l'UMP) pourrait prendre ce fief socialiste
De la gauche vers le MoDem:
- Pau (Pyrénées-Atlantiques): François Bayrou s'est lancé à la conquête de la deuxième ville d'Aquitaine, détenue par le PS depuis 1971. Mais le président du MoDem devra battre le maire sortant Yves Urieta, ex-socialiste désormais allié à l'UMP, et la socialiste Martine Lignères-Cassou.Les sondages mettent la candidate PS en tête et Urietta en queue de peloton.Bayrou pourrait bien être battu si Sarkozy le souhaite comme c'est prévisible.
De la droite vers le MoDem:
- Aix-en-Provence: le maire UMP Maryse Joissains est menacée par son vieux rival François-Xavier de Peretti, désormais au MoDem
- Saint-Etienne (Loire): le duel fratricide entre le maire sortant, Michel Thiollière (UMP) et l'ancien député UDF Gilles Artigues (MoDem) pourrait profiter à la gauche
A l'intérieur de la gauche:
- Montreuil: duel au couteau entre Dominique Voynet (Verts) et le maire sortant apparenté communiste Jean-Pierre Brard
- Le PS part sous ses propres couleurs dans sept villes communistes: Aubervilliers, Bagnolet, La Courneuve, Pierrefitte (Seine-saint-Denis), Vitry (Val-de-Marne), Vaulx-en-Velin (Rhône) et Denain (Nord).
Orly le 16/02/2008 à 17:23:39
Dinosaure. Bienvenue à Orly : ses 20 000 habitants, ses 65 % de logements sociaux, ses 9 % de chômeurs - 27 % dans le grand ensemble - et ses électeurs, qui, à plus de 60 %, penchent à gauche. Ce qui n’augure pas, loin de là, d’un fleuve électoral tranquille. En lice pour la mairie, voilà donc Razzye Hammadi, 28 ans, envoyé et soutenu par la direction du PS, François Hollande en tête, malgré les réticences de la fédération départementale du parti et d’une partie des militants locaux.
A gauche, également, Gaston Viens, 83 ans, ex-communiste et maire de la ville depuis… 1965 ! Sans compter la sénatrice (PCF) Odette Terrade, ou encore le conseiller général François Philippon, un ex-PS qui, désormais, porte à droite. Mais le vrai match, c’est bien «Razzy» versus «Gaston». Le jeune homme d’appareil socialiste contre le dinosaure communiste. Et il s’annonce des plus âpres. «C’est Razzye Martinon, tacle Marc Nivet, directeur de cabinet du maire. Plus il bouge, plus il s’enfonce. Comme dans des sables mouvants.» Réplique du staff de l’intéressé : «S’ils pouvaient momifier le maire et le présenter jusqu’en 2050, ils le feraient.»
Dans son bureau, en haut de l’hôtel de ville, Gaston Viens, croix de guerre et Légion d’honneur à la boutonnière, dégaine ses états de service. Ceux du maraîcher de Provence engagé à 17 ans dans les FTP, arrêté en 1943 et déporté à Buchenwald. Membre du comité central du PCF de 1949 à 1964, avant de rompre avec Georges Marchais et d’être exclu du parti en 1989. Mais pourquoi, au juste, briguer un huitième mandat après l’avoir emporté de 77 petites voix en 2001 ? «Si j’avais pensé à moi, j’aurais arrêté. Mais la guerre de succession s’annonçait très dure. On m’a demandé de rester.» Alors que les appétits socialistes sur les fiefs historiques du PCF ne se cachent plus, Monsieur le maire garde la dent politique dure : «C’est ma ville. Et je ne vais pas partir parce qu’un gamin arrive et veut me la prendre. Hammadi, c’est un kamikaze, un aventurier politique. Il fait peur. Sur sa liste de soutien, y’a des gens qui ne savent même pas qu’ils y sont. Et même un mort…»
En contre, Razzye Hammadi ne ménage pas ses déclarations d’attachement à sa nouvelle terre d’élection : «Aujourd’hui, c’est ma ville. Et je l’aime. J’avoue que je n’ai pas de test ADN prouvant ma filiation à Orly depuis trois générations. Mais Viens, quand il est arrivé, il venait de Saint-Remy…» Fort de son expérience de patron des jeunes socialistes et d’indéniables talents d’organisateur, le camarade Hammadi mène campagne au rouleau compresseur : «Trois équipes de collage qui tournent en continu. Et toute la ville faite au porte à porte !»
Clientélisme. Côté thèmes de campagne, l’assaillant, en creux, joue de l’argument du clientélisme, qui annonce un «audit général sur l’état du logement à Orly». Et, comme ce matin de février, plaide au micro, sur une place de la ville, pour «l’éthique en politique. Si on me demande : "Est-ce que j’aurai un logement si je vote pour vous ?", je réponds : "Non." Nous nous battrons pour le logement pour tous.» Autre carte logiquement jouée par Razzye Hammadi, qui annonce une alliance, au deuxième tour, avec la communiste Odette Terrade : celle du renouvellement.
Jalabert le 16/02/2008 à 09:19:26
Pour au moins quatre raisons, l'édition 2 008 s'annonce passionnante.
Après 10 mois d'hyper-présidence de Nicolas Sarkozy, voilà le premier test électoral. Le Président s'active sur tellement d'écrans et de fronts que forcément, beaucoup d'électeurs donneront leur avis sur sa méthode, son action, sans forcément porter attention aux programmes de leurs candidats locaux. Un résultat aux municipales, c'est toujours un cocktail qui mélange choix d'un individu (Sa personnalité, son bilan, son équipe, son programme) fidélité à un camp (gauche ou droite) et l'air politique du temps (actualité, gouvernement). Comment l'électeur dosera-t-il tout cela ? C'est la première question.
Dans les nombreuses villes qui ont basculé en 2001, l'administré livrera son verdict sur un mandat de gestion municipale. Le bilan des maires de Paris et de Lyon mais aussi de Tarbes, Montauban, Strasbourg et Caen sera donc passé au seul révélateur qui compte : celui des urnes.
Parce que beaucoup de candidats se lancent pour la première fois (Montpellier, Toulouse, Rodez), parce que d'autres sont guettés par l'usure (Gaudin à Marseille, Peyrat à Nice) ou contestés dans leur propre camp (Pau, Carcassonne, Cahors), nombre de batailles s'annoncent indécises et inédites.
Dans le sillage de la présidentielle, l'élection n'échappe pas à la pipolisation et à l'ouverture, devenues à la politique ce que la chabalisation est au rugby. Nicolas Sarkozy a imposé des recrutements de stars locales et de « personnalités de gauche » aux têtes de listes de l'UMP. La gauche pratique aussi ce genre ici ou là.
Enfin, la campagne n'a pas encore trouvé son thème fédérateur, même si le pouvoir d'achat reste la préoccupation de l'opinion. En 2001, l'insécurité s'était invitée au centre des débats. Une vague de droite emportait dans la région et ailleurs des fiefs de gauche et annonçait le 21 avril 2002. Que nous réservera 2 008 ? Pascal Jalabert DDM
pau pière le 15/02/2008 à 20:04:23
la victoire ne pourra se faire que si le MODEM et le PS se fiancent ! vivement le verdict du 9 mars
Pau le 15/02/2008 à 19:41:32
Pau,sondage BVA
premier tour:Bayrou 34%,Lignères-Cassou(PS) 36%,Urietta(exPS-UMP) 21%
deuxième tour:
Lignères-Cassou:40%
Bayrou 37%
Urietta 23%
Marc le 15/02/2008 à 18:56:13
à Médusé
"Je n'étais pas préparé".Il était premier adjoint depuis un sacré bout de temps et ancien premier fédéral,quand Claude Desbons,député Maire chef d'entreprise est tombé dans un coma profond à la suite d'un AVC.Il faisait déjà tourner la mairie .Comme moi,Ce n'était pas un poulet de grain.Il ne faut pas tirer de fausses leçons de notre histoire.Nous sommes des garçons qui ont fabriqué Epinay, le parti de Mitterrand et gagné une à une les places fortes d'aujourd'hui.En ce temps là,il fallait militer un sacré bout de temps avant de recevoir le feu vert pour une candidature avec quelques chances de faire ses preuves...Et les anciens ne nous faisaient guère de fleurs non plus.
L'indécis médusé le 15/02/2008 à 16:30:39
"Je n'étais pas préparé à ces fonctions ( de maire), mais j'ai répondu présent en apportant toute ma conviction. Le travail, nous l'avons fait ensemble et aujourd'hui, nous avons mis la ville sur les rails de l'avenir "Heureusement que Claude Bétaille ne fût pas maire de Cahors!Que de procès en incompétence lui auraient dressés nombre de politologues cadurciens!En plus, il fût un jour jeune!
le webmaster le 15/02/2008 à 15:35:46
AUCH.Dernier conseil municipal de mon ami premier secrétaire fédéral du PS au temps où j'occupais ..."également ces fonctions, Claude Bétaille, Maire d'Auch,hier soir, en salle des Illustres.
L'hommage rendu au 44e maire d'Auch aura été à l'image de l'intéressé : simple et raisonnable, mais pas dépourvu d'émotion, surtout à l'heure des souvenirs les plus marquants du mandat, mais pas seulement. Ainsi, avant de dire à jamais au revoir à la vie municipale, Claude Bétaille s'est rappelé l'épisode des inondations de 1977, alors qu'il vivait son premier mandat en tant que conseiller. « Je me souviens aussi les conditions dramatiques dans lesquelles je suis arrivé ici en tant que maire (Ndlr : allusion faite au décès brutal de Claude Desbons). Je n'étais pas préparé à ces fonctions, mais j'ai répondu présent en apportant toute ma conviction. Le travail, nous l'avons fait ensemble et aujourd'hui, nous avons mis la ville sur les rails de l'avenir », a indiqué au micro Claude Bétaille, la voix un peu nouée. D ans la salle des Illustres, d'autres conseillers en partance ont apprécié le remerciement, on pense à Colette Bassac, Rolande Valadié, Jacques Pommiès ou encore Maurice Salles. Ce dernier devait du reste rappeler qu'avant d'être maire, Claude Bétaille avait été militant.
Avant l'élu communiste, hommage avait d'abord été rendu au maire par Jean Falco. « Malgré nos divergences, l'atmosphère n'a pas été trop pesante, grâce aux qualités humaines de M. Bétaille », a souligné l'élu alternatif. Même paroles affables du côté d'Henri Santistéva, autre élu d'opposition à briguer comme Jean Falco la succession de Claude Bétaille. « J'ai peut-être mis un an pour comprendre comment fonctionnait cette municipalité, mais j'ai ensuite passé six ans à apporter critiques et propositions face à un maire que je remercie de m'avoir écouté », a noté l'élu du Modem.
Le mot de la fin est revenu à Claude Bétaille : « Quels que soient les résultats des élections et de ma succession, je me souviendrai longtemps lors de mes parties de pétanque de ces années passées à servir ma ville ».la depeche.fr(extrait)
Raphael le 15/02/2008 à 15:01:20
Je partage votre avis mais il ne me semble pas inutile de faire de la politique et de rappeler dans quel camp on se place.Mieux vaudrait à Cahors par exemple,taper sur la politique de sarkozy et de celui qui le représente ici,M.Lecuru associé à Roumégoux,au lieu de se critiquer entre listes de gauche.
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