983- Fanny! 5 posts

Jean-Victor est en colère.voici son article sur son blog: lantifadas



Fanny ! Et même une méchante Fanny : trente pions à cherche… 30 à 0 ! D'accord c'est contre les Blacks, champions du monde… Mais actuellement, en rugby, les équipes se valent toutes. Gagne donc celui qui a le plus la niaque. Et puis, il y a autre chose : Saint-André, il fait comme Lièvremont en son temps, ce qu'il peut avec ce qu'il a… Et il se trouve qu'actuellement, en France, il a ramassé ce qui se fait de mieux. Mais que ce n'est tout simplement pas au niveau. Pourquoi ? Qui sait…

 

Entre autres, le fait que le professionnalisme est passé par là et a été mal digéré. Les clubs achètent des joueurs étrangers de renom qui viennent pantoufler leur fin de carrière au détriment des jeunes formés par les clubs. Ça explique déjà bien des choses. C'est aberrant de voir autant de joueurs étrangers dans notre championnat. Cela élève notre niveau de jeu mais, aussi, cela tue notre formation. Tous les meilleurs, dans l'hémisphère Sud comme dans les îles britanniques ou en Argentine, sont fortement intéressés par la rémunération et le niveau de notre championnat qui s'élève chaque année un peu plus. Et comme la pression du résultat se fait de plus en plus forte, les clubs veulent très vite engranger des succès. Économiquement, pour prendre le moins de risque possible, c'est compréhensible. Seulement, nos espoirs, issus de nos écoles de rugby, ont de moins en moins de chances d'intégrer l'élite. Et sans expérience du haut niveau, on progresse moins vite. Cette course en avant, il faut bien la dénoncer. Le problème de l'équipe de France, il est là. Les grosses équipes sont formées par des mercenaires. Toulon en est l'exemple le plus flagrant mais pas seulement. Toutes les équipes Pro D1 et D2 tournent avec entre 25 et 60% de joueurs étrangers. Et sur les feuilles de match, le pourcentage est parfois aberrant…

 

Mais il n'y a pas que ça. Ces joueurs professionnels sont plus soucieux de monnayer leur image que de se sacrifier pour leur équipe. Bien des joueurs sont sous l'influence…de leur agent ! Le rugby suit la pente savonneuse du fouteballe… Les agents de joueurs, ce sont des sortes de maquereaux qui s'occupent de gérer « l'image » des joueurs, de négocier des contrats de pub, de faire des photos publicitaires, d'amener leur gagneuse à des coquetèles, etc. Tout ça pour du pognon… Bref, les rugbymen sont devenus de vulgaires foutebaleurs…

 

Donc, avec cette mentalité, chaque joueur perçoit ses coéquipiers comme des concurrents en « image » ! De là on néglige le jeu collectif au profit de quelques coups d'éclats individuels qui feront de belles « images », on n'a pas envie de sacrifier sa gueule et donc son « image » pour gagner un match. On n'est peut-être même plus potes, copains, amis hors du terrain mais rivaux… Plus de ces troisièmes mi-temps gargantuesques, plus de cassoulet ni d'entrecôtes bordelaises géantes, plus de chansons gaillardes… La tristesse.

 

Le professionnalisme, c'est-à-dire l'arrivée du pognon a sonné le glas du rugby cassoulet. Mais il a aussi sonné le glas du « french flair », de la spécificité française qui faisait que toutes les équipes du monde tremblaient devant les Bleus, capables de se faire parfois dérouiller mais en se battant, comme de renverser des montagnes. Rappelez-vous Dominici ridiculisant Lomu ! Plus de fulgurances comme celles de Blanco, de N'Tamak, de Lagisquet, plus de Spanghero sonnant la charge, plus de Jo Mazo et ses inspirations imprévisibles, plus de  Gachassin slalomant entre les bourrins d'en face, plus de Jean-Pierre Rive ensanglanté renversant les Gallois, sans remonter aux frères Prat et Boniface…

 

Et n'ayons pas peur de mettre les pieds dans le plat : le professionnalisme a amené aussi ce dont on commence seulement à parler : le dopage et autres gonflettes à la créatine. « No Xplode » : derrière cet anglicisme se cache un puissant vasodilatateur à base de créatine qui fait un tabac dans les vestiaires des clubs pros. Son effet: un coup de fouet immédiat. Mais à quel prix ? Non mais regardez-les les bestiaux, bien sanglés dans leurs maillots serrés ! C'est plus du nourri sous la mère, avec l'abdominal-cassoulet ! C'est du bodybuildé bouffeur de salades aux « compléments alimentaires » et autres saloperies. Rappelons-nous Castaignède. Un génie celui-là ! Un giclet capable de partir de son en-but, de traverser en zigzagant toute la défense adverse, passant sous les bras ou entre les jambes des bourrins pour aller marquer ! Le pauvre, succombant à l'appel de sirènes du fric, il est allé jouer en Angleterre. Un an après, il était méconnaissable : il avait pris 25 kg de barbaque ! Aux dépens de sa vélocité et de ses cadrages débordements qui laissaient ses adversaires sur le cul. Il était lui aussi devenu un bourrin. A tel point que – les attaches n'étant plus proportionnées aux muscles – il s'est arraché le tendon d'Achille… Foutu le mec. Et puis ces matchs deviennent emmerdants. Toutes les grosses équipes ont le même style de jeu parce qu'elles sont formées et dirigés par des entraineurs souvent venus de l'hémisphère sud et qui uniformisent le jeu.

 

C'est le règne des bourrins. Et à ce jeu, on laissera toujours quelques quintaux supplémentaires de barbaque boustée aux équipes anglo-saxonnes ; sans oublier, bien sûr, les trois à cinq pénalités douteuses sifflées régulièrement contre nous, en bonne situation pour scorer, par les arbitres…toujours anglo-saxons ! Le finale des derniers championnats du monde, sont une illustration quasi caricaturale de cet état de fait.

 

« Allez les petits ! » quand même…


04 juin 2013

NKM ou Anne Hidalgo maire de Paris

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Denis Charvet









17/06/2013
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