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24 heures et 48 heures avant un vote décisif au parti socialiste,il n'est pas possible à un homme de gauche,  socialiste non encarté de se désintéresser de ce qui va se passer dans les sections d'un parti né à Epinay en 1971,voilà 37 ans et demi. J'y étais acteur. Demain ou après demain je serai spectateur,un spectateur intéressé et un peu angoissé, je l'avoue, tant je sens que les choses changent et je suis pour le progrès,l'adaptation,vertu essentielle de la vie...

Ce parti est-il mort pour mieux renaître?ou est-il condamné à muter vers une forme d'organisation plus médiatique,plus proche d'un parti démocrate anglo-saxon?Le PS va t'il exploser,se scinder,ou au contraire infléchir sa route,s'adapter au XXI ème siècle mais rester fidèle à ses valeurs fondamentales?"C'est en coulant vers la mer qu'un fleuve est fidèle à sa source";beaucoup de ceux qui disent vouloir changer veulent " que tout change pour que rien ne change"...

J'avoue que cela me préoccupe comme cela préoccupe les électeurs et les élus de gauche. Sans m'immiscer dans ce débat même si j'ai mon idée que beaucoup n'ignorent pas, tout respectant ceux qui ont à choisir, je leur dis que la France les regarde et qu'ils ont notre avenir dans leurs mains,avenir dont ils seront comptables demain.

Je publie ici le point devue de CIVIS1, un enseignant-chercheur, extérieur lui aussi au parti dont le billet m'a paru prendre un peu de hauteur et dont je partage l'analyse.

Sur Canal+ ce 20 novembre,Charles Pasqua et Jean-Michel Apathie pronostiquent la victoire de Ségolène Royal demain et en tête ce soir.Il est tout à fait possible qu'ils aient raison.Rome n'est plus dans Rome et l'important aujourd'hui ce,en effet,ce ne sont  pas les idées,hélas!,mais l'image...

Ensuite,il ne faudra pas venir se plaindre.

 La motion Royal avait fixé à 45% et  10 points d'avance le résultat nécessaire  pour gagner ce soir.Il n'est pas atteint et pourtant des adhérents non à jour depuis 2006 auraient voté notamment à Marseille.Les mathèmatiques donnent Aubry gagnante.Je ne le parierais pas,au contraire.Une polémique est déjà née,les chiffres officiels apparaissant redressés indique Borghel ci-dessous.Ce serait un comble.C'est mal parti pour l'avenir,Dedalus m'a convaincu(voir son posts ci-dessous)

vendredi matin                

La France d'en bas, la muette, celle des travailleurs a bien conscience de l'enjeu et de l'importance de ces élections au sein du Parti Socialiste

(article de Civis1)

Que nous masquent les commentaires des médias alignés qui continuent à nous présenter un PS en déconfiture, malade de bouffissures éléphantesques ? Elle est usée jusqu'à la corde, leur histoire de Zoo alors que la déontologie obligerait à une analyse de ce qui oppose les différentes motions du Congrès du parti socialiste. Quelle image s'applique-t-on à nous servir au lieu d'expliquer aux Français la responsabilité qui incombe aux militants socialistes en ce moment ? En quoi les motions présentées sont-elles difficilement conciliables ? Quand parlera-t-on de contenu plutôt que de rivalités pachydermiques dignes d'une cour d'école ?

Car c'est à n'y plus rien comprendre …ceux d'en haut et ceux d'en bas qui réclament maintenant une vision stratégique planétaire. Les shadoks quoi ! Pour rester au niveau de la comparaison récréative.

Pour ceux qui ne s'en souviendraient pas, les shadoks avaient fait leur apparition, quelques jours avant les émeutes de Mai 1968. Pieplu sur sa planète Shadok, expliquait qu'il y avait deux sortes de Shadoks : les Shadoks avec des pieds en bas qui vivaient au-dessus de la planète et les Shadoks avec les pieds en haut qui vivaient de l'autre côté et qui servaient à soutenir la planète par en dessous. « Comme la planète Shadok changeait de forme, il y avait des Shadoks qui tombaient. C'était très gênant, mais surtout pour les Shadoks qui tombaient. »

Comment les média alignés ont-ils réussi, lors des élections, à faire croire aux Français que le Parti socialiste n'avait aucun programme ? Comment cette rumeur a pu faire florès sans que ceux qui la colportaient aillent y voir de plus près ? Comment ont-ils convaincu une majorité d'électeurs que la droite, qui venait de passer 5 ans au pouvoir à détricoter le social, les services public et le code du travail à tout va, pouvait seule gouverner et que le parti socialiste, malgré les bons résultats du mandat Jospin, était incapable de gouverner la France ?

On n'arrivera pas à nous faire oublier que la conscience politique de ces soi-disant briscards du P.S. les a quand même amené à faire barrage au candidat Le Pen. Politiquement la gauche l'a payé très cher en terme d'image et à quoi bon faire sortir par la porte ceux que l'UMP laisserait ensuite rentrer par ses fenêtres ? Combien restait-il de médias libres lors des dernières législatives pour pointer du doigt ceux qui, dans l'ombre, travaillaient l'opinion d'un électorat lepéniste hétérogène dans ses penchants racistes ?

Où est-il probable que se soit retrouvé l'électorat transfuge d'un Le Pen peu recommandable sinon dans les rangs de la droite actuelle au pouvoir depuis plus de 5 ans ? Tant il nous faisait peur ce mouvement et ces discours nationalistes, les mesures à prendre contre un antisémitisme rampant trouvent-elles à s'y évaluer dans une proportion restante de 5 % tandis que les suffrages des 15 % de transfuges seraient attribués à un racisme de couleur rassuré par le discours sécuritaire et la politique d'immigration des dirigeants actuels ?

Dans la bande dessinée évoquée plus haut et dans le naufrage politico-financier actuel, si les shadoks doivent pomper, imaginons sur les ponts les shadoks d'en haut, en train de se disputer les canaux de sauvetage en nombre insuffisant, pendant que les shadoks d'en bas, ceux de la cale, pompent de toute leur force pour maintenir à flot le navire. A l'instar de ce qui se passe en ce moment dans le parti socialiste, n'est-il pas intéressant de voir que dans le naufrage du Titanic, certains shadoks mettent en cause le renflouement du système, refusant d' écoper, ou de changer les pièces des pompes tombées en panne ? Dans le cadre de la motion de Reims la motion d'Hamon a tenté une perspective de cet ordre-là.

Finalement, les militants sont appelés à trancher à partir d'une offre assez démocratique et cohérente entre ce qui serait les positions extrêmes Royal/Hamon avec, au centre, la possibilité d'un vote Aubry. Cette élection se passera-t-elle dans une clarté démocratique irréprochable, ce qui n'est pas toujours le cas au sein des partis politiques ? Henri Emmanuelli donnait sur les ondes toutes garanties de ce côté-là.

 La France d'en bas, la muette, celle des travailleurs a bien conscience de l'enjeu et de l'importance de ces élections au sein du Parti Socialiste .



20 novembre 2008

on vote aujourd'hui mais avec modération

jeudi20novembrevotePS.jpg







 Edito:

PS,ils tiennent notre avenir dans leurs mains

24heures et 48 heures avant un vote décisif au parti socialiste,il n'est pas possible à un homme de gauche,  socialiste non encarté de se désintéresser de ce qui va se passer dans les sections d'un parti né à Epinay en 1971,voilà 37 ans et demi.J'y étais acteur.Demain ou après demain je serai spectateur,un spectateur intéressé et un peu angoissé, je l'avoue, tant je sens que les choses changent et je suis pour le progrès,l'adaptation,vertu essentielle de la vie...

Ce parti est-il mort pour mieux renaître?ou est-il condamné à muter vers une forme d'organisation plus médiatique,plus proche d'un parti démocrate anglo-saxon?Le PS va t'il exploser,se scinder,ou au contraire infléchir sa route,s'adapter au XXIème siècle mais rester fidèle à ses valeurs fondamentales?"C'est en coulant vers la mer qu'un fleuve est fidèle à sa source";beaucoup de ceux qui disent vouloir changer veulent " que tout change pour que rien ne change"...

J'avoue que cela me préoccupe comme cela préoccupe les électeurs et les élus de gauche.Sans m'immiscer dans ce débat même si j'ai mon idée que beaucoup n'ignorent pas, tout respectant ceux qui ont à choisir, je leur dis que la France les regarde et qu'ils ont notre avenir dans leurs mains,avenir dont ils seront comptables demain.

Je publie ici le point devue de CIVIS1, un enseignant-chercheur,extérieur lui aussi au parti dont le billet m'a paru prendre un peu de hauteur et dont je partage l'analyse.

Sur Canal+ ce 20 novembre,Charles Pasqua et Jean-Michel Apathie pronostiquent la victoire de Ségolène Royal demain et en tête ce soir.Il est tout à fait possible qu'ils aient raison.Rome n'est plus dans Rome et l'important aujourd'hui ,en effet,ce ne sont  pas les idées,hélas!,mais l'image(Voir la bagouse à 15000€ disparue du doigt de Rachida Dati dans Le Figaro)...

Ensuite,il ne faudra pas venir se plaindre que le parti d'Epinay est mort avec ses 37 annuités et demi,qu'il faut attendre 2007,nous reprocher de l'avoir quitté pour avoir compris trop tôt

Marc Baldy


La motion Royal avait fixé à 45% et  10 points d'avance le résultat nécessaire  pour gagner ce soir.Il n'est pas atteint et pourtant des adhérents non à jour depuis 2006 auraient voté notamment à Marseille.Les mathèmatiques donnent Aubry gagnante.Je ne le parierais pas,au contraire.Une polémique est déjà née,les chiffres officiels apparaissant redressés indique Borghel ci-dessous.Ce serait un comble.C'est mal parti pour l'avenir,Dedalus m'a convaincu(voir son posts ci-dessous)

vendredi matin                

  

 

UN PS EN ORDRE DE MARCHE

Le 75e congrès du PS est derrière nous, et les commentaires de la presse et des observateurs ne sont pas tendres: ils soulignent le désarroi de bien des militants, qui auraient voulu un autre dénouement, ils parlent d'un désastre, d'un grave échec, d'une crise profonde, totale -intellectuelle, organisationnelle et surtout de leadership. L'opposition est ainsi perçue comme incapable de proposer, même à terme, une alternative au pouvoir en place, et du côté de l'UMP, on ne se prive pas d'ironiser.

Il faut partir de ce diagnostic: le PS, pour redevenir un acteur crédible sur la scène nationale, a fort à faire. Mais il serait injuste de lui demander de tout entreprendre et réussir d'un coup, et absurde de s'attendre à ce qu'il mette la charrue avant les bœufs. Avant d'élaborer des projets, des propositions constructives, des réponses précises aux défis du temps présent, à commencer par la crise économique, sociale et financière actuelle, il lui faut se doter d'une organisation nouvelle, rajeunie, davantage ouverte aux femmes et à la diversité. Et avant de pouvoir procéder à de tels changements, il lui faut y voir clair dans son leadership.

De ce point de vue, le Congrès de Reims n'est pas une catastrophe pour le PS, il n'a fait que différer le moment de la clarté. Le vote de jeudi et vendredi prochains, en effet, viendra compléter celui du 6 novembre qui indiquait le poids relatif des six motions alors en compétition, et on connaîtra alors le nom du premier secrétaire. Mais on connaît déjà la composition du Conseil national, qui est à l'image des résultats du vote du 6 novembre.

Avec Royal, on risque une cohabitation orageuse

Dès la semaine prochaine, le PS pourra s'organiser et se mettre au travail, bâtir des idées, des propositions adaptées aux exigences politiques actuelles. Dans cette perspective, les candidatures n'apportent pas les mêmes chances de réussite. Celle de Ségolène Royal, en effet, porte en elle le risque d'une cohabitation orageuse. Car si une leçon se dégage des débats du Congrès de Reims, c'est bien celle d'une différence tranchée entre les porteurs de sa motion, et ceux des trois autres grandes motions (Aubry, Delanoë, Hamon). Le Conseil National du PS est composé à près de 70% de partisans de Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon, et de quelque 30% de signataires de la motion de Ségolène Royal, qui y est donc très minoritaire. Certains électeurs voudront certainement éviter une cohabitation désastreuse.

Pour se projeter vers l'avenir, le PS doit se renouveler et en particulier s'ouvrir à la jeunesse, aux femmes et à la diversité. Il y a là à première vue un point favorable à Ségolène Royal, qui souhaite transformer le PS en parti de masse, avec une adhésion très peu coûteuse, et à Benoit Hamon, qui a axé sa campagne, entre autres arguments, sur sa jeunesse et ce thème du renouvellement.

Mais si, comme il est vraisemblable, il y a deux tours pour l'élection du premier secrétaire, et si, comme on peut le penser, ce deuxième tour met face à face Ségolène Royal et Martine Aubry, alors l'avantage de Ségolène Royal se défait. En effet, les électeurs de Benoit Hamon, soucieux d'un fort ancrage à gauche, devraient aller alors massivement à Martine Aubry –et apporter à son action les éléments de la jeunesse et de l'exigence du renouvellement.

Ainsi, si l'on centre l'analyse sur le PS lui-même et son fonctionnement, un réel avantage devrait aller à Martine Aubry. En est-il de même si l'on examine la question du point de vue de la relation directe qui s'opère nécessairement entre les trois candidats, et les électeurs, qui ne sont pas seulement des militants ou des cadres du PS?

Le pari de Ségolène Royal est clair: elle joue précisément la carte des simples adhérents, ceux qui avaient assuré sa victoire face à Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn pour la désignation du candidat du PS à la présidentielle. Mais pour que ce pari soit gagnant, il faudrait qu'elle mobilise en masse les abstentionnistes du scrutin du 6 novembre d'ici jeudi (près de 45%), ce qui semble difficile, faute de temps.

Vers qui vont se reporter les partisans de la motion Delanoë?

Une autre façon de réfléchir consiste à s'intéresser aux électeurs de la motion de Bertrand Delanoë, qui ne présente aucun candidat mais vient d'appeler à voter pour Martine Aubry. On peut penser que les membres de cette coalition plutôt hétéroclite se disperseront, y compris sous la forme de l'abstention. Compte tenu de sa composition, incluant notamment des ex « jospinistes », des ex « rocardiens » et des « strausskahniens », tous plutôt éloignés de Ségolène Royal, on peut envisager qu'environ deux tiers de ses voix se retrouvent pour Martine Aubry.

La prévision électorale est un exercice délicat, surtout lorsqu'elle ne peut pas s'appuyer sur des sondages d'opinion. Mais ces éléments d'analyse nous conduisent à risquer un pronostic: celui d'une victoire, au deuxième tour, de Martine Aubry. Ce sera à elle, ensuite, de mettre le PS en ordre de marche, pour qu'il élabore sa vision de la société, et sa stratégie politique face à la droite.

Michel Wiervorka,professeur à l'Institut des Hautes Etudes en Sciences Sociales

 J'ai du supprimer des textes commentaires de Gros Rouge,excellents mais polluants ainsi que les photos et videos,notamment celle de Benoit Hamon publiée à la demande d'amis,pour la même raison.Marc Baldy




19/11/2008
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