785- Sarkozy:la double rupture 25 posts

 

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dessin de Chimulus sur Le Post

Le président Sarkozy aborde la seconde moitié de son quinquenat.J'ai le sentiment qu'il  commence à  perdre ses soutiens et plusieurs pans de son électorat déçu de constater qu'il fait à présent le contraire de ce qu'il avait promis dans de multiples domaines.


Aujourd'hui ce sont les agriculteurs qui ne l'ont jamais beaucoup aimé et qui cependant ont voté largement pour lui.Hier il perdait les salariés qui lui faisaient confiance et les retraités qui avaient très majoritairement voté pour lui.Au sein même du parlement on entend des propos désabusés.Les élus perdent confiance et se rebellent.Les Français eux-mêmes en prennent conscience."Il me fait honte" confiait récemment à ses amis une personnalité de centre droit qui ne manque ni d'autorité ni de de considération dans son milieu professionnel.Le temps se couvre pour lui.


Ce sentiment est partagé par nombre d'observateurs et de citoyens.François Hollande qui ne passe pas pour le moins intelligent des commentateurs écrit sur son blog

      

..."Nicolas Sarkozy voulait rompre avec (les comportements) de ses prédécesseurs.Il entendait en finir avec les «rois fainéants». C'était Bonaparte revenant du pont d'Arcole et des voyages glorieux en Egypte. Son Brumaire n'était pas une révolution de Velours mais l'avènement d'une ère nouvelle. Elle devait consacrer l'impartialité de l'Etat, l'exemplarité de l'exécutif, la responsabilité politique, mais le temps des pro-consuls républicains ne dure jamais longtemps. Il débouche inexorablement sur l'empire républicain. Nous y sommes. Voilà la famille régnante et son impressionnant cortège: les favoris, les courtisans, les soumis, les zélateurs, les obligés, les repentis, les transfuges, les prises de guerre mais aussi les conseillers bavards, les sous-ministres, les pressentis, les recalés, les copains de toujours, les nouveaux amis.


Ces derniers jours, les familiers de la Cour rapportent sous le sceau du secret, confidences et anecdotes: le chef serait devenu inabordable, inaccessible, qu'il se moquerait des «qu'en dira-t-on», de la presse de caniveau, de l'opposition sans projet, des procès sans cause. Voilà le décrochage.


Telle est donc la fatalité qui pèse sur la Véme République. Elle voudrait que chaque locataire de l'Elysée s'émancipe progressivement de toute contrainte et traite par la condescendance toute remarque sur son comportement. Cette malédiction n'explique pas tout. Nicolas Sarkozy a fait franchir une nouvelle étape à la présidentialisation du régime. Sans doute la dernière. Elle conduit à une double rupture: avec ses prédécesseurs dans un premier temps, avec les citoyens dans un second. Comme si tout était possible! Il n'est pas le premier chef d'Etat à se hausser sur un piédestal. Mais il est le premier à le faire avec la certitude sur son bon droit, lequel en l'occurrence se confond avec son bon plaisir."


Qu'en pensez vous fidèles internautes qui visitez ce blog?

                                                                               Marc Baldy


 



16/10/2009
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