972- Ma Revue de presse 69 posts

Le conclave qui a élu un François « a fait le buzz » . « Notre pape » Jean XXII n’a pas pu faire le buzz.C’était au XIV ème siècle !

Jacques Duèze, né à Cahors, évêque de Fréjus puis d’Avignon, avant de devenir pape sous le nom de Jean XXII (1316-1334) a été élu à… Lyon.Il installa durablement la papauté sur les bords du Rhône.Les Cahiers de Fanjeaux (N°45) Editions Privat, recommandés par un internaute dans un commentaire sur ce blog

( Le cardinal du Pouget),  abordent plusieurs épisodes de cet époque et de nombreux personnages gravitant autour de  Jacques Duèze. On y trouve notamment les noms de nombreux cadurciens et quercynois, notamment des parents de Jean XXII et plus généralement des Méridionaux  à la curie et dans le personnel du gouvernement pontifical.

On a étrangement le sentiment qu’il existe des parallèles entre les conceptions de ce pape et de ceux de son lointain successeur François, en particulier le souci du service des pauvres.Plusieurs personnages que nous avons cités, le cardinal du Pouget, par exemple ont un rôle bien plus important qu’on le disait jusqu’ici .Celui-ci en particulier fut Légat du pape en Italie.J’aurai l’occasion d’y revenir. Marc Baldy

 

Versorigène · Il y a 30 minutes  

Pour ceux que cela intéresse, La Société des études du Lot vous invite,
" Jean XXII et le Midi" :actes du colloque international de Fanjeaux présentés par Michelle Fournié et Daniel Le Blévec, deux des universitaires historiens qui ont participé à ce colloque.
C' est Jeudi 4 Avril à 18h30 Salle des actes Collège Gambetta à Cahors et cela semble gratuit!
Par ailleurs un projet de Colloque international est en projet sur le même sujet à Cahors.
Excellente nouvelle pour le renouveau intellectuel sur la place historique du Quercy.

 

Nicolas Sarkozy mis en examen pour abus de faiblesse

Nicolas Sarkozy mis en examen pour abus de faiblesse - Dessin de Cambon 

 

 

Dominique Orliac ,députée du Lot, intervient dans le cadre du débat parlementaire sur la traçabilité  alimentaire   


  

Dans le cadre d’un débat à l’initiative du groupe parlementaire Radical, Républicain, Démocrate et Progressiste (RRDP), la députée Dominique Orliac s’est exprimée jeudi sur un thème particulièrement d’actualité : celui de la traçabilité alimentaire.

 

Comme elle l’a rappelé, « ce débat est essentiel pour nos concitoyens. Se nourrir, c’est comme aller voir son médecin, cela engage un véritable rapport de confiance ». « Pour le rétablir, nous devons d’abord faire la lumière sur plusieurs failles révélées par les scandales, en particulier sur la problématique des contrôles et de l’étiquetage.

 

Nous devons ensuite faire la promotion des circuits courts et de la production locale », a indiqué la députée du Lot, prenant l’exemple de son département. « Nous manquons de soutien aux circuits courts et aux labels et appellations », a-t-elle précisé, prenant un exemple concret : « Dans le Lot, l’Agneau de Quercy, qui a un label, est reconnu comme une production de grande qualité. Mais qui perçoit que l’agneau néo-zélandais qu’il côtoie dans les rayons de la grande distribution a été abattu plusieurs semaines auparavant, transporté par bateau et conservé chimiquement », et d’ajouter : « La promotion et la protection des labels, IGP et AOC doivent faire l’objet d’une action prioritaire du Gouvernement et de l’ensemble des pouvoirs publics pour mettre en valeur les différences de qualité ». Car pour Dominique Orliac : « elles impactent positivement nos meilleures productions, c’est le cas pour l’IGP du Melon du Quercy, l’AOC du Vin de Cahors, celle du Rocamadour…

 

D’autres productions de qualité attendent encore leur appellation, comme le Croustilot et tant d’autres produits français, qui souffrent d’une concurrence déloyale». Militant pour les circuits courts, elle a indiqué : « C’est aussi une question de bon sens, ne serait-ce que pour faire vivre des territoires, satisfaire le bilan carbone en économisant des millions de tonnes de kérosène et garantir la traçabilité ». «La proximité entre producteurs et consommateurs rétablit la confiance et la sécurité», a précisé la députée PRG.

 

« Pour améliorer la captation de valeur au bénéfice de la production, nous devons faire mieux et favoriser notamment les marchés de producteurs de pays, qui répondent à un certain nombre d’exigences, fournissant des produits de terroir et de tradition, répondent à l’exigence d’authenticité et de fraîcheur et permettant de connaître les produits et leurs modes de fabrication. Dans nos départements ruraux, ils sont un élément fondamental pour maintenir une agriculture à taille humaine et présentent aussi un intérêt touristique», a indiqué la députée du Lot, lançant un appel au Ministre pour « la mise en œuvre d’un plan de soutien ambitieux à ces productions locales». Et de conclure : « Cette demande répond à des exigences de traçabilité et vise à restaurer la confiance de nos concitoyens dans ce qu’ils mangent, en créant un climat de sécurité, de transparence et de justice alimentaires ».

  

Texte de l’intervention dans son intégralité : 


 

« Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, le débat sur la traçabilité alimentaire qui nous réunit cet après-midi est essentiel pour nos concitoyens. En témoigne l’accumulation des scandales récents, qui furent très médiatisés, peut-être même excessivement.

Permettez à une députée élue dans un département rural du Sud-Ouest reconnu pour sa qualité de vie d’exprimer une conviction intime : l’alimentation est une composante majeure de notre art de vivre à la française.

Monsieur le ministre, vous avez dit tout à l’heure que l’aliment n’est pas un produit comme un autre, et vous avez raison. Pour ma part, j’ai l’habitude de dire, à cette tribune, que c’est le médicament qui n’est pas un produit comme un autre. Eh bien, se nourrir, c’est comme aller voir son médecin : cela nécessite un véritable rapport de confiance. Les scandales récents de traçabilité ne sont évidemment pas des scandales sanitaires, comme celui de la vache folle. Il faut être clair sur ce point et ne pas confondre les questions de sécurité sanitaire et la fraude sur la nature des ingrédients, comme beaucoup l’ont fait. Ceci dit, si l’on a rapproché ce scandale de celui de la vache folle, c’est parce que, dans les deux cas, les consommateurs ont eu le sentiment d’être trompés.

C’est cette rupture de confiance qui provoque aujourd’hui la chute brutale des ventes de produits préparés. On a entendu dire, notamment parmi les industriels, qu’il n’y avait aucun problème de traçabilité. Ces affaires démontreraient même, au contraire, l’efficacité des mécanismes de traçabilité, puisque l’on a pu remonter rapidement le circuit un peu insensé conduisant du cheval jusqu’au plat mis en rayon dans les supermarchés.

Au sens strictement technique du mot « traçabilité », dans son acception étroite, ce raisonnement est en partie exact. Mais pour avoir confiance, ce qui importe, c’est de savoir ce qu’on a dans son assiette. Pour rétablir cette confiance, nous devons d’abord faire la lumière sur plusieurs failles révélées par les scandales, en particulier sur la problématique des contrôles et de l’étiquetage.

J’aurai à cœur, monsieur le ministre, de vous faire, dans un deuxième temps, une proposition sur la promotion des circuits courts et de la production locale.

Si c’est en France que le premier scandale a éclaté, nous ne sommes pas les seuls à être touchés : les scandales se sont propagés très vite dans presque tous les pays d’Europe, la Suède, le Portugal, la Grande-Bretagne et l’Autriche, et ont même touché la Russie et l’Asie. Cela donne une idée de la dimension européenne, et plus largement internationale du problème. Par ailleurs, presque tous les produits sont concernés : après l’affaire des lasagnes, qui a mis le feu aux poudres, on a constaté des fraudes dans les boulettes de viande, les raviolis, et j’en oublie…

La traçabilité des produits est devenue une question politique et économique complexe et le groupe RRDP salue l’action du Gouvernement, qui a géré en urgence le retrait des produits concernés et lancé des enquêtes, qui ont donné leurs premiers résultats.

Il n’y a malheureusement pas de baguette magique pour régler les problèmes plus structurels qui sont apparus au grand jour, mais devons-nous pour autant rester passifs ? Bien évidemment, non. Nous avons des marges de manœuvre et nous devons faire le maximum pour garantir la traçabilité, comme nous garantissons déjà avec succès, vous l’avez dit, monsieur le ministre, la sécurité sanitaire.

Aujourd’hui, les règlements communautaires prônent l’autocontrôle au détriment des contrôles officiels publics, et nous devons, c’est certain, faire confiance aux producteurs et aux industriels, dont les contrôles sont indispensables. Les pouvoirs publics jouent leur rôle en définissant des standards et en soumettant les entreprises à des processus de certification. Les contrôles inopinés coûtent cher et sont donc nécessairement limités. Les entreprises, notamment les marques bien connues, ont besoin, pour prospérer, de la confiance des consommateurs.

Ce système, théoriquement vertueux, postule que les entreprises risquent trop gros pour avoir intérêt à tricher. On suppose donc qu’elles contrôlent suffisamment leurs produits en interne. Cela dit, la baisse relative, et continue, de la part des contrôles officiels publics, n’est pas satisfaisante. Nous devons trouver les moyens de rééquilibrer la balance entre la part des contrôles publics des autorités sanitaires et celle des autocontrôles internes. Il conviendrait d’ailleurs de distinguer les contrôles de produits frais des contrôles des produits transformés.

La réglementation en matière d’hygiène alimentaire a été nettement améliorée en 2006, avec la législation européenne dite « Paquet Hygiène », qui comprend cinq règlements et deux directives. Théoriquement, cette réglementation harmonise le niveau de sécurité sanitaire des aliments en Europe, en imposant les mêmes obligations à tous les acteurs de la chaîne alimentaire – pour la viande, par exemple, depuis l’élevage jusqu’au consommateur.

En France, c’est l’Agence nationale sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail qui a pour mission de veiller et d’alerter, de mener des recherches et de proposer des mesures d’urgence en cas d’alerte sanitaire. Si l’ANSES est une agence digne de confiance, les experts ne pensent pas autant de bien de plusieurs de ses homologues européens.

Dans le cas du scandale qui a touché Findus, nous avons appris que les fameux minerais de viande n’ont jamais fait l’objet de contrôles ADN par une agence sanitaire. Seule la sécurité sanitaire est parfois contrôlée. Les carcasses transformées en minerais ne se prêtent absolument pas à des contrôles de traçabilité, puisque trente à quarante vaches différentes peuvent composer le « minerai » surgelé. Il est par conséquent impossible d’identifier la vache à l’origine d’un éventuel problème sanitaire.

Pour les produits transformés, la législation reste donc largement incomplète, et les contrôles insuffisants. Le constat du manque de moyens humains est unanimement partagé, aussi bien à la DGCCRF qu’à l’ANSES. Or, monsieur le ministre, au cours des cinq dernières années, du fait de la révision générale des politiques publiques, la DGCCRF est passée de 3 500 à 3 000 agents, perdant notamment 350 agents sur le terrain. Permettez-nous de croire dans votre volonté de mettre en œuvre le changement sur ce point précis. Redéployons les effectifs là où ils sont nécessaires.

Mais la confiance dans l’alimentation, ce n’est pas seulement une question de personnel. Garantir la traçabilité, c’est aussi une question d’étiquetage des produits. Or les différences constatées entre les produits bruts et les produits transformés en matière d’exigence sont tout aussi criantes en matière d’étiquetage.

Le scandale sanitaire de la « vache folle » avait débouché sur l’obligation d’étiqueter la viande fraîche bovine, ovine et porcine. Mais s’agissant des produits transformés, quel retard ! Le consommateur peut savoir d’où vient le filet de poulet qu’il achète chez son boucher, ou même au rayon boucherie de son supermarché, mais il n’a à peu près aucune information sur le poulet utilisé dans son sandwich, dans ses nuggets ou dans son poulet basquaise surgelé – sans parler des OGM.

Dans ces conditions, la traçabilité est presque inexistante. Il paraît évident que si Findus avait eu l’obligation de mentionner la provenance nationale de la viande, l’entreprise n’aurait jamais pris le risque d’écrire « bœuf roumain » sur l’emballage des lasagnes. Non : Findus se serait fourni en France.

Les éleveurs français appellent de leurs vœux cet étiquetage national, car ils sont soumis à des contrôles sanitaires plus contraignants que leurs concurrents étrangers, même européens. Si la réglementation est la même dans l’ensemble de l’Union, nous savons qu’elle est interprétée et appliquée différemment selon les États. Nos éleveurs ne veulent plus que l’on se contente d’indiquer la mention UE sur les viandes : ils demandent une mention nationale.

La Commission européenne est pour l’instant opposée à cette mention, qu’elle considère comme une entrave à la libre circulation des marchandises en Europe, et les États membres sont quant à eux partagés. Une bonne partie d’entre eux subit la pression des industriels, qui veulent continuer à avoir les mains libres sur leurs approvisionnements.

Monsieur le ministre, le Gouvernement s’est plusieurs fois exprimé dans cet hémicycle pour nous manifester sa volonté de mener un combat au niveau européen pour plus de transparence sur les étiquettes des produits transformés. Nous comptons sur vous pour relayer à nouveau cette préoccupation forte de nos territoires.

Je tiens à vous parler, pour finir, d’un exemple que je connais bien, la production du Lot, et celle du Sud-Ouest de manière plus générale. Nos circuits courts, nos labels et appellations ne sont pas suffisamment soutenus.

Monsieur le ministre, je sais que vous êtes un défenseur de la qualité et que les circuits courts vous tiennent à cœur. Dans le Lot, l’agneau du Quercy, qui a un label, est reconnu comme une production de grande qualité, mais qui perçoit que l’agneau néo-zélandais qu’il côtoie dans les rayons de la grande distribution a été abattu plusieurs semaines auparavant, transporté par bateau et conservé chimiquement ? La promotion et la protection des labels, indications géographiques de provenance et appellations d’origine contrôlée, doivent faire l’objet d’une action prioritaire du Gouvernement et de l’ensemble des pouvoirs publics, afin de mettre en valeur ces différences de qualité.

Ces labels ont un effet positif pour nos meilleures productions : c’est le cas de l’IGP du melon du Quercy, de l’AOC du vin de Cahors, comme de celle du Rocamadour. D’autres productions de qualité attendent encore leur appellation, comme le Croustilot et tant d’autres produits français, qui souffrent d’une concurrence déloyale.

Concernant les circuits courts, je sais bien qu’ils ne sont pas la solution définitive à tous les problèmes et qu’ils constituent une part marginale de la vente des produits alimentaires, mais ils sont une partie non négligeable de la réponse qui s’impose. C’est aussi une question de bon sens : il s’agit par là de faire vivre des territoires, d’améliorer le bilan carbone en économisant des millions de tonnes de kérosène, et de garantir la traçabilité. La proximité entre producteurs et consommateurs rétablit la confiance et la sécurité.

Nous avons connu un timide plan de soutien aux circuits courts en 2009, mais, pour améliorer la captation de valeur au bénéfice de la production, nous devons faire mieux et favoriser les ventes collectives, les ventes à la ferme et les marchés de producteurs de pays, qui répondent à un certain nombre d’exigences. Ils fournissent des produits de terroir et de tradition, répondent à l’exigence d’authenticité et de fraîcheur et permettent de connaître les produits et leurs modes de fabrication.

Dans nos départements ruraux, ils jouent un rôle fondamental dans le maintien d’une agriculture à taille humaine et présentent aussi un intérêt touristique. Monsieur le ministre, je vous lance un appel : mettez en œuvre un plan de soutien ambitieux à ces productions locales. Ma demande n’est nullement inspirée par une nostalgie empreinte de romantisme. Elle répond à des exigences de traçabilité et vise à restaurer la confiance de nos concitoyens dans ce qu’ils mangent, en créant un climat de sécurité, de transparence et de justice alimentaires ».

 

 

 Dessin de Deligne

Menaces de mort contre le juge Gentil

Menaces de mort contre le juge Gentil 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



22/03/2013
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