928- Avalanche de livres Hollande/Sarkozy 8 posts


Portrait officiel

du Président de la République Française


Sarko chez ruquier par  jiho urtikan.jpg


 Avalanche de livres sur Sarkozy et Hollande.Tant pis ça nous change un peu des gérémiades "sur le nombre d'étrangers qui viennent en France succer l'argent des pauvres Français."Et puis cela prouve que selon que, "vous soyiez puissant ou misérable, les jugements de cour (médiatique) vous rendrons blanc ou noir".Nous découvrons brutalement qu'il y avait plein de socialistes et de hollandistes dans les médias qui  naguère ciraient les pompes de Sarkozy et qui se retrouvent aujourd'hui résistants.Un peu comme à la Libération, le danger en moins tout de même....A notre modeste échelle locale nous en avons connus il y a  quelques 30 ans qui collaient les affiches de nos adversaires et qui depuis quelques années montent sur les tables, poussent des cris de victoire et bavent dans les micros pour se faire passer pour des militants "de toujours", "fidèles parmi les fidèles"...Sic transit gloria mundi...MB


Le plus intéressant(surtout pour le Bobo parisien qui aime voir passer les journalistes d'un puissant à un autre quand le vent tourne) est celui de Franz-Olivier Giesbert (Derniers carnets, Flammarion, 204 p., 17,90 euros). On croyait tout savoir sur Nicolas Sarkozy et de François Hollande mais Giesbert avait gardé quelques secrets dans ses carnets."L'un des sports favoris de FOG écrit Ariane Chemin dans Le Monde,est de regarder manger ses commensaux. Jolie scène où le nouveau président français dévore un "concorde" et se met de la meringue et du chocolat "sur les lèvres, les doigts, le nez, partout". De Hollande, le président "sans ego", il retient aussi une grande qualité, son "énorme déficit de cynisme", et un défaut : sa manière de tout remettre au lendemain. Il se souvient des critiques du député de Corrèze sur les 35 heures : "Elles ont fait rompre la gauche avec la valeur travail, qui, depuis Jaurès, était partie intégrante de notre identité."


FOG a en mémoire la réponse du futur chef de l'Etat, alors qu'il lui demandait quel était son modèle : "Pompidou. C'était un président normal." Et ces mots, yeux baissés dans son assiette : "Je suis conscient que ça va être très dur. Bien plus dur que tout ce qu'on peut imaginer."


  • L'HOMME QUI NE DEVAIT PAS ÊTRE PRÉSIDENT

Ce soir-là, Ségolène Royal vient de voir son rêve de revanche se briser sur une humiliante défaite à la primaire socialiste. 7 % des voix, quand on répète depuis 2007 que l'on pèse 17 millions d'électeurs, voilà de quoi être sonnée. Le plus difficile reste à venir. Personne ne sait encore la façon dont elle va devoir trancher un terrible dilemme : se rallier au second tour de la primaire à Martine Aubry, que Ségolène Royal accuse depuis 2008, de lui avoir "volé" la direction du PS à coups de tricherie. Ou appeler à voter en faveur de François Hollande qui, en 2007, l'a quittée pour une autre.


Ce mélange entre stratégie et psychologie, vie privée et vie publique, se réglera dans une scène qui est l'une des révélations du livre d'Antonin André et Karim Rissouli, deux journalistes, qui ont suivi la campagne de François Hollande. Ce petit drame intime et politique se joue en deux temps. Un dîner, d'abord, avec les quatre enfants du couple qui a explosé. Puis un déjeuner avec ses collaborateurs. Ségolène Royal se cabre encore, à l'idée de soutenir son ancien compagnon.


Mais, révèlent les journalistes, "ses lieutenants, prêts hier à mourir pour elle, lui expliquent pour la première fois qu'ils ne pourront pas la suivre chez Aubry et qu'ils se désolidariseront de son choix".(ultra classique de la politique,on s'étonne encore de cet étonnement). L'ex-candidate devra se résoudre à ce ralliement dont elle ne voulait pas, mais qui scelle la victoire de François Hollande à la primaire, étape essentielle de son parcours présidentiel. Pour finir, les auteurs ont posé la question essentielle: " M.Hollande qui vous connaît vraiment ?"


La réponse en dit long sur l'ampleur des secrets de cet homme : "Je ne sais pas... répond-il. Je dis très peu de chose.(Cela rappelle quelqu'un!!!) Ce que je ressens, même mes enfants ne le savent pas. Je suis très bavard, mais sur l'essentiel, sur moi, je ne dis rien. Même à mes proches, même à Valérie. Je pense qu'elle en souffre, d'ailleurs. Au fond, je n'ai pas de confident..." (Albin Michel. 230 p., 18 euros) Raphaëlle Bacqué


  • NICOLAS SARKOZY, LES COULISSES D'UNE DÉFAITE

Sur ses adversaires ou ses partenaires, il est impitoyable. Nicolas Sarkozy, en privé, est d'une brutalité inouïe dès qu'il s'agit de critiquer les autres, comme le montre le livre d'Arnaud Leparmentier et de Stéphane Grand, journaliste à Europe 1.


Marine Le Pen ? "Elle est poisseuse, c'est son père sans l'intelligence." Sur Dominique Strauss-Kahn et l'affaire du Carlton, il se lâche : "Imaginez, ils partouzent tous ensemble, il y a des flics, des hôtels, la fédération PS du coin. Oui, on peut le dire, c'est la fédé partouze." A propos d'Angela Merkel : "Quand elle se fait une tartine de fromage, elle rajoute du beurre. Et en plus, je peux vous dire qu'elle a une bonne descente !"


Vendredi 20 avril, à deux jours du premier tour, il se moque encore de "cette pomme d'Hollande qui lit ses discours, avachi à la tribune... J'ai connu Ségolène Royal, elle était folle, mais franchement c'était autre chose !" (L'Archipel, 280 p., 19,95 euros) Vanessa Schneider


  • LE NAUFRAGÉ, HISTOIRE SECRÈTE D'UNE DESCENTE AUX ENFERS

Y ont-ils cru  ces ministres qui lui devaient tout, ces apparents zélés serviteurs ? Alors qu'il a juré, tout au long de la campagne qu'il allait "créer la surprise", Nicolas Sarkozy semble avoir eu du mal à faire croire aux siens qu'une victoire était possible. C'est en tout cas ce qui ressort du livre de Benjamin Sportouch et Jérôme Chapuis, journalistes à L'Express et à RTL, qui ont chroniqué la dernière année de Nicolas Sarkozy.


Une des premières scènes commence sur cette confidence de Xavier Bertrand, ministre du travail, en octobre 2011 : "A moins de circonstances exceptionnelles, le combat sera très difficile. Oui, parfois, on se dit que ça relèverait du miracle. Mais rien n'est impossible !" Pas impossible, mais peu probable, tel est le sentiment qui prévaut chez des ministres de premier plan. En janvier 2012, c'est Bruno Le Maire, ministre de l'agriculture et responsable du projet de l'UMP, qui s'affiche défaitiste : "La stratégie du cuirassé Potemkine : j'ai raison, les autres se rendront à ma raison, je n'y crois pas." Autre grand élu dubitatif, Jean-Pierre Raffarin, qui confie : "On est associé, mais on ne partage pas." (Flammarion, 336 p., 19,90 euros) V.S.


  • LA VICTOIRE EMPOISONNÉE

Le dernier livre d'Eric Dupin, ancien éditorialiste à Libération, est le journal de bord de la campagne rédigé sous forme chronologique : du 29 août au 6 mai. Eric Dupin entrecoupe son récit de témoignages de syndicalistes, petits patrons, anonymes qui livrent les difficultés qu'ils rencontrent dans leur vie quotidienne. On n'y trouve pas de scoop, mais l'état d'esprit des politiques et des électeurs à la veille de cette échéance présidentielle marquée par un antisarkozysme à la mesure de l'espoir qu'avait suscité le président sortant en 2007. Et qui débouche pour lui certes sur une victoire socialiste, mais une "victoire empoisonnée". (Seuil,.268 p., 16 euros) Raphaëlle Besse Desmoulières


  • FRANÇOIS HOLLANDE. DE LA CORRÈZE À L'ELYSÉE

Les recettes les plus simples . Prenez ce livre : passé les  premières pages, qui permettent de se mettre à jour sur la carrière de M. Hollande, les deux cents suivantes sont une chronique au quotidien de sa marche vers l'Elysée. A priori, rien de très excitant.


Journalistes à l'AFP, Christine Pouget et Corinne Delpuech parviennent (presque) à tenir leur lecteur en haleine. . (L'Archipel, 308 p., 19,95 euros) Thomas Wieder


source Le Monde Ariane Chemin


FERIA(S) En una nueva revista que acaba de salir TORONOTES a la cual coloboro... Une nouvelle revue qui vient de sortir TORONOTES à laquelle je collabore.. Spécial dédicace pour Hervé Fourniller...

Merci EDDIE PONS (Nîmes)


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                      Sarkozy-Hollande-Strauss Kahn

"Les Strauss-Kahn", écrit par les journalistes du Monde Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin (Ed. Albin Michel),

Vingt ans après leur mariage, Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair se trouvent de nouveau sous les projecteurs, mais pour d'autres raisons. Que s'est-il passé ? Le livre "Les Strauss-Kahn", écrit par les journalistes du Monde Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin (Ed. Albin Michel), raconte cette alliance du pouvoir et de la gloire, puis la lente descente aux enfers. Lobbying de l'agence Euro RSCG, courtisaneries, protections politiques... Tout concourait pourtant au maintien du silence.

L'actuel président de la République, tout comme le sortant, ont côtoyé de près Dominique Strauss-Kahn. François Hollande l'observe depuis plus de quinze ans. Nicolas Sarkozy le reçoit à l'Elysée. Nous avons choisi deux extraits qui éclairent les relations des deux hommes avec l'ancien président du FMI.

Un homme se tient à l'écart des "si", des "quand ?" et de cette litanie qui commence à enfermer les strauss-kahniens dans la politique-fiction. C'est simple : François Hollande fait comme si Dominique Strauss-Kahn n'existait pas. Il sait bien qu'il n'y aura pas de place pour deux crocodiles dans le marigot socialiste. Il n'est pas tout à fait certain que son rival prendra le risque d'abîmer sa belle image d'expert international et de sauveur de l'économie mondiale. Les campagnes électorales, pense-t-il surtout, sont comme des scanners qui révèlent le squelette de ceux qui s'y lancent. Il a bien vu comment son ex-compagne Ségolène Royal en est sortie blessée. DSK sortirait-il sain et sauf de cette radiographie ?

Ses années passées à la tête du Parti socialiste l'ont suffisamment informé des faiblesses du personnage. Il n'a pas oublié ses conversations avec Armelle Thoraval sur les affaires de la MNEF et l'implication de DSK et de ses amis. Il n'a pas oublié non plus son rendez-vous avec Tristane Banon, quelques années plus tôt. Il connaît les rumeurs qui courent, les anecdotes sur sa manière de "draguer" dans les fédérations socialistes, à l'issue ou même pendant les réunions politiques, les incidents diplomatiques que les lieutenants parisiens de DSK ont dû gérer, à Grenoble ou ailleurs. Sa nouvelle compagne, Valérie Trierweiler, a elle aussi cerné le personnage. C'est une très jolie journaliste qui n'ignore rien des manières des hommes politiques. Un jour, salle des Quatre-Colonnes, Strauss-Kahn se dirige vers le petit groupe de chroniqueurs politiques au milieu duquel elle se trouve. "Comment va la plus jolie journaliste de Paris ?", demande le député du Val-d'Oise. Et elle, du tac au tac, cinglante : "Je croyais que c'était Anne Sinclair..."

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François Hollande a aussi été frappé par le rejet, bien au-delà des rangs de la gauche, de la présidence Sarkozy. Le style bling-bling imprimé au quinquennat a choqué. Les électeurs, pense-t-il, ne choisiront pas un candidat qui, au fond, ressemble dans ses manières au président. Or, si la conjoncture impose à tous les présidentiables la même rigueur budgétaire, les styles feront aussi la différence. "Nicolas Sarkozy-Kahn" : c'est ainsi que Jacques Attali, l'homme qui, il y a des années, avait recruté Hollande à l'Elysée, vient d'intituler sa chronique dans L'Express, face à la crise économique qui enfle.

Hollande ne pense pas seulement que le patron du FMI mène trop grand train et affiche trop d'aisance. Il juge aussi qu'il ne connaît pas ou plus assez la France. "Parler avec les grands de ce monde, c'est bien, dit-il à ses amis. Mais que sait-il de Châteauroux ?" Quelques mois plus tôt, Hollande a lu dans Paris Match un portrait élogieux d'Anne Sinclair qui racontait tout à trac son bonheur de "jeune couple" à Washington. Là-bas, riait-elle, pas de "circonscriptions à visiter", pas de "Fête de la rose à Trifouillis-les-Oies..." Soit. Mais quand il faudra que le directeur du FMI redescende de la stratosphère où l'ont propulsé les sondages, on verra s'il sait vraiment convaincre les électeurs de gauche de "Trifouillis-les-Oies" de l'élire à la primaire !

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Nicolas connaît trop Dominique (...). Avenue du Maréchal-Maunoury, chez les Sinclair, ou chez les Sarkozy, juste de l'autre côté de la Seine, les couples se lancent des invitations. "Plus souvent chez moi", plaisante Nicolas Sarkozy. Ils se croisent ailleurs, chez Jacques Attali, qui a élu domicile juste en face de la mairie de Neuilly, et les convie à sa pendaison de crémaillère, ou encore chez François Pinault. Quand Alain Minc et sa femme dînent également autour de la table, le conseiller du Tout-Paris soupire souvent, moqueur : "En vous entendant, on se demande vraiment qui est le maire de Sarcelles et qui est le maire de Neuilly !"

(...) Par-delà les petites trahisons et les courtisaneries, leurs mondes sont restés mêlés - amitiés et relations entrecroisées. En 2007, Bernard-Henri Lévy, l'ami d'Anne et le compagnon de ski de Nicolas Sarkozy, s'est rallié à Ségolène Royal après sa victoire à la primaire. Faute de mieux, a-t-il expliqué à son ami Dominique. Simone Veil, elle aussi proche de la journaliste, a au contraire choisi de soutenir le candidat de l'UMP. Sa protégée, Rachida Dati, à laquelle elle a offert sa robe d'avocate, s'est liée en revanche avec Henri Proglio, l'un des rares complices de DSK. C'est lui qui les a présentés. Lorsque Dominique a croisé la jeune femme pour la première fois, il a aussitôt téléphoné au patron de Veolia : "J'ai rencontré une fille, elle est pour toi." Rachida, depuis, est devenue (...) l'une des ministres vedettes de Nicolas Sarkozy. Parfois, sur leurs serviettes de plage qu'ils collent côte à côte sur le sable doré de Porto-Vecchio, Ramzi Khiroun, l'âme damnée de "Strauss", et Franck Louvrier, chargé de la communication de l'Elysée, en rigolent ensemble : "C'est fou comme ils se ressemblent !"

(...) Nicolas Sarkozy sait depuis longtemps que Dominique est un séducteur. Lui-même ne dédaigne pas les tentations qu'offre le pouvoir. Mais il est étonné de ses manières expéditives, de cette façon qu'il a de ne prendre aucun détour pour s'attacher les faveurs d'une femme tout juste rencontrée. Une chose l'intrigue encore davantage : son imprudence, voire son étrange goût du risque. Il l'a compris d'emblée : lorsqu'il s'agit de femmes, même la politique n'a plus d'importance pour Dominique.










12/05/2012
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