562-Pour la création du parti de la gauche 4 posts
Nous accueillons ici une initiative de Paul Quilès et de Marie-Noelle Lienemann:un appel pour la constitution d'un "Parti de la gauche",unifiant tous ses courants.Il me parait intéressant de connaître leurs arguments et vos réactions à ce projet.Vous trouverez ici deux articles publiés dans la presse et l'appel lui-même.
Marc Baldy
| 14-02-2008 |
| Source : Le Figaro.fr L'ancien ministre socialiste Paul Quilès et la députée PS européenne Marie-Noëlle Lienemann ont lancé un appel pour la constitution d'un "Parti de la Gauche", unifiant tous ses courants. Ces deux représentants de l'aile gauche du PS avaient, après la défaite à la présidentielle, créé avec des responsables et militants d'autres courants, notamment du PCF, un club de réflexion "Gauche Avenir", mais cette initiative est "en dehors" de ce club, a précisé Paul Quilès. Leur appel part du constat que "depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, la gauche apparaît groggy, incapable d'exprimer ce que pourrait être son avenir", et son éclatement en plusieurs gauches la "conduit à l'impuissance". Selon eux, les "victoires espérées" aux municipales "sont importantes" mais "ne règleront pas la question centrale de la conquête du pouvoir d'Etat". "Le sursaut ne viendra pas de l'apparition d'un leader charismatique" mais d'une réflexion sur les valeurs de la gauche", estiment-ils rappelant que le club "Gauche Avenir" travaille à l'élaboration d'"une charte de l'unité", pour "répondre au besoin d'une base commune au projet de la gauche". Les "convergences ainsi définies" devraient permettre la "création du Parti de la Gauche", selon eux. (AFP) |
| 14-02-2008 |
| Interview publiée sur le site de L'express Maire de Cordes-sur-Ciel et animateur du club Gauche Avenir, Paul Quilès milite pour la création d'un grand parti de Gauche sur le modèle de l'UMP. Au côté de Marie-Noëlle Lienemann, l'ancien ministre socialiste entend relever une gauche 'groggy' depuis l'élection de Nicolas Sarkozy. Interview. Pourquoi organiser une pétition appelant à la création d'un parti de toute la gauche? Aucun parti à gauche ne peut assumer seul sa mutation. Il faut sortir de la crise par le haut, dépasser le repli sur soi, les détestations entre personnes. L'unité a toujours été notre talisman. Beaucoup de vos camarades du PS plaident pour des primaires de toute la gauche, comme en Italie, afin de choisir le candidat à la présidentielle. Qu'en pensez-vous? C'est une fausse bonne idée, qui entérine les divisions existantes. Et n'aborde pas les débats de fond. Cette formule n'est pas, en outre, adaptée à notre système institutionnel. La Ve République, qu'on l'aime ou non, est aujourd'hui une réalité. Il faut faire avec et s'organiser dans le cadre d'un grand parti. Comme l'a fait la droite. D'autres préconisent de muer le PS en une sorte de parti démocrate à l'américaine? Créer un parti de supporteurs n'est pas une issue. J'entends aussi des camarades se tourner vers l'exemple allemand - lui aussi en vogue. Et prôner la naissance de deux formations à gauche: un parti à gauche de la gauche - l'équivalent du Linke - et un autre rassemblant les sociaux-démocrates. Dans cette configuration, le PS serait obligé, vu le mode de scrutin français qui n'a rien à voir avec celui de nos voisins, d'essayer de trouver une majorité avec le centre. Pour la droite, c'est du pain béni. Associerez-vous l'extrême gauche à votre à votre projet? Non. Cette sensibilité se nourrit des insuffisances de la gauche. Les électeurs se tournent vers l'extrême-gauche quand nous ne faisons pas convenablement notre travail.
Chers amis, chères amies, Comme vous, nous ne nous résignons pas. Comme vous, nous constatons que, depuis l'élection de N. Sarkozy, la gauche apparaît groggy, incapable d'exprimer ce que pourrait être son avenir. Peut-on d'ailleurs parler de « la gauche », alors qu'à l'évidence, coexistent plusieurs « gauches » (les partis traditionnels, la LCR, les associations alter mondialistes, les clubs….), peu disposées à communiquer entre elles, au-delà de la préparation d'actions ponctuelles ? Cet éclatement conduit à l'impuissance et donne le sentiment que, face à la politique brutale et décomplexée de la droite, les forces de gauche sont presque résignées. Les victoires espérées aux prochaines élections locales (municipales et cantonales) sont importantes. Elles permettront de sanctionner la politique de N Sarkozy, assureront un meilleur rapport de force social, et permettront aux équipes de gauche d'agir localement pour faire vivre nos valeurs. Mais, pour utiles qu'ils soient, ces bons résultats ne règleront pas la question centrale de la conquête du pouvoir d'Etat, indispensable pour changer la société et les conditions de vie de nos concitoyens. Le souvenir du succès éclatant de la gauche aux élections régionales de 2004 est là pour le rappeler cruellement ! Comment en est-on arrivé là ? Nous pensons que cette situation est la résultante de carences, dont certaines sont récentes, d'autres plus anciennes. Il y a d'abord les carences politiques : confusion dans les analyses, sous-estimation de l'enjeu idéologique et culturel, assèchement du débat, incapacité d'arriver à des synthèses (ou même à des compromis dignes de ce nom), manque de stratégie crédible. Il y a ensuite la question des leaders : des ambitions nombreuses et contradictoires ; la recherche prioritaire de la légitimité médiatique, plutôt que celle de la légitimité dans les partis et auprès des militants ; la volonté de conserver des pouvoirs dans les organisations existantes ; des détestations persistantes au sein des grandes organisations. De plus, l'interférence permanente entre les débats de fond et les questions de personnes et de pouvoir, les premiers étant le plus souvent occultés par les seconds, empêche d'avancer. C'est ainsi que s'est créé un décalage grandissant entre les appareils et la base, qui, déçue, démobilisée, se laisse persuader qu'il faut trouver rapidement le leader- candidat qui fera gagner la gauche en 2012. Certains en arrivent même à considérer que c'est là la condition première à toute stratégie et même à toute réflexion en profondeur sur la nécessaire refondation. Enfin, la confusion entre gauche et droite organisée par N. Sarkozy, mais parfois aussi entretenue à gauche, renforce le caractère inaudible de l'opposition: ralliement au gouvernement d'hommes et de femmes de gauche, confusion des idées, mélange des « références », hésitation à l'égard du centre… Cette situation porte tort à la combativité de celles et ceux qui se réclament de la gauche. Elle est intenable, parce qu'il y a fort à craindre, si les partis de gauche ne changent pas, qu'ils se dévitalisent durablement, que leur faiblesse fasse le nid du populisme, que leur impuissance et leur décalage sociologique entretiennent un anti-parlementarisme dangereux. Comme vous, nous pensons qu'il ne faut pas baisser les bras et se contenter d'écouter les grandes proclamations sans lendemain, qui minent un peu plus l'espérance. Parce que nous avons vécu avec intensité et passion les évolutions de la gauche depuis les années 70 et que nous connaissons son histoire, nous mesurons le danger de la situation actuelle, si un sursaut ne se produit pas. Ce sursaut, nous pensons qu'il ne viendra pas de l'apparition d'un leader charismatique, qui rassemblerait et dicterait un projet et un programme annonciateurs de victoire. Nous sommes convaincus au contraire, comme beaucoup d'hommes et de femmes de gauche, que tout doit procéder d'une réflexion en profondeur sur les valeurs de la gauche. Animateurs du club Gauche Avenir, qui rassemble des militants issus des différentes composantes de la gauche, nous travaillons précisément à la rédaction d'une Charte de l'unité qui répondra à ce besoin de donner une base commune à l'analyse et au projet de la gauche. Les convergences ainsi définies devraient alors permettre de donner une traduction institutionnelle à cette unité par la création du Parti de la Gauche, dont nous nous efforçons de préciser les contours dans le document qui suit. Nous soumettons cette proposition à l'ensemble de la gauche, à ses organisations, à ses militants, pour qu'elle soit débattue, en espérant qu'elle contribuera à la reconstruction si attendue d'une gauche crédible et capable de gagner pour changer durablement la vie. Paul Quilès - Marie Noëlle Lienemann
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Article ajouté le 2008-02-15 , consulté 129 foisCommentaires
BRAD le 16/02/2008 à 18:56:49
Ceux qui ne pensent pas comme nous *
Quand on est pas d'accord avec le fort en thème
Qui, chez les sorbonnards, fit ses humanités,
On murmure in petto: «C'est un vrai Nicodème,
Un balourd, un bélître, un bel âne bâté. »
Moi qui pris mes leçons chez l'engeance argotique,
Je dis en l'occurrence - excusez le jargon,
Si sa forme a changé le fond reste identique:
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »
Refrain
Entre nous soit dit, bonnes gens,
Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent,
Il faudrait l'être.
Jouant les ingénus, le père de Candide,
Le génial Voltaire, en substance écrivit
Qu'il souffrait volontiers - complaisance splendide
Que l'on ne se conformât point à son avis:
"Vous proférez, Monsieur, des sottises énormes,
Mais jusques à la mort, je me battrais pour qu'on
Vous les laissât tenir. Attendez-moi sous l'orme!"
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »
Si ça n'entraîne pas une guerre civile
Quand un fâcheux me contrarie, c'est - soyons francs-
Un peu par sympathie, par courtoisie servile,
Un peu par vanité d'avoir l'air tolérant,
Un peu par crainte aussi que cette grosse bête
Prise à rebrousse-poil ne sorte de ses gonds
Pour mettre à coups de poing son credo dans ma tête.
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »
La morale de ma petite ritournelle,
Il me semble superflu de vous l'expliciter.
Elle coule de source, elle est incluse en elle,
Faut choisir entre deux éventualités.
En fait d'alternative, on fait pas plus facile.
Ceux qui l'aiment, parbleu, sont des esprits féconds,
Ceux qui ne l'aiment pas, de pauvres imbéciles.
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »
*Chanson "méconnue" de Georges Brassens
Chantée par Jean Bertola
Brad
Ecrit par : BRADESCAV |
tryphon le 16/02/2008 à 18:39:46
Vraiment n'importe quoi! Une mesure correctrice du peuple dans les urnes n'est jamais une catastrophe! Elle ne peut que l'être que pour des archaïques maniaques de la refondation qui attendent je ne sais quel renouveau mythologique de la gauche. toute victoire contre le camp des conservateurs est une bonne chose. et franchement, quilès-lienemann, ça sent le fond de casserole.
branlée le 16/02/2008 à 18:34:29
"L'Ump et les amis de Sarkozy vont prendre une telle branlée aux législatives,que les socialistes vont croire qu'ils sont bons!"(Jean-François Kahn syr I<tele)C'est une catastrophe pour la gauche.
titi le normand le 15/02/2008 à 23:28:01
Enfin, j'espères que des socialistes vraiment de gauche vont se réveiller. Après les socialiste de droite( Je ne peux pas donner la liste elle est trop longue) un partis qui prend en compte les idées de gauche est bien venue. Mais pas des idées farfelues à l’extrême gauche.
Nous sommes dans une économie de marché et nous la France ne pouvons pas tout révolutionner . J’attends des mesures taxant les revenus du capital, et une meilleure répartition de la richesse produite. Enfin etc…
Bon courage à celui ou à celle qui devra s’imposer face tous ces gens se revendiquant de gauche, mais qui s’occupe surtout de leur petite personne.
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