467-Michalak jouer pour le Président de la République 1 post

Michalak : "j'avais l'impression qu'on nous disait de jouer pour le Président de la République"


Dans le quotidien Le Monde, l'ouvreur tricolore Frédéric Michalak fait le point sur son départ en Afrique du Sud où il explique partir à la recherche d'un "nouveau Fred", et revient sur son désaccord avec la stratégie de Bernard Laporte pendant la Coupe du monde.

Voir en ligne : Yahoo ! Sports


L'ancien enfant chéri du rugby français n'a pas la langue dans sa poche. Il l'a déjà montré par le passé et le prouve une nouvelle fois. Dans le Monde daté du 6 novembre, il fait le point avant son départ en Afrique du Sud. Sur son exil, sur son désir de "trouver un nouveau Fred" là-bas où il n'aura pas besoin de "se protéger". Sur Bernard Laporte et les Bleus surtout.

Alors qu'il avait été le premier (le seul) à affirmer son désaccord avec la stratégie du sélectionneur après la demi-finale contre l'Angleterre, il en remet une couche dans le quotidien français. "Il faut dire les vérités : quand je dis que stratégiquement c'était pauvre, c'est que c'était vrai, explique-t-il sans détour. On est arrivé à certains matchs avec des stratégies très faibles. Sur le terrain, on n'avait pas de solution. Par rapport au potentiel de l'équipe, je pense qu'on aurait pu faire mieux. Je ne pense pas que notre place c'était quatrièmes comme j'entends certains le dire. Notre place, c'était premiers."

"L'impression qu'on nous disait de jouer pour le Président de la République"

L'ancien Toulousain ose le dire : le discours du sélectionneur ne passait plus. "Tu ne peux pas dire que les équipes ne font rien en face." Il va même plus loin en remettant en cause les rapports entre Laporte, Sarkozy et l'équipe de France, très étroits pendant ce Mondial. "Des fois, sur certains trucs, on avait l'impression qu'on nous disait qu'il fallait jouer pour le président de la République !, affirme-t-il aujourd'hui. Ça a dû être difficile pour le coach aussi. Parce que ce n'est pas facile d'être ministre en même temps. Ça n'a pas dû être très cool pour lui. Je ne pense pas qu'il a pu évoluer dans des conditions où il pouvait vraiment se lâcher, avec une caméra qui nous suivait tout le temps... Tu ne peux pas faire deux choses en même temps."

Le joueur ne souhaite pas régler ses comptes :" C'est vrai que ce sont les joueurs qui sont sur le terrain, et c'est pour ça que j'en veux plus à nous-mêmes qu'aux entraîneurs." Mais il ne peut pas garder ses regrets pour lui. "Moi je joue pour les gens, pour des choses qui sont vraies, je joue pour la France d'en bas, qui galère, parce que je viens de là... Je ne vais pas jouer parce que le président a réussi à être président de la République. Lui, il a réussi, alors, nous, il faut qu'on y arrive... A un moment donné, c'est ce discours-là que je ne comprenais plus trop. Nous, les joueurs, on connaît nos motivations, on est capables de dissocier les choses, mais à un moment donné, tu n'écoutes plus. Faut pas tout mélanger." Michalak part en Afrique du Sud le coeur léger, mais il a une nouvelle fois remué le rugby français.

Sur betapolitique



Article ajouté le 2007-11-08 , consulté 217 fois

Commentaires


anonyme le 10/11/2007 à 17:22:20
les footballeurs ont bien compris la méthode : on fait semblant d’écouter Domenech, mais c’est Zizou le chef, tout le monde sait ça. Faut peut-être aussi se rappeler que Domenech est un peu moins ahuri que Laporte. En tout cas, espérons que le foot reste à l’abri de la mésaventure : Sarko sélectionneur, ça donnerait huit mecs du psg en équipe nationale, parce que non content d’être autoritaire, il n’y connaît rien...

Je trouve sain que la France qui perd s’affiche aussi crânement. On est aux abois, il faut que le monde entier le sache. En foot, en rugby, en politique, on joue petit, étriqué, défensif, trouillard, individualiste, nombriliste - mais en politique ça a des conséquences dramatiques - tandis que notre grandeur c’est le panache, la prise de risque, la générosité, le colllectif, l’universel.

Oyez les démunis du monde entier, les damnés de toute la Terre, vous comptiez sur les Français pour se cabrer et inventer, encore une fois, un monde meilleur ? Et bien les gars, faudra patienter, pour l’instant, on est comme vous, la tête dans la nasse, occupés à idolâtrer notre petit Benito aboyant vulgaire inculte et fier de l’être (mais attention on se l’est choisi dé-mo-cra-ti-que-ment), pour l’instant le niveau de réflexion des Français c’est "chacun sa merde et on n’a que ce qu’on mérite".

Fait peut-être un peu moins froid à Toulouse ou Marseille, mais franchement, ce pays n’est pas fréquentable. Qui aurait dit, il y a 15 ans, que le président français remettant la coupe du monde à un sud-africain, on ne saurait plus très bien lequel est le plus fervent partisan de l’apartheid ?

Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Ici et ailleurs "

Retour aux articles
blog search directory
Recommander ce blog | Contacter l'auteur | Blog illicite ? | S'abonner au blog Flux RSS du blog | Espace de gestion