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dessin de Chimulus pour lepost.fr

 Le dessin de Chimulus Illustrations : le sondage Ifop/Le Figaro sur la sécurité ; le dessin de Chimulus Lepost


ROMS

Les familles les moins impliquées dans la politique,les citoyens les plus modérés,y compris ceux qui ont voté Sarkozy ou Bayrou aux dernières présidentielles sont ébahis des déclarations du président de la République sur les Roms.Voyez cette revue de presse qui confirme les premières constatations individuelles.Marc Baldy

Le député Nicolas Dupont-Aignan (ex-UMP) a lui aussi critiqué les annonces du président de la République : "En dressant les français les uns contre les autres pour des raisons purement politiciennes, Nicolas Sarkozy abîme la fonction présidentielle. Sans pour autant résoudre les réels problèmes de sécurité, il sape gravement la cohésion nationale", affirme le président de Debout la République. "Le discours de Tartuffe du président pourrait donc être grave de démagogie s'il n'était pas ridicule de bêtise. En se drapant une énième fois dans un discours offensif en décalage total avec sa politique, Nicolas Sarkozy prend les français pour des c...", ajoute le député de l'Essonne.

Nicolas Dupont-Aignan accuse également le chef de l'Etat d'un "décalage schizophrène entre le discours et les actes". "Qui a supprimé ce qu'on l'on a qualifié à tort de 'double peine' et qui permettait l'expulsion d'un étranger coupable d'un délit grave ? C'est Nicolas Sarkozy. Qui a supprimé en 2010 plus de 3.000 postes de gendarmes ou policiers ?! C'est toujours Nicolas Sarkozy", lance-t-il.





 ...  L'arsenal de mesures qui s'abat sur la corporation où il y a comme ailleurs des voyous, des malfrats et des voleurs, les renforce dans une marginalité dangereuse. Les lois Louis Besson, sous Rocard et Jospin, avaient tenté d'améliorer leur sort en faisant obligation aux communes de plus de 5 000 habitants d'aménager des aires d'accueil à leur intention. Cette loi est mal appliquée ? Que ne s'en est-on ému plus tôt ? S'il n'est jamais trop tard pour bien faire, appliquer aux gens du voyage la loi du Talion (œil pour œil, dent pour dent) qu'eux-mêmes seraient si prompts à pratiquer, n'est peut-être pas la meilleure manière de pacifier les conflits et de ramener l'ordre dans le pays.Marie-Louise Roubaud Extrait Edito de La Dépêche du Midi daté du 30 juillet.

"Inacceptables"

Dans un communiqué, Ségolène Royal a jugée de son côté que "l'intervention (...) du président Sarkozy marque une nouvelle étape dangereuse et indigne, dans une surenchère populiste et xénophobe. Cette fuite en avant sécuritaire symbolise l'échec de celui qui, hier comme ministre de l'Intérieur et aujourd'hui comme chef de l'Etat, n'a cessé de stigmatiser des territoires et des populations, sans jamais apporter de réponses concrètes à leur sécurité.

L'ex-candidate PS à la présidentielle estime que par de telles déclarations, "c'est au principe républicain et aux valeurs démocratiques que Nicolas Sarkozy déclare la guerre. Notre république est en train de pourrir par le sommet".

Les propos du président "sont inacceptables pour tous les républicains de notre pays, selon Pierre Moscovici. Affirmer un lien de causalité entre immigration et délinquance est ignoble. Menacer de déchoir de leur nationalité les Français d'origine étrangère auteurs de certains crimes renvoie aux heures les plus sombres de notre Histoire. Il est désormais clair que, dans l'esprit du chef de l'Etat (...) il y a une sous-catégorie de Français, qui ne mérite pas les mêmes droits que les 'Français de souche'". Le député PS a appelé "solennellement tous les républicains de ce pays à dénoncer avec la plus grande énergie ces propos, et à s'unir pour combattre ensemble (...) les mesures que ces propos pourraient inspirer".

De son côté, la députée PS Aurélie Filippetti considère que "Nicolas Sarkozy renoue avec ses vieux démons". "La France a besoin d'un président qui restaure l'autorité de l'Etat et de la parole politique, et non pas d'énervements de matamore pour masquer l échec de la politique de sécurité", écrit-elle dans un communiqué. "A défaut de passer au karcher les conflits d'intérêt politico-financiers d'usage à l UMP, poursuit-elle, Nicolas Sarkozy cible une nouvelle fois les étrangers parce qu'il ne sait plus comment retrouver une crédibilité.

 

"Coup de poignard dans le dos de la République"

La présidente du parti écologiste Cap21, Corinne Lepage, a quant à elle qualifié le discours de "coup de poignard dans le dos de la République" : "En stigmatisant l'étranger délinquant et au chômage, en liant 'intégration et insécurité' et en instaurant une différence entre les citoyens selon leur origine, le discours prononcé à Grenoble par Nicolas Sarkozy constitue un coup de poignard dans le dos de la République."

Pour Dominique Voynet (Verts), qui s'est esprimée lors d'une conférence de presse, "on peut parler de déchéance morale de la part du président de la République, il est totalement irresponsable de montrer du doigt de la sorte des communautés entières sans faire la moindre distinction", ajoutant que "ce sont des dizaines de familles que l'on retrouve sur les trottoirs, sans perspective". "Ces familles ne choisissent pas, en général, de se rabattre sur des squats, encore moins dans des camps de fortune. L'Etat a l'obligation de trouver des solutions de relogement losqu'il expulse, il ne peut pas se reposer sur les villes."

François Bayrou, président du Mouvement démocrate, a dénoncé vendredi 30 juillet les déclarations "à grand spectacle" de Nicolas Sarkozy qui a promis à Grenoble un nouveau renforcement de l'arsenal répressif contre les délinquants. "On n'a pas besoin chaque semaine de lois nouvelles ou de propos guerriers non suivis d'effets mais de faire appliquer des lois qui existent déjà et sont bafouées tous les jours".

Fondé sur rien"

La Ligue des Droits de l'Homme (LDH) a accusé Nicolas Sarkozy d'agiter "les refrains des années 30". "On est dans la manière la plus insupportable d'attiser la haine en désignant ces étrangers qui viennent manger notre pain", a dénoncé Michel Tubiana dans une déclaration. "Sur ce terrain là, le président de la République et son gouvernement ont manifestement décidé d'agiter les vieux refrains des années 30 destinés à attiser la haine contre les étrangers", a-t-il ajouté. Interrogé sur le souhait du chef de l'Etat d'évaluer les prestations auxquelles ont aujourd'hui accès les étrangers en situation irrégulière, Michel Tubiana a estimé qu'il s'agissait d'un "fantasme". "C'est un fantasme parce que l'on sait que la plupart des étrangers travaillent dans des conditions dures en payant des cotisations dont ils ne percevront même pas les fruits", a-t-il expliqué.

"Faire un discours sur la délinquance uniquement centré sur une question de retrait de nationalité, sur l'immigration, après avoir tenu une réunion sur les gens du voyage et sur les Roms, c'est l'assimilation des étrangers et des personnes d'origine étrangère à la délinquance, à ceux qui mangent le pain des Français", a encore déploré Michel Tubiana.

La Cimade, de son côté, estime que le président Sarkozy "tient un discours qui peut être celui de la droite extrême".

"J'ai du mal à comprendre le lien entre les problèmes de violence à Grenoble et les étrangers sans papiers", a déclaré le secrétaire général de l'ONG d'aide aux immigrés, Jérôme Martinez. "C'est de la manipulation de l'opinion" car, selon lui, les annonces de Sarkozy sur les sans-papiers "ne seront pas suivies d'effet puisque les droits des sans-papiers ont été déjà rabotés". "On fait un amalgame banlieue, immigration et délinquance qui n'est fondé sur rien", a ajouté Jérôme Martinez en rappelant que Nicolas Sarkozy avait promis d'expulser les étrangers impliqués dans les émeutes qui avaient embrasé les banlieues à l'automne. Selon Jérôme Martinez, "aucun étranger n'a été expulsé parce qu'il n'y avait pas d'étranger impliqué". "C'est encore de la manipulation de l'opinion", a--t-il déploré.




VERS UN MONDE NOUVEAU

Mélanges, textes et documents
offerts au Professeur Edmond Jouve


Edmond est mon ami...Je devrais écrire je suis un des innombrables amis d'Edmond que j'ai eu la chance de cotoyer sur les bancs du Lycée Gambetta.
Un ouvrage très important va être publié fin juillet.Il comporte des centaines d'articles signés de célébrités,ou de simples amis.Il faut avoir ces deux volumes dans sa bibliothèque.Pour moi il rejoindront sa thèse que je conserve dans la mienne comme le général de Gaulle la conservait à Colombey!Impossible de citer tous les auteurs qui ont voulu honorer Edmond mais j'ai relevé quelques noms:

BOUTROS-GHALI Boutros (I- Etudes), Maurice Duverger et Roland Hureaux(II-Europe et Méditérranée), Lionel Jospin(III-L'Afrique le Magreb), Jean-Pierre Cot (VII-Politique),  DECRAENE Philippe, Simone Dreyfus, François Mitterrand,
SENGHOR Léopold Sedar (Témoignages),



Edmond Jouve « a certes marqué les esprits en formant des générations d'étudiants, non seulement en France, mais également sur tous les continents. Toutefois, il a aussi marqué la doctrine, par ses études  sur les relations internationales, l'Europe, le Tiers Monde, le droit des peuples, le droit du développement et, aujourd'hui, la Francophonie.

Pur produit de l'École de la République, son itinéraire est exemplaire. Il est le fruit d'une époque où la France donnait ses chances à chacun, quel que soit son milieu social, quelles que soient ses origines.

Distingué par la maîtresse de l'École communale de son village – Nadaillac-de-Rouge – dans le Lot, il fréquenta successivement le Cours complémentaire Daniel Roques à Gourdon, le lycée Gambetta de Cahors,la Faculté de Droit et l'I.E.P. de Toulouse, enfin la Faculté de Droit de la rue Soufflot à Paris. C'est là qu'il choisit de se consacrer à l'enseignement et où il franchit, une à une, les étapes qui lui permirent d'accéder au professorat de l'enseignement supérieur.

Après des études de droit, il bifurqua vers la science politique, ce qui le conduisit à soutenir l'une des premières thèses de doctorat d'État dans une discipline encore jeune, avec pour sujet Le Général de Gaulle et la construction de l'Europe (1940-1966). Il reçut, à ce titre, les félicitations du fondateur de la Ve République qui plaça les deux volumes de l'ouvrage dans sa bibliothèque d'angle, à Colombey-les- Deux-Églises, où ils se trouvent encore ».


Pierre MESSMER

« Homme de conviction, le professeur Edmond Jouve est l'une des figures exemplaires de la Francophonie.Comme le lui déclarait Léopold Sedar Senghor en 1988, il est l'un « des principaux ouvriers de la première heure » et « son oeuvre, si vaste, ne peut s'expliquer que par son souci de travailler, dans le sens de la Francophonie, à la Civilisation de l'Universel qu'annonçait Pierre Teilhard de Chardin ».

Président de l'ADELF, il est l'un des premiers à amener la Francophonie dans les régions et les villages de France. Dès 1991, en créant les colloques internationaux du pays de Quercy, dont il est un enfant,

Edmond Jouve fait la démonstration dont quelques sceptiques avaient besoin : la Francophonie est aussi l'affaire des gens les plus modestes, dont la sensibilité et l'ouverture d'esprit accueillent naturellement et

avec enthousiasme les richesses fabuleusement diversifiées qui foisonnent avec et autour de la langue française. Le succès des Rencontres de Payrac, de Gourdon ou de Nadaillac-de-Rouge rappelle à tous

que la Francophonie peut être populaire et l'efficace vecteur d'un véritable dialogue des cultures, garant et source de paix.

Titulaire de la Croix d'Officier de la Légion d'Honneur, Commandeur des Arts et des Lettres et des Palmes académiques (France), Grand Officier de l'Ordre national du Lion (Sénégal), le Professeur Edmond Jouve a été justement remercié pour son action au service du développement, de la coopération, de la paix et de la démocratie, mais il fallait qu'il le soit également, de la manière la plus solennelle et la plus sincère, pour sa contribution à notre idéal commun francophone. Ces quelques lignes, comme un écho venant refermer la boucle initiée par l'un des fondateurs de la Francophonie, existent pour exprimer cette reconnaissance et la profonde estime de leur auteur à son endroit ».


Abdou DIOUF

2010 • ISBN 978-2-8027-3014-9 • 2980 pages (2 volumes)

Prix de souscription valable jusqu'à la publication de l'ouvrage

(frais d'envoi compris) : 150 € (par carte,20€ de plus par chèque)

ÉDITIONS JURIDIQUES BRUYLANT

Rue de la Régence 67 • B-1000 BRUXELLES

T : + 32(0)2 512 98 45 • F : + 32(0)2 511 72 02

info@bruylant.be • www.bruylant.be














                                              

Dessin de Baudry

rue89




Pour des raisons personnelles je ne tiens pas à aborder certains sujets qui me blessent ou me mettent en rage.La comédie de la coupe du monde me permet d'en aborder un autre.

Scénario surréaliste,depuis le scoop de l'Equipe et les insultes adressées par Nicolas Anelka à Raymond Domenech, jusqu'à  la comédie d'hier matin sur le terrain d'entraînement et les démissions successives, l'équipe de France de football a implosé et nous ridiculise.

Ce groupe d'enfants gâtés, de rebelles qui ont souvent galéré avant de connaître la gloire, a perdu la tête.Ces clans ne constituent pas une équipe de France.Tout l'aspect positif des « black-blanc-beurs » s'est évaporé en douze ans au profit du fric et de la frime,de l'individualisme et de la division,à l'image de notre société qui abandonne les valeurs de la république au premier rang desquelles l'égalité,la solidarité et la fraternité.

A l'inverse nous voyons chaque semaine le travail d'admirables bénévoles du football amateur.Nous en avons un bel exemple ici à Pradines où se regroupent les footballeurs des communes de deux cantons de Cahors-Nord et de Luzech.En haut,tout est à reconstruire.


Licenciements par voie de presse


Un correspondant me le signale, Stéphane Guillon congédié par le patron de Radio France, Didier Porte licencié par celui de France Inter: la direction de la radio publique, excédée par des chroniques au vitriol, a entrepris un grand ménage parmi ses humoristes.

Stéphane Guillon dont je n'appréciais pas toujours les chroniques a été licencié par voie de presse.Le PDG Jean Luc Hees l'a annoncé dans une interview au Monde.Décidément cela devient une habitude!puisque des élus aussi ont appris leur "licenciement" dans la presse quotidienne au mépris de leurs électeurs.Dans les médias la liberté d'expression est menacée,  c'est grave,bien plus grave que les attraques ou les menaces pour faire taire les blogs,celui-ci en particulier.Cela relève de l'abus de pouvoir et c'est contraire aux valeurs de la démocratie.

porte

Posté par Jihosur son blog: http://zejihoblog.canalblog.com

Austérité

La Cour des Comptes chiffre l'augmentation des dépenses courantes à 3,7%.Sarkozy et Fillon et l'UMP ont  faits des cadeaux fiscaux non financés: baisse de la TVA dans la restauration,  (appréciée des restaurateurs) ,la suppression de la taxe professionnelle (appréciée des entreprises,beaucoup moins par les collectivités),réduction d'impôts de certains contribuables, 140 milliards de niches fiscales...Guéant annonce de nouveaux efforts et l'austérité dans le Financial Times au nez et à la barbe du premier ministre et des élus méprisés comme leurs électeurs...Cela devient décidemment une habitude!Du coup François Fillon compare Guéant à Domenech et Sarkozy à Escalettes.

ça chauffe!

Décidément le climat se réchauffe brusquement!Je ne parle pas seulement de la météo.Hier au soir chez les gendarmes de Terre Rouge pour le départ du colonel Escolano il valait mieux être en chemisette comme le matin à La Chartreuse.Ce matin en attendant Malvy,malgré l'ombre fraîche de la rue de la Halle il faisait tiède pour inaugurer la maison du patrimoine commencée sous Bernard Charles et le Docteur Glukcler.Il a fallu 5 maires (dont deux intermittentsil est vrai) pour acheter et rénover la maison Quéval.Sous les parasols du marché les clients transpiraient comme à l'AG de la mutualité Française que présidait Denis Ginibre pour la dernière fois au K'Or face au pont Valentré.Mais il n'y a pas que le soleil qui chauffe après des journées automnales.

Je veux parler des affaires du monde et du Monde, de France Inter, et de Bettencourt,de Woerth,des retraites et du plan d'austérité qu'on nous prépare avec des "éléments de langage" rassurants,de la débacle du foot, et pas que chez nous,de la colère d'Obama contre un centurion,du pétrole et de BP qui coulent...ça chauffe en Espagne,en Grêce,en Italie à cause de la crise et des plans "de redressement" qui oublient que sans croissance il n'y a pas de redressement;ça chauffe à Belleville,ça a failli chauffer sur la dalle où Sarkozy s'est rendu nuitamment,ça chauffe dans nos campagnes où souffrent les paysans;ça chauffe dans les écoles et sous le crâne des conseillers du président qui joue les seconds rôles planqué derrière sa ministre des finances au G20.A tel point que François Fillon a pour la première fois en 3 ans,pris la parole tout seul,pour dire qu'il allait annoncer des choses;ça va chauffer!

                                                    Marc Baldy


Bettencourt..."Il est proprement sidérant que nos excellences ne soient pas habitées par la prudence et la décence les plus élémentaires les empêchant de tomber dans un mélange des genres malsain qui leur semble pourtant naturel. Comme si nos élites se croyaient tout permis à l'abri des regards du Français moyen." Edito de La Dépêche du Midi,Jean-Pierre Bédeï (extrait).

                              _______________


Entretien de Jean-Pierre Chevènement , propos recueillis par Anita Hausser, vendredi 2 juillet 2010.


France-Soir. Le Mouvement républicain et citoyen (MRC), dont vous êtes le président d'honneur, annonce son intention de soutenir en 2012 un « candidat républicain ». Vous pourriez, dit-on, être ce candidat. C'est sérieux ?

Jean-Pierre Chevènement.
Si j'envisage d'être candidat, c'est parce que les circonstances sont gravissimes et qu'il faut faire « bouger les lignes ». La France va mal. Elle s'est installée depuis trente ans dans un chômage de masse qui touche plus de 20 % des jeunes. Elle n'a jamais été aussi inégale. L'éthique républicaine est foulée aux pieds. Certes, je ne suis plus jeune, mais l'expérience est irremplaçable !

Pourtant, vous aviez envisagé, jusqu'à une période récente, de participer aux primaires (devenues celles) du PS…
Elles ont été vidées de leur substance par Martine Aubry et Dominique Strauss Kahn qui ont conclu le pacte de Marrakech, et qui se sont également  entendus avec Ségolène Royal. Quelle confiance, au surplus, peut-on faire aux socialistes pour l'organisation de ces primaires ? Mais la question majeure est ailleurs : le PS est-il prêt à mener demain une politique de salut public ?

Qu'est-ce que ça veut dire?
J'ai toujours essayé de faire accepter au PS qu'il pèse pour modifier les statuts de la Banque centrale européenne : sans aucun résultat. Le PS est prisonnier du PSE (Parti socialiste européen) lui-même sous la domination du SPD allemand qui ne le veut pas. Alors pour nous sortir d'affaire, je ne fais pas confiance à ceux qui, depuis 1983, nous ont fourvoyés avec une politique de la monnaie forte, une déréglementation généralisée et l'introduction d'une monnaie unique par le traité de Maastricht. Un traité qui est en train de se casser la figure.

Aucune entente n'est donc envisageable entre vous, d'une part, Martine Aubry, DSK et Ségolène Royal, de l'autre ?
Tous les dirigeants socialistes, même Jean-Luc Mélenchon, ont soutenu perinde ac cadaver (jusqu'à la mort, NDLR) le traité de Maastricht et ses dispositions  les plus stupides. Maastricht, ça a été la mise en congé de la nation. Une erreur gravissime. Résultat : la France, aujourd'hui, ne croit plus en elle-même. Comme dans les années 1930.

Allez-vous jusqu'à dire qu'il vaudrait mieux sortir de l'euro ?
L'euro est aujourd'hui une réalité. Je suis partisan de défendre la zone euro dans son intégralité, c'est-à-dire avec tous les pays du Sud. Cela passe par un compromis franco-allemand sur l'idée que l'Europe ne peut pas avoir une monnaie surévaluée. L'Allemagne devrait admettre que la Banque centrale européenne (BCE) fasse des avances aux Etats attaqués. Sinon, la spéculation se déchaînera, et ça va « péter » ! On ne peut pas exclure la défaillance d'un grand pays du sud de l'Europe dans le cours de l'été. Il faut se donner, dès maintenant, des armes de dissuasion.
Le mois d'août est toujours le mois des mauvais coups !

En réponse au projet du gouvernement sur la réforme des retraites, la gauche propose un financement du déficit mettant largement –
et presque exclusivement – les plus riches à contribution. Y adhérez-vous ?

La retraite est le capital de ceux qui n'en ont pas. On ne peut faire l'économie de l'augmentation des années cotisées mais, pour cela, il faut une économie en croissance, créatrice d'emplois. C'est bien beau de dire qu'on va retarder l'âge de départ à la retraite mais s'il n'y a plus de travail, si les entreprises veulent se débarrasser de leurs sexagénaires, comment faire ?

Acceptez-vous de retarder l'âge légal de départ à 62 ans ?
C'est injuste pour les ouvriers ! Savez-vous qu'ils vivent en moyenne sept ans de moins que les autres catégories de Français ? La retraite à 60 ans,
c'était une grande conquête pour la classe ouvrière. Cependant, il est évident que la durée de vie moyenne s'allonge. Le fond du problème, c'est la relance de l'économie : on ne rétablira les comptes de la Sécurité sociale comme les comptes publics que par une augmentation des recettes. Et cela passe par une monnaie moins forte qui n'écrase pas notre compétitivité, par l'investissement de notre épargne – une des plus élevées du monde – dans l'innovation, la recherche, la technologie, la formation. Et cela en France, pas à l'étranger ! Il faut refaire de la France un grand pays industriel et technologique.
Elle en a la capacité si la volonté politique est là !

Aujourd'hui, l'ancien ministre de l'Intérieur que vous êtes combat la réforme territoriale. Pourquoi cette posture ?
Cette réforme, très mal conçue, n'était pas nécessaire. Notre organisation, simple, repose sur trois niveaux : commune, département, région.
L'intercommunalité a remédié à l'émiettement communal. La réforme vise à réduire drastiquement le nombre des communes en transformant les intercommunalités en communes nouvelles. Or on a besoin des petites communes ! On a besoin de ces élus locaux très dévoués qui participent au maintien du lien social. Et puis le gouvernement a inventé une nouvelle entité : la métropole.

Vous y êtes hostile ?
Soyons clair : la création de ces « métropoles » va décapiter sept régions et désosser une douzaine de départements. Et puis cette réforme vise à mettre les collectivités locales à la diète : le gouvernement a déjà annoncé le gel des dotations des collectivités territoriales. Bref, voilà une « réforme » qui met le pataquès dans l'organisation territoriale de la France. Bon, la loi va être votée, mais y aura-t-il une majorité pour l'appliquer en 2014 ?

La gauche peut-elle, selon vous, gagner le Sénat en 2011 ?
C'est possible. Les dernières élections locales et régionales devraient en effet permettre à l'ensemble de la gauche de gagner de nouveaux sièges. Quant à ceux qui font courir le bruit que je serai candidat à la présidence du Sénat en 2011, ce ne sont pas des gens qui me veulent bien !
Je me suis uniquement déclaré disponible pour l'élection présidentielle de 2012 !




21/06/2010
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