807-Le rôle de la presse et des journalistes 42 posts


et Fabius il en pense quoi?

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c'est reparti !

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NICOLAS SHOW

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un autre dessin de chimulus était mieux adpté au sujet mais trop salace...



Le philosophe et historien Marcel Gauchet a accepté de livrer au « Devoir » ses réflexions sur la crise actuelle des médias. «Au fond, les médias se sont cannibalisés, avec comme résultat une triste déspécification de la presse dont on attend de la réflexion. Je crois profondément qu'il faut maintenant avoir le courage de faire des trucs compliqués, difficiles, parce que c'est là qu'est l'avenir.»

 

Stéphane Baillargeon l'a interrogé pour marianne2.fr.J'en publie quelques extraits  car cet article est à mes yeux particulièrement intéressant.Il répond en effet aux questions que nous nous posons tous : pourquoi retrouvons nous dans la plupart des journaux, des hebdos, à la radio,sur les télévisions, les mêmes infos,les mêmes commentaires,en boucle ? Pourquoi avons-nous souvent le sentiment « qu'on ne ne nous dit pas tout »? Pourquoi n'y a-t-il qu'une explication univoque de la plupart des problèmes ? Pourquoi entend t'on si souvent des commentaires infantiles et simplistes alors que nous aimerions comprendre et nous sentir plus intelligents ? Lisez plutôt ce que dit Marcel Gaucher.   M.B

 

 

« Nous sommes passés d'une économie de la rareté, où l'information était rare, chère, difficile à obtenir, à une économie de la surabondance, où on peut se procurer les plans de la bombe atomique en trois piques et tout savoir sur la vie privée du roi de Thaïlande. En fait, nous sommes en permanence dans le brouillard parce que nous n'arrivons pas à nous dépêtrer du trop. C'est inédit. Nos cerveaux sont frappés du syndrome de l'obésité. Il y a trop à bouffer et tout le monde s'empiffre. Notre problème revient donc à apprendre à naviguer dans ce flot qui nous déconcerte et où nous avons en vérité de plus en plus de mal à trouver de l'information pertinente éclairante, qui nous donne une prise sur le mouvement des choses. »

 

 

« Prenons l'exemple récent de la conférence de Copenhague. J'ai été fasciné par la disproportion entre le gigantesque tam-tam médiatique autour de cette réunion mondiale et le fait que, à ce jour, on ne sait pas vraiment ce qui s'est passé dans la négociation. On avait donc mille reporters, toutes les images possibles et imaginables, mais pas ce qui compte!

Je viens de lire dans le magazine The Economist le premier texte qui avance au moins un scénario probable, en incriminant les Chinois et en expliquant comment ça s'est passé à peu près, en coulisse, mais sans entrer dans les détails, avec un truc très rapide. Vous voyez la distance temporelle! C'est fascinant de penser au contraste de cette couverture heure par heure, minute par minute, et le fait que nous n'avons rien compris, que les médias ne nous ont pas donné le moyen de comprendre ce qui s'est réellement passé.

Sans parler de tout ce qu'on nous raconte sans nous permettre de le comprendre. Pensez à ce qu'on a vécu autour de la crise financière et des embrouilles l'entourant. On reste dans l'énigme et le chaos.

Sans parler de la défaite historique des médias américains, de la presse surtout, qui avait toujours brillé par son indépendance et qui s'est fait enrôler et rouler dans la farine au moment de l'intervention en Irak. On a assisté à une gigantesque manipulation médiatique. »

 

 

« Il y a eu une sorte de glissement dans la fonction spontanée que les journalistes s'attribuent dans la couverture de l'actualité. J'oserais dire que les médias audiovisuels, radio et télévision, ont imposé leur modèle cognitif, y compris à la presse écrite, dont le modèle était jusqu'ici tout à fait différent. L'objet de la presse écrite, c'était le reportage, bien sûr, mais surtout l'analyse, l'intelligibilité, ce dont vivaient d'ailleurs les autres médias qui empruntaient leur substance analytique à la presse écrite. Il y a eu un changement, un basculement. Le modèle demande maintenant de répercuter l'actualité, de suivre le mouvement, à la minute, sans chercher le recul et la compréhension.

Tout se passe comme si, mentalement, la télé et la radio avaient pris le dessus sur l'ensemble des médias
. »

 

 

« En démocratie, ce qui est d'abord élitiste a tendance à se répandre, parce que les masses comprennent que c'est là que ça se passe, elles ne sont pas stupides.

Il y aura une palette de moyens techniques, c'est évident. Je crois profondément qu'il faut maintenant avoir le courage de faire des trucs compliqués, difficiles, parce que c'est là qu'est l'avenir. C'est même un excellent pari entrepreneurial.

Par contre, je ne crois pas que le «tous journalistes» va durer. Je ne crois pas du tout que le commentaire permanent va durer. Aucun d'entre nous ne va passer quatre heures par jour à essayer de se dépêtrer entre le déconnage complet, les rumeurs débiles et l'information fausse. Nous avons besoin de gens fiables, payés pour faire le boulot de trier et d'expliquer les informations.

Je crois donc qu'on va vers des médias de second degré. Il y aura des médias du premier degré qui couvrent, accompagnent. Mais il y aura aussi des médias fiables avec ses experts pour mettre en rapport les informations vérifiées et triées. Le métier semble se banaliser avec la massification de sa pratique. Je pense qu'au contraire, on va retourner vers un vrai professionnalisme journalistique exigeant. »


Villepin relaxé par chimulus pour lepost

SARKOZY CROC DE BOUCHER.jpg
















23/01/2010
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