820- Ecrire et publier 25 posts

Voici ce qu'écrit dans un blog ami l'anti fadas jean-victor Joubert.
Pour avoir commis deux petits livres publiés grâce à un petit éditeur lotois (Publi Fusion de l'ami Jean-Claude Delmas) et à  une souscription préalable,je partage ce point de vue.Quelques auteurs vedettes se partagent le marché avec beaucoup de stars des médias qui, après avoir fait écrire leurs bouquins par des nègres, occupent tout l'espace et trustent le marché du livre.Beaucoup d'auteurs ne peuvent pas publier leurs livres qu'il s'agisse d'oeuvres géniales ou de nanars.Une fois édité le livre reste à vendre et là ce n'est pas gagné!
Longtemps,à Cahors, nous avons eu un très intéressant salon du livre dont s'occupait Gisèle Venries et un groupe de cadurciens dévoués.Cette année plus rien.C'est fort dommage.Il reste quelques manifestations villageoises comme celle de Gigouzac fort sympathique.J'aimais bien aussi la célèbre foire du livre de Brive où j'avais cotoyé de célèbres écrivains et de moins célèbres..
Je souffre de plusieurs ouvrages rentrés.Dès que j'ai du temps je m'y remets.Ecrire est un plaisir,un besoin,celui de transmettre et d'exprimer des idées,des sentiments.Le blog permet de calmer la douleur mais rien ne remplace l'écriture.
              
  Marc Baldy

Salon du Livre. Quel intérêt ?

 

Depuis trois ans, je ne monte plus au Salon du Livre de Paris... Tant pis pour moi. Ouais... Mais ce salon ne présente plus, pour moi, qu'un intérêt relatif.

L'écrit demeure le véhicule indispensable de toute culture, de toute communication. Derrière chaque roman, essai, poésie, récit, biographie, pièce de théâtre, etc. il y a une ou un auteur. L'écrivain - l'écriveur, l'écriveron - est un créateur solitaire, un artiste-artisan qui accouche toujours dans la douleur d'une œuvre où il met le meilleur de lui-même. Son plus grand souhait est que cette œuvre rencontre son public.

Le circuit classique auteur-éditeur-diffuseur-libraire-lecteur est loin d'être satisfaisant. Dominé par les forces de l'argent, il considère le livre comme un produit qui doit être rentable. Les éditeurs classiques privilégient donc ce qui peut être facilement médiatisé. Les rayons littérature des grandes surfaces sont ainsi encombrés de pseudo-livres écrits par des "nègres" et signés par des noms connus du chauve-bise, de la politique, du sport, etc. La régression des librairies indépendantes au profit des grandes surfaces de la « culture » accentue cette course au profit financier au détriment de l'originalité, de la diversité, de la qualité.

C'est la macdonalisation de l'Ecrit.

Dans ce circuit « classique », l'auteur touche (au mieux !) 10% du prix de vente HT, plus souvent entre 5 et 8% ; l'éditeur et l'imprimeur se partagent 35% ; le distributeur (celui qui met les livres chez les libraires et en gère les invendus, les réassortiments, etc.) prend autour de 20% ; le libraire prend 35%. Autrement dit, tout le monde se sucre sur le dos du seul qui crée quelque chose : l'auteur. De plus, les contrats d'édition sont faits pour le rouler dans la farine.

Avec ce système fermé, articulé autour d'une coterie de grosses machines, en France, une dizaine d'auteurs vivent grassement, une cinquantaine d'autres vivent de leur plume, les autres...ont la « gloire » de voir leur nom sur la couverture d'un livre éphémère, la vie d'un livre se comptant en semaines, au mieux en deux ou trois mois. Ceci parce que les éditeurs et les distributeurs se font leur trésorerie sur le dos des libraires : les livres envoyés d'office sont facturés aux libraires, puis les invendus remboursés lorsqu'ils sont renvoyés. Les libraires n'ont donc pas intérêt à garder des bouquins à diffusion tranquille !

Cette situation est-elle irréversible? Pas du tout.

Les moyens modernes et en particulier l'Internet permettent désormais à l'auteur, maillon le plus important de la chaîne éditoriale de rencontrer directement son Lecteur. Par ce biais, chaque livre vendu rapporte à son auteur entre cinq et sept fois plus que dans l'édition classique !

C'est ce que, personnellement, j'ai compris avec mon site ayoli.fr





Le 1er tome sort cette semaine. Le second est prévu à la fin de l'année. En réalité, c'est un Conservateur de musée, originaire de Cahors, qui mène l'enquête. Cela se veut truculent, instructif et polardeux.
L'ami Jean-Pierre  Alaux publie aussi une biographie de James Dean chez Calmann-Lévy en avril à partir des témoignages du lotois Yves Salgues qui nous a quittés.
                                        @

mon premier ouvrage"Boulevard Gambetta",édité par  Publifusion et jean-claude Delmas.



Dans la préface,Jean-Michel DUCOMTE,président de la Ligue de l'Enseignement,écrit,notamment:

"On ne se souvent jamais seul......Ils sont nombreux dans cette galerie de portraits.... à être convoqués au repas fraternel d'un destin dont les engagements passés sont garantie des fidélités à venir".

Marc Baldy dit sa "vision d'un futur qui,pour être exprimé loin des lieux où semble se dessiner le destin du monde,conserve cette part indispensable de lucidité sans laquelle il n'est pas de destin concevable.L'on ne se souvent bien que de quelque part".

                              @

J'ai cliqué sur ayoli.fr,celui qu est au bas de l'article de jean-victor sur cette page,voici un exemple de ce que j'ai trouvé:


Des écrits qui ont du goût, du piquant, du parfum !

Voici un exemple des recettes de ce livre:


Les lapins de champs du Grand Gaby




Grand long, déguingandé, sec
Perché sur un long cou d'échassier famélique,
Le Grand Gaby est un Prince de la barrique.
Ce fervent défenseur de l'ardeur vigneronne
Est médaillé d'honneur de la Coste-du-Rhône :
N'a-t-il pas englouti, pour se mouiller la glotte
Six cents hectos de vin, sans un verre de flotte!
Ceci en soixante ans d'une soif flamboyante,
Éteinte verre en bouche, de manière constante.
Tout comme d'autres tirent, Gaby boit des deux mains,
En saluant la foule, tel un tribun romain.
Le Grand Gaby, doté d'un vigoureux sésame
Est, cela va de soi, le chéri de ses dames.
Minettes délurées, bourgeoises en goguette
Attirées par sa réputation d'athlète,
Négligeant les on-dit qui prédisent leur perte,
Viennent à son mazet, ouvertes et offertes.
Elles doivent aimer le suint de sanglier
Car leur amant dégage un fumet de gibier.
Priape, Éros, Bacchus, protecteurs de Gaby,
Bénissent les amours cachés dans son gourbi.
Ses conquêtes, souvent, mangeront du lapin
Lorsque leur étalon part avec ses copains...
Le lapin, il est vrai, est sa spécialité,
Tant dans la casserole que contre ses beautés.
Souvent le Grand Gaby, quand vient le crépuscule,
Part hanter la garrigue où la chouette hulule.
Silencieusement, tous les sens aux aguets,
Il s'en va, dans la nuit, pour tendre ses arqués (1) :
De puissants pièges ronds, tendus par un ressort,
Pour les lapins de champs, synonymes de mort...
Quant l'aube aux doigts de roses éveille la nature
Gaby est déjà là pour prendre ses captures.
Les gardes le connaissent, tous veulent le coincer,
Mais le Grand, plus malin que la maréchaussée,
A toujours évité les rencontres néfastes
Tant, de son territoire, sa connaissance est vaste.
- Oh ! Victor, ton Gaby, c'est un bel oiseau rare !
Mais ses lapins de champs, comment il les prépare ?
- Espuillés (2), étripés, coupés en huit morceaux,
Un lapin de garenne chaque deux commensaux,
Tu frottes du thym sec de la dernière estive,
Tu arroses le tout de bonne huile d'olive,
Sel, poivre du moulin et quelques aromates
Et tu fais reposer cela dans une jatte.
Dans ta sartan (3), fond du petit-salé en dés
Dans un peu de saindoux, quantité limitée.
Quand c'est cuit, mets de l'ail, trois oignons émincés
Trois tomates pelées, soigneusement pressées,
Fais réduire à feu vif sans cesser de tourner,
Rajoutes ton lapin à peine fariné,
Fais prendre la couleur en remuant l'ensemble,
Trois verres de vin blanc ou plus si bon te semble,
Plus un morceau de sucre dans quelques verres d'eau.
Encore que la flotte ne sois pas mon credo. . .
Fais cuire sans couvrir, vivement, demi-heure.
Le Gaby l'accompagne par des pâtes au beurre.
Parmi les invités de ces repas de maître,
Le Grand convie parfois.. .notre garde-champêtre!
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Ingrédients et proportions pour six personnes:
- 3 lapins de champs (de garenne), - 2 verres d'huile d'olive la vallée des Baux, - thym sec émietté, - sarriette, - laurier, - sel, - poivre du moulin, -2 noix de saindoux, - 2 hectos de petit-salé, - 6 gousses d'ail pelé et écrasé, 3 oignons finement émincés, - 3 tomates pelées, mondées, épépi-nées, - 1 cuillerée à soupe de farine, - 3 grands verres de vin blanc, - 1 morceau de sucre, - 3 verres d'eau, - 1 kilo de pâtes.

Les vins conseillés:
Tous les vins rosés bien frais: Côtes-du-Rhône, Tricastin, Ventoux, Lu-beron, Costières de Nîmes, Coteaux du Languedoc, Côtes de Provence, Coteaux varois.

(1) Arqués: pièges demi-circulaires à ressort central.
(2) (2) Espuillé : écorché.
(3) Sartan : poêle.

André Schiffrin : « À la petite édition de prendre la relève »

Éditeur aux USA, André Schiffrin 
a vu comment 
la finance y a pris le pouvoir. 
Il plaide pour 
un soutien 
à la petite édition. Un appel et un manuel de survie.

L'argent et les morts d'André Schiffrin

Éditions de La Fabrique. 104 pages, 13 euros

Onze ans ans après Éditions sans éditeurs, pourquoi avez-vous éprouvé 
le besoin 
de remettre ces questions 
sur le métier  ?

André Schiffrin. D'abord parce que la situation s'est considérablement dégradée. Le relatif optimisme que je professais il y a une décennie n'est plus de mise. L'achat d'Éditis par Wendel est l'exemple même de ce qui est, selon moi, en train de se passer dans l'édition, sans que les gouvernements interviennent. L'idée qu'on pouvait avoir une rentabilité modérée de 3 % ou 4 % garantissant l'indépendance est clairement dépassée. Aujourd'hui, on demande des taux à deux chiffres. Mais les alternatives aussi ont progressé d'une manière que je n'avais pas prévue à l'époque. C'est pourquoi j'ai voulu mettre aussi l'accent, d'une manière aussi concrète que possible, sur ce qui était faisable non seulement dans l'édition, mais dans les journaux et les autres médias.

En fin de compte, 
ces résultats sont rarement obtenus.

André Schiffrin. Cela alourdit les contraintes qui pèsent sur les éditeurs. J'ai fait une étude approfondie des catalogues des maisons d'édition sur cinq décennies. On voit ce qu'il n'est plus possible d'éditer. En France, la situation n'est pas aussi grave, mais les éditeurs de grandes maisons parisiennes admettent qu'ils ne peuvent plus éditer certains titres et que les petits éditeurs prennent la relève.

Vous consacrez à la Norvège un chapitre étonnant. 
Qu'y a-t-il de particulier 
dans ce pays  ?

André Schiffrin. On y avait décidé, dans les années d'après-guerre, une politique culturelle cohérente, qui visait à sauvegarder l'indépendance de la presse. Cela amenait, par exemple, à subventionner un deuxième journal dans chaque localité, à maintenir un réseau d'éditeurs, de libraires, de bibliothécaires. Si on faisait de même en France, qui est treize fois plus peuplée que la Norvège, cela équivaudrait à ce que l'État achète 1 000 à 1 500 exemplaires de chaque livre important.

Quand on parle avec les acteurs de l'économie du livre, on s'aperçoit que si l'État est en retrait, l'intervention des collectivités territoriales monte en puissance.

André Schiffrin. Oui, et j'en parle beaucoup dans le livre, parce qu'il est important de montrer que même dans un pays comme la France où le gouvernement est de droite, on peut s'appuyer sur les échelons locaux. L'action de la région Île-de-France est un modèle de ce qu'il faut faire pour les petits éditeurs. Et beaucoup d'autres régions ont depuis longtemps une politique de soutien de la chaîne du livre. Tout cela est d'ailleurs minime, quand on voit ce que coûte le soutien (à la presse ou au cinéma, qu'il faut évidemment poursuivre, soyons clairs).

Rappelons cependant que la réforme de la décentralisation risque de retirer aux échelons territoriaux leurs compétences culturelles.

André Schiffrin. Ou les moyens de l'exercer. C'est pourquoi il faut espérer que les élections récentes consolideront le rapport de forces en ce sens.

Votre livre montre que 
la petite édition est 
un secteur actif et créatif, mais en perpétuelle survie.

André Schiffrin. L'aide à ce secteur, qui fait ce que la grande édition ne peut plus faire, relève d'un choix politique. Les questions budgétaires sont vraiment secondaires. Il faut simplement définir les priorités.

Parmi les secteurs que vous examinez, le plus fragile, l'édition, est le secteur 
le moins soutenu.

André Schiffrin. Dans beaucoup de pays, depuis l'après-guerre, le cinéma est vu comme le moyen d'exporter une culture, de lutter contre une domination culturelle et de gagner de l'argent. On peut comparer les budgets, les rapports sont d'un à dix ou vingt.

Le secteur de l'édition 
est assez peu organisé 
pour faire des propositions.

André Schiffrin. Les deux tiers de l'édition française appartiennent à des groupes qui ne sont pas prêts à faire des propositions remettant en cause la logique du système. Les grandes maisons indépendantes ont perdu beaucoup de leur importance. Ce sont les « petits » qui peuvent faire avancer les choses.

Votre livre est-il un appel à un rééquilibrage ?

André Schiffrin. Tout à fait. J'essaie d'être pratique, de faire des choses qui ont été faites, qui ne sont ni difficiles ni trop coûteuses, mais qui visent à lancer un débat qui n'a pas eu lieu.

Entretien réalisé par Alain Nicolas" L'Huma" www.humanité.fr


Siné qu'un aurevoir par Na! (DR)

Siné hebdo disparait faute de lecteurs (37 000 au lieu des 43000 nécessaires)             la situation vue par Na ! (DR)



















27/03/2010
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