886-Les cocus des révolutions arabes 12 posts

Jean-Victor Joubert, invité de ce blog , publie ce matin cet article très opportun . Le voici. MB                  L'ANTI FADAS !



dessin de Chappatte Yahoo cartoons





Trente à quarante pour cent de suffrages pour les islamistes en Tunisie…

 

Cocus les jeunes qui ont donné leur enthousiasme et souvent leur vie pour secouer le joug de la clique Ben Ali. La Tunisie nouvelle, selon toute vraisemblance, sera donc régie par les islamistes. Le bulletin de vote comme marchepied vers une autre dictature? Il est vrai que l'islamisme s'accommode très bien, au moins jusqu'à sa prise de pouvoir, de la démocratie et de ses instruments, mais qu'il perd singulièrement de son charme dès lors qu'il exerce ce pouvoir…

 

L'histoire de toutes les révolutions montre que, dès le premier jour, la contre-révolution est en marche. En Tunisie, cette contre-révolution prend deux visages : - celui de la clique Ben Ali se camouflant derrière le faux-nez de nouveaux partis (environ un tiers des quelque 110 partis que compte désormais le paysage politique serait le fait d'anciens du RCD. Ils planquent leur ancienne appartenance et se réclament de l'héritage de Bourguiba et du mouvement destourien ) ; - celui des islamistes qui vont injecter de bonnes doses de charia dans la future constitution, rejeter toutes les avancées de Bourguiba concernant la condition des femmes et les enfermer de nouveau dans leur prison de toile.

 

Les barbus tunisiens  d'Ennadha, bourrés de fric venu du Qatar et d'Arabie saoudite pour leur propagande, qui établissaient deux files séparées, hommes d'un côté, femmes de l'autres aux élections, leurs complices salafistes qui ont attaqué un cinéma projetant des images « blasphématoires », leurs compères égyptiens des Frères musulmans, tout comme leurs comparses libyens du CNT attendent le moment propice pour récolter les fruits des « Printemps arabe ». Si l'on veut vraiment essayer de se prémunir autant que possible d'une dérive islamiste, il faudrait déjà commencer par établir une séparation du politique et du religieux dans la Constitution. La Tunisie a tout de même une population éduquée et on peut raisonnablement penser qu'elle ne se laissera pas voler sa révolution. Espérons…

 

En Libye c'est autre chose. On en a entendu des « Allahou akbar ! » pendant toute la guerre ! On en a vu des barbus vociférant ! Et il s'en est évaporé des tonnes et des tonnes d'armes sophistiquées qui vont se retrouver dans les mains des terroristes de l'AQMI (Al Quaïda Maghreb Islamique) !

 

Le président du Conseil national de transition (CNT) Moustapha Abdeljalil (le nouveau pote à Sarko) n'est autre que l'ancien ministre de la « justice » de Kadhafi, celui-là même qui avait condamné à mort les infirmières bulgares « sauvées » par…Sarko. Sa première déclaration ne laisse planer aucun doute sur sa conception de la démocratie: « En tant que nation musulmane, nous avons adopté la charia islamique comme source du droit, donc n'importe quelle loi contredisant les principes de l'islam est légalement nulle », a-t-il dit lors du discours de « libération » de la Libye, prononcé à Benghazi.

 

Ainsi notre va-t-en-guerre national Microlax 1er, du haut de ses talonnettes, a dépensé 300 millions d'euros (le pognon de 10.000 emplois au-dessus du Smic) pour promouvoir l'islamisme, faire régresser la condition des femmes mais peut-être aussi…récupérer quelques juteux contrats pour Total, Bouygues et Bolloré. Ben voyons, y a pas de petits profits.

 

Eh ! Sarko, si tu envoyais la petite Giulia se faire « éduquer » chez tes nouveaux potes ?

 

BHL, quant à lui, nous assure que ce sera une charia « cool ». Que le fait de pouvoir prendre quatre femmes serait en fait un geste généreux envers les veuves de guerre pour qu'elles ne restent pas seules les pauvres…Allez zou, au harem les veuves. Et puis leurs filles aussi tant qu'on y est !

 

Ces révolutions sont-elles vouées à faire le lit du fanatisme religieux ? La mère de toutes les révolutions, la Révolution française a mis des décennies pour réussir. Après avoir engendré une dictature dévastatrice, celle de Napoléon. Mais à la différence des révolutions arabes, elle s'est attaquée aux deux pouvoirs qui exploitaient, humiliaient et maintenaient le peuple dans l'obscurantisme et le quasi-esclavage : le pouvoir sur les corps, celui du roi, des nobles mais aussi et peut-être surtout le pouvoir sur les esprits, celui de la religion et du clergé. Sans faire l'économie d'un Robespierre ! Ce qui n'est – hélas ! - pas le cas des révolutions arabes…

 

Ces peuples qui ont fait la révolution accepteront-ils d'être les cocus de l'histoire ? Espérons que non.

 

 

Quatridi 4 Brumaire 220         http://lantifadas.midiblogs.com/




L'auteur de nombreux dessins:Merci Chimulus!

chimulus
Chroniqueur invité

Une supportrice d'Ennahdha au QG du parti, à Tunis, le 25/10/11 (FETHI BELAID/AFP)

Une supportrice d'Ennahdha au QG du parti, à Tunis, le 25/10/11 (FETHI BELAID/AFP)


 



25/10/2011
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