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La synarchie est de retour en force, continuez à vous laisser bouffer !
Le Choix de la défaite File0086
Le Choix de la défaite File0086

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En 1940, la France assiégée s'effondre en un mois.
Depuis, cette "étrange défaite" ne cesse d'étonner et reste incompréhensible.
Dans son ouvrage, "Le Choix de la défaite", Madame Annie Lacroix-Riz apporte des preuves, irréfutables et accablantes, d'une trahison planifiée, dont l'ampleur demeure, aujourd'hui encore, insoupçonnée.


Vous citez l'historien « martyr » Marc Bloch (fusillé en juin 1944 après avoir été arrêté par la Gestapo) qui écrivait : « Le jour viendra (...) où il sera possible de faire la lumière sur les intrigues menées chez nous de 1933 à 1939 en faveur de l'Axe Rome-Berlin pour lui livrer la domination de l'Europe en détruisant de nos propres mains tout l'édifice de nos alliances et de nos amitiés ».
Annie Lacroix-Riz :
Les véritables procès n'ont pas eu lieu, pour des raisons de maintien du statu quo économique, social et politique d'après-Libération que j'expose dans l'épilogue, et que j'avais perçues il y a plus de vingt ans, quand j'ai rédigé un article sur la non-épuration des banques [1], époque où j'ignorais jusqu'à l'existence de la synarchie.
Je ne rêve pas de procès - d'ailleurs formellement impossible vu la disparition de la plupart des protagonistes - mais de simple connaissance historique, laquelle est pour l'heure inaccessible à la masse de la population, qui ignore (et continuera à ignorer jusqu'à nouvel ordre) tout sur les causes réelles de la défaite de la France en 1940 et le maintien aux affaires (appareil d'État compris), malgré les apparences des novations de la Libération, de ceux qui l'ont mijotée.

Vox Populi :
Le fascisme, né en Italie, était organisé autour d'un leader charismatique et absolu - même si, aujourd'hui, nous pouvons mieux rire de ses clowneries lorsqu'il était en représentation.
En France, il faut constater que, au cours de ces années 30, aucun des prétendants à ce leadership ne parvenait à prendre ce pouvoir, symbolique et plus que symbolique. Ce fascisme français est une autre armée des ombres.
Il faut parler de ces personnes et de ces figures méconnues des Français d'aujourd'hui. François-Poncet, Taittinger, François Coty, François de Wendel, Jean Coutrot, Anatole de Monzie, Gabriel le Roy Ladurie, Hippolyte Worms, les synarques, ce rassemblement plus secret dont vous parlez beaucoup, et qui a instrumentalisé une Cagoule, qui rassemblait, elle, des hommes d'action, comme ce Jean Filiol


Annie Lacroix-Riz :
Je ne peux que vous renvoyer à l'index, sur ces hommes appartenant pour la plupart au grand capital financier.
Leur trait commun est d'anéantir la thèse de la non-politisation de cette catégorie, thèse courante de l'historiographie dominante que j'ai contestée, preuves à l'appui, dans le présent ouvrage comme dans « Industriels et banquiers ... ».
Cette extrême politisation de la catégorie suscitée (qui se confond avec la haine de classe) a eu pour conséquence d'inclure un certain nombre de ses représentants directs dans la catégorie de ce que vous appelez « hommes d'action » : à ce terme je préfère celui de sicaires ou d'« hommes de sang », belle formule du journaliste Pertinax à propos de Pierre Pucheu, autre grand synarque qui a aimé plus que tout mettre la main à la pâte - combattre avec fureur la classe ouvrière et ses défenseurs - jusqu'au seuil de sa condamnation à mort en mars 1944, lors de sa confrontation, à son procès d'Alger, avec deux délégués du parti communiste, dont Fernand Grenier, qui l'accusa avec raison d'avoir visé « l'extermination des cadres du mouvement ouvrier »

Vox Populi :
Comme je le disais, le fascisme italien et le nazisme allemand ont eu toute latitude pour agir sur le territoire français. Les dirigeants français sont informés, et lorsqu'ils appartiennent au Front Populaire, ils sont parfois sous-informés par des technocrates qui font leur propre politique.
A ce propos, l'échec du Front Populaire est complet et profond. Comme vous le démontrez, par des documents inédits et remarquables, il ne parvient pas, sans doute parce qu'il ne le veut pas, à mettre au pas ce grand capital français, comme il ne parvient pas à prendre le contrôle du pouvoir technocratique.
La leçon est intéressante pour aujourd'hui : c'est bien d'élire une majorité de gauche, pour celles et ceux qui votent et soutiennent un tel gouvernement issu d'une telle assemblée, mais si les ministres ne parviennent pas à être informés, à se faire obéir ou sont trompés par une technocratie qui est payée par ce grand capital (puisqu'il récupère les membres de ces élites dans ses grandes entreprises), le vote est mis en échec.

Annie Lacroix-Riz :
Les sources démontrent formellement que la classe ou le groupement de classes qui détient le pouvoir économique contrôle tout ou presque, appareil d'État, ministres, hommes politiques, intellectuels, journalistes, hommes de main, de la droite à la fraction (très majoritaire) de la gauche qui ne remet pas en cause ce système de domination. Quand ceux d'en bas réagissent, aidés par des dirigeants qui leur sont sincèrement dévoués, pour augmenter la part du salaire et améliorer leurs conditions de vie, au sens large, ceux d'en haut doivent reculer, leurs propres auxiliaires s'avérant inefficaces.
Si ceux qui entretiennent ou influencent ces derniers continuent à détenir le capital et, avec lui, le contrôle qu'il assure sur l'essentiel, ils sont certains de reprendre la main. C'est au citoyen de mesurer que rien ne changera tant que les classes dirigeantes occuperont leur position. L'historien qui fait son métier se contente d'en administrer la démonstration :
L'aristocratie dominait tout avant 1789, les privilégiés russes avant 1917, nos privilégiés avant 1939, entre 1940 et la Libération comme après cette même Libération.
Un des objectifs du contrôle des moyens d'information par le grand capital (qui n'a attendu ni Bouygues ni Serge Dassault ni Lagardère père et fils) est de dissimuler à l'électeur salarié ou à tout non-gagnant du système cette dure réalité.
Mais un autre objectif est de faire passer ceux qui la décrivent pour des fantaisistes, des aigris, des adeptes de « la théorie du complot », des pétroleuses - quand ce sont des femmes)- ou de les vouer à l'enterrement de première classe : la publicité éditoriale va aux « spécialistes du patronat » qui conviennent à ce dernier [3], pas aux autres. C'est de bonne guerre (sociale).






20/06/2009
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