781- Le PS va t'il enterrer la gauche? 11 posts

« Aujourd'hui, personne ne fait la maille »( Manuel Valls)...il faut se rendre à l'évidence : à la question – quel(le) socialiste donc pour 2012 ? - on ne sait trop que répondre. ....Voici des extraits de l'article du blog  PUZZLE.
http://partisocialiste.blog.lemonde.fr/

Le paradoxe est là ; sur la ligne de départ, les prétendants potentiels ne piaffent pas dans les starting blocks. Ils sont soit fourbus d'avance, soit hors de forme, soit contraints de porter des semelles de plomb, soit à court d'entraînement ou ils se demandent si, tout bien pesé, le jeu en vaut la chandelle. Il leur reste encore du temps, pourra-t-on objecter. Peut-être bien mais pas tant que cela. Alors que Nicolas Sarkozy vient de franchir – avec une certaine discrétion – le cap du mi-mandat, le calendrier le plus souvent envisagé pour les futures primaires ouvertes suggère que la course devrait être effectivement lancée début 2011. Dans un peu plus d'un an. Autant dire, après demain.


MARTINE AUBRY. Sa conversion tardive à la rénovation et son rétablissement de situation rochelais l'ont sauvé de la relégation en deuxième division socialiste. La résurgence des affaires de tricherie lors de son élection est venue rappeler l'extrême fragilité du PS et la précarité relative dans laquelle se trouve la numéro un, portée à la tête du parti par une réaction anti-royal associant des forces disparates sur lesquelles elle n'exerce pas une autorité sans partage. Dernier exemple ; la décision, prise lors du bureau national de 29 septembre, de repousser au printemps 2010 la convention sur le « nouveau modèle économique et social » de Pierre Moscovici pour cause d'agenda militant totalement surbooké. Et la prise de bec Moscovici-Emmanuelli (ce dernier accusant Mosco de dérive droitière) sans que la première secrétaire n'intervienne pour trancher.

 
Quoiqu'en demi-teinte, le vote militant du 1er octobre a donné de l'espace à Martine Aubry. Elle s'emploiera mercredi 7 octobre à le remplir en annonçant ses projets pour les prochains mois. On espère que son discours sera plus mobilisateur que le contenu des premières étapes de son tour de France. Les débats simili-participatifs sur les thèmes de « la France qu'on aime » ou de « quelle société pour demain » expriment à eux seuls le désarroi idéologique du PS à la mode Aubry qui se réfugie dans la célébration des « valeurs » mais se montre incapable de mener une réflexion sérieuse sur la taxe carbone. Ou ne parle que de « nouveau modèle économique et social » plutôt que de prendre à bras le corps la question de la réforme fiscale. Si le PS se rétablit, Martine Aubry tirera les marrons du feu. ...


sego002-600.1254835938.jpgSEGOLENE ROYAL. Même ceux qui lui sont restés fidèles considèrent qu'elle va trop loin dans sa volonté de faire le nettoyage par le vide. Dernier épisode : la volée de bois vert que la présidente de Poitou-Charente assène à Jean-Noël Guérini, leader des socialistes des Bouches du Rhône (et soutien de la première heure de sa candidature, en 2006) sur le site de Désirs d'Avenir  Pourquoi tant de haine, Ségolène ? Pas trop bien dans les sondages, l'ex-canddate semble convaincue que sa position sur la taxe carbone et la perspective d'une réélection en Poitou-Charentes amorceront un regain post-régional. Bref, que tous ceux qui se sont détournés d'elle reviendront au bercail. Reste que sa politique de la terre brûlée risque de laisser beaucoup de traces. Et que la puissance de feu militante de Désirs d'avenir n'est plus ce qu'elle était.



MANUEL VALLS. Ne lui dites pas qu'il vise 2017. Manuel Valls veut incarner le plus tôt possible le candidat capable de « prendre des risques programmatiques » et d'incarner le renouvellement du personnel socialiste… tout en sachant qu'il est le seul à pouvoir prétendre à une chance supplémentaire en 2017. A priori, le député et maire d'Evry ne dispose ni du maillage militant ni du réseau d'élus (quoi qu'il ait reçu le soutien de Jean-Noël Guérini) nécessaires pour partir à l'assaut des primaires. Son seul espoir : que les quadras, qui ont su jouer collectif lorsqu'il s'est agit d'imposer les primaires, se rangent derrière lui incarner une relève programmatique et générationnelle. Il le sait, ce n'est pas gagné.



DOMINIQUE STRAUSS-KAHN. Le seul à faire la maille, assurent ceux qui attendent le retour de « l'iman caché »  (en ménageant, pour l'heure Martine Aubry, au cas où…). Est-ce si sûr ? Sa popularité à gauche est incertaine. Son bilan à la tête du FMI est certes positif aux yeux des lecteurs du Herald Tribune et du Financial Times mais pas forcément pour l'électeur lambda. L'autre question est de savoir si l'expérience le tente. Il lui faudrait abandonner son poste de directeur général du FMI – où son statut est proche de celui d'un chef d'Etat et où il pourrait espérer solliciter un deuxième mandat – pour passer sous les fourches caudines des primaires. Ca peut se discuter…

BERTRAND DELANOE. Officiellement, il assure ne pas être dans la course et ne pas se voir en situation de l'être en 2012. En pratique, Bertrand Delanoe garde un œil rivé sur les sondages et se tient prêt, au cas où. Si DSK n'y va pas et que Martine Aubry renonce, il faudra bien que quelqu'un se dévoue pour mettre Ségolène Royal en échec.


Un outsider ?

Laurent Fabius n'a « encore rien décidé » et François Hollande attend – lui aussi - que les événements décident pour lui. Un outsider, un « effet Obama » à la française ? Pour l'instant, on ne voit rien venir.


Jean-Michel Normand



                                    

La fin des juges d'instruction

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dessin de Jiho Siné Hebdo http://zejihoblog.canalblog.com


Ce soir les socialistes vont adopter très majoritairement les propositions de la direction du PS.Chacun à gauche peut s'en réjouir ou s'arracher les cheveux selon son caractère.C'est que le sort de la gauche dépend en grande partie de celui du parti socialiste,parti dominant de la gauche.Voici un point de vue critique, celui (dans Rue89),de Philippe Marlière, maître de conférences  en science politique,ex.Ps passé au NPA...Cette conviction est partagée par un certains nombre de socialistes et d'électeurs ou militants de gauche.Je ne suis pas sûr qu'il ait tort!Et pourtant l'indispensable réforme du PS est bien séduisante!
A lire... Marc Baldy


"Primaires ouvertes, non-cumul des mandats, parité, diversité, charte d'éthique : le résultat de la consultation militante du 1er octobre 2009 ne laisse planer aucun doute. Les socialistes approuveront à une très large majorité ces propositions : aucun dirigeant ou presque ne s'y oppose ouvertement.

« Moderne » et « démocratique », l'idée des « primaires ouvertes à gauche » semble tellement aller de soi que personne au PS ne se risquerait à la critiquer. Les « réformateurs » du PS la présentent comme une mesure « efficace » et de « bon sens ».

En réalité, ses promoteurs sont sur le point de mettre le doigt dans un engrenage qui pourrait à terme être fatal au premier parti de la gauche française.

Aux Etats-Unis, les primaires démocrates tournent à la course au financement

Il est acquis que la « primaire ouverte à gauche » sera de fait une « primaire ouverte socialiste » élargie aux appendices électoraux du PS, le PRG et le MDC. Les partisans de la primaire française se réfèrent volontiers au cas étatsunien. Ils estiment qu'un candidat étranger à l'establishment a été en mesure de remporter l'investiture.


Ce n'est que partiellement vrai. Dès le début de la primaire, Barack Obama a été présenté comme le rival principal d'Hillary Clinton. Il a certes pu compter sur l'activisme de citoyens de base qui ont en partie financé sa campagne.

Signe de la modération politique de sa candidature, il a également bénéficié du concours financier d'un des piliers du capitalisme étatsunien : la banque d'investissement Goldman Sachs fut le principal donateur d'Obama. Cette course au financement oblige les compétiteurs à modérer leurs propositions. Dennis Kucinich, un démocrate de gauche, fut jugé « hors norme » et dut rapidement jeter l'éponge.


En 2007, les militants PS ont choisi la candidate en tête dans les sondages

Contrairement aux promesses des « rénovateurs », la primaire socialiste ne sera ni « pluraliste », ni « compétitive ». Elle ne fera qu'amplifier le type de résultat obtenu lors de la primaire fermée de 2006.


En phase avec les sondages et la « ségolénomania médiatique » de l'époque, les adhérents avaient choisi la candidate à qui on promettait la victoire dans un duel avec Nicolas Sarkozy. Il est troublant de constater que le vote des militants en faveur de Ségolène Royal fut le reflet fidèle du choix exprimé par les sympathisants de gauche à travers les sondages.


D'autre part, au début de 2007, ces sondages prédisaient une victoire de Ségolène Royal contre Nicolas Sarkozy, sur le score de 53% à 47%. Le résultat final fut diamétralement inversé.


Pourquoi ? Parce que les adhérents socialistes ont arrêté leur vote sur la base de considérations personnelles et affectives (l'apparence de la nouveauté dans le discours, le style de la candidate, la démocratie participative) et ont délaissé le débat des idées et de la rationalité politique (quel programme pour regrouper l'électorat de gauche et créer une dynamique victorieuse au second tour ? )

Lorsque la campagne présidentielle a commencé, les électeurs ont révisé leur opinion à l'égard d'une candidate au discours droitier et à contresens des attentes populaires.


Le risque de primaires déconnectées de la séquence présidentielle

La primaire pourrait ainsi introniser le(a) candidat(e) le moins en phase avec le temps politisé d'une campagne présidentielle. Des facteurs lourds et impondérables seront absents de la primaire et ne seront introduits dans le jeu qu'au commencement de la campagne présidentielle : quel programme socialiste ? , quels candidats de droite ? , quels rapports de force à gauche ? , etc.


On déduira des remarques précédentes que la primaire comporte en réalité des mécanismes censitaires cachés. Une campagne en dehors de la séquence présidentielle sera avant tout rythmée par les coups médiatiques. Dans ce concours de beauté dépolitisé, le vote des sympathisants se fixera sur les candidats centristes à la plus forte notoriété médiatique, c'est-à-dire ceux qui, au temps de la primaire sont en tête des sondages.


Selon ces critères, la short list de candidats socialistes devrait réunir Ségolène Royal, Bertrand Delanoë, Dominique Strauss-Kahn (tous trois issus de la droite du PS) et Martine Aubry, une sociale-démocrate modérée, soutenue par… la gauche du parti.


Il n'y aura donc plus de candidat de gauche car ses chances de victoire sont inexistantes dans le régime des primaires. Bel exemple de pluralisme et de compétition !


En Italie, les primaires à gauche ont mené au droitier gouvernement Prodi

Il reste maintenant à considérer le dernier effet pervers d'une primaire française : quelle dynamique politique promet-elle dans un deuxième tour d'élection présidentielle ? Une alliance à gauche ou à droite ? Le tropisme plébiscitaire de la primaire fera en sorte que le choix des alliances sera laissé à l'appréciation du/de la candidat(e) investi(e) par les sympathisants.

La « démocratie d'opinion » va exacerber le phénomène de personnalisation du pouvoir au sein du PS. A l'issue d'une primaire fermée, Ségolène Royal avait unilatéralement décidé qu'en cas de victoire elle aurait nommé François Bayrou au poste de Premier ministre !


Nous rejoignons ici la situation italienne. La première primaire ouverte à gauche en 2005 avait permis à Romano Prodi (le Bayrou italien), d'être investi à la tête d'une coalition arc-en-ciel, allant de la gauche radicale à la droite libérale. En participant au gouvernement droitier de Prodi, la gauche radicale a perdu toute crédibilité et a implosé.


La mort de la gauche italienne a permis au centre social-libéral de poursuivre l'offensive en proposant aux libéraux et aux démocrates-chrétiens de former le Parti démocrate, qui se dit « post-gauche ». Une candidature « centriste » issue de la primaire socialiste sera tentée de s'engager dans cette voie.

La naissance d'un Parti démocrate en France est un scénario plausible car nombre de promoteurs de la primaire préconisent une alliance avec François Bayrou. Ainsi, le jeu de la primaire pourrait à moyen terme faciliter le dépassement du PS, comme parti de gauche.


Pour une primaire à gauche et de gauche avec le PCF, PG, NPA, Verts de gauche…

La primaire ouverte socialiste est un artefact démocratique, un instrument aux mains d'individus pressés de dénouer le fil ténu qui relie encore le PS à son histoire de luttes sociales, aux catégories populaires et au reste de la gauche.

Le délitement de la gauche italienne a fait le jeu de Silvio Berlusconi qui gouverne aujourd'hui sans opposition véritable. En France, la droitisation du PS constitue un réel danger pour la gauche sociale. Elle ne peut donc rester inactive. Le PCF, le PG, le NPA, les Verts de gauche et les altermondialistes pourraient démontrer que la primaire n'est qu'un moyen au service d'une fin politique à définir.


Ils auraient tout à gagner à élaborer une plate-forme commune démocratiquement débattue, puis à inviter leurs adhérents à choisir le(a) candidat(e) qui portera leurs propositions à l'élection présidentielle.

Nous aurions là une primaire à gauche et de gauche, celle qui aura permis de choisir le porte-parole des forces de gauche et non le mégalomaniaque dépositaire d'un « destin national ».

                                                        ***

Un grand merci aux militants qui m'ont renouvelé leur confiance

Martin Malvy | 2 octobre 2009

Avec un taux de participation supérieur à la moyenne nationale, les militants midi-pyrénéens se sont prononcés hier soir sur les réformes proposées par la direction Parti Socialiste et m'ont renouvelé leur confiance.

J'y suis évidemment extrêmement sensible.

J'ai pleinement conscience des responsabilités qui m'incombent, dans l'unité, pour aller en mars prochain à la victoire collective. Elle participera à la reconquête de l'opinion et nous préparera à l'échéance de 2012.

Un grand merci encore aux militants qui se sont mobilisés pour défendre cette Région et continuer de porter une dynamique de progrès pour Midi-Pyrénées.

Malvy Martin


http://www.martinmalvy.com




01/10/2009
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