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La laisse d'or : Jean Peyrelevade

Prétentieux, richissime, acariâtre, opportuniste, Jean Peyrelevade est tout cela. Il se situe également au point de rencontre de l'univers des patrons qui plastronnent, des médias qui mentent et de la gauche qui capitule.

 

Mais, désormais, Peyrelevade aimerait aussi passer pour le procureur d'un « capitalisme total » dont il a été un des principaux artisans – et profiteurs. Directeur adjoint de cabinet du Premier ministre Pierre Mauroy en 1981, il fait ensuite son nid (et sa pelote) dans la banque (Stern, puis l'UAP). Son grand ami Alain Minc, qu'il a beaucoup fréquenté à la Fondation Saint-Simon (en compagnie de Laurent Joffrin, Pierre Rosanvallon et Christine Ockrent), va veiller à ses intérêts. Il décrochera pour lui la direction du Crédit lyonnais en 1994. Peyrelevade l'admet : « C'est Minc qui a suggéré à Édouard Balladur de me nommer à la tête de la banque. » Le banquier socialiste financera alors plusieurs patrons surendettés – Pinault, Arnault, Lagardère – et les introduira au conseil d'administration du Lyonnais. Plus tard, retour d'ascenseur : Peyrelevade siégera au conseil de surveillance de Lagardère... Mais en restant de gauche. La preuve ? Pascal Lamy et DSK sont ses amis ! Une autre preuve ? Peyrelevade a appelé à voter Jospin en 2002 et, pour soutenir le « oui » au référendum européen, il a roucoulé à côté de son ami Philippe Val à l'émission « Mots croisés ».


En 2000, avec plus de 3 millions de francs de revenus, Peyrelevade compte au nombre des cumulards les mieux payés de France (il siège alors dans huit conseils d'administration, lapant les jetons de présence comme un chiot du bon lait). La même année, le cumulard sermonne les salariés : « La France ne travaille pas assez. Si nous ne nous retroussons pas les manches, notre taux de croissance va encore s'affaiblir. » Et, aujourd'hui, sans se démonter, il réclame la suppression des stock-options et la présence obligatoire des salariés dans les conseils d'administration. Qui donc a introduit les stock-options au Crédit lyonnais et qui a voulu y supprimer la présence des salariés au conseil d'administration ? Jean Peyrelevade, bien sûr.

Plan B


Fidèles au "che",Libé

Ils sont une petite chapelle de 4 000 fidèles. «Le nombre reste très stable», sans hémorragie ni frémissement, commente l'ex-sénateur Jean-Yves Autexier. Disciples de Jean-Pierre Chevènement depuis le Cérès, son ancien et influent courant au PS, ils l'ont suivi dans l'aventure du MDC puis au Mouvement républicain et citoyen (MRC). D'autres y militent pour la première fois, séduits par les idées républicaines du parti et ses positions anti-traités européens. Pourquoi y croient-ils ?

«Cap».Le MRC, qui tient son congrès au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) ce week-end, reste groupusculaire et peu audible dans le concert des voix de gauche. «Il faut parfois une certaine abnégation pour être au MRC, convient Autexier, accepter de développer des idées sans en récolter les fruits.» A les croire, les militants ont des raisons de se consoler. Rangés derrière un seul homme, ils gardent d'abord une foi inébranlable en leur «Che». «Beaucoup sont là pour lui, pour sa vision», vante l'un. «Il va nous remotiver au congrès, donner un cap», s'emballe un autre. Le président d'honneur du MRC pour incarner le renouveau ? «Tant qu'on a un homme avec cette aura, la question de la relève ne se pose pas vraiment, il est une référence pour nous», tranche Bruno Valentin, secrétaire fédéral de l'Aveyron.

Reprochant au PS de se concentrer sur des questions tactiques, ils disent avoir trouvé au MRC des débats de haute volée. «On n'a pas vocation à être un parti de masse, plutôt un parti d'idées», fait valoir Nasser Douidi (Val-d'Oise). «Ce n'est pas une grosse machine mais il y a de la matière grise», fanfaronne Béatrice Négrier, élue à la région Languedoc-Roussillon. Un entre soi où l'on cogite dur à l'abri des manœuvres d'appareil. Philippe Disant (Nord) vante «un parti stable idéologiquement».«On ne vient pas au MRC par hasard. Déjà il ne faut pas perdre le fil. Chevènement, parfois, c'est du bac + 5 !» lance Jean-Christophe Frachet, secrétaire de l'Essonne, qui a adhéré pour «le discours républicain et social le plus cohérent». D'autres citent l'idée de Nation, la laïcité, une «analyse de fond sur la mondialisation» et surtout l'Europe. Les non successifs au traité de Maastricht en 1992 - à l'origine du départ de Chevènement du PS -, à la Constitution en 2005 et au traité de Lisbonne ont attiré des militants qui «ne sont pas antieuropéens mais ne veulent pas de cette Europe-là», souligne Sylvain Guy (Paris).

«Massue».Mais un parti peut difficilement vivre de son champion et d'idées fraîches. Avec au compteur un député, trois maires de communes de plus de 20 000 habitants et 300 élus, la séquence électorale 2007-2008 le lui a sèchement rappelé. «Pour exister, il faut des élus, note Sylvain Guy, sinon on devient un club politique. Or, gagner seul, pour un petit parti, c'est très compliqué.» «On aimerait aller à la bataille nous-mêmes, mais on doit tenir compte des rapports de force», confie Claude Nicolet, premier secrétaire du Nord. Frustrant, parfois décourageant de faire campagne pour une tête d'affiche PS quand on tient à son indépendance«grand frère». Bruno Valentin se rappelle avoir vécu «d'abord comme un coup de massue» le retrait du Che de la présidentielle au profit de Royal : «On avait déjà les affiches de Jean-Pierre, mais il a pris une sage décision.»

Les chevènementistes espèrent rebondir en pesant sur la rénovation à gauche, via la création d'«un grand parti»«boussole républicaine». «On a l'analyse pour secouer la gauche mais on ne sait pas assez communiquer», décrypte Béatrice Négrier. Un ex-militant, plus sceptique : «En quoi le MRC a-t-il jusqu'ici influencé la gauche ?

"On est en pleine résurgence de la SFIO." Diagnostic amer du docteur Jean Glavany à propos de ce grand corps malade qu'est le PS.

La vie en rose.David Revault d'Allonnes

Et l'ancien ministre de l'Agriculture d'aligner les éléments politiques qui, à l'approche du congrès, font furieusement penser à un retour vers le passé, en l'occurence vers le vieux parti (1905-1969): "Quand on met bout à bout le délitement du pouvoir central, notre incapacité à avoir une stratégie unique d'alliances pour les municipales, la tentation du centre, la floraison de contributions des grands barons locaux qui font pression sur leurs élus, et la multiplication des candidats sur le thème "surtout pas une personnalité d'envergure", on est en plein dedans!"

Sans suprise, le député des Hautes-Pyrénées, proche de Lionel Jospin et à ce titre soutien de Bertrand Delanoë, n'est pas d'accord avec ceux qui expliquent qu'il faut éviter une "personnalité d'envergure", en l'occurence un présidentiable, au premier secrétariat: "C'était d'ailleurs mot pour mot ce que disait Mollet sur Mitterrand..."

Et, pour finir, de mettre en garde François Hollande contre la tentation de la glaciation: "Si au bout de dix ans, la seule ambition de François Hollande est de préserver ses chances pour 2012 par un jeu de billard à 17 bandes, le congrès va être raté!"

Que penser du constat de Glavany? Alors que la rénovation est dans toutes les bouches socialistes, la tendance à la SFIO-isation du PS constitue-t-elle un véritable risque?

vieenrose.blogs.liberation.fr/revault/2008/


un internaute ami m'adresse cet article de Marianne2.Il est provoquant mais il interpelle.Qu'en dites-vous? Marc Baldy

Une gauche faite d'illusions

Par Elie Arié, ancien secrétaire national à la Santé du Mouvement républicain et citoyen, qui considère que la gauche doit cesser de prêcher et de militer contre tout ce qu'elle ferait si elle était au pouvoir, notamment en matière de santé. Et se pencher sur les vrais dysfonctionnements.



Une gauche faite d'illusions
Un thème récurrent est celui du combat contre la fermeture des petits hôpitaux, dits «de proximité» : sans soutenir ouvertement ceux qui sont engagés dans ces combats d'arrière-garde (et pour cause!) la gauche a le tort de ne pas les décourager.
On sait pourtant que les regroupements d'hôpitaux, leur mise en réseau, la définition de «qui fait quoi» a été courageusement initiée par la gauche, et sera continuée par elle si elle revient au pouvoir.
On sait que la FHF, Fédération Hospitalière de France, qui représente les hôpitaux publics, et qui est dirigée par l'ancien Ministre socialiste de la santé et de la sécurité sociale Claude Evin, soutient cette évolution.
On sait que l'époque de l'«hôpital qui fait tout» est révolue; on sait que, plus l'activité d'un hôpital est faible, moins la sécurité y est garantie ; et qu'une maternité qui fait moins de 300 accouchements par an, c'est-à-dire moins d'un accouchement par jour, est une maternité à risques.
On sait que ceux qui manifestent contre la fermeture de ces petits hôpitaux et de ces petites maternités ne le font que pour préserver l'emploi local, mais que, lorsqu'eux-mêmes doivent se faire hospitaliser ou accoucher, ils vont dans des grands centres... et ils ont raison.

Ne pas entretenir les illusions
On sait que la France manque cruellement (et manquera de plus en plus, avec le vieillissement de la population) de maisons de retraite médicalisées, d'hôpitaux de moyen et long séjour, de centres de rééducation, pour lesquels la proximité est indispensable.
Alors, il faut avoir le courage de ne pas entretenir les illusions de ceux qui s'imaginent que la gauche au pouvoir soutiendra leurs combats archaïques, et subventionnera l'emploi local aux dépens de la sécurité.
Il n'y a, en effet, pas grand'chose à redire sur le «plan Larcher» sur les hôpitaux, ni sur la volonté de fondre les Agences Régionales de l' Hospitalisation avec les Unions Régionales des Caisses d'Assurance-Maladie pour constituer des Agences Régionales de Santé, de façon à harmoniser la médecine de ville avec la médecine hospitalière…une vieille revendication de la gauche, qui figure dans tous ses programmes-santé depuis 10 ans !
Rien , non plus, à redire sur les déremboursements de médicaments à efficacité, faible, nulle ou non démontrée : démarche rationnelle commencée sous les gouvernements socialistes, et poursuivie sous Chirac puis Sarkozy ; rien, enfin, à redire sur ces vieilles revendications de la gauche que sont le parcours rationalisé de soins avec un médecin-traitant, l'introduction d'une part forfaitaire - non payée à l'acte - de la rémunération des médecins pour leurs activités de prévention, ou bien la remise en cause de la liberté totale d'installation.

L'opposition a mieux à faire
Mais c'est sur d'autres points de la politique de santé du gouvernement que doivent porter les critiques de la gauche :

1. Un parti-pris purement idéologique de privatisation, en transférant une part croissante des remboursements sur les complémentaires (assurances privées, mutuelles, instituts de prévoyance ) aux dépens du financement par la Sécurité Sociale, qui, lui, est un financement solidaire réalisant une redistribution des revenus (chacun paye en fonction de ses revenus pour des soins en théorie identiques) ; non seulement les franchises (qui sont, pour l'instant, plafonnées à 50 euros par assuré et par an) mais l'ensemble du «reste à charge» des assurés, et qui, lui, n'est pas plafonné : dépassements des honoraires des spécialistes, tickets dits modérateurs, prothèses indispensables de toutes sortes (dentaires, auditives, lunettes), forfait journalier hospitalier, etc.
Une étude de la Cour des comptes réalisée à la demande du Sénat révèle que les frais de gestion des complémentaires santé atteignent 25,4%, alors que ceux de l'assurance maladie n'atteignent que 5,4%.
D'autre part, cette étude montre que l'addition des différentes aides publiques consacrées à accroître le taux de couverture de la population par des assurances complémentaires s'élève à un montant total de 7,6 milliards d'euros. Ce montant représente 35% du montant des prestations complémentaires versées. Il correspond aussi au coût, pour la collectivité, du déplacement du remboursement de certaines dépenses de l'assurance maladie obligatoire vers les assurances complémentaires. Qui a dit que le contribuable économisait lorsqu'on opérait des transferts de dépenses ?

2. Le mythe d'un financement d'organismes de lutte contre la maladie d'Alzheimer par les franchises médicales : le budget de l' Assurance-Maladie est «un tout», et si les franchises ont pour effet d'entraîner une baisse de la consommation et des dépenses, on imagine mal un gouvernement affecter ces économies à un autre poste, et ramener ainsi à son niveau antérieur un déficit qu'il aurait réussi à combler partiellement ;

3. Le statut des cliniques, qui, devant redistribuer des profits à leurs actionnaires, peuvent, à tout moment, se retirer de ce secteur s'ils ne le jugent pas assez lucratif, et faire s'effondrer un équilibre entre public et privé que le rapport Larcher tente péniblement de mettre sur pied : comme c'est le cas de la majorité des hôpitaux privés aux Etats-Unis, ceux-ci devraient avoir le statut de Fondations, qui sont obligées de réinvestir la totalité de leurs profits ;

4. Les effets d'annonce, comme le discours de Nicolas Sarkozy tenu lors de la Conférence nationale du handicap : rien sur les méthodes, le calendrier et, une nouvelle fois, sur les moyens.

5. Et la liste est non limitative…

On voit donc que l'opposition a mieux à faire que de «suivre ses troupes puisqu'elle en est le chef», et de condamner les réformes qu'en réalité elle approuve (ce fut déjà le cas lors du «plan Juppé» de 1995), qu'elle regrette de ne pas avoir eu le courage de mener, et sur lesquelles elle ne reviendra évidemment pas ; mais on ne peut que s'étonner de son silence sur ses divergences pourtant profondes avec le démantèlement de l'assurance-maladie solidaire.

Mercredi 18 Juin 2008 - 10:37
Elie Arié


18/06/2008
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